• Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée, en France et à l'étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle s'y montre telle qu'elle est : libre, véhémente, sereine.

  • Tu es un bourgeois.
    Mais le propre du bourgeois, c'est de ne jamais se reconnaître comme tel.
    Petit test  :
      Tu votes toujours au second tour des élections quand l'extrême droite y est qualifiée, pour lui faire barrage.
    Par conséquent, l'abstention te paraît à la fois indigne et incompréhensible.
    Tu redoutes les populismes, dont tu parles le plus souvent au pluriel.
    Tu es bien convaincu qu'au fond les extrêmes se touchent.
    L'élection de Donald Trump et le Brexit t'ont inspiré une sainte horreur, mais depuis lors tu ne suis que d'assez loin ce qui se passe aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
    Naturellement tu dénonces les conflits d'intérêts, mais tu penses qu'en voir partout relève du complotisme.
    Tu utilises parfois (souvent  ?) dans une même phrase les mots racisme, nationalisme, xénophobie et repli sur soi.
    Tu leur préfères définitivement le mot ouverture.
      Si tu as répondu oui au moins une fois, ce livre parle de toi.
    Prends le risque de l'ouvrir.
        Romancier, essayiste et dramaturge, François Bégaudeau est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Deux singes ou ma vie politique (Verticales, 2013) et En guerre (Verticales, 2018).

  • Les candidats : novices et professionnels en politique Nouv.

    L'Assemblée élue en 2017 ne ressemblait à aucune autre. Rajeunie, féminisée, elle a aussi accueilli plus d'une centaine de novices au Palais Bourbon. Comment ces nouveaux venus se sont-ils ajustés à cette nouvelle vie ? Ont-ils transformé la politique, comme ils le promettaient, ou se sont-ils adaptés à elle ? Et d'ailleurs, pourquoi la campagne s'est-elle autant focalisée sur leur profil ? Au terme d'une enquête menée en immersion à l'Assemblée, mais aussi dans les archives, ce livre apporte des réponses à ces questions.
    Il part de l'irruption dans le monde politique de ces corps étrangers afin de brosser un tableau riche de la condition politique, d'hier à aujourd'hui. L'ouvrage est aussi une réflexion théorique sur l'attente en politique : à la fois mode de sélection des élus et instrument de leur normalisation. Il démontre l'illusion d'une promesse de changement fondée sur le seul renouvellement des personnes. En l'absence de réformes plus profondes, on se condamne à ce que tout change sans que finalement rien ne change.

  • Servir

    Pierre de Villiers

    • Fayard
    • 8 Novembre 2017

    « Le lundi 17 juillet 2017, dans la solitude de mon bureau, après mûre réflexion, je viens de prendre la décision de quitter ma fonction de chef d'État-major des armées. Cette démission, que rien n'annonçait quinze jours plus tôt, était devenue pour moi un devoir.

    J'ai désormais une responsabilité, celle de dire la vérité sur les menaces auxquelles nous devons faire face et sur les défis de nos armées. Ainsi, les Français pourront mieux comprendre.

    Ce livre est un appel. Oui, nous pouvons être fiers de notre beau pays et de son armée. Oui, cette nation est fidèle à son histoire quand elle est rassemblée.

    Je veux parler de nos forces, de nos fragilités, de notre courage, de notre honneur. Je veux servir. » Pierre de Villiers a été chef d'État-major des armées de 2014 à 2017, concluant quarante-trois ans d'une grande carrière militaire, au service du succès des armes de la France.

  • Nous voyons ou entendons parler tous les jours d'hommes et de femmes qui sont prêts à renoncer à leur intérêt immédiat, à leur confort, à leurs proches, et à prendre des risques, pour autrui. Et pour un autrui qu'ils ne connaissent même pas : des malades dont ils ne savent pas le nom, des SDF qu'ils veulent soulager, des migrants ou des otages qu'ils veulent sauver mais qu'ils n'ont jusque-là jamais rencontrés. Ils agissent avec dévouement et désintéressement alors que rien ne les y oblige en aucune façon. Pour que nous puissions comprendre leur engagement civique ou humanitaire, il fallait faire l'histoire de cette idée qu'il est possible de renoncer à soi-même pour autrui, de se sacrifier pour le bonheur de l'humanité, de faire de la souffrance et du chagrin une arme politique. Ce livre part donc de l'invention des héros civiques à Rome à la fin de la République et les suit à travers l'histoire, de l'humanisme italien à l'activisme révolutionnaire en passant par le culte de la gloire des monarchies européennes et la naissance du concept d'humanité.

  • Le livre propose de substituer à la notion de "société civile" celle de "pratiques politiques autonomes", qui permet de saisir les caractéristiques particulières de chacune des initiatives prises par des associations ou des collectifs pour s'occuper d'un aspect de la vie collective ou politique d'une société. Il montre d'abord comment ces pratiques remplissent une fonction de socialisation politique que les institutions sociales ne parviennent plus à assurer.
    Il s'intéresse ensuite à un type particulier de ces pratiques : celles qui investissent le champ de la politique pour jouer un rôle dans l'activité de gouvernement. Ces pratiques composent ce qu'on nomme ici l'activisme sauvage. A partir des expériences d'exercice du pouvoir par des citoyens ordinaires, le livre analyse la légitimité de cet activisme, dégage ce qui le différencie du militantisme partisan traditionnel et montre comment il est en train de façonner une politique, en favorisant la vigilance des citoyens sur les conduites des pouvoirs en place ou en concourant aux élections locales ou nationales pour contribuer, si peu que ce soit, à changer de monde.

  • Pour la première fois depuis qu'il a quitté l'Élysée, François Hollande s'explique. Il tire les leçons humaines et politiques d'une expérience unique.
    Comment vit un président au jour le jour ? Comment tranche-t-il dans le feu de l'action ? Comment agit-il sur la scène internationale ? Comment a-t-il décidé, pour redresser le pays, d'encourir l'impopularité et l'incompréhension parmi les siens ?
    Face aux épreuves qui ont ensanglanté notre pays, il donne ses sentiments intimes et nous fait partager, par les portraits saisissants des principaux dirigeants du monde, les défis majeurs de la planète. Il livre des vues aiguës sur la crise que traverse la démocratie européenne et sur l'avenir de la gauche réformiste.
    Dans sa vie publique, comme dans les replis de sa vie privée, sans impudeur mais sans faux-fuyant, il confesse aussi ses regrets. Il révèle enfin les raisons qui l'ont conduit à ne pas se représenter et détaille les relations complexes qu'il entretient avec Emmanuel Macron.
    Un document rare sur l'exercice du pouvoir que tout citoyen et tout lecteur curieux de l'expérience humaine des grands dirigeants lira avec passion.

  • « On attendait d'énergiques initiatives, des changements effectifs, de vrais événements. Ils ne se sont pas produits. Cinq décennies ont passé en vain, à vide, apparemment. Et puis ce qui aurait dû être et demeurait latent, absent fait irruption dans la durée.» Pierre Bergounioux entreprend ici de saisir les origines et la signification du soulèvement social que la France a vécu ces derniers mois. Il enracine sa réflexion dans l'histoire des nations et des idées occidentales, en vertu de l'axiome selon lequel tout le passé est présent dans les structures objectives et la subjectivité des individus qui font l'histoire. Ainsi se poursuit, jusque dans les formes les plus contemporaines de la contestation, en pleine crise du capitalisme et de la représentation politique, le rêve égalitaire qui nous est propre.

  • Critiquer les diverses formes de domination, débusquer les mécanismes qui assurent aux puissances établies leur apparente légitimité, telle est une des principales vocations des sciences humaines. Mais toute distinction est-elle injuste, et toute inégalité est-elle suspecte ? Qu'en est-il des distinctions fondées sur les grandeurs naturelles de l'intelligence et de la vertu ? Ne devrait-on pas considérer ces grandeurs comme des biens précieux, et ne devrait-on pas, à ce titre, leur conférer une forme d'autorité politique et sociale ? Les citoyens démocratiques eux-mêmes ne tireraient-ils pas profit de gouvernants avisés et vertueux ? A vrai dire, pour peu que l'on puisse s'entendre sur les qualités qui rendent un individu digne de gouverner, rien ne serait plus juste et plus bénéfique que confier le pouvoir aux meilleurs.
    Pourtant, Aristote, Pascal et Tocqueville, qui furent au plus haut point soucieux de la grandeur humaine se montrèrent réservés sur l'opportunité d'instituer une véritable méritocratie. Ce livre s'attache donc à comprendre leurs réserves, mais aussi à comprendre comment ils envisagèrent la survie de la grandeur humaine.

  • Le célèbre couple de sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot livre ici une dénonciation impitoyable de la complicité des gouvernements avec le destructeur Dieu Argent. Fidèles à leur méthode rigoureuse, ils démontrent, preuves à l'appui, comment l'argent s'est transformé en une arme de destruction massive aux mains d'une aristocratie de l'argent qui fraye intensément avec celle du pouvoir. À l'heure du « Fillongate », de la violence délirante de Trump, de l'arrogance de Marine Le Pen face à la justice, ou de la mondialisation du droit de polluer à coups de « crédits carbone », l'indignation sociologique des Pinçon-Charlot est indispensable.

  • L'abstention, la montée des votes protestataires ou les « Gilets jaunes » constituent autant de symptômes d'une coupure entre les classes populaires et les partis. Contre les lectures simplistes, à partir d'immersions prolongées dans trois organisations (Front National, Union pour un Mouvement Populaire et Jeunes Communistes), l'ouvrage interroge comment les partis participent eux-aussi à démobiliser les plus modestes.
    Les militants rencontrés sont souvent ouvriers, employés, sans-emplois, précaires ou étudiants issus de ces milieux. Ils habitent en banlieue ou en milieu rural et s'impliquent dans les sections locales. De réunions en congrès, de campagnes électorales en événements internes, ils se heurtent à des dispositifs élitistes, qui les empêchent d'accéder aux responsabilités : ils sont et resteront de « simples militants ». En observant leurs engagements non-professionnels, l'enquête met au grand jour leurs parcours, leurs doutes, leurs pratiques « de terrain » et leurs lectures sélectives des programmes. Les militants populaires se révèlent ainsi des témoins privilégiés des fractures grandissantes entre les citoyens et les représentants, les classes populaires et les classes aisées, « ceux d'en bas » et « ceux d'en haut ».

  • L'ancien secrétaire général de l'Élysée raconte quarante ans de notre vie politique.
    Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron : Jean-Pierre Jouyet a servi quatre présidents de la République.
    Il a tout vu et (presque) tout connu.
    De l'Élysée à Bercy, de la Commission européenne à Matignon, il a vu fonctionner l'État de l'intérieur. Avec ses forces et ses faiblesses !
    Il a aimé travailler pour l'intérêt général.
    Mais il a détesté les archaïsmes du pouvoir, l'inertie des corporatismes... et certaines polémiques.
    Un récit d'une grande liberté de ton sur un petit monde qui prétend nous diriger. Un témoignage exceptionnel, parfois féroce, toujours informé.

  • Depuis l'arrivée de la Covid-19, la gestion de la crise en Europe, et particulièrement en France, est chaotique. Le gouvernement impose des mesures incohérentes tout en exagérant le risque sanitaire pour faire passer la pilule d'une privation sans précédent de nos libertés, pendant que le pays sombre dans une terreur savamment distillée par de nombreux médias.

    L'économie, les emplois, les commerces, la culture, les régions n'ont jamais été autant mis à mal, et ce au nom de l'intérêt général, prétexte pour le moins paradoxal puisque celui-ci exige un retour plus rapide à la vie. Pourtant, les politiques persistent à faire tomber le couperet de leurs décisions arbitraires sur la démocratie, amplifiant davantage l'écart entre les plus riches et les plus pauvres (hommes, entreprises et territoires), triomphe renouvelé d'une gouvernance centralisée et autoritaire.

    Denis Jacquet, à contre-courant du politiquement correct, brosse ici le portrait sans concession d'une France agonisant sous les coups de boutoir des confinements et autres couvre-feux absurdes, disant tout haut ce que de nombreux responsables d'entreprises, d'institutions, de fédérations ne peuvent pas dire sous peine d'être écharpés sur la place publique. Un pamphlet volontairement polémique pour éclairer les consciences et réanimer les esprits.

  • Parfois louangeurs parfois critiques, de tous les livres existant sur Jack Lang aucun ne propose une réflexion systématique sur les politiques culturelllesmise en place à cette époque. Conçu sous la forme d'un dictionnaire avec ses 108 entrées alphabétiques réparties en trois parties. 60 éminents spécialistes ont participé à ce dictionnaire, cet ouvrage a l'ambition d'être la référence et d'offrir des clefs de compréhension de cette époque et de l'héritage considérable qu'elle nous a légué.

  • Tout sur le texte fondateur de la Ve République.
    Malgré ses multiples révisions, la Constitution de 1958 s'est imposée comme le socle de notre République. Pourtant, la plupart d'entre nous ignorent quel est précisément son contenu. Comment fonctionne la séparation des pouvoirs ? Quelles sont les grandes institutions qui nous gouvernent et quelles sont leurs prérogatives ? En quoi consiste la réforme de 2019 ? En quelques pages, l'auteur de cet ouvrage passe à la loupe cette « norme suprême » qui nous rassemble.

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  • Les principes de la citoyenneté ont été définis en 1789. Pendant la Révolution, le citoyen est un homme ancré dans son quartier, dans son village. Il paye l'impôt. Il est attaché à un et un seul domicile. 250 ans plus tard, nous sommes nombreux à avoir plusieurs résidences et à nous déplacer continûment pour les études, le travail, les loisirs... N'y aurait-il pas désormais une contradiction entre un fonctionnement démocratique qui propose au citoyen un seul lieu de vote et nos espaces de vie multiples, changeants et ouverts ?
    La question est d'autant plus légitime que la scène politique est envahie de sujets « mobilitaires » : les Gilets-Jaunes, les débats environnementaux (moins de voitures, moins d'avions), l'épuisement des utilisateurs des trains et des métros et des personnes prises en otage par les embouteillages... Ces enjeux sont bien installés dans la vie quotidienne de nos contemporains. La mise en mobilité de la société ne doit-elle pas s'accompagner d'un aggiornamento de la citoyenneté ?

  • Depuis l'avènement de l'internet grand public dans les années 1990, le web a été perçu comme un outil au service de la liberté d'expression. Mais face à la montée de la désinformation et des discours de haine, une régulation nouvelle se met en place. Les États légifèrent pour encadrer la prise de parole en ligne. Les grandes entreprises du numérique se voient octroyer des pouvoirs de filtrage et de blocage des contenus. Le problème survient lorsque l'opacité de ces opérations transforme la modération en censure. Il est urgent d'inventer une régulation démocratique des contenus sur internet, afin que celui-ci demeure pour tous et toutes un espace de débat, d'engagement et de liberté.

  • Enquête du journaliste sur la caste des hauts fonctionnaires en France. Il décrit les conflits d'intérêts entre banques d'affaires, cabinets de consultants et haute administration où ils exercent tour à tour, l'absence de sanctions en cas d'échec, la mauvaise gestion de l'argent public ou encore l'opacité autour de leur affectation ou de leurs revenus.

  • La pensée postcoloniale et la différence historique.
    L'Europe n'est plus au centre du monde, l'histoire européenne n'incarne plus "l'histoire universelle", mais ses catégories de pensée et ses concepts politiques continuent de régir les sciences sociales, la discipline historique et nos représentations politiques.
    Avoir pour projet de provincialiser l'Europe n'équivaut pas à rejeter la pensée européenne, il ne s'agit pas de prôner une "revanche postcoloniale". Mais la pensée européenne, aussi indispensable soit-elle, est inadéquate pour appréhender l'expérience de la modernité politique dans les nations non occidentales. Comment s'affranchir de son "historicisme" ? Comment interpréter les faits sociaux sans les contraindre à se conformer au modèle, limité et exclusif, de l'accession progressive de tous, au cours de l'histoire, à une certaine conception de la "modernité" ? L'enjeu est de parvenir à renouveler les sciences sociales, à partir des marges, pour sortir d'une vision qui réduit les nations non européennes à des exemples de manque et d'incomplétude, et penser au contraire la diversité des futurs qui se construisent aujourd'hui.
    Ce livre s'y essaie, en décrivant diverses manières d'être dans le monde - de l'intense sociabilité littéraire de Calcutta au rapport complexe des poètes indiens vis-à-vis de la nation, en passant par la façon dont les veuves indiennes ont vécu et fini par faire entendre leurs souffrances - manières d'être dans le monde qui sont autant d'histoires singulières et fragmentaires, autant de réinterprétations, de traductions et de transformations pratiques des catgéories universelles et abstraites de la pensée européenne.

  • Les actes violents commis au nom d'une cause ne sont pas quantifiés, contrairement à ceux de la délinquance dont les statistiques se voient diffusées régulièrement. Pourtant, les images des violences politiques s'invitent chaque jour dans nos salons: attentats, dégradations d'équipements publics, séquestrations, etc.Prenant froidement le parti des chiffres, les auteurs ont constitué une base inédite de quelque 6 000 épisodes de violence politique survenus de 1986 à nos jours, en les catégorisant selon la nature de la cause défendue: idéologique, indépendantiste, religieuse, professionnelle ou sociétale.Leur approche à la fois quantitative et narrative, portant sur une trentaine d'années, fait tomber nombre de présupposés du débat politico-médiatique. Sans masquer la tragédie des attaques terroristes ni les manifestations émeutières des années récentes, elle nuance l'idée d'un regain de violence politique en France, où le nombre d'atteintes aux personnes est aujourd'hui très inférieur à celui des atteintes aux biens. Elle confirme un net recul de la violence indépendantiste, mais révèle aussi toute la palette d'expressions d'une colère grandissante contre la démocratie représentative.

  • Ils ont grandi dans la même ville, ils ont été élèves dans le même lycée.
    L'un est devenu président de la République, l'autre son opposant n° 1.

    François Ruffin retrace le parcours de l'enfant prodige de la bourgeoisie d'Amiens, qui choisit Paris, l'Ena, la commission Attali sous Sarkozy, la banque d'affaires, rejoint l'Élysée du temps de François Hollande, puis se lance dans la course à la présidence de la République. Il met en lumière les choix du chef de l'État, les protections qu'il sollicite, ses relations incestueuses avec les patrons de médias et les grandes fortunes (qui sont souvent les mêmes).

    LA FRANCE DE FRANÇOIS RUFFIN.
    En contrepoint, François Ruffin se raconte aussi : son mal-être de jeune homme qui rêve de « sauter les grilles » du lycée, le refus de faire carrière après le Centre de formation des journalistes, le choix de pratiquer un journalisme dissident (« Là-bas si j'y suis », Fakir), le film Merci patron ! et l'aventure de la députation, dans l'aspiration de la France insoumise. Il raconte ses rencontres avec ces Français qui comptent en euros, voire en centimes, il partage avec les lecteurs son engagement de tous les instants, jusqu'à l'austérité.

    UN VRAI LIVRE DE GAUCHE.
    Ce livre, écrit au scalpel, se lit d'une traite. Il est truffé de formules cinglantes sur la présidence et d'histoires bouleversantes de la France populaire. C'est un livre de gauche, profondément, viscéralement, qui tient du réquisitoire implacable des Nouveaux Chiens de garde de Serge Halimi, d'un appel à l'engagement de Indignez-vous ! de Stéphane Hessel, et du livre d'intervention, au coeur de l'événement, comme Murmures à la jeunesse de Christiane Taubira.

  • Un chasseur en campagne

    Willy Schraen

    • Gerfaut
    • 18 Août 2020

    Willy Schraen a été élu en 2016 Président de la Fédération Nationale des Chasseurs (F.N.C., 1'100 000 adhérents). Il est à l'origine des nouvelles lois sur la chasse, a négocié avec Emmanuel Macron la réforme de la chasse dont la très médiatisée baisse du prix du permis national à 200€.
    Après des décennies où la chasse française n'osait ni s'exprimer ni se montrer, le nouveau président de la FNC souhaite désormais se faire entendre et affirmer le rôle que la chasse française joue au quotidien dans la conservation et la régulation des espèces, la défense de la biodiversité, son rôle de premier écologiste de France, en permanence sur le terrain et en lien étroit avec le monde rural. Il se bat contre une agriculture productiviste qui détruit une faune et une flore indispensables à l'équilibre écologique. Il se bat également pour les agriculteurs et tous les ruraux, souvent incompris et délaissés par une élite distante qui décide pour eux, sans les connaitre.
    Dans cet essai, Willy Schraen livre son analyse sur l'ensemble des politiques menées sur la chasse en lien avec les gouvernements, mais propose également des solution pour vivre mieux en milieu rural. Il y défend un mode de vie mis à mal par une méconnaissance globale et des problématiques en contradiction avec celles des populations urbaines.
    Plus qu'un réquisitoire, il s'agit ici d'un plaidoyer pour une France moins fracturée et un retour à une compréhension et une reconnaissance mutuelle de populations aux aspirations finalement assez proches.

  • Au croisement des travaux sur les entourages politiques et sur le genre en politique, cet ouvrage révèle la contribution, aussi essentielle que méconnue, des conjointes d'élus. Connoté par la presse à scandale et non questionné par la science politique, ce sujet est au mieux réduit à l'étude de la communication politique des élus les plus médiatisés. Bien au-delà, et à l'aide des concepts de la sociologie de la famille et de la sociologie politique, l'analyse des rôles endossés par les conjointes au sein des maisonnées politiques enrichit doublement notre compréhension du « métier » d'élu : elle révèle d'abord certaines conditions pratiques et parfois prosaïques de cette activité sociale ; elle rompt ensuite avec l'image d'un élu coupé de ses attaches privées et sans affects. Nourrie de récents travaux sur le genre en politique, cette approche permet de mettre en lumière l'importance de cette catégorie de femmes impliquées de fait dans la vie politique et pourtant jusque-là particulièrement ignorées.
    À l'encontre de la théorie politique et de la plupart des travaux de sociologie politique, qui interdisent ou s'interdisent de franchir la frontière qui sépare vie publique et vie privée des élus, c'est donc la nécessaire imbrication et articulation de ces deux sphères au cours de l'ascension élective que cet ouvrage met en évidence.

  • La V République s'installe à un moment où deux processus complexes et à géométrie variable - la décolonisation, d'une part, et l'essor économique sans précédent, de l'autre - dessinent de nouveaux périmètres pour la vie de la Cité. Après un demi-siècle d'existence, ce régime, qui apparut à beaucoup comme la structure politique d'accompagnement de la modernisation du pays et de sa métamorphose, semble peiner à conduire la nouvelle mue de la société française au sein d'un monde globalisé.
    En historien, Jean-François Sirinelli observe le fonctionnement de l'écosystème quintorépublicain.
    Il en analyse les crises conjoncturelles et éclaire les mouvements structurels de la démocratie française de ces cinquante dernières années.

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