Littérature traduite

  • Des délits et des peines

    Cesare Beccaria

    • Gallimard
    • 5 Juin 2015

    À une époque de transition entre l'ancien régime et la modernité du droit pénal, Cesare Beccaria opère une rupture dans le domaine juridique et politique, en direction d'une laïcisation de la justice criminelle. Dans le droit de punir moderne, dont le philosophe et juriste milanais dessine les contours, la peine devient une nécessité sociale, née d'une concession minimale de la liberté des citoyens. Clarté et utilité des lois pénales, proportion entre peines et délits, promptitude et modération des peines, dépénalisation et prévention plutôt que répression, telles sont les exigences énoncées avec éclat dans Des délits et des peines en 1764.
    Salué par Voltaire et les Encyclopédistes, l'ouvrage a été au centre des débats sur la réforme criminelle au cours des dernières décennies du XVIIIe siècle. La Révolution française a consacré ses principes. Une bonne partie du droit pénal européen est issue de ce petit livre italien. Ses combats restent néanmoins toujours d'actualité dans le monde, qu'il s'agisse de celui contre la peine de mort ou de celui contre la torture. Sa vigueur de pensée en fait une référence toutes les fois où les systèmes juridiques sont mis à l'épreuve de l'inhumanité, lorsque «les lois permettent qu'en certaines circonstances l'homme cesse d'être personne et devienne chose».
    Des délits et des peines sont présentés ici dans une nouvelle traduction, le plus littérale possible, accompagnée d'un apparat critique veillant à éclaircir les passages les plus complexes et à indiquer au lecteur les principales articulations de la pensée de l'auteur.

  • Plaidoyer pour la propriété intellectuelle

    Lysander Spooner

    • Belles lettres
    • 14 Mars 2012

    Un prémonitoire pavé dans la mare d'une "liberté numérique" maximale : voici ce que pourrait bien être ce Plaidoyer signé de Lysander Spooner (1808-1887), figure majeure de l'anarcho-individualisme américain.
    Paru en 1855 sous le titre The Law of Intellectual Property, ce texte rappelle qu'au coeur du débat sur la légitimité du droit de propriété intellectuelle se trouvent le droit naturel de l'individu et le caractère absolument primordial du consentement des créateurs à tout usage de leurs oeuvres. Si tout travail productif procède d'abord d'une idée, le droit de propriété intellectuelle est la plus haute expression du droit de propriété en général.
    Bien que le contexte ait radicalement changé, la rationalité de l'argumentaire de Spooner conserve toute sa pertinence. Face à un insidieux et démagogique processus de collectivisation des oeuvres culturelles, cet opus ouvre des pistes de réflexion fondamentales.

  • Cours suprême ; l'Amérique et son histoire

    Stephen Breyer

    • Odile jacob
    • 24 Février 2011

    Les neufs juges composant la Cour suprême des Etats-Unis, qui sont nommés, ont un pouvoir considérable : celui de bloquer des lois émanant d'élus du peuple. D'où vient alors la légitimité qu'on leur reconnaît ? Comment ont-ils gagné la confiance dont ils bénéficient ? En quoi contribuent-ils à plus de démocratie ? Pour l'expliquer, Stephen Breyer revient sur la riche histoire de cette cour.La dépossession des indiens cherokees, le statut des esclaves, l'internement des Américains d'origine japonaise lors de la Seconde Guerre mondiale, la déségrégation scolaire à Little Rock à l'époque des luttes pour les droits civiques des Noirs, l'élection de George Bush ou encore le sort des détenus à Guantánamo Bay : retraçant ces moments dramatiques, Stephen Breyer montre comment la Cour suprême est devenue non seulement la gardienne de la Constitution, mais surtout une institution qui joue un rôle clé dans la vie politique.Une leçon d'efficacité institutionnelle et de démocratie par un des juristes les plus respectés aux Etats-Unis.

  • L'ouvrage contient un examen approfondi des méthodologies argumentatives et des règles fondamentales de l'élocution appliquées au procès criminel.

  • Leçon sur l'homicide

    Vitoria-F

    • Dalloz
    • 11 Février 2009

    La Leçon sur l'homicide soutenue publiquement le 11 juin 1529 par Vitoria à Salamanque, présente un enjeu à la fois éthique et théologique. Il s'agit, à partir de l'héritage du commandement biblique " Tu ne tueras point ", de déterminer les droits et devoirs liés à l'impératif de conservation de la vie humaine et d'essayer de surmonter les contradictions issues de l'affrontement du commandement théologique et moral avec l'exigence anthropologique et politique. Les problèmes de casuistique auxquels cette leçon entend apporter une réponse entraînent Vitoria sur le terrain juridique et politique (la guerre, la défense de sa vie, le sacrifice de soi, le suicide, la peine de mort...) par l'intermédiaire du thème de l'usage du libre arbitre, de la responsabilité qui en découle et de la référence au principe de légitimité incarné par le droit naturel. Vitoria, dans cette exposition, sans tomber dans les errements de la " belle âme ", ni dans l'inefficacité du dogmatisme formel en morale, rend possible une redéfinition de l'extension et de la limite du droit à la vie comme droit naturel, aussi bien dans l'ordre existentiel de l'individualité que dans l'ordre juridique et politique de la communauté humaine.

  • La traque, les criminels de guerre et moi

    Carla Del Ponte

    • Heloise d'ormesson
    • 22 Octobre 2009

    Nommée procureure générale du Tribunal pénal inter-national pour l'ex Yougoslavie et pour le Rwanda en 1999, Caria Del Ponte se fixe un objectif: mettre un terme â l'impunité.
    Pendant les huit années de son mandat, cette femme hors du commun ose dénoncer l'attitude coupable de certains gouvernements face aux génocides, et poursuit sans relâche les criminels de guerre, même les mieux protégés. Elle parvient, malgré de violentes pressions, â traduire en justice les responsables de charniers, de l'Afrique aux Balkans. Son poste, très exposé, a fait d'elle l'une des personnalités les plus menacées de la planète.
    Dans cette autobiographie qui dérange, Caria Del Ponte partage ses succès et ses frustrations, livre des noms et formule des accusations embarrassantes â l'en-contre des puissances occidentales.

empty