• 21 leçons pour le XXIe siècle

    Yuval Noah Harari

    • Albin michel
    • 26 Septembre 2018

    Après Sapiens qui explorait le passé de notre humanité et Homo Deus la piste d'un avenir gouverné par l'intelligence artificielle, 21 leçons pour le XXIe siècle nous confronte aux grands défis contemporains.

    Pourquoi la démocratie libérale est-elle en crise ? Sommes-nous à l'aube d'une nouvelle guerre mondiale ? Que faire devant l'épidémie de « fake news » ? Quelle civilisation domine le monde : l'Occident, la Chine ou l'Islam ? Que pouvons-nous faire face au terrorisme ? Que devons-nous enseigner à nos enfants ?

    Avec l'intelligence, la perspicacité et la clarté qui ont fait le succès planétaire de ses deux précédents livres, Yuval Noah Harari décrypte le XXIe siècle sous tous ses aspects - politique, social, technologique, environnemental, religieux, existentiel... Un siècle de mutations dont nous sommes les acteurs et auquel, si nous le voulons réellement, nous pouvons encore redonner sens par notre engagement. Car si le futur de l'humanité se décide sans nous, nos enfants n'échapperont pas à ses conséquences.

  • Une farouche liberté

    ,

    • Librairie generale francaise
    • 8 Septembre 2021

    Soixante-dix ans de combats, de passion et d'engagement au service de la justice et de la cause des femmes. Et toujours la volonté de transmettre aux nouvelles générations le flambeau de la révolte. Parce que l'égalité entre hommes et femmes est loin d'être acquise. Et parce que naître femme reste une malédiction dans la plupart des pays du monde.
    Avec son amie Annick Cojean, la célèbre avocate revient sur les épisodes marquants de son parcours rebelle : son enfance en Tunisie dans une famille juive modeste ; son refus d'un destin assigné par son genre et son rêve de devenir avocate ; sa défense indéfectible des militants des indépendances tunisienne et algérienne soumis à la torture ; son association, Choisir la cause des femmes ; et, bien sûr, ses combats pour le droit à l'avortement, la répression du viol, la parité.

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  • Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d'auteurs, de scienti?ques et d'institutions annoncent la ?n de la civilisation industrielle telle qu'elle s'est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si dif?cile d'éviter un tel scénario ?
    Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d'un possible effondrement et proposent un tour d'horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu'ils nomment la « collapsologie ». En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d'entre nous, ce livre redonne de l'intelligibilité aux phénomènes de « crises » que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd'hui, l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L'effondrement est l'horizon de notre génération, c'est le début de son avenir. Qu'y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre.

    Postface d'Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et président de l'Institut Momentum.

  • Marianne face aux faussaires

    Fatou Diomé

    • Albin michel
    • 2 Mars 2022

    « Vivant en France depuis 1994, française depuis 2002, j'ai constaté l'évolution du discours politique qui n'a cessé de dériver, jusqu'à la cristallisation actuelle autour de l'identité. Pour la binationale que je suis, construite par la langue et les valeurs humanistes, la tristesse va crescendo. Bien que consciente de mon impuissance, j'ai la faiblesse de ne pouvoir être indifférente aux voix qui s'élèvent, prônant la haine. » Fatou Diome.

    Dans cet essai personnel et émouvant, Fatou Diome renvoie dos à dos les identitaires étriqués et les opportunistes victimaires, qui monopolisent le débat politique. Elle défend Marianne contre les faussaires des deux camps et dessine une France ouverte, laïque, lucide et généreuse, celle qui lui donne envie de se sentir française et sénégalaise.

  • Le naufrage des civilisations

    Amin Maalouf

    • Grasset et fasquelle
    • 13 Mars 2019

    L faut prêter attention aux analyses d'Amin Maalouf : ses intuitions se révèlent des prédictions, tant il semble avoir la prescience des grands sujets avant qu'ils n'affleurent à la conscience universelle. Il s'inquiétait il y a vingt ans de la montée des Identités meurtrières ; il y a dix ans du Dérèglement du monde. Il est aujourd'hui convaincu que nous arrivons au seuil d'un naufrage global, qui affecte toutes les aires de civilisation. L'Amérique, bien qu'elle demeure l'unique superpuissance, est en train de perdre toute crédibilité morale. L'Europe, qui offrait à ses peuples comme au reste de l'humanité le projet le plus ambitieux et le plus réconfortant de notre époque, est en train de se disloquer. Le monde arabo-musulman est enfoncé dans une crise profonde qui plonge ses populations dans le désespoir, et qui a des répercussions calamiteuses sur l'ensemble de la planète. De grandes nations " émergentes " ou " renaissantes ", telles la Chine, l'Inde ou la Russie, font irruption sur la scène mondiale dans une atmosphère délétère où règne le chacun-pour-soi et la loi du plus fort. Une nouvelle course aux armements paraît inéluctable. Sans compter les graves menaces (climat, environnement, santé) qui pèsent sur la planète et auxquelles on ne pourrait faire face que par une solidarité globale qui nous fait précisément défaut. Depuis plus d'un demi-siècle, l'auteur observe le monde, et le parcourt. Il était à Saigon à la fin de la guerre du Vietnam, à Téhéran lors de l'avènement de la République islamique. Dans ce livre puissant et ample, il fait oeuvre à la fois de spectateur engagé et de penseur, mêlant récits et réflexions, racontant parfois des événements majeurs dont il s'est trouvé être l'un des rares témoins oculaires, puis s'élevant en historien au-dessus de sa propre expérience afin de nous expliquer par quelles dérives successives l'humanité est passée pour se retrouver ainsi au seuil du naufrage.

  • L'enfer numérique : voyage au bout d'un like

    Guillaume Pitron

    • Les liens qui liberent
    • 15 Septembre 2021

    Comment se douter qu'un simple Like envoyé depuis nos smartphones mobilise ce qui constituera bientôt la plus vaste infrastructure édifiée par l'homme ? Que cette notification, en traversant les sept couches de fonctionnement d'Internet, voyage autour du monde, empruntant des câbles sous-marins, des antennes téléphoniques et des datacenters implantés jusque dans le cercle arctique ?

    Le monde « dématérialisé » du numérique, indispensable pour communiquer, travailler et consommer, s'avère bien plus tangible que nous ne voulions le croire. Il absorberait aujourd'hui 10 % de l'électricité mondiale et représenterait près de 4 % des émissions de CO2 de la planète. Or nous peinons à appréhender ces impacts, tant nous sommes embrumés par le mirage du cloud, pur et éthéré. Il faut pourtant nous rendre à l'évidence : si « nuage » il y a, celui-ci est noir de pollution.

    Quelle est la géographie de nos clics et de nos données ? Quels enjeux écologiques et géopolitiques charrient-ils à notre insu ? À l'heure du déploiement de la 5G, des voitures connectées et de l'« intelligence artificielle », cette enquête, menée durant deux ans sur quatre continents, révèle l'anatomie d'une technologie qui n'a de virtuel que le nom. Et qui, sous couvert de limiter l'impact de l'homme sur la planète, s'affirme déjà comme l'un des défis environnementaux majeurs du xxie siècle.

  • La pensée blanche

    Lilian Thuram

    • Philippe rey
    • 1 Octobre 2020

    Un jour, je demande à mon plus ancien ami :
    « Éric, tu as bien conscience que moi, je suis noir ?
    - Ouais.
    - Mais si moi, je suis noir, toi, tu es quoi... ?
    - Ben, je suis normal ».
    Ce drôle de mot, « normal », a été pour moi comme un détonateur. J'ai réalisé brutalement que les Blancs ne se voient pas blancs et, plus largement, qu'ils n'ont pas conscience de la position de domination dans laquelle l'histoire les a placés. Pourtant, quand on leur demande : « Est-ce que vous aimeriez être traités comme la société traite les personnes noires ? », tous sans exception répondent : « Non. » C'est bien qu'ils savent. Mais que savent-ils vraiment ? Et pourquoi l'acceptent-ils ?
    De ces interrogations est né cet essai, où j'essaie de décrypter la manière dont la supériorité blanche s'est enracinée dans les esprits au fil des siècles, au point de sembler « aller de soi » encore aujourd'hui. C'est cela, la pensée blanche : je parle, je signifie aux autres ce qu'ils doivent être, mais personne n'est autorisé à parler de moi. La longue domination des hommes sur les femmes fonctionne selon le même principe.
    Ce livre revisite tout d'abord certains pans de l'histoire : les conquêtes coloniales, l'esclavage, les empires, le Code Noir, l'instrumentalisation de la science et de la religion, la post-décolonisation et le pillage des ressources naturelles, le vol du patrimoine africain... Il examine les mécanismes intellectuels invisibles qui assoient la domination des Blancs. Il désigne le racisme ordinaire de nos sociétés, tissé d'une succession de petits faits parfois connus, parfois pas du tout : joueurs de football noirs accueillis par des cris de singe, discriminations à l'embauche, contrôles policiers au faciès, politique de « quotas » des minorités...
    Pour autant ce n'est pas un livre « anti-Blancs » : il ne s'agit pas pour moi de pointer quiconque du doigt. Je ne demande qu'une seule chose : qu'on ouvre les yeux avec honnêteté et lucidité sur des faits. Mon rêve est que nous soyons capables d'affronter les problèmes sans préjugés, comme des femmes et des hommes qui descendent tous du même ancêtre. Ce livre entend participer à sa manière à la libération des esprits pour que nous puissions un jour dépasser les couleurs de peau, pour finir par nous considérer comme ce que nous sommes : des êtres humains.

  • En nous émancipant des énergies fossiles, nous sombrons en réalité dans une nouvelle dépendance : celle aux métaux rares. Graphite, cobalt, indium, platinoïdes, tungstène, terres rares... ces ressources sont devenues indispensables à notre nouvelle société écologique (voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires) et numérique (elles se nichent dans nos smartphones, nos ordinateurs, tablettes et autre objets connectés de notre quotidien). Or les coûts environnementaux, économiques et géopolitiques de cette dépendance pourraient se révéler encore plus dramatiques que ceux qui nous lient au pétrole.

    Dès lors, c'est une contre-histoire de la transition énergétique que ce livre raconte - le récit clandestin d'une odyssée technologique qui a tant promis, et les coulisses d'une quête généreuse, ambitieuse, qui a jusqu'à maintenant charrié des périls aussi colossaux que ceux qu'elle s'était donné pour mission de résoudre.

  • Retour à Lemberg

    Philippe Sands

    • Albin michel
    • 23 Août 2017

    Invité à donner une conférence en Ukraine dans la ville de Lviv, autrefois Lemberg, Philippe Sands, avocat international réputé, découvre une série de coïncidences historiques qui le conduiront de Lemberg à Nuremberg, des secrets de sa famille à l'histoire universelle.

    C'est à Lemberg que Leon Buchholz, son grand-père, passe son enfance avant de fuir, échappant ainsi à l'Holocauste qui décima sa famille ; c'est là que Hersch Lauterpacht et Raphael Lemkin, deux juristes juifs qui jouèrent un rôle déterminant lors du procès de Nuremberg et auxquels nous devons les concepts de « crime contre l'humanité » et de « génocide », étudient le droit dans l'entre-deux guerres.

    C'est là enfin que Hans Frank, haut dignitaire nazi, annonce, en 1942, alors qu'il est Gouverneur général de Pologne, la mise en place de la « Solution finale » qui condamna à la mort des millions de Juifs. Parmi eux, les familles Lauterpacht, Lemkin et Buchholz.
    Philippe Sands transcende les genres dans cet extraordinaire témoignage où s'entrecroisent enquête palpitante et méditation profonde sur le pouvoir de la mémoire.

  • Ensemble pour le droit des femmes !

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    • Alternatives
    • 3 Mars 2022

    La conférence en ligne organisée par l'Unesco et l'Agence universitaire de la francophonie le 8 mars 2021 a été l'occasion de porter un regard sur l'engagement pour les droits des femmes aujourd'hui. Mariage forcé, inégalité des salaires, accession diffcile à l'éducation, violences conjugales, sexuelles... partout sur la planète, en dépit des acquis récents, les femmes subissent au quotidien discriminations et atteintes à leur intégrité physique et morale. Un état des lieux alarmant encore aggravé par la crise de la Covid-19, qui vient de faire basculer dans l'extrême pauvreté 47 millions de femmes et de fllles. Dix-huit personnalités engagées dans la lutte pour les droits des femmes témoignent de leur action, de leurs réflexions et ouvrent des pistes pour que l'égalité entre hommes et femmes devienne enfin une réalité. Car défendre ensemble, tous sexes et générations confondus, les droits des femmes à disposer de leur corps, de leurs rêves, de leur vie, c'est créer une société meilleure pour chacun.e d'entre nous.

  • Le corps des femmes ; la bataille de l'intime

    Camille Froidevaux-Metterie

    • Philosophie magazine editeur
    • 4 Octobre 2018

    Le tsunami Weinstein qui déferle à l'automne 2017 n'est pas né d'un tremblement de terre imprévisible. Il s'inscrit dans un mouvement de réappropriation par les femmes de leur corps dans ses dimensions intimes. Avant même les révélations liées au harcèlement et aux violences sexuelles, le féminisme avait amorcé son tournant génital. Maternité et non-désir d'enfant, menstruations et ménopause, apparence et normes esthétiques, sexualité et plaisir, le temps est venu de réclamer pour tous ses sujets la liberté et l'égalité qui forment le coeur du projet féministe. Camille Froidevaux-Metterie propose de penser le corps des femmes au prisme de la double expérience vécue de l'aliénation et de l'émancipation. Il s'agit d'approfondir la dynamique de libération de la parole et d'en terminer avec les diktats sociaux pour faire advenir une conception enfin apaisée, gratifiante et égalitaire de la corporéité féminine.

  • Pour garantir la survie de l'humanité, menacée comme jamais par la crise née de la pandémie du Covid-19 et de sa gestion, il faut faire naître une nouvelle économie de la vie. Regroupant tous les secteurs économiques qui se donnent pour mission la défense de la vie, ce nouveau paradigme est le seul en mesure d'assurer un avenir souhaitable à l'humanité.

    « Après une enquête planétaire, auprès des meilleures sources, souvent confidentielles, j'ai découvert bien des choses sur les causes et les conséquences de cette pandémie.

    Certains dirigeants, commettant des erreurs sincères ou mentant à leur peuple, ont, en imitant la Chine, conduit à la mort prématurée de plusieurs centaines de milliers de personnes et coûté plusieurs milliers de milliards à l'économie mondiale. Suivre à temps l'autre voie, celle de la Corée du Sud, aurait coûté beaucoup moins d'argent, épargné des milliers de vies et protégé des centaines de millions de travailleurs.

    De tout cela, et de bien d'autres choses que nous aura apprises cette pandémie, en bouleversant nos vies, il faut tirer les leçons. Pour se préparer à ce qui vient : une crise économique, philosophique, idéologique, sociale, politique, écologique stupéfiante, presque inimaginable ; plus grave en tout cas qu'aucune autre depuis deux siècles.

    Pour ne pas faire souffrir les enfants d'aujourd'hui de la pandémie à 10 ans, de la dictature à 20 ans et du désastre climatique à 30 ans, il faut passer au plus vite de l'économie de la survie à l'économie de la vie. Elle regroupe tous les secteurs qui se donnent pour mission la défense de la vie et dont on constate tous les jours, très pragmatiquement, l'importance vitale, comme : la santé, la gestion des déchets, la distribution d'eau, le sport, l'alimentation, l'agriculture, l'éducation, l'énergie propre, le numérique, le logement, la culture, l'assurance.

    Parce qu'il n'y a pas de vie possible si on n'agit pas tout de suite, dans l'intérêt de toutes les vies, d'aujourd'hui et du futur. Si on ne comprend pas que seul le temps des hommes a de la valeur. Que de passionnants combats à mener ! ».
    J. A.

  • Afropea ; utopie post-occidentale et post-raciste

    Léonora Miano

    • Grasset et fasquelle
    • 30 Septembre 2020

    Léonora Miano n'est pas une Afropéenne (afro-européenne). Ceux qui se définissent ainsi ont grandi en Europe.
    Marquée par l'Afrique subsaharienne, la sensibilité de l'auteur se distingue de celle des Afropéens. Ceux-ci se sont construits en situation de minorité. Ce qui détermine la perception de soi, complique l'identification et la solidarité entre Afropéens et Subsahariens.
    La France identifie à l'Afrique tous ses citoyens d'ascendance subsaharienne, privilégiant les natifs de ce continent. Cela ne favorise pas l'ancrage des Afropéens dans leur pays, leur capacité à se sentir responsables de son destin.
    Pourtant, ceux qui se sont donné un nom - Afropéens - dans lequel Afrique et Europe fusionnent, s'ils sont fidèles aux implications de cette association plus qu'à leur amertume, peuvent incarner un projet de société fraternel, anti-impérialiste et anti-raciste. Dans une France en proie aux crispations identitaires, la perspective afropéenne apparaît encore comme une utopie. De part et d'autre, la tentation du rejet est puissante.

  • Crépuscule

    Juan Branco

    • Au diable vauvert
    • 21 Mars 2019

    L'histoire cachée de Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bernard Arnault, Arnaud Lagardère, Xavier Niel et Emmanuel Macron.

    Crépuscule s'inscrit dans la tradition littéraire française des réquisitoires politiques. Sous la plume enflammée d'un jeune homme formé pour intégrer les élites mais croyant encore en la République, il dénonce et expose les preuves d'une captation de la démocratie par des oligarques puissants, en faveur d'intérêts de caste. Et comment le président Emmanuel Macron en fut à la fois la créature et l'instrument Le publier est un acte citoyen.

  • La promesse

    ,

    • Bayard
    • 6 Avril 2022

    Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? L'enjeu intergénérationel de l'écologie est immense. C'est en écrivain, en amoureux des récits et des lois qui unissent les hommes et les femmes au vivant qu'Éric de Kermel dessine les pistes pour répondre à cette question.
    Nous nous étions habitués à faire reposer l'ordre du monde sur la promesse faite à nos enfants d'un monde meilleur. Aujourd'hui que nous savons cette promesse impossible, quel sens peut-il y avoir à faire des promesses qui ne peuvent être que fragiles ? Et si c'était cette fragilité qui permettait de transmettre le désir d'entrer en lien avec tout le vivant ? Et s'il fallait compter avec cette fragilité-là pour redonner sens à l'écologie ? Les pistes que dévoile le romancier résonnent avec les photos de Yann Arthus-Bertrand, où la terre vue du ciel est à la fois porteuse de blessures arides et de promesses fécondes. Un dialogue riche et puissant pour nourrir nos imaginaires d'horizons plus vastes et de possibles renouvelés.

  • Dans l'effervescence des années 1970, de jeunes sociologues créent autour de Pierre Bourdieu une nouvelle revue : Actes de la recherche en sciences sociales. Dans un des premiers articles de la revue, Pierre Bourdieu et Luc Boltanski s'attaquent à la question centrale de « La Production de l'idéologie dominante ». Trente ans plus tard, Luc Boltanski ouvre à nouveau le dossier. Riche d'anecdotes personnelles, son récit nous livre la genèse de ce texte. Il débouche sur une critique radicale des formes actuelles de l'idéologie dominante. Véritable manifeste, il vise à nous rendre la réalité inacceptable.

  • Mémoires vives

    Edward Snowden

    • Seuil
    • 19 Septembre 2019

    Les Éditions du Seuil publieront en septembre prochain, simultanément avec 20 autres éditeurs dans le monde, Mémoires vives, l'édition française du livre d'Edward J Snowden, Permanent record. L'ouvrage original sera publié par Metropolitan books (Macmillan) aux Etats-Unis le 17 septembre 2019.

    En 2013, un jeune homme de 29 ans surprend le monde entier en quittant la communauté du renseignement et en révélant que le gouvernement des États-Unis poursuit le projet secret de collecter toutes nos conversations téléphoniques, nos textos et nos emails. Ils veulent établir un système de surveillance de masse sans précédent, capable de s'infiltrer dans la vie privée de chaque personne sur la planète.

    Il révèle pour la première fois dans ce livre son histoire, comment il a participé à la mise en place de ce système et la crise de conscience qui l'a conduit à la révéler au public.

    "Edward J Snowden a décidé à l'âge de 29 ans de sacrifier son avenir personnel pour le bien de son pays, déclare John Sargent, président de Macmillan USA. Il a témoigné ainsi d'un courage immense, et, qu'on le veuille ou non c'est une fabuleuse histoire américaine. Il n'y a aucun doute que le monde est plus sûr et respectueux grâce à ce qu'il a fait. C'est une immense fierté pour Macmillan de publier Permanent record." Porté par une passion sans faille pour la vérité et une inébranlable sincérité, Mémoires vives est un témoignage exceptionnel, appelé à devenir un classique de notre temps.

  • La peur a-t-elle tué nos libertés ?

    Annabelle Pena

    • Des equateurs
    • 16 Mars 2022

    Le 1er juin, l'Assemblée nationale devrait voter la fin de l'état d'urgence sanitaire.
    L'occasion de faire le point sur les atteintes à nos libertés fondamentales.
    Quelle différence existe-t-il entre l'embastillement de l'Ancien Régime et le couvrefeu/ confinement de l'état d'urgence sanitaire ? Aucune selon certains : le fer des chaînes est simplement devenu virtuel ; les murs censés nous protéger de l'ingérence de l'État sont aujourd'hui ceux qui nous enferment. La France est retombée dans ses travers jacobins et liberticides d'un État autoritaire, d'un État policier où la liberté, pourtant garantie par la Constitution, n'a plus la place de premier plan qui lui revient.
    Pire, la liberté a été dépossédée de son caractère d'universalité, elle n'est plus qu'un droit « octroyé » par le souverain démocratique qui en façonne les traits à sa guise tout en conservant le pouvoir de reprendre ce qu'il a donné quand il le décide. Dans cet univers, la dystopie est devenue la norme et la « risquophobie » le guide de la décision politique. Le fossé qui séparait la démocratie de l'autoritarisme n'est plus qu'une simple ligne de démarcation dont les contours ne cessent de s'estomper avec l'avènement d'une société où la sécurité devient la première des libertés.

  • QuaSi l'école aime à proclamer sa fonction d'instrument démocratique de la mobilité sociale, elle a aussi pour fonction de légitimer - et donc, dans une certaine mesure, de perpétuer - les inégalités de chances devant la culture en transmuant par les critères de jugement qu'elle emploie, les privilèges socialement conditionnés en mérites ou en " dons " personnels. A partir des statistiques qui mesurent l'inégalité des chances d'accès à l'enseignement supérieur selon l'origine sociale et le sexe et en s'appuyant sur l'étude empirique des attitudes des étudiants et de professeurs ainsi que sur l'analyse des règles - souvent non écrites - du jeu universitaire, on peut mettre en évidence, par-delà l'influence des inégalités économiques, le rôle de l'héritage culturel, capital subtil fait de savoirs, de savoir-faire et de savoir-dire, que les enfants des classes favorisées doivent à leur milieu familial et qui constitue un patrimoine d'autant plus rentable que professeurs et étudiants répugnent à le percevoir comme un produit social.

  • Fermetures d'usines, licenciements... Sur fond de crise, la casse sociale bat son plein : vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont encore que les manifestations les plus visibles d'un large phénomène : l'intensification multiforme de la violence sociale des dominants. Dans ce guide pratique à l'usage des dominés, les auteurs décryptent l'arsenal de cette violence de classe, de cette brutalité feutrée, de ses codes et de ses stratagèmes. Mêlant récits vécus, micro-enquêtes, faits d'actualité, portraits et données chiffrées, les deux sociologues dressent le tableau d'un véritable pilonnage des classes populaires ... un monde social fracassé, au bord de l'implosion.

  • Fin de vie : interroger la mort pour chercher un sens à la vie

    Régis Aubry

    • Le cavalier bleu
    • 24 Mars 2022

    Depuis quelques décennies la fin de vie a dépassé le cadre de l'intime pour devenir l'enjeu d'une société qui refuse de plus en plus la mort. Certains « cas » très médiatisés ont également conduit à la ­­­­« sensationnalisation » d'un débat qui peine à être mené sereinement, alors même qu'il nous concerne tous : collectivement, par les réponses que les soignants et le législateur apporteront, individuellement par l'appréhension que nous avons de notre finitude.

    Pionnier dans la recherche sur la fin de vie et les soins palliatifs, Régis Aubry en aborde tous les aspects dans leur complexité et avec une profonde humanité. Ce faisant, il nous invite aussi à réfléchir sur la vie et le sens que nous voulons lui donner.

  • Les data contre la liberté

    Patrick Pharo

    • Puf
    • 13 Avril 2022

    L'ouvrage s'interroge sur la possibilité d'un nouveau despotisme lié à la dépossession et au rétrécissement des options personnelles résultant du microciblage commercial par des outils numériques, à la dictature des prédictions qui commandent les décisions économiques et sociales, et à l'ubiquité de la surveillance politique et policière.
    Il décrit une société dans laquelle la sollicitude publique et les sollicitations privées en vue d'influer sur les désirs et les craintes ont pris le pas sur l'ancienne discipline autoritaire des corps. Un maternalisme politique diffus, vaguement inspiré de la philosophie du care, tend ainsi à se susbtituer à la promotion des libertés et des droits démocratiques.
    L'Intelligence Artificielle (IA) connexionniste, bien que mathématiquement très sophistiquée, qui est l'instrument privilégié de cette mutation, nuit directement à l'exercice de la réflexion humaine chez les prestataires comme chez les usagers, et à une liberté appréciative privilégiant chez chacun l'autodétermination des options.

  • Le travail Nouv.

    Le travail

    Dominique Méda

    • Que sais-je ?
    • 18 Mai 2022

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  • Libérons-nous du féminisme !

    Bérénice Levet

    • Alpha
    • 2 Mars 2022

    Pour l'essayiste, si le féminisme, en son inspiration originelle, est un mouvement d'émancipation, il n'est plus guère aujourd'hui qu'une machine à surveiller et punir, à abêtir et infantiliser, à fabriquer des réalités et en occulter d'autres.
    Criminalisation du désir masculin, guerre des sexes, néopuritanisme, épuration culturelle, politique du deux poids-deux mesures lorsque le mâle est musulman : nous libérer du féminisme constitue aujourd'hui un impératif catégorique si nous voulons être rapatriés sur terre, loin du monde fictif de l'idéologie féministe.


    Bérénice Levet ne craint pas d'affirmer, et d'établir, que la cause des femmes n'est qu'un alibi : le néoféminisme travaille à la déconstruction de notre modèle de civilisation. Patrie de la galanterie, du libertinage, la France doit être le fer de lance d'une révolte contre ces Robespierre du jeu, de la séduction, de la ruse, de la légèreté !


    Dans cet essai brillant et engagé, la philosophe donne des raisons de résister.

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