• « Nous avons écrit ce livre pour garder espoir. Pour parler de ce qui ne s'est pas bien passé, et raconter pourquoi, mais aussi de tout ce qui est allé dans le bon sens ».
    Esther Duflo et Abhijit V. Banerjee.

    Face aux inégalités qui explosent, aux désastres politiques et aux catastrophes environnementales qui menacent de toutes parts, cet ouvrage montre que tout n'est pas perdu. Si des choix de politiques publiques nous ont menés où nous sommes, rien n'empêche d'en faire d'autres. À condition de dresser, d'abord, un constat honnête. Ces pages traquent les fausses évidences sur toutes les questions les plus pressantes : immigration, libre-échange, croissance, inégalités, changement climatique. Elles montrent où et quand les économistes ont échoué, aveuglés par l'idéologie.

    Mais l'ouvrage ne fait pas que renverser les idées reçues. Il répond à l'urgence de temps troublés en offrant un panel d'alternatives aux politiques actuelles. Une bonne science économique peut faire beaucoup. Appuyée sur les dernières avancées de la recherche, sur des expériences et des données fiables, elle est un levier pour bâtir un monde plus juste et plus humain.

    En cela, Économie utile pour des temps difficiles est aussi un appel à action.

  • Nous savons bien que l'argent ne saurait tout acheter. Et pourtant, la marchandisation des biens et des valeurs progresse sans cesse. Mais c'est en Amérique que cela se passe, pensons-nous. Là-bas, les écoles en sont à payer les enfants s'ils ont de bonnes notes. Serions-nous à l'abri de ces dérives ?

    Nous sommes en réalité déjà contaminés. Il est immoral de vendre le droit de faire du tort aux autres, pensons-nous. Alors pourquoi instaurons-nous un marché des droits à polluer qui permet aux pays riches de polluer davantage en rachetant les droits des pays moins développés ?

    Nous n'avons pas encore réfléchi à ce que devrait être la place du marché dans une société démocratique et juste. Ce livre, déjà un best-seller mondial, nous y aide puissamment.

  • La théorie du donut

    Kate Raworth

    • Plon
    • 15 Novembre 2018

    Crises financières à répétition, inégalités extrêmes de revenus et d'accès aux ressources, exploitation destructrice de l'environnement... tout le monde peut se rendre compte par lui-même que notre système économique dysfonctionne.

    Kate Raworth propose de revisiter les principaux concepts et principes sur lesquels est fondée la science économique, en introduisant, outre les concepts classiques de croissance, de marché, d'agents économiques, le facteur humain et la préoccupation environnementale au coeur de la réflexion. Consciente de la force des schémas et des images, elle s'attaque à sept schémas-clés de l'économie pour montrer à quel points ils sont galvaudés et méritent d'être remplacés.

    Pour en venir au donut du titre : l'auteur propose de remplacer l'objectif économique général de croissance du PIB, par un objectif de stabilisation de l'activité économique entre deux "frontières" : la frontière des besoins humains de base comme "plancher", et la frontière de la préservation de l'environnement comme "plafond". C'est la représentation de ce plancher et de ce plafond, sous forme de cercles, qui donne l'image du donut dans lequel l'activité économique doit s'inscrire.

    Outre la croissance du PIB, le livre démonte ainsi plusieurs mythes économiques comme la "main invisible du marché", le sujet économique rationnel, l'équilibre de loffre et de la demande... Une lecture rafraichissante, qui propose une vision renouvelée, accessible et optimiste de la pensée économique.

  • «L'Économie politique, considérée comme une branche des connaissances du législateur et de l'homme d'État, se propose deux objets distincts : le premier, de procurer au peuple un revenu ou une substance abondante, ou, pour mieux dire, de le mettre en état de se procurer lui-même ce revenu et cette subsistance abondante ; - le second, de fournir à l'État ou à la communauté un revenu suffisant pour le service public : elle se propose d'enrichir à la fois le peuple et le souverain.» Dans ce texte fondateur de l'économie politique moderne, Adam Smith analyse, à partir des exemples de l'Angleterre et des Pays-Bas, les origines de la prospérité d'un État. Élaborant une théorie sur la division du travail, la concurrence sur le marché ou encore l'idée d'un intérêt individuel convergeant vers l'intérêt commun, La Richesse des nations (1776) pose les bases du libéralisme économique.

  • Revu et mis à jour par les auteurs, ce livre donne un éclairage entièrement nouveau sur le fonctionnement du marché du travail, la manière de penser le chômage et les politiques pour le combattre. Non, le chômage n'est pas une fatalité liée à la mondialisation et au capitalisme financier ; non, un bon salaire n'est pas toujours l'ennemi de l'emploi ; non, la législation sur les licenciements ne protège pas l'emploi ; non, la formation n'est pas le remède à tous les maux du chômeur ; non, le travail ne se « partage » pas, car il se recompose par d'incessants mouvements de création et de destruction d'emplois.
    Voilà ce qu'enseignent les recherches les plus récentes conduites en France et dans de nombreux pays. On n'a pas « tout essayé » pour combattre le chômage. Loin de là. Ce livre traque les ennemis de l'emploi et nous dit comment les abattre.
    À sa première parution, en 2004, sous le titre Le Chômage, fatalité ou nécessité ?, l'ouvrage a été salué par une critique unanime et a reçu le prix Mutations et Travail, le Prix européen du livre d'économie, le prix Manpower de l'ouvrage de ressources humaines en 2005 et le prix Zerilli-Marimo de l'Académie des sciences morales et politiques en 2006.

  • Comme le montrent bien la « loi travail » et ses impératifs éminemment contestables de « flexibilité » et de « compétitivité », plus que jamais, les mythologies économiques sont au pouvoir. Raison de plus, en plein débat des primaires à droite comme à gauche, et à quelques mois de l'échéance de 2017, de poursuivre le travail de désintoxication économique du débat public. Cet ouvrage déconstruit quinze nouvelles mythologies, idées économiques reçues qui se donnent pour des vérités scientifiques mais ne sont que des préjugés idéologiques. Au menu des mythologies néo-libérales : « Nous vivons une révolution technologique sans précédent à laquelle il faut adapter nos structures sociales », « On ne peut pas changer les règles européennes, il faut s'y conformer », « Il faut imposer les réformes aux Français pour leur bien » ; Parmi les mythologies social-xénophobes : « L'Occident s'abîme dans un déclin inéluctable » ; « L'identité nationale est menacée de disparition dans la mondialisation » ; « L'immigration nourrit l'insécurité » ; Sans oublier les mythologies écolo-sceptiques : « L'écologie est punitive » ; « La transition énergétique est bien trop coûteuse » ; « Parce qu'elles ne fonctionnent vraiment qu'à la petite échelle, les pratiques écologiques resteront marginales ». L'ouvrage se clôt par une réflexion sur la « France au-delà des mythologies économiques », diagnostic aussi lucide que possible des atouts et des véritables défis à venir.

    D'une certaine manière, cet ouvrage est une réponse cinglante au livre Le négationnisme économique publié par Cahuc et Zylberberg.

  • La précision, l'ampleur, la clarté et la rigueur scientifique des quelque 1 700 entrées de ce lexique en font l'instrument de travail indispensable pour tous ceux qui s'intéressent aux questions économiques et sociales. Ce classique de la collection « Repères » bénéficie pour cette nouvelle édition du passage en grand format, afin d'offrir aux lecteurs une information plus étoffée ainsi qu'un plus grand confort de lecture. Alternatives économiques. « Le travail réalisé par Jean-Paul Piriou tient de l'exploit : faire tenir dans un petit format de poche un dictionnaire qui définisse de façon précise les termes sur lesquels l'économiste, apprenti ou chevronné, a besoin de précision. Voilà qui est fait, et bien fait. [...] On appréciera, en particulier, le fait que les termes sociologiques ne soient pas sacrifiés. [...] Une réussite ». CNDP. « Témoignant d'une solide culture sociologique, cet économiste publie un lexique qu'il faut re-commander [...]. L'ensemble se lit avec beaucoup d'intérêt. L'élève de la filière ES et l'étudiant en sciences économiques et sociales y trouveront un complément indispensable aux manuels. En résumé, il s'agit d'un outil pratique ».

  • Depuis vingt ans, dès que J. Généreux écrit un livre d'économie, c'est un best-seller. Son secret : un style vivant accessible à tous et une étonnante capacité à rendre simples les questions les plus complexes. Il exploite ici le genre de la collection " expliquée à " pour s'adresser vraiment " à tout le monde " : des lycéens s'initiant à l'économie aux adultes en quête de culture générale, des citoyens néophytes persuadés que " l'éco " c'est trop compliqué " aux gouvernants qui soutiennent aujourd'hui des politiques absurdes.
    L'auteur mène une conversation avec un citoyen néophyte qui vit dans un pays en crise depuis des années et qui cherche à comprendre les mécanismes du marché et des crises, les " lois de l'économie ", la finance globalisée, les politiques économiques et l'apparente impuissance des gouvernements à surmonter la crise actuelle. Iconoclaste, Généreux déconstruit les idées reçues du néolibéralisme ; il dépasse le discours technique des économistes en combinant sa fine connaissance de la pensée économique avec sa culture anthropologique, philosophique et sociologique. Ainsi, de question en question, il montre comment s'opposent toujours un discours économique abstrait faussement scientifique (au service d'intérêts très particuliers) et une économie humaine, réaliste, qui aide vraiment à comprendre et à agir sur le monde contemporain. Un outil d'éducation populaire qui forme petits et grands, non seulement à l'économie, mais encore à l'intelligence critique.

  • Mise en place dans les années 1970, la notion de service public hospitalier tend à créer une complémentarité non seulement entre établissements publics de santé mais aussi entre secteur public d'hospitalisation et établissements privés. Elle répond à la double exigence économique et sociale d'un service de santé aux coûts maîtrisés et à la qualité des soins assurée.
    Les récentes réformes structurelles de l'hôpital accentuent ces évolutions : le service public devra de plus en plus fédérer ses moyens, les structurer et les hiérarchiser au sein de pôles sanitaires cohérents et mis en réseau au niveau national, pour permettre une desserte optimale des populations au plan local.

  • Comment reconstruire la réflexion économique après la crise de 2007 et la débâcle d'une « science » aux ordres de la finance ? En quoi la lecture de Keynes peut-elle nous y aider ?

    S'appuyant largement sur ses écrits, Paul Jorion nous rappelle le destin hors du commun de John Maynard Keynes : pur produit de Cambridge et de sa culture scolastique, proche de Virginia Woolf et du cercle littéraire de Bloomsbury, il a certes produit une oeuvre immense, mais il fut aussi pleinement homme d'action et homme d'État.

    De cette lecture réfléchie de son oeuvre que pouvons-nous tirer ? D'abord, un scepticisme salutaire concernant l'usage des mathématiques et des statistiques en économie. Ensuite, Keynes dénonça très tôt les méfaits du capitalisme et d'une fausse rationalité, destructrice de l'ordre social. Rebâtir avec lui, c'est admettre qu'il n'y a pas de solution purement économique aux problèmes de société et que la science économique n'aurait jamais dû cesser d'être, dès la fin du XIXe siècle, une économie politique.

    Pointant les aspects révolutionnaires mais aussi les zones d'ombre d'une oeuvre foisonnante, Paul Jorion restitue ce qui nous la rend tellement stimulante pour penser notre époque.

  • Les auteurs proposent un modèle économique alternatif de type inclusif, axé sur l'innovation verte, l'intégration des générations à venir et le rééquilibrage des finances publiques. Un tel système permettrait d'améliorer les mobilités sociales.

  • Cet ouvrage propose de décrypter les débats économiques actuels et les enjeux de demain en 30 problématiques traitées avec la même structure et sous forme de fiches synthétiques :
    - une mise en perspective historique du sujet avec l'éclairage de l'histoire des idées et des faits économiques ;
    - des développements qui présentent l'état des connaissances en économie et qui exposent le débat et ses enjeux pour l'avenir ;
    - un document commenté pour illustrer les analyses ;
    - des conseils bibliographiques pour aller plus loin.

  • Le dialogue social « à la française » existe-t-il ?... Ou s'agit-il d'un euphémisme qui qualifi e les affrontements entre syndicats, patronat et gouvernements depuis quatre décennies faisant des syndicats français les champions de la grève ? Ces derniers seront-ils susceptibles comme leurs homologues allemands de négocier avant d'envisager le rapport de forces et de modifi er fondamentalement leurs relations en les rendant moins antagonistes et davantage orientées vers des réussites économiques et sociales communes ?
    Telles sont les questions posées par l'auteur, qui ose avancer, fort de son expérience dans ce domaine, des solutions pratiques.
    Les réformes d'Emmanuel Macron fondées sur les ordonnances et sa volonté d'agir vite laissent encore moins de place et de temps pour la négociation entre partenaires sociaux, au risque de la marginaliser défi nitivement.

  • 20 problématiques économiques contemporaines abordées grâce à une synthèse explicative des principaux termes du débat, des fiches de lecture  d'ouvrages, une bibliographie indicative, et un schéma-bilan .

  • Ce hors-série dresse un état des lieux du paysage économique, en France et dans le monde. en l'abordant sous 4 angles : économie, société, mondialisation, planète. Avec les analyses des chercheurs de l'OFCE. Un outil indispensable pour comprendre les enjeux économiques de 2019.

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  • Classés parmi les risques majeurs par le Forum économique mondial, les cyber-risques sont encore méconnus et leurs conséquences souvent sous-évaluées par les décideurs dans l'entreprise. Mary Jo White, ex-Présidente de la SEC, estime que le risque informatique représente la plus importante menace pour le système financier mondial. Pierre angulaire de la confiance des clients, les données constituent le patrimoine des entreprises du secteur bancaire et financier et, pour un grand nombre d'entre elles, leur business model. La montée en puissance du big data, des fintech ou encore de la blockchain font d'elles une cible privilégiée des cybercriminels.

    Sujet longtemps relégué au service informatique, les directions générales sont de plus en plus sensibilisées à ce risque systémique : appréhender, mesurer les risques cyber, se protéger, sécuriser ses données et ses systèmes d'information, tel est le nouvel enjeu du secteur bancaire et financier. Mais quelles sont les mesures à prendre, comment s'organiser dans l'entreprise, et se préparer au pire ?

    Illustré d'exemples concrets, cet ouvrage didactique est un véritable outil d'aide à la décision. Son approche est originale : l'auteure expose les risques qui pèsent sur les entreprises et décrit les bonnes pratiques à adopter pour faire face à une attaque, et ainsi protéger leur patrimoine informationnel et leur bilan.

  • Faut-il avoir peur de la mondialisation ? Ce livre analyse les risques associés aux évolutions du monde au cours des vingt dernières années, en les regroupant sous trois grandes catégories, systémiques, géographiques et liés à la mondialisation elle-même. Passer de 7 à 9/10 milliards d'habitants d'ici à 2050, place l'humanité face un défi immense. Cela entraîne une course-poursuite avec le progrès technique, et appelle un développement économique plus durable.
    Les États-Unis avec leur double déficit, la pression exercée par les masses asiatiques, l'essoufflement de l'Europe, la diversité des pays émergents, une Afrique entre décollage et marginalisation et un monde arabe en profonde mutation, soulèvent des interrogations.
    Les risques liés spécifiquement à la mondialisation, apparus avec la globalisation, appellent une régulation du commerce international, des institutions financières internationales fortes et une exigence de solidarité internationale.
    Au total, l'auteur, fort d'une longue expérience internationale, montre que les risques et défis auxquels doit faire face la communauté mondiale ne peuvent être maîtrisés que par davantage de coordination, d'organisation et de gouvernance.

  • Le débat sur le développement et l'intégration économique de l'Afrique n'a jamais autant pris d'ampleur. Ce livre classifie les nouveaux choix des politiques et clarifie les pistes de réussite. Il convainc sur la nécessité d'une règlementation adaptée aux enjeux et sur l'implication de tous les partenaires au plan intérieur et extérieur.

  • Ce livre aborde de manière claire l'étude du droit des sûretés suivant la pratique notariale dans l'espace OHADA : innovations principales dans le secteur, classification des sûretés, inscription des sûretés au registre du commerce etc.

  • Le référendum britannique agit comme un révélateur des problèmes et des incertitudes de l'Europe. Il amène à se poser la question de la fin de l'Union, et ce à double titre : quels sont ses objectifs ? Quelles sont ses chances de pérennité ?

    Sans la Grande-Bretagne, promoteur infatigable du libéralisme, l'Europe pourra-t-elle étendre son action au-delà du marché ? Le mécontentement exprimé par les citoyens (référendums français et néerlandais de 2005, irlandais de 2008, grec de 2015, britannique de 2016...) rendra-t-il l'Union plus soucieuse de démocratie et d'adhésion des peuples ? Pour répondre aux espoirs placés en elle, va-t-elle s'affranchir des règles multiples qui la paralysent et jouer la carte du pilotage politique ? Peut-elle surmonter les résistances multiples des Etats, souvent tentés par le "chacun pour soi" ?

    Pour mieux comprendre la suite des événements, ce livre fait un retour sur les principes encourageants de la construction européenne mais aussi sur ses défauts de conception. Il rappelle les idéaux, les réalisations (dont l'euro), les blocages, les fragilités, les lignes de fracture qui ont marqué l'aventure de l'Union au fil des décennies. Dans un contexte tourmenté, cet état des lieux nuancé éclaire les principales questions sans leur apporter de réponse simpliste.

  • Cet ouvrage présente une vue d'ensemble, claire et précise, de l'analyse économique du monde d'aujourd'hui. Cette 5e édition, entièrement revue et complétée, comporte désormais un double parcours de lecture (droit et économie).
    L'économie est une discipline dont la nature et les méthodologies sont l'objet de nombreux débats. Pour les aborder de la meilleure façon, une vision globale est nécessaire.

    Cet ouvrage, respectant le pluralisme des écoles de pensée, propose une vue d'ensemble de l'économie en tant que connaissance à caractère scientifique, pour permettre au lecteur de mieux comprendre de nombreuses questions contemporaines. Il a aussi pour objet d'utiliser les concepts et méthodes de cette discipline pour interpréter les données factuelles et statistiques de nos économies de marché à partir d'un double parcours de lecture (droit et économie) : un premier niveau laisse de côté le formalisme mathématique, qui est abordé à un second niveau sous forme d'encadrés.

    Cette 5e édition a été entièrement actualisée, revue et complétée. Elle propose en particulier de nouveaux développements sur des questions d'actualité comme le Brexit, la stagnation séculaire, la robotisation, l'économie collaborative, les mouvements migratoires ou les politiques monétaires non conventionnelles.

    Rédigé dans un esprit didactique, l'ouvrage s'adresse aux étudiants de 1er et 2e cycles en économie, ainsi qu'aux élèves de classes préparatoires et de grandes écoles ou encore à tous ceux qui préparent un concours dans lequel des connaissances économiques sont demandées. Il est également accessible à tout lecteur souhaitant acquérir une culture économique de bon niveau, désormais indispensable dans le cadre de nombreuses formations de niveau supérieur, mais aussi pour tout professionnel qui aspire à un rôle de manager.

  • L'économie politique publiait son premier numéro en 1999. Vingt ans après, son ambition demeure : être un espace de débat sur les politiques économiques et sociales en s'installant dans le temps long d'une revue, le temps des questions que l'actualité ne démode pas en quelques semaines. Ses convictions aussi sont intactes : l'économie n'est pas une fin en soi, elle doit être au service d'une société plus juste et plus vivable ; elle n'est pas une discipline autarcique, mais en dialogue constant avec les sciences humaines et sociales ; elle n'est pas la chasse gardée des experts, mais un objet de discussion démocratique.

    Si une question met en jeu, plus que toute autre, ces convictions, c'est bien celle de l'Etat-providence. Pierre Rosanvallon en décrivait déjà la crise au début des années 1980, dans sa triple dimension de coût, d'efficacité et de légitimité : trop cher, pour des résultats insuffisants, et à travers des politiques illisibles. Depuis, une multitude de réformes ne sont pas parvenues à infirmer ce diagnostic 1. Et si la protection sociale joue un rôle majeur pour contenir la croissance des inégalités, elle ne suffit pas à l'endiguer.

  • La compétitivité et l'attractivité de l'industrie bancaire constituent un enjeu stratégique essentiel pour la souveraineté financière et économique d'un pays. Sans banque, il n'y a pas d'économie. Ainsi, la régulation financière devient-elle une arme concurrentielle.

    Or, les intérêts de l'Europe ont-ils été suffisamment pris en compte par les nouvelles réglementations issues du Comité de Bâle ? Le renforcement des exigences de solvabilité entravera-t-il la capacité des banques de la zone euro, des banques françaises en particulier, à financer les ménages et les entreprises ? Quels sont les impacts pour les banques et l'économie de la politique monétaire expansionniste de la Banque centrale européenne ? Et quelles sont les mutations induites par les révolutions réglementaire et digitale sur leur modèle de financement ? L'Europe saura-t-elle favoriser l'émergence de banques paneuropéennes capables de faire bloc face aux géants bancaires américains ?

    Pour la première fois, des économistes bancaires répondent avec pédagogie à ces questions. Pour prévenir tout jugement hâtif, voire erroné sur les banques, ils apportent les clés, les faits, les chiffres et les repères fondamentaux pour bien décrypter les phénomènes qui refondent le système de financement de notre pays.

    Cet ouvrage synthétique, dont chaque chapitre peut se lire séparément, s'adresse à tous ceux que le financement de notre économie intéresse : décideurs politiques, régulateurs, dirigeants d'entreprise, professionnels de la finance, journalistes économiques, universitaires, mais aussi aux étudiants, futurs salariés des établissements bancaires et au citoyen curieux...

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