Islam généralités

  • Ceux qui veulent diviser la société usent de raccourcis témoignant d'une grande ignorance pour associer islam et barbarie et sous-entendre qu'il existerait une violence intrinsèque à cette religion, une solidarité naturelle entre musulmans et terroristes.  En s'attaquant à plus de quatre-vingt-dix idées fausses, rumeurs, approximations concernant l'islam et les musulmans, Omero Marongiu-Perria propose une parole libre et apaisée, destinée à tous les citoyens, de confession musulmane ou non, qui refusent que cette religion soit stigmatisée.
    « Dans vingt ans une bonne partie des églises seront des mosquées. » « L'islam opprime les femmes. » « L'islam est inadapté au mode de vie moderne. » « L'islam est incompatible avec les valeurs de la République française. » « L'islam est la religion la plus violente de toutes les religions monothéistes. » Les clichés et idées reçues sur l'islam et les musulmans foisonnent, validées par un public malheureusement de plus en plus large. L'un des dangers est de résumer l'Islam, avec un grand « i » - vaste civilisation qui englobe une multitude de populations et de cultures, mais aussi un apport conséquent à l'histoire - à l'islam, avec un petit « i », une religion qui serait en contradiction avec les droits de l'Homme et la modernité.
    Dans un style limpide, rigoureux, pédagogique, articulant le Coran, en tant que source primordiale de l'islam, avec l'histoire des idées dans le champ islamique, mais également une analyse des pratiques religieuses et de la réalité de ce que sont les musulmans aujourd'hui, l'auteur montre combien l'islam contemporain est traversé par des questions, des tensions et de nombreux débats.
    Statut du Coran, relations avec les pays occidentaux, rapports hommes/femmes, rapports avec les autres religions, vie quotidienne, place de la religion dans la laïcité, violence... Autant de thématiques abordées qui montrent qu'il n'y a pas d'uniformité d'opinion et de modes de vie chez les musulmans et que les musulmans français sont, pour la plupart, à la fois sécularisés au plan religieux et assimilés culturellement à la France.
    Un livre stimulant dans le contexte de la campagne électorale, accessible à un grand public. Un outil indispensable, pour défendre un vivre-ensemble à construire dans une société interculturelle apaisée.

  • Accessible, précis et complet, ce livre propose 150 citations extraites du Coran. De la première à la dernière sourate, elles vous permettront de savourer la sagesse d'un texte qui aborde tous les sujets de la vie quotidienne. Pour chacune, vous trouverez :
    Le contexte de sa rédaction ;
    Ses différentes interprétations ;
    L'actualité de son message.
    Un auteur spécialiste - Une approche vivante - Un regard actuel

  • Les religions révélées peuvent-elles admettre en leur sein les questionnements des philosophes, ces esprits libres qui placent la recherche de la vérité avant les préjugés et les conformismes ? Selon Souleymane Bachir Diagne, cette présence est non seulement possible mais souhaitable, et l'islam ne fait pas exception puisqu'il a connu durant son histoire, au plus haut point, cette ouverture de pensée : voilà ce que souligne, avec force, cet essai limpide.C'est en repérant, dès la mort de Mohammed, la présence de certaines questions d'ordre philosophique liées à sa succession, que l'auteur rappelle la place qu'a occupée la philosophie tout au long des siècles, à la fois par les contacts avec d'autres pensées au fil des siècles (Plotin, Platon, Aristote, Nietzsche, Bergson...), et à travers des penseurs essentiels comme Avicenne, Averroès, Ghazali. Il mène aussi une réflexion personnelle sur le mouvement d'ouverture de l'islam, dans ses dimensions contemporaines et ses aspects politiques futurs. Penser le Coran à l'intérieur du mouvement de la vie lui apparaît comme une nécessité.Alors que s'intensifient les risques de conflit et les tentations de repli, Souleymane Bachir Diagne donne, avec cet ouvrage, une leçon d'espérance et de raison..En 2010, le Nouvel Observateur a inclus Souleymane Bachir Diagne parmi les 50 penseurs de notre temps.

  • En combinant les perspectives des sciences des religions et des études urbaines avec l'analyse d'événements et de mises en scène artistiques et musicales, le présent ouvrage montre comment les acteurs musulmans performent leurs appartenances de manière situationnelle, dans le but de «  faire communauté  », mais aussi de se faire une place dans des espaces et des entités qu'il convient d'appréhender à différentes échelles  : du voisinage de quartier aux réseaux transnationaux, en passant par les associations et les instances politiques. Cette perspective invite donc à reconnaître, du côté des acteurs, la pluralité des appartenances, des raisons d'agir et des régimes d'engagement, et du côté des terrains étudiés, la pluralité des scènes de visibilité, des territoires aussi bien que des logiques qui sous-tendent la vie publique

  • Depuis les attentats du 11 septembre, le terme jihad est entré dans le langage commun. Son usage s'est banalisé, renvoyant le plus souvent aux combattants musul- mans ultra-violents venus d'un autre âge pour anéantir nos sociétés. Une vision aussi portée par des musulmans eux-mêmes, qui voient dans le jihad un véritable pilier religieux et une réaffirmation identitaire absolue.
    Cette polarisation des perceptions a conduit à d'intenses polémiques entre islamo- phobes et défenseurs de l'islam, éloignées des faits et des sources et brouillant une juste compréhension pourtant si nécessaire en ces temps de profonds bouleversements.
    Quel sens donner au jihad selon les époques ? Qui sont les jihadistes ? Quelles sont les causes de leur engagement ? Quelles sont les différentes mouvances ? Qu'ont- elles en commun sur le plan idéologique ? En quoi divergent-elles ?
    Cet ouvrage ambitionne de creuser cette complexité afin de briser nombre de clichés et stéréotypes. Un enjeu fondamental pour cette problématique clé de notre époque.

  • Au-delà de toute démarche dogmatique, l'auteur décrit de façon précise les sources de la charia, la loi de l'islam, leur hiérarchie, leurs interprétations et surtout, les formes qu'elle a pu prendre aux XXe et XXIe siècles.
    Ce livre fait donc le pari d'un double et indispensable exercice : rendre compte des différentes acceptions du terme à travers l'histoire ; en parler pour ce qu'il signifie au présent, très loin des évocations fantasmatiques et sensationnelles.

  • Pourquoi les espoirs de voir enfin la démocratie s'épanouir dans un pays musulman sont-ils sans cesse déçus? Ce n'est pas qu'y manque le désir d'un pouvoir juste, d'un droit du peuple à la parole et du règne de la loi. Mais c'est la place que la démocratie donne au pluralisme des opinions, au respect des minorités, à la libre critique qui fait question. La crainte de la division, le désir d'obtenir une unité qui sans cesse se dérobe, la fascination pour la certitude, marquent le monde musulman depuis ses origines. Le Coran évoque sans cesse les preuves incontestables qui accompagnent son message, preuves face auxquelles il n'y a rien entre la soumission des croyants et le déni haineux d'infidèles honnis de Dieu. Dans un tel univers mental, comment les doutes, les divisions, les tâtonnements d'une démocratie pluraliste pourraient-ils être les bienvenus?

  • Aujourd'hui, le dévoiement de l'Islam par les pouvoirs se réclamant de lui - États, organisations despotiques et terroristes - s'est étendu à un point tel qu'une religion appelant à l'amour, à la compassion et au pardon a été transformée en une idéologie au nom de laquelle des crimes horribles et sauvages sont commis. L'instauration de la démocratie en Iran mais aussi dans l'ensemble des pays musulmans nécessite impérativement une renaissance de la pensée islamique. Ce livre en constitue une étape essentielle.

    Le discours du Coran, comme le lecteur pourra le constater dans ce livre, n'est pas un discours de pouvoir et de haine mais un discours de liberté. "J'ai écrit ce livre car il m'a paru fondamental d'empêcher tout pouvoir se réclamant de l'Islam de confisquer le message du Coran et de montrer l'ampleur de l'aliénation et de la déformation de ce dernier par les États ou les organisations qui s'en revendiquent pour s'imposer par la force. De plus, je suis convaincu que l'appropriation de ce message de liberté du Coran par les peuples musulmans constitue une étape fondamentale dans leur marche vers la liberté, l'indépendance et un progrès basé sur la justice." (Abol Hassan Bani Sadr)

  • Le présent ouvrage prend le contre-pied de l'image du Pakistan véhiculée par les médias et par nombre de spécialistes en sciences politiques. Il ne s'agit pas pour autant de nier ni de banaliser les nombreux défis auxquels le Pakistan est confronté, mais plutôt de les situer dans une approche anthropologique, notamment de la religion.

  • Le choc des civilisations serait-il en train de se produire? L'actualité retentit des échos de l'affrontement entre islam et Occident:
    Contrecoups des décolonisations, guerres pour le pétrole, guerres contre le terro- risme, islamisation, communautarisation et revendications religieuses, et autres atten- tats islamistes affolent une France ballottée dans la marche inexorable du Progrès.
    Difficile cependant d'établir de toute autorité qu'islam et occident seraient voués par nature à la guerre, car entre ces deux-là, c'est plutôt le registre du « je t'aime, moi non plus ». L'oc- cident a en effet depuis deux siècles les yeux de chimène pour un islam dont il exploite sans vergogne les richesses pétrolières et gazières, le fanatisme religieux et militaire, les logiques de soumission à l'autorité et le potentiel élec- toral. tandis que l'irruption d'un occident mo- derne et conquérant en terre d'islam a forcé celui-ci à se redéfinir dans une dialectique de ressentiment, d'émulation progressiste et de réformisme fondamentaliste qui en a trans- formé le visage. Les dynamiques des amis-en- nemis sont étroitement imbriquées, a fortiori lorsque ce sont les mêmes intérêts politiques et financiers qui tirent parti des jeux d'alliance et d'affrontement.
    L'imbrication est plus profonde encore: la re- définition de l'occident postmoderne issu des Lumières, son rejet du christianisme pour une Laïcité relativiste, lui ont fait trouver dans l'islam un allié, et bien plus, un cousin. « Hyperlibres » et « hypersoumis » ont beau s'opposer formel- lement, ils ne s'en rejoignent pas moins dans la persécution antichrétienne et les espérances qui les animent d'un monde enfin libéré du mal et soumis à la seule autorité des hommes, qu'ils soient « émancipés » ou se réclamant de la « loi de dieu ». dans ce théâtre d'ombres, les jeux semblent cependant faits d'avance: on donne sa vie pour le paradis. La donne-t-on pour un écran plat? La Laïcité nourrit ainsi un islam qui sera sa Némésis, sa punition.
    Les chrétiens, ou ce qu'il en reste, sont pris en étau: ce sont eux les premières victimes du « choc », en Orient comme en Occident.
    Serait-ce parce qu'ils sont les seuls à pou- voir le désamorcer?

  • Aujourd'hui, l'islam suscite le rejet d'une part croissante de la population.
    Si la présence de cette religion en Europe est très ancienne, elle est plus visible que jamais. C'est la conséquence de deux mouvements différents : d'un côté, une immigration qui provient principalement de pays musulmans, en raison de notre histoire et de notre géographie ;
    De l'autre, l'utilisation assourdissante et quotidienne de références à l'islam par des organisations terroristes à la violence inouïe. Une polarisation s'installe peu à peu : d'un côté, des « islamistes » ; de l'autre, des « antimusulmans », tels deux obscurantismes complices, chacun s'appuyant sur l'autre pour démontrer que l'on ne peut pas vivre ensemble, à grand renfort d'idées simples, définitives et donc brutales.
    /> Pourtant, nous savons que nous allons vivre ensemble et nous savons aussi que ni la République ni l'Europe ne peuvent abandonner les hautes valeurs qui les fondent. De même que quiconque n'a à renoncer à ses convictions spirituelles. Il nous faut donc expliquer, mieux et davantage, que c'est précisément la reconnaissance et le respect des valeurs de la République.

  • Le développement des grandes surfaces, initialisé dans les années 60, a été le moteur de l'industrialisation du marché de la viande. Ce fut un changement radical dans les règles d'abattage avec la disparition brutale des boucheries traditionnelles au profit des super et hypermarchés. Dans ce contexte, les musulmans se battent depuis plus de 50 ans pour obtenir une norme halal et organiser consciencieusement l'abattage rituel conformément à leur culte.
    Cependant, l'ingérence du politique - notamment dans le domaine du halal - et les privilèges accordés à certains organismes religieux non-rigoureux et non-représentatifs ont permis que perdurent une situation anormale dans l'abattage rituel et la multiplication de faussaires sur le marché du halal.
    Cela continue non seulement de compromettre les droits des citoyens français musulmans, mais aussi de léser les industriels et distributeurs français qui se trouvent en difficulté à cause de cet entêtement du politique à vouloir imposer sa propre vision du halal à la communauté musulmane.
    Alors que le halal représente un enjeu économique important, il reste le domaine exclusif des musulmans et fait partie de leurs libertés religieuses incontestables que personne ne peut leur ôter.
    Ce livre expose pour la première fois l'histoire de l'organisation de l'abattage religieux musulman. Il insiste sur la nécessité de respecter l'autonomie et les libertés de la communauté musulmane. Il donne l'alerte sur de nouvelles normes européennes en élaboration qui remettront en cause le halal et l'abattage rituel.? Cet ouvrage est une contribution importante pour qu'une norme indiscu¬table soit élaborée, approuvée, mise en oeuvre correctement et protégée par une seule autorité musulmane reconnue et incontestable.

  • Le titre même de ce livre savant est propre à susciter la polémique. Comment imaginer qu'Islam et République soient conciliables ? Et comment en douter, pourtant, quand des centaines de millions de musulmans vivent aujourd'hui en république plutôt qu'en monarchie ou en théocratie ?
    Il convient d'abord de mettre un peu d'ordre dans nos catégories d'analyse, et de bien comprendre qu'il est des républiques non-démocratiques (et des monarchies démocratiques), des républiques confessionnelles ou séculières (plutôt que laïques), des républiques inégalitaires (du point de vue de la condition des femmes par exemple). Mais républiques tout de même.
    La notion d'Islam républicain est ici explorée avec science et perspicacité à travers l'étude de trois cas : la Turquie (une société musulmane qui s'est dotée d'institutions parlementaires et laïques) ; l'Iran (dont la révolution islamique ménage, depuis 1989, un espace public sous tutelle religieuse) ; le Sénégal (où la colonisation a contribué à l'émergence d'un islam confrérique et républicain).
    S'il y avait une leçon à retenir de cette éblouissante enquête de sociologie historique, ce serait celle-ci : si nous voulons de bonne foi contribuer à la diffusion de l'idée républicaine dans le monde, si nous souhaitons là où cela est nécessaire sauver la république de l'islam, il est plus qu'urgent de comprendre la complexité des différentes formations historiques façonnées par l'Islam et aux prises avec lui afin d'éviter d'aggraver les problèmes que nous prétendons résoudre.

  • La République est une et se veut universelle.
    La récente question de l'Islam en France et les réactions que le développement nouveau de cette religion sur notre territoire a suscitées nous ont paru faire souvent violence à cette universalité fondamentale.
    Surenchère juridique de la loi 2004 sur le port des signes religieux à l'école par celle de 2011 sur la loi dite du « voile intégral », promises à des extensions que personne ne sollicite vraiment.
    Dans cette sur-législation préventive, c'est davantage l'irrationnel en politique qui se manifeste que le droit lui-même. C'est dans ce contexte qu'est née l'idée de ce guide. Il a pour seule ambition de répondre à des questions de droit. Mais au-delà, son auteur aimerait que ce petit livre contribue à la compréhension mutuelle et à la tolérance ainsi qu'au respect de la liberté de religion dans une société moderne et ouverte.

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