• À travers une série de courts récits, Marcel Mennecier, "flic" à la retraite, décrit le quotidien d'un policier sur le terrain. L'auteur, qui a consacré sa vie à "protéger et servir", raconte les longues heures de service, les confrontations souvent brutales avec les interpellés, la misère humaine qui frappe sans prévenir et, parfois, le sentiment d'impuissance face au manque de moyens. À l'heure où les débats et les polémiques qui entourent la Police nationale enflent, Marcel Mennecier ouvre le dialogue en dévoilant les jours et les nuits de service, en nous livrant un témoignage sans fard sur les coulisses du métier. Un livre choc, qui aborde sans détour la réalité d'une profession en crise, fustigée par une grande partie de la population et abîmée par le sentiment d'un manque de reconnaissance de la part de L'État. Flics de France donne à lire un quotidien auquel on préférerait n'être confronté que dans l'univers du polar très noir, mais qui est bien réel pour ces femmes et ces hommes qui choisissent de porter l'uniforme bleu marine.

    Policier à la retraite, Marcel Mennecier a consacré sa carrière à protéger ses concitoyens et à lutter contre le crime dans l'est parisien, entre le 18e et le 10e arrondissement de Paris, entre la Gare du Nord et Barbès-Rochechouart. Sa vision, parfois désabusée, de la nature humaine et de notre système judiciaire, permet de mieux comprendre l'origine du ras-le-bol et l'épuisement dans les rangs de la Police. Flics de France est son premier livre.

    Avec une préface de Serge Castello, Contrôleur Génénral Honoraire de la Police Nationale ;

  • Les débats sur la laïcité, qui agitent à intervalle régulier l'espace politico-médiatique en France depuis une trentaine d'années, n'ont malheureusement pas contribué à éclaircir la définition de ce principe essentiel de notre République. Reflets d'anciennes positions antagonistes réactivées par une visibilisation accrue du religieux dans nos sociétés si profondément sécularisées, ils prennent souvent un tour idéologique qui excède largement l'esprit initial de cet outil juridico-politique à la fois pragmatique et libéral. Ces confrontations nous font parfois oublier qu'il n'y a pas une Laïcité, mais des formes diverses et contextualisées de laïcités.
    Chaque type de laïcité est en effet le résultat d'un processus historique long de modernisation politique et sociale, différencié selon les espaces politiques et les forces en présence, qu'elles soient civiles ou religieuses.
    C'est à l'éclaircissement des attendus de ce débat, souvent passionnel et parfois confus, que cet ouvrage est consacré.

  • Le terrorisme a pris une importance considérable dans notre société.
    Hyper-médiatisé, mal connu et mal interprété par nombre de ceux qui le commentent, il est aussi récupéré au service d'idéologies politiques et d'ambitions personnelles par nombre de ceux qui sont censés le combattre.
    Ce livre invite à le comprendre pour ce qu'il est réellement : un crime certes atroce, mais d'une grande banalité dans le paysage des violences sociales.
    Les auteurs dévoilent les logiques ordinaires de ces violences spectaculaires.

  • Actualité : commemoration des attentats du 13 novembre 2015 (Bataclan, Stade de France...).
    Installation du parquet national antiterroriste en juillet 2019.

  • Entre le privé et le public, les communs sont de retour et ce n'est pas un effet de mode. Un peu partout dans le monde, nous assistons à une renaissance des communs.
    On redécouvre qu'ils n'ont jamais disparu : on estime que près de deux milliards de personnes utilisent le principe de communs pour des biens et services de leur vie quotidienne.
    Cette renaissance n'est pas un hasard, plusieurs facteurs en sont la cause :
    - l'apparition grâce au numérique des communs informationnels. On peu citer les logiciels libres, Wikipédia, les licences Créative Commons...
    - les dangers de la privatisation du monde et du vivant par les transnationales ou les plus riches, générant conflits, inégalités et destructions écologiques. Ou à l'inverse les échecs du tout étatique, à la gestion souvent lourde et bureaucratique.
    - la marchandisation du monde qui entraine des attaques permanentes contre les communs matériels ancestraux et les abus de la propriété intellectuelle.
    - le Prix Nobel d'économie donné à Éléonore Ostrom en 2009 pour son analyse de la gouvernance économique des biens communs.
    A travers dix idées recues, ce livre interroge les communs et repose la question taboue de la propriété et de l'héritage, donc des rapports de pouvoir. Car toute extension du domaine des communs entraîne la remise en cause des pouvoirs donnés aux propriétaires, qu'ils soient privés ou publics.
    Dans sa partie propositions, cet ouvrage, vulgarisateur et pédagogique, prône la priorité donnée à la valeur d'usage et l'existence ou l'extension dans de nombreux domaines d'une propriété communale associée non à des individus mais à une collectivité.
    Les communs, alternative à la société du tout marché, réponse à l'offensive néolibérale, dépassement du capitalisme et de l'étatisme, revolution du XXI ème siècle?
    Nous verrons que c'est peut-être un peu tout cela.

  • Quelle place pour le peuple dans la démocratie ? Longtemps les citoyens se sont contentés d'être représentés ; ils demandent aujourd'hui à devenir des acteurs à part entière : les médias, la télévision, les enquêtes d'opinion et surtout Internet sont en train de bouleverser de fond en comble notre vie politique.
    Historien reconnu du mouvement ouvrier et des gauches françaises - son livre sur les gauches est devenu le pendant obligé de celui de René Rémond sur les droites -, Jacques Julliard décrit dans ce livre les étapes de ce bouleversement. Il nous entraîne dans une grande fresque qui, du XVIIIe siècle à nos jours, décrit les étapes de la formation de la gauche ; il montre, à travers le cas du syndicalisme révolutionnaire, l'affrontement permanent de l'action populaire et de l'action parlementaire. Enfin, dans une dernière partie, plus personnelle, il esquisse, de Pascal à Simone Weil en passant par Proudhon et Péguy, une généalogie de la dissidence démocratique. Une conclusion passionnée, inspirée par la déroute récente de la gauche, sonne comme un appel à la refondation intellectuelle de celle-ci.
    Ce recueil de textes, dispersés jusque-là dans des revues pour la plupart ou extraits d'ouvrages, forme un ensemble cohérent, aussi passionnant qu'éclairant pour comprendre l'itinéraire personnel, social, moral et intellectuel de l'une des grandes consciences de notre temps. Dans la première partie, intitulée « D'où je viens », Jacques Julliard évoque ses origines, retrace son parcours d'étudiant en khâgne à Lyon, puis à l'École normale, son entrée à la revue Esprit et son expérience de la guerre d'Algérie. La deuxième partie est consacrée aux questions sociales qui occupent une place centrale dans son oeuvre, sa réflexion et ses engagements militants. L'autonomie ouvrière, le syndicalisme d'action directe autour de Fernand Pelloutier, Mai-68 et le syndicalisme révolutionnaire, l'idée d'autogestion, populisme du peuple et populisme des élites - autant de thèmes ici recensés par celui qui fut l'un des compagnons de route de la CFDT et de la gauche rocardienne. Jacques Julliard nous entraîne ensuite sur ses lieux d'action et de mémoire plus politiques, en évoquant son rôle au Nouvel Observateur et aux éditions du Seuil, en s'interrogeant sur l'avenir du métier politique, De Gaulle et le peuple, la vérité du réformisme, le divorce entre la gauche et le peuple. Il revient enfin sur ceux qu'il appelle « les miens », ses références premières, ses maîtres et ses inspirateurs : Pascal, Péguy, Simone Weil, Bernanos, Claudel.

  • Le XXIe siècle est celui du choc des puissances. L'extension du domaine de la guerre aux nouveaux espaces économiques, virtuels ou cognitifs a ouvert une ère de conflictualité systémique.

    Cette rupture stratégique est encore mal appréhendée en France, où inhibitions et approches idéalistes faussent l'analyse des rapports de force et de leur évolution.

    Spécialiste des problématiques de puissance, Raphaël Chauvancy en définit le concept et le replace au coeur d'une analyse méthodique.

    En remontant le fil des causalités, il éclaire l'arrière-plan des cas concrets dont il illustre sa démonstration. Il s'inscrit ainsi dans le temps long pour proposer une grille de lecture globale et accessible.

    Ouvrage de référence, Les nouveaux visages de la guerre ouvre la voie à une pensée stratégique alternative, adaptée au nouveau monde multipolaire.

  • Cette troisième édition présente les modifications des institutions françaises et de leur fonctionnement intervenus à la suite de la révision constitutionnelle de juillet 2008 et des nouveaux réglements de l'Assemblée nationale et du Sénat de mai et juin 2009 rédigés en application de la réforme constitutionnelle et qui décrivent précisément la nouvelle procédure de débat et d'adoption des lois, mais aussi de contrôle du gouvernement.

  • Dans un contexte de menaces protéiformes dans nos sociétés démocratiques, les États n'ont de cesse de repenser leur modèle de protection des personnes et des biens. En raison d'un climat social tendu, de divers actes de malveillance (sabotage, intrusions sur sites sensibles, cyberattaques...) et de multiples attentats, la France s'oriente davantage sur un partenariat de sécurité publique-privée en adaptant ses défenses préventives et opérationnelles.

    Avec la multiplication des Grands Événements Sportifs comme l'EURO de football de 2016, la Coupe du monde de football féminin de juin 2019, le Championnat d'Europe masculin de volley en septembre dernier... et en ligne de mire la Coupe du Monde de rugby de 2023 et les JO Paris 2024, la France tente de définir et mettre en place un concept singulier de coproduction de sécurité.

    À quels risques et menaces les décideurs publics seront-ils confrontés d'ici les JO de 2024 ?
    Quels moyens dédiés pourraient-ils mettre en oeuvre pour assurer la sûreté de cet événement hors-norme ?
    Comment assurer la sécurité des mobilités des athlètes, des spectateurs et des médias ?
    Comment allier au mieux surveillance humaine et innovations technologiques dans un monde de plus en plus numérique ?
    C'est à toutes ces questions que répond cet ouvrage.

  • Dieu n'est pas mort. Il fait de la politique. Partout dans le monde, le religieux est de retour. Son ascendant se ressent à l'intérieur des Etats comme sur la scène internationale et ce, jusqu'en Occident, où il semblait promis à une irrémédiable occultation. Le constat, enthousiasmant pour les uns, dérangeant pour les autres, est sans appel : la modernité n'a pas induit la disparition sociale, ni surtout politique, du religieux.
    Trois phénomènes majeurs le traduisent : la polarisation des sociétés partagées entre effacement et réaffirmation des croyances, la politisation renouvelée des religions, la spiritualisation des politiques. Pour autant, il ne s'agit en aucun cas d'un retour aux temps anciens, quand toute vie sociale était configurée par le religieux. Fruit d'une coopération entre le Centre de recherches internationales de Sciences Po et le Groupe sociétés, religions, laïcités de l'Ecole pratique des hautes études, cet ouvrage révèle toute la complexité d'un espace contemporain en tension perpétuelle entre sécularisation et réenchantement du monde.

  • - Quels sont mes droits lors d'une garde à vue ?
    - Suis-je obligé de donner mon ADN ?
    - Puis-je me défendre seul ?
    À l'heure de la chasse au terrorisme, du plan vigipirate et du nouvel arsenal judiciaire antiterroriste, à l'heure aussi des polémiques qui enflent sur le contrôle au faciès et la litanie interminable des violences policières, ce guide se veut un outil d'autodéfense juridique face à la polce et la justice.

  • Depuis 20 ans, les sondages d'opinion mettent en lumière l'image positive dont bénéficie l'armée française dans la population.  Alors que la défiance des citoyens vis-à-vis des institutions politiques (partis, syndicats, personnel politique...) est grandissante, l'institution militaire semble préservée de ce rejet. Qui plus est, les attentats terroristes de 2015 ont replacé le fait militaire au coeur de la vie politique et sociale  (opération Sentinelle, réservistes, hausses budgétaires).
    Si un rapprochement entre les Français et leurs soldats s'est bien opéré, l'image qu'ils en ont reste malgré tout altérée et déformée par les traumatismes du siècle dernier, par l'éloignement géographique et temporel de la guerre  mais aussi par un traitement médiatique inévitablement parcellaire de l'action des militaires et par une parole politique qui peine encore souvent à lui donner du sens.
    Cette nouvelle donne, paradoxale, rend nécessaire un état des lieux précis des relations entre la société française et ses armées. Le lien armée-nation a beaucoup évolué ces dernières années et pourtant il n'a jamais été aussi méconnu. Ce livre sonde, dans toute sa complexité, les relations entre la société française et ses armées, en analysant le retour très net du fait militaire dans notre vie collective mais aussi en se situant dans le temps long de l'histoire. 

  • Longtemps laissés en franchise juridique, les partis politiques n'échappent plus aujourd'hui à l'emprise du droit et sont soumis à une régulation de plus en plus développée. Si la loi ne les a jamais totalement ignorés, en raison de la dangerosité pour l'ordre politique de ceux d'entre eux qui entendent prendre le pouvoir par la force - les factions - et du rôle des autres dans les processus démocratiques - participation aux élections et organisation de groupes parlementaires au sein des assemblées -, leur réglementation restait des plus légères. Le mouvement de codification amorcé dans l'entre-deux-guerres, alors qu'ils s'imposaient comme des acteurs incontournables des démocraties devenant peu à peu des États des partis, s'est intensifié après la seconde guerre mondiale, où, par vagues successives, les vieilles démocraties puis les nouvelles leur ont accordé un statut constitutionnel, et ont, souvent par petites touches, réglementé de plus en plus précisément leur répertoire d'actions politiques, leurs modalités d'interventions dans les institutions, leurs mécanismes de financement et, de façon plus intrusive, leur fonctionnement interne. Explorant le vaste champ de recherche ouvert par la différenciation de ce droit des partis, le présent ouvrage se propose de déchiffrer les stratégies normatives déployées par les États pour gouverner les organisations partisanes. Adoptant une approche historique et comparative, il s'attache à isoler les différents référentiels qui orientent les politiques de régulation des partis et à expliquer le caractère plurinormatif de la réglementation qui les encadre. Il analyse ainsi non seulement les principes qui régissent leur existence même, leurs activités dans l'espace public et leurs interventions dans les institutions, mais aussi les facteurs symboliques et institutionnels qui contribuent, dans toutes les démocraties, à faire de la régulation des partis un impératif catégorique.

  • Certains voudraient nous imposer un choix entre un dictateur providentiel et un démocrate soi-disant paralysé par la règle de droit, ou encore entre un unilatéralisme vainqueur et une Cour pénale internationale qui serait incapable de condamner, ni même de juger, les coupables. Comment tenir en échec ce prétendu dilemme entre efficacité autoritaire et impuissance libérale ? C'est à cette question que le présent livre essaie de répondre en étudiant l'obligation de protéger qui incombe au chef d'État en vertu des Constitutions et du droit international. La thèse analyse d'abord les sources de l'obligation de protéger du chef d'État, successivement théorisée, constitutionnalisée et internationalisée, puis l'exécution de cette obligation résultant de prérogatives, d'immunités et de contrôles de la protection. Le chef d'État, à l'interface des ordres juridiques interne et international, a une obligation spécifique de protection des populations. Celle-ci doit faire l'objet de contrôles juridictionnel et politique distincts. La thèse conclut à l'utilité d'institutionnaliser diverses modalités d'une responsabilité politique internationale, ce qui conduit à « individualiser » le concept de « responsabilité de protéger », en l'appliquant spécifiquement au chef d'État.

  • De la democratie en occident Nouv.

  • Secrets d'État, compromissions et guerres fratricides : bienvenue place Beauvau !
    La machine policière française est opaque et sclérosée. Hollande et ses ministres, faute de vouloir et de pouvoir la transformer en profondeur, ont tenté de s'en servir à des fins politiques. Pour qui veut contrôler les affaires, le ministère de l'Intérieur est en effet un lieu stratégique, grâce aux grandes oreilles des renseignements et aux yeux aguerris des flics en tous genres.
    Pourquoi la légalité est-elle si souvent bafouée chez ceux qui sont précisément censés faire régner l'ordre ? Le Président a-t-il un cabinet noir ? Faut-il être franc-maçon pour réussir dans la police ? Qui mettra un terme à la guerre sans merci que se livrent les diverses officines de renseignement ? Comment la gauche s'est-elle accommodée des réseaux mafieux corses ? Quel est le poids du FN dans la police ?
    Dans le plus grand secret, les auteurs ont mené leurs investigations durant plusieurs années. Ils ont interviewé des centaines de témoins (ministres, conseillers spéciaux, patrons de police, agents de renseignement, gardiens de la paix...), ont écumé les commissariats, fouillé le ministère, épluché les dossiers les plus confidentiels pour livrer cette enquête percutante et mettre en lumière le plus cuisant échec du quinquennat qui s'achève.

  • Personne ne peut plus méconnaître que notre mode dominant de production détériore de façon catastrophique les équilibres écologiques de la planète, jusqu'à menacer l'avenir de tous les vivants. Mais on mobilise trop peu l'attention publique sur cet autre fait de même gravité : la détérioration générale des valeurs de la vie humaine civilisée, partout piétinées par les diktats de la rentabilité financière. L'humanité existera-t-elle encore au XXII e siècle ?
    Parer à cette double catastrophe montante exige de changer bien des choses, mais par- dessus tout d'en finir sans délai avec sa source profonde : un capitalisme entré en folie sénile qui sacrifie avec une brutalité inouïe la nature et les humains aux exigences insatiables des profiteurs privés. Ce système à bout de course nous conduit tous dans le mur. Il est de la dernière urgence de lui enlever le volant, et de prendre une autre voie, celle d'un capitalexit, d'une sortie du capitalisme.
    Ce livre d'entretiens, au fil de de sept conversations animées entre fils et père, appelle à retrouver l'audace révolutionnaire - mais de façon tout autre qu'au siècle dernier. Il ne s'agit plus de la révolution d'une classe mais du peuple producteur entier en sa diversité prenant ses affaires en main. Il ne doit plus être question d'insurrection violente mais, moyennant d'intenses luttes d'idées et d'initiatives pratiques, d'une conquête pacifique de l'hégémonie en faveur de réformes révolutionnaires changeant d'emblée la vie du grand nombre. Et le livre appelle non pas à la transformation par en haut sous pilotage autoritaire d'un parti vertical, mais à une appropriation commune, fondée sur l'implication de tous les individus s'autoorganisant horizontalement en inventant les règles d'une société sans classes et hautement développée.
    D'une grande actualité politique, ce livre développe de manière vivante cette proposition novatrice, qui porte à rêver tout en appelant à agir sans retard.

  • Les missions de la sécurité privée Nouv.

    Sous le contrôle de la puissance publique, les acteurs privés apportent aujourd'hui leur contribution à la sécurité globale. Aussi l'ouvrage envisage-t-il à la fois l'étendue et le cadre des activités de sécurité privée. Celles-ci n'ont cessé de se développer en se diversifiant. Elles vont des missions confiées à des agents armés aux prestations de conseil en sûreté, en passant par les services de surveillance enrichis par le recours aux nouvelles technologies.
    L'encadrement de la profession a accompagné ce déploiement en s'efforçant de combiner des caractéristiques opposées. Il doit être non seulement assez strict pour assurer la sanction d'éventuels manquements, mais aussi d'une souplesse suffisante pour permettre à la sécurité privée de développer ses partenariats avec la puissance publique.

  • Polices comparées

    Jacques de Maillard

    Cet ouvrage s'attache à un sujet encore trop peu travaillé : la comparaison des polices, ou plus précisément des systèmes de police. Or, comparer permet mieux comprendre les activités policières, en examinant précisément le mélange d'unité et de diversité des types d'organisations, doctrines et stratégies de réformes, relations police-population, modes de contrôle ou encore de la part prise par les forces de sécurité privée.
    Une telle analyse demande d'être attentif aux logiques de convergence : comment certains slogans, certaines innovations, certains dispositifs s'exportent, circulent entre différents pays. Elle exige en retour de ne pas négliger les réappropriations et réinventions locales et nationales : la police de proximité a-t-elle le même sens dans les différents pays occidentaux ? Les pratiques de contrôle d'identité ont-ils la même ampleur ?
    Cette démarche permet également de mieux comprendre les singularités de l'organisation policière française. Il s'adresse aux étudiants en droit, science politique, sociologie et histoire intéressés par les questions policières, ainsi qu'aux professionnels du domaine.

  • Une ministre de l'Économie, ancienne avocate internationale, qui recourt à l'arbitrage privé pour régler le différend de l'État avec Bernard Tapie ; six anciens secrétaires généraux (et adjoints) de l'Élysée qui rejoignent les grands cabinets du barreau d'affaires parisien ; des armadas d'avocats appelés au chevet de l'État pour sécuriser un partenariat public-privé ou pour assurer l'entrée en bourse du groupe Areva, etc.

    Si la frontière entre le public et le privé n'a jamais relevé de la ligne claire, le brouillage a pris récemment une ampleur nouvelle. Sous l'effet d'un tournant néolibéral qui a érigé l'État régulateur en acteur clé du gouvernement des marchés privés, une zone de contiguïté et d'échanges sans précédent s'est créée.

    Figure récente en pleine ascension, l'avocat d'affaires incarne mieux que tout autre ce nouveau mélange des genres. En suivant le rôle qu'il a acquis aux confins de l'État et du marché, les auteurs de cette passionnante enquête explorent les contours de cette zone grise à la périphérie des institutions politiques et administratives : comment elle est née, comment elle a progressivement prospéré et ce qu'il nous en coûte aujourd'hui, politiquement et démocratiquement.

  • Cet ouvrage traite le sujet des paradis fiscaux sous un angle inédit : celui de la géopolitique. Loin d'être un nouveau catalogue des différentes techniques d'évasion fiscale - tentative vouée à l'échec tant l'astuce des fiscalistes est sans limite et la réglementation en perpétuel changement -, ce livre a pour ambition de retracer les enjeux géopolitiques qui ont toujours dominé le sujet des paradis fiscaux.
    Ni sujet financier ou fiscal, ni sujet juridique, les paradis fiscaux sont le nouveau grand jeu des rivalités de pouvoir géopolitique entre puissances impliquant aussi certains lobbies industriels et financiers.
    Destiné au plus grand nombre et illustré de cas concrets, l'angle inédit proposé satisfera autant le lecteur curieux que le connaisseur souhaitant un éclairage nouveau.
    />

  • Tendance lourde des dernières années, la progression de l'extrême droite se nourrit de la montée du chômage, des exclusions et de la précarité.
    Le FN est aujourd'hui en position de prendre le pouvoir par les urnes.
    La faillite des politiques économiques et sociales menées depuis plusieurs années ayant certainement joué un rôle majeur, les économistes ont une responsabilité particulière dans le combat d'idées contre le FN.
    L'objectif que s'assignent les auteurs dans cet ouvrage est donc, sur chacune des thématiques du programme du FN (immigration, euro/Europe, mondialisation, emploi, santé, éducation, environnement, etc.), de dresser un constat, d'en faire la critique et de soumettre des contre-propositions.
    Car le combat contre l'extrême-droite ne peut être uniquement un combat moral. Il est indispensable de contre-attaquer avec un ensemble de propositions susceptibles de convaincre les populations oubliées qui se sont tournées vers le FN.

  • Daech ne commandite pas seulement des actions terroristes, elle est aussi l'une des organisations terroristes les plus riches du monde. Mais croire que ses ressources ne proviennent que du Proche-Orient serait une erreur. Daech utilise non seulement les mêmes réseaux que le grand banditisme, comme la contrebande, mais aussi des moyens plus étonnants tant ils nous sont familiers !
    Pour comprendre d'où vient cette manne financière, les auteurs ont enquêté près de deux ans entre la France et la Turquie, plaque tournante de tous les trafics. Ils ont remonté les filières de la contrefaçon et ont découvert d'autres réseaux plus inquiétants et jusque-là inconnus du grand public. Ils donnent pour la première fois la parole à des acteurs habituellement silencieux, comme le service des douanes, et dévoilent l'identité de ceux qui ont accepté de commercer avec Daech et participent d'une véritable économie de la terreur.
    Le plus inquiétant demeure sans doute que nous finançons tous, à notre niveau et malgré nous, ces groupes de l'ombre capables de nous frapper au coeur.
     

empty