• « Je suis féministe, je voudrais faire quelque chose de concret mais je ne sais pas par où commencer. Vous avez des conseils ? ».
    En voyant ce genre de message s'accumuler sur leurs réseaux sociaux, les deux activistes féministes Sarah Constantin et Elvire Duvelle-Charles ont compris qu'il manquait un livre. Un manuel pratique pour guider la nouvelle génération de féministes dans l'activisme. Leur expliquer comment transformer leurs idées en actions concrètes et leur montrer comment, chacune à son niveau, seule ou en groupe, que Sarah et Elvire avaient les moyens de faire évoluer la société.
    Ce livre s'inscrit dans la ligne directe de ce qu'elles ont déjà commencé à bâtir avec leur série documentaire Clit Révolution, un road-trip autour du monde pour lever les tabous autour de la sexualité féminine. Ce travail leur a permis de donner corps à une communauté de femmes qui osent revendiquer leur sexualité pour changer les mentalités de la société et créer un débat public.
    À leur contact, elles se sont enrichies de nouveaux savoirs et ont appris de nouvelles méthodes d'activisme toutes plus étonnantes et créatives les unes que les autres.

  • Le 26 novembre 1974, Simone Veil, ministre de la Santé au gouvernement de Valéry Giscard d'Estaing, présente son projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse devant l'Assemblée nationale. Les débats qui suivent révèlent à la France entière une personnalité courageuse et déterminée, défendant à la fois la dignité de la femme et l'intérêt de la nation, face à des parlementaires déchaînés, y compris dans son propre camp.
    Ce discours d'une force extraordinaire, republié dans le présent ouvrage, est accompagné d'un entretien avec Annick Cojean, journaliste au Monde, qui éclaire le contexte de l'époque et mesure l'évolution des mentalités. Un livre essentiel au moment où certains tentent de remettre en cause cette loi. La loi Veil est un exemple pour tous les pays où le combat reste à mener.

  • Histoir(e)s de femmes 150 ans de lutte pour leur liberté et leurs droits Traduit du norvégien par Aude Pasquier Il y a seulement 150 ans, hommes et femmes menaient des vies très différentes. Les femmes n'avaient pas le droit de voter, de travailler ou de posséder leurs propres biens, passaient de la tutelle de leur père à celle de leur mari... Ce n'est qu'au moment où elles ont commencé à s'organiser que les premiers changements sont arrivés.
    Responsabilités professionnelles, autonomie financière, contraception, avortement, droit de disposer de leur corps, élection d'une femme à la tête d'un état... De Harriet Tubman à Malala Yousafzai en passant par Olympe de Gouges et bien d'autres encore, cet album raconte sans détour, avec humour et émotion, les incroyables histoires parfois tragiques des femmes de l'ombre qui se sont battues pour faire évoluer les mentalités et les lois dans le monde.
    Des luttes qui inspirent encore aujourd'hui... !

  • Femmes invisibles

    Caroline Criado Perez

    • First
    • 6 Février 2020

    Un téléphone portable qui tient difficilement dans la main, un risque accru d'accidents de la route, une exposition plus importante aux produits chimiques des médicaments... Tous ces dysfonctionnements plus ou moins dangereux concernent les femmes. Pourquoi ? Parce que ce sont des hommes qui ont imaginé le monde dans lequel on vit, et qu'ils l'ont imaginé pour des hommes, à leur image.
    Ainsi, les femmes sont 47% plus susceptibles d'être blessées lors d'accidents de la route car les tests de sécurité sont effectués sur des hommes d"1m77 et pesant 76 kilos, elles ont aussi davantage de mal à réagir à certains médicaments, car encore une fois, les tests sont effectués sur des hommes...
    Cela semble incroyable, mais c'est pourtant une réalité : la plupart des infrastructures, équipements, que l'on utilise quotidiennement ont été pensées sans égard aux différences entre les sexes. Et l'on n'a jamais pris la peine de les tester sur les femmes.
    C'est ce que montre Caroline Criado Perez dans ce livre extrêmement documenté, à travers des exemples très concrets, en France et dans le monde.

  • Un récit passionnant sur la place des femmes dans la République en France, de la Révolution française à nos jours.
    Cet ouvrage retrace depuis la Révolution française, le long parcours des femmes des droits civiques et républicains, jusque-là réservés aux hommes. Il rassemble les nombreux travaux réalisés notamment sur le/les féminismes et sur l'exercice du pouvoir par les femmes depuis la IVe République jusqu'en 2020.
    Ce beau livre alliant réflexion fondamentale et récit nous fait connaître une histoire mal connue à travers une iconographie riche. Il donne la parole aux militantes, aux femmes politiques et d'influence, en dressant les portraits des grandes figures de l'histoire des femmes, de Maria Deraismes ou Jeanne Deroin à Christiane Taubira, en passant par George Sand, Cécile Brunschvicg ou Simone Veil. Il s'attache à décrire et à montrer les symboles de la République, à travers des représentations de la Marianne.
    Michelle Perrot souligne dans sa préface « Entre la République et les femmes, il y a une alliance objective : faire que les « droits de l'homme » deviennent ceux de tous les êtres humains. [...]

  • "Le féminisme irréductible - Discours sur la vie et sur la loi", essai majeur de la théoricienne et militante américaine Catherine MacKinnon, se porte aux racines de la misogynie et des violences exercées contre les femmes et éclaire de manière inédite la construction des rapports sociaux de sexe.

    Pour l'autrice, la domination masculine est d'abord une domination sexuelle qui s'inscrit ensuite dans le champ social, légitimant et renforçant ainsi la hiérarchie entre les hommes et les femmes. Elle parle en ce sens de la violence sexuelle comme pratique sexuelle, des abus sexuels comme forme de terreur, de l'éventualité du viol comme une caractéristique de la vie courante des femmes, de la pornographie et de la prostitution comme instruments de soumission des femmes, des normes juridiques comme concourant au maintien du statu quo au bénéfice des hommes... Par la force de ces analyses et par son action, Catharine MacKinnon a largement fait évoluer le droit et la société américaine. Elle est ainsi, avec Andrea Dworkin, à l'origine aux États-Unis de la première loi sur le harcèlement sexuel qui qualifie celui-ci de discrimination de sexe, et de la reconnaissance de la pornographie et de la prostitution comme violences contre les femmes. Rassemblant des essais, élaborés à partir de conférences données dans les années 1980, ce recueil, aujourd'hui en poche et publié pour la première fois en France en 2005, reste d'une actualité brûlante et est incontournable pour quiconque « cherche des réponses aux grandes questions que pose la subordination des femmes aux hommes ».

    « "La sexualité est au féminisme ce que le travail est au marxisme : rien ne nous appartient davantage, et pourtant il n'est rien dont on ne soit davantage dépossédées." [...] Depuis vingt-cinq ans, aux États-Unis, le droit se trouve ébranlé par cette proposition de la juriste Catharine A. MacKinnon. » Éric Fassin, 2005.

  • C'est une histoire de femmes dont les pouvoirs dérangent.
    Fascinante et attirante pour certains, dangereuse et maléfique pour d'autres, la sorcière a toujours peuplé notre imaginaire collectif. Qu'on lui prête un balai, des potions magiques ou une sexualité débridée, elle suscite tous les fantasmes. Autrefois traquée et brûlée, elle est aujourd'hui une femme de savoir, indépendante et puissante. Quel est le lien qui les unit au-delà des siècles ?

  • Le constat est implacable : le partage des tâches domes- tiques n'existe pas.
    Il ne s'agit pas, nous disent Christine Delphy et Diana Leonard, du seul produit d'une mauvaise volonté des hommes qui profitent de ce travail gratuit, mais plus fon- damentalement d'un système d'exploitation et d'oppression qui dépasse les relations affectives que peuvent entretenir les individus concernés : le patriarcat, et dans le patriarcat, le mariage, y compris le concubinage et le pacsage.
    Celui-ci s'incarne concrètement dans une exploitation domestique - qui ne s'applique pas seulement au travail dit « ménager » - dont les autrices s'attachent à dévoiler les mécanismes dans cet ouvrage où la lectrice ou le lecteur ne manqueront pas de reconnaître leurs propres moments de vie quotidienne.
    Les autrices proposent ici une nouvelle approche radi- cale de la subordination des femmes dans les sociétés oc- cidentales focalisée sur la famille, en tant que système éco- nomique. Elles révèlent que celle-ci constitue en réalité un système de rapports de production dont les hommes sont les artisans - politiques, juristes et autres gouvernants - et les bénéficiaires - tous les autres. Ce sont la structure hié- rarchique et les rapports de production entre les membres de la famille qui sont ici mis à jour. Pour les autrices, la subordination des femmes constitue un cas particulier d'ex- ploitation économique qui ne réduit pas au capitalisme do- minant dans nos sociétés. Exploitation domestique et ex- ploitation capitaliste ne peuvent se confondre même si l'un et l'autre doivent être renversés.
    Ouvrage de référence du féminisme matérialiste, L'Exploitation domestique est publié ici pour la première fois en français.

  • Si quelques femmes, comme Cléopâtre, Jeanne d'Arc ou Marie Curie sont universellement reconnues, nombreuses sont les anonymes qui, ouvrières, scientifiques, artistes ou engagées dans l'action politique, ont contribué, souvent dans l'ombre, à faire avancer nos sociétés.
    Cet ouvrage propose de partir à la rencontre de ces pionnières qui, à travers les époques et les continents, ont osé prendre leur place dans la société et faire entendre leur voix avec courage et détermination.
    Présenté de manière chronologique, ce livre comporte aussi de nombreux focus thématiques sur tous les domaines dans lesquels les femmes se sont illustrées (les arts, les sciences, la littérature, la politique... mais aussi des domaines que l'on croyait réservés aux hommes comme la piraterie ou la guerre !).
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    Un livre indispensable pour comprendre le rôle clé que les femmes ont joué dans l'histoire.

  • Tout le monde connaît la déclaration universelle des droits de l'homme. Mais connaissez-vous celle des droits de la femme ? Ce livre réunit deux textes : la déclaration universelle des droits de la femme de l'ONU et la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d'Olympe de Gouges. Le tout complété par des citations célèbres ou non d'artistes, d'auteurs, de politiques... Pour chaque article, un artiste a créé une illustration inédite sur ce que le texte lui inspire. L'occasion de découvrir ces textes par l'image !

  • Le tsunami Weinstein qui déferle à l'automne 2017 n'est pas né d'un tremblement de terre imprévisible. Il s'inscrit dans un mouvement de réappropriation par les femmes de leur corps dans ses dimensions intimes. Avant même les révélations liées au harcèlement et aux violences sexuelles, le féminisme avait amorcé son tournant génital. Maternité et non-désir d'enfant, menstruations et ménopause, apparence et normes esthétiques, sexualité et plaisir, le temps est venu de réclamer pour tous ses sujets la liberté et l'égalité qui forment le coeur du projet féministe. Camille Froidevaux-Metterie propose de penser le corps des femmes au prisme de la double expérience vécue de l'aliénation et de l'émancipation. Il s'agit d'approfondir la dynamique de libération de la parole et d'en terminer avec les diktats sociaux pour faire advenir une conception enfin apaisée, gratifiante et égalitaire de la corporéité féminine.

  • La production de chiffres est au coeur des mobilisations féministes et des politiques du genre, que l'on pense aux quotas de femmes, aux indicateurs sexués, aux procès pour discriminations, au gender budgeting ou au décompte des féminicides. Vecteur potentiel d'une prise de conscience de l'existence de situations injustes et inacceptables, elle génère aussi des controverses sur ce qui doit être compté comme sur la façon de compter. Centré sur la sphère du travail, cet ouvrage vise à combler ce manque.

  • Cet ouvrage collectif est inspiré des réflexions et analyses qui ont été partagées lors de l'Université féministe d'été tenue sous le thème « Femmes, violences, politiques et résistances ». L'actualité nous rappelle fréquemment que les violences envers les femmes font partie du quotidien ; les dénonciations de harcèlement et d'agressions, notamment dans la foulée du mouvement #metoo, en constituent une preuve. Malgré les efforts déployés au cours des dernières décennies, les violences faites aux femmes et les violences genrées demeurent un enjeu prioritaire au coeur des réflexions et des mobilisations féministes. Visant à mettre en valeur la richesse des expertises et des points de vue, cet ouvrage présente le travail de chercheuses féministes issues de diverses disciplines, qui se sont intéressées à des contextes comme les milieux de travail à prédominance masculine ou féminine, l'éducation au primaire et à l'université, les mobilisations et les résistances pour les droits des femmes et contre les violences.

  • Fondement de la vie intellectuelle dans l'université et dans la société, condition essentielle pour une recherche et un enseignement de qualité, la liberté académique se trouve aux prises avec des menaces plus ou moins explicites, plus ou moins ciblées, dans divers pays du monde, brouillant parfois la frontière entre monde démocratique et monde non démocratique.
    L'enjeu de ce livre est de proposer une analyse conceptuelle de la notion de liberté académique, resituée dans une perspective socio-historique, avant d'aborder les différents contextes qui produisent des menaces sur elle. Faisant dialoguer philosophie et sciences sociales, recherches scientifiques et témoignages de terrain, cet ouvrage présente des études de cas en Azerbaïdjan, Belgique, Burundi, Chine, Hongrie, Iran, Liban, Russie, Syrie et Turquie. Ces cas nous donnent à voir une diversité des situations : conflit armé et situations post-conflit ; non-protection par l'État, voire criminalisation des chercheurs par celui-ci ; pressions économiques, sociales ou idéologiques, notamment. Ils mettent aussi en lumière des espaces improbables où la liberté académique survit parfois ainsi que des initiatives de solidarité transnationale entre académiques.

  • En France, la politique reste un bastion du sexisme. Aujourd'hui encore, les femmes sont sous-représentées, comme le montrent les chiffres des différentes assemblées. Malgré la parité imposée pour certaines élections (conseils régionaux et départementaux, etc.), elles ne parviennent pas à briser le plafond de verre (peu sont présidentes de région, et, en 2016, plus aucun ministère régalien n'est réservés à une femme).
    Le seuil de tolérance a cependant baissé, témoignant d'une évolution des mentalités, plus rapide durant les 50 dernières années que durant les siècles antérieurs. Mais si le sexisme est aujourd'hui dénoncé avec vigueur, il contribue aussi à éloigner les femmes du monde politique.
    Dans un livre à la fois caustique et pédagogique l'auteure explique en quoi notre histoire et notre imaginaire collectif contribuent à cantonner les femmes aux seconds rôles, propose une analyse du rôle des médias dans cette partition inégalitaire et s'interroge sur les leviers dont on dispose et les outils à inventer pour une plus juste répartition des responsabilités politiques.

  • "La théorie du genre n'existe pas" , proclamait la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem. Et pourtant, cela fait presque dix ans que la porte de l'école s'est ouverte à cette idéologie prônant la déconstruction des "stéréotypes sexués" , qui nous seraient imposés par la culture et l'éducation... Autrement dit, on ne naîtrait pas fille ou garçon, on nous imposerait de le devenir.
    Sous couvert de légitimes combats pour l'égalité des sexes et contre l'homophobie, cette entreprise de déconstruction vient toucher les plus jeunes sans que leurs parents en soient informés et puissent réagir. Et ce n'est pas fini... Programmes, manuels, livres, spectacles, éducation à la sexualité, interventions d'associations militantes, mais aussi lobbying dans les entreprises et la culture, politiques publiques, tous les moyens d'action employés par les tenants du genre sont passés au crible.
    Ce livre veut être un cri d'alarme, preuves à l'appui, au sujet de cette confusion qui se répand, et qui peut faire des ravages chez les enfants et les jeunes. Esther Pivet, polytechnicienne, mariée et mère de quatre enfants, est la coordinatrice du collectif VigiGender, qui assure un travail d'information auprès des parents et des enseignants sur la diffusion de la théorie du genre à l'école.

  • En 1922, Victor Marguerite publie La Garçonne, l'histoire d'une jeune femme qui, trompée par son fiancé, décide d'être libre en ayant des relations aussi bien avec des hommes qu'avec des femmes. Elle porte des cheveux courts, sa poitrine est plate et elle fume l'opium.
    Le succès du livre est phénoménal, la polémique sans précédent.
    Comme un tiers des Françaises de cette époque, la journaliste et illustratrice Suzanne de Callias s'est coupé les cheveux. Très influencée par le roman de V. Marguerite, elle publie en 1926 une curieuse brochure, Florilège de l'antiféminisme, qui dénonce des femmes antiféministes comme la très réactionnaire chroniqueuse Marthe Borély, figure du mouvement, ou plutôt du « contre- féminisme ».
    Un certain nombre de femmes s'illustrent alors comme antiféministes.
    Ainsi la romancière catholique Colette Yver s'inquiète de la place croisssante des femmes dans le monde du travail, tandis que l'écrivaine Rachilde, publie un pamphlet à contre- courant, Pourquoi je ne suis pas féministe (1928).
    Celles-ci connaissent une certaine gloire. Au-delà du scandale, l'attrait du public est dû au fait que ces antiféministes ne se préoccupent pas de l'égalité des sexes mais se passionnent avant tout pour la question de l'identité sexuelle. C'est la naissance des études de genre.
    Bertrand Matot exhume cette polémique oubliée dans un essai enrichi d'une anthologie commentée des pamphlets, et nous fait découvrir une bien étonnante galerie de femmes.

  • La féminisation des syndicats a nettement progressé. Elle reflète aujourd'hui, en France notamment, la présence des femmes sur le marché du travail. Cette représentation des femmes au sein de l'appareil syndical n'est cependant pas le résultat d'une adaptation mécanique aux transformations du marché du travail ou d'une « conscience égalitaire » des syndicats : alors que l'entrée massive des femmes sur le marché du travail a eu lieu entre 1970 et 1990, la représentation syndicale de celles-ci ne s'est améliorée que pendant la décennie 2000, grâce à la mise en oeuvre de stratégies de recrutement ciblées dans les secteurs féminisés et de politiques d'égalité interne volontaristes. Ces avancées demeurent sélectives, avec une faible ouverture des fonctions dirigeantes aux femmes, qu'il s'agisse des positions de secrétaire général ou fédéral, ou de la participation aux instances décisionnelles.

    En s'appuyant sur une enquête menée à la fois en France et en Grande-Bretagne, à partir de récits de carrière mais aussi de l'étude de la grande mobilisation syndicale britannique pour l'Equal pay commencée dans les années 1970, Cécile Guillaume analyse la façon contrastée dont les syndicats se sont saisis de la question de l'égalité homme-femme dans l'espace professionnel. Elle révèle notamment que la prise en compte des intérêts des femmes au travail passe plus souvent par le recours au droit qu'à la traditionnelle négociation collective.

  • Ce travail de thèse porte sur le parcours des femmes victoriennes et édouardiennes dans l'univers carcéral londonien. Il se concentre sur une période charnière de l'histoire pénale allant de la nationalisation des prisons pour peines courtes, en 1877, à 1914. Il lie la notion de criminalité à celle de la déviance sous le prisme du genre : condamnations pénales, morales, sociales et médicales allaient parfois de pair pour les femmes, estompant les frontières entre criminalité, rébellion et, parfois, raison et déraison. Cette thèse sillonne avec les détenues les couloirs des tribunaux, des prisons, des établissements spécialisés dans le traitement de l'alcoolisme féminin et des refuges pour anciennes criminelles. Elle s'inscrit dans la perspective des études de genre et s'efforce de ne pas estomper l'expérience carcérale masculine. À l'aide d'archives d'en haut et d'en bas, ce travail remet en question certaines des théories élaborées par les historiens des prisons en matière de jugement pénal, de traitement carcéral et d'appréhension médicale.

  • Ce livre analyse les discours, les modèles et les contre-modèles d'une adolescence féminine qui charrie encore aujourd'hui son lot d'inquiétudes. À travers une analyse socioculturelle de la notion d'adolescence, Laura Di Spurio retrace les mutations et les permanences de la figure de la jeune fille. Au cours du XXe siècle, l'adolescence se mue en classe d'âge pour bientôt devenir un espace culturel, social et biopsychologique. L'adolescence devient un principe explicatif « pour toutes ». Ce nouveau modèle adolescent est dessiné par des adultes emplis de peurs face à cette jeunesse féminine qu'ils jugent plus précoce, plus libre et plus affirmée. Comment accorder cette notion pensée au masculin sans troubler un féminin que l'on voudrait éternel ? Comment appliquer cette notion à toutes les jeunes filles, même à celles dont le quotidien s'éloigne du modèle tracé par les scientifiques ? Que fait l'adolescence aux jeunes filles ? Et enfin, comment celles-ci troublent-elles la notion ?
    Ce sont les questions posées par cet ouvrage qui, à partir d'un corpus de sources variées, raconte un demi-siècle d'histoire du côté des jeunes filles.

  • Une grande partie des conflits sociaux actuels prennent leur source dans la diversité culturelle, la culture étant entendue ici comme un ensemble de significations partagées par une même communauté, telles que l'identité fondée sur des motifs ethniques, religieux, sexuels ou encore linguistiques, parmi les principaux. Le conflit social s'exprime par différentes formes de discrimination et par une violence symbolique issue d'une position hégémonique représentant l'expression « authentique » ou « pure » d'une culture donnée. Pourtant, on devrait considérer la diversité culturelle comme un atout et non pas comme un problème.
    Malheureusement, dans le contexte actuel, des facteurs comme les flux migratoires intracontinentaux, le racisme, la xénophobie et la discrimination posent un immense défi aux États. Devant un panorama aussi complexe, il est crucial de mettre en perspective les multiples expressions de cette diversité et d'envisager le dialogue interculturel comme une voie royale par laquelle atteindre un consensus pour trouver de véritables solutions aux nombreux problèmes. Ce livre fait peut-être partie de la réponse avec ses « Dix propositions pour l'élaboration et l'évaluation d'une politique publique » en conclusion d'une suite d'études éclairantes sur le sujet.

  • La violence masculine est un fait de société plus important que l'on ne le suppose généralement. Sa sous-estimation vient en bonne partie du fait que les agresseurs ont bénéficié d'une impunité quasi totale et que la société a mis en oeuvre des mécanismes d'occultation de cette violence que l'autrice, Patrizia Romito, profes-seure de psychologie sociale, décortique. Violence « conjugale » ou « domestique » en lieu et place de violence masculine, crime « passionnel » au lieu de crime masculin, etc., les mots choisis occultent la responsabilité des agresseurs et des tueurs. Il y a plus, bien sûr, beaucoup plus. Cela ne doit-il pas changer ?

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