• Le trou identitaire : sur la mémoire refoulée des mercenaires de l'Islam Nouv.

    Le 16 octobre 2020, la décapitation de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie dans un collège de banlieue parisienne, a constitué un nouveau cap pour le contentieux terroriste islamiste en France, provoquant une sidération générale. Treize jours plus tard, trois personnes perdaient la vie dans une église à Nice et le Moyen-Orient s'embrasait jusqu'à livrer une guerre d'idées à la France et à son Président, pour blasphème. Ces événements ont confirmé pour l'auteure la nécessité de réhabiliter le coeur de ce que l'idéologie islamiste tend à détruire : le sens des mots, du langage et donc de notre humanité.
    Ce livre repense la crise de l'expression et du langage que l'idéologie salafo-jihadiste met en lumière depuis son apparition sur le territoire français. À partir de l'analyse de l'expression populaire « J'vous l'jure sur le Coran de la Mecque », l'auteure dévoile l'existence d'une béance, d'un trou identitaire. Son usage révèle une quête de référencement à une culture mal connue mais également la béance existante entre un individu et sa religion. Face à ce trou, des « entrepreneurs religieux », qu'ils soient Frères musulmans, salafistes, tablighis ou jihadistes, ont investi le champ laissé par ce qui n'a pas été inscrit dans le récit familial comme national. L'islamisme masque les trous présents dans l'islamité fracturée et mal représentée en France, dans l'arabité encore abimée par le passé colonial, mais témoigne aussi d'un désir d'existence dans un monde ordonnancé par les Autres. À défaut de pouvoir refermer le trou d'un passé meurtri, quelques propositions tentent de dépasser la logique de haine associée à la mémoire du monde arabo-musulman, pour reconstruire un espace où l'histoire et les mots se réconcilient.

  • Nous protégeons les animaux, Daesh égorge des hommes. On pourrait penser que nous vivons sur des planètes différentes... Il n'en est rien. La violence de l'État Islamique se nourrit de notre désarmement, elle est l'envers des progrès pacifiants de la civilisation. Le djihadisme incarne la puissance d'une idéologie religieuse qui nous méprise et nous insulte. C'est là notre vraie blessure : l'histoire est peut-être en train de changer de camp, à notre détriment. Notre pacification sourcilleuse abandonne au djihadisme l'immense fascination pour la violence collective.

  • On parle volontiers aujourd'hui d'une crise de la laïcité.  On évoque une laïcité "positive" ou bien "ouverte" ou bien "moderne". Méfions-nous des adjectifs, ils sont l'acné du style. Tenons-nous en au terme de "laïcité", telle qu'en elle-même la République l'a forgée au long des temps. Il faut rappeler haut et fort que la laïcité découle de ces droits fondamentaux reconnus à tous les êtres humains : la liberté et l'égalité.  Robert Badinter   Imaginé par Martine Cerf et Marc Horwitz (association EGALE), co-directeurs du Dictionnaire de la laïcité, ce livre manifeste présente l'histoire et les textes fondateurs de la laïcité. Illustré par Nono, enrichi de témoignages, il nous montre pourquoi ce principe fondamental reste l'un des garants de nos libertés et d'un vivre ensemble pacifié.

  • À l'heure où les idéaux de la laïcité ne font plus l'unanimité, des intellectuels s'interrogent sur le sens qu'il faut donner à cette dernière afin qu'elle ne verse pas dans un intégrisme antireligieux. Objet d'un bon nombre de malentendus, ce concept, fantasmé, Loué, brandi comme un étendard, nous renvoie finalement à une ignorance : qui sait ce qu'est exactement la laïcité ?
    Intraduisible, le terme de « laïcité » ne connaît pas d'équivalent à l'étranger sous la forme qui prévaut en France. Son champ d'application - essentiellement politique - peut-il éviter une ingérence que d'aucuns qualifient d'abusive au sein du domaine de la foi ? Comment gérer une crise identitaire au sein d'un monde de plus en plus multiculturel et interreligieux ? Le rabbin Gabriel Hagaï, le dominicain Frère Emmanuel Pisani, l'imam Ghaleb Bencheikh et la philosophe athée Catherine Kintzler, interviewés par Sabine Le Blanc, s'efforcent de dépassionner le débat en le ramenant à un impensé de la laïcité : l'ignorance quasi collective des Français en matière de culture religieuse... Savons-nous de quoi nous parlons quand nous nous érigeons contre « les religions » ? Y a-t-il un judaïsme, un christianisme, un islam, ou plusieurs courants propres à chaque religion ? De même, faut-il parler d'« une » laïcité ou de divers champs d'application de la laïcité ? Si l'allergie à la laïcité comme aux religions ne semble plus faire recette, c'est que le temps de la connaissance du religieux et de possibles champs d'interprétation des religions au-delà du religieux est peut-être venu.

  • L'Aïd-el-Kébir est une fête importante aux yeux de nombreux Français de confes¬sion musulmane. La garantie de son bon déroulement est une nécessité, tant pour ceux-ci que pour les pouvoirs publics, au regard des principes de liberté des cultes et de laïcité. Elle doit aussi s'appuyer sur le respect des règlementations sanitaire, environnementale et de protection animale. Ce guide pratique a donc vocation à présenter les modalités d'organisation et d'encadrement de l'abattage. Il expose ainsi la démarche réglementaire à suivre et insiste sur la nécessité de mettre en place une dynamique entre les différents partenaires comme sur celle d'adopter une démarche pro-active en cas d'installation d'abattoirs temporaires. Il propose également un ensemble de bonnes pratiques sur la concertation locale entre acteurs, la gestion de la clientèle, l'optimisation des flux entre abattoirs pé¬rennes et temporaires.

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  • Le terme de radicalisation n'est pas juridiquement défini. La définition d'usage que les médias et plus globalement le monde politique associent à ce concept est un celui d'un processus selon lequel des personnes adoptent une idéologie radicale et utilisent l'action violente pour la faire triompher. Si toute radicalisation ne conduit pas nécessairement à la violence mais plutôt à l'enfermement de l'individu dans ses propres certitudes, certains points de vue radicaux légitiment et perpétuent des formes de violences incluant le terrorisme. Comment se construit cette fusion entre l'idéologie et l'action violente ?
    Quelles peuvent en être les différentes formes ? Ce nouveau numéro tente de répondre à ces questions.

  • En droit du travail, le dispositif législatif encadrant le port de signes religieux est clairement défini et marque une nette distinction selon que l'on travaille dans le domaine public ou privé. Comment concilier exigence d'organisation et port du voile ? Quels sont les cadres légaux et juridiques qui structurent le voile au travail ? Quelles sont les pratiques en vigueur chez nos voisins européens ? Peut-on exercer une activité professionnelle sans renier ses convictions religieuses ? Un guide pratique à l'usage des musulmanes qui souhaitent porter le voile et du personnel encadrant.

  • Construire un lieu de culte est un acte engageant, dans l'espace public et dans la société. Un tel projet, pour être mené à bien, nécessite une vision d'ensemble, sur le long terme, sur une base associative solide. Il requiert également de mieux connaître le droit applicable et l'environnement institutionnel.Ce guide pédagogique a vocation à accompagner les associations porteuses de projets et leurs différents interlocuteurs, afin de réunir les conditions favorables à l'édification de lieux de culte. Il rappelle le droit et propose des bonnes pratiques concernant :- la gestion administrative et financière d'une association « loi de 1901 » ou cultuelle « loi de 1905 »,- le parcours de construction de l'édifice : achat du terrain ou conclusion d'un bail emphytéotique administratif, respect des règles d'urbanisme, aides publiques au financement.

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