Odile Jacob

  • La femme est-elle l'avenir de l'homme ? Au présent, elle a du mal à se faire entendre sans élever la voix... Qu'en était-il dans le passé ? Paléoanthropologue, Pascal Picq enquête ici sur la femme des origines. Dans ce livre, il ne se contente pas de présenter ce que l'on sait des rapports entre hommes et femmes dans les premières sociétés humaines, il entend placer l'histoire et la préhistoire humaines dans la perspective de l'évolution. Pour embrasser le passé évolutif, il faut élargir le regard : explorer le passé, mais aussi comparer l'humain à ses plus proches cousins, singes et grands singes. Car nos points communs avec les espèces apparentées ne sont pas seulement biologiques, ils concernent également les comportements et la vie sociale, et jusqu'aux rapports entre les sexes. La coercition envers les femmes est-elle une fatalité évolutive ou une invention culturelle ? Comment s'est instaurée la domination masculine, qui semble être devenue la règle pour notre espèce ? Un livre qui bouscule les idées reçues pour penser autrement l'évolution des femmes et leur rôle dans l'évolution. ?Pascal Picq est paléoanthropologue, maître de conférences au Collège de France. Il a écrit notamment Au commencement était l'homme, Lucy et l'obscurantisme, De Darwin à Lévi-Strauss et, plus récemment, L'Intelligence artificielle et les Chimpanzés du futur, qui sont de très grands succès. 

  • " On s'est toujours émerveillé devant ces enfants qui ont su triompher d'épreuves immenses et se faire une vie d'homme, malgré tout. Le malheur n'est jamais pur, pas plus que le bonheur. Un mot permet d'organiser notre manière de comprendre le mystère de ceux qui s'en sont sortis. C'est celui de résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit de l'adversité. En comprenant cela, nous changerons notre regard sur le malheur et, malgré la souffrance, nous chercherons la merveille. " B. C. Boris Cyrulnik est notamment l'auteur, aux Éditions Odile Jacob, des Nourritures affectives et de L'Ensorcellement du monde qui ont été d'immenses succès.

  • Sommes-nous condamnés à subir le risque épidémique?? Malgré les alertes, le virus du Covid-19 est parvenu à prendre de court le monde entier, nous surprenant dans un état de grave impréparation et provoquant une crise sanitaire, sociale et économique sans précédent. Comment avons-nous pu être aussi désarmés face à la maladie?? Quelles failles cette pandémie révèle-t-elle dans nos systèmes sanitaires ? Alors que l'on espère la décrue épidémique, quelles leçons tirer et comment mieux préparer l'avenir?? Quelles étapes pour réussir la sortie de la crise?? Quelles réformes pour notre système sanitaire?? À quoi ressemblera la cohabitation avec le virus?? À ces questions, le professeur Houssin répond avec la précision du scientifique, l'expérience des politiques publiques et une vision internationale, pour guider nos efforts et nos pas vers le monde d'après. Didier Houssin est professeur de chirurgie. Directeur général de la Santé et délégué interministériel pour la préparation à une pandémie grippale de 2005 à 2011, il préside depuis janvier 2020 le Comité d'urgence Covid-19 de l'OMS. Il a été nommé auprès de Jean Castex à la mission pour le déconfinement du printemps 2020. Il est membre de l'Académie nationale de médecine et préside la filiale internationale de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Il a publié aux éditions Odile Jacob Soignons la science?! (2018) et Face au risque épidémique (2014). 

  •  « Je me souviens de moments forts ou décisifs. Je me suis formée émotionnellement et affectivement de bric et de broc. Quelque chose s'est passé dans mon enfance qui m'a donné une forme de solidité. Je me souviens de conversations à bâtons rompus, pleines de vivacité, de renversements, de tête-à-queue, de retours en arrière, de mots d'esprit, de fous rires, de mines offusquées... avec une amie. Ce sont des moments de grâce et de vérité. Je ne recherche rien tant que cette amitié-là, simplement parce que c'est nous et qu'on s'aime. » F. H. Françoise Héritier se confie et nous fait partager son amour des mots et son goût de vivre. Un immense talent, une leçon de vie. Après Le Sel de la vie, voici Au gré des jours. Françoise Héritier est professeur honoraire au Collège de France où elle a succédé à Claude Lévi-Strauss et a dirigé le Laboratoire d'anthropologie sociale. Elle a été membre du Conseil consultatif national d'éthique et présidente du Conseil national du sida. Elle est notamment l'auteur du Sel de la vie, des Deux soeurs et leur mère et de Masculin/Féminin.

  • Que nous dirait une femme de Neandertal si elle revenait dans notre monde d'aujourd'hui ? Madame Neandertal a vu le jour grâce au mariage paléoanthropologique des vieux os et de la génétique. Élevée dans le plus grand secret, elle se fait connaître lors d'une conférence sur la biodiversité dans laquelle elle s'adresse publiquement à ses frères sapiens... Cette fable philosophico-anthropologique est l'occasion pour Pascal Picq de nous brosser un tableau de l'évolution de l'humanité tout en procédant à l'examen critique des sciences et de la modernité. Madame Neandertal s'interroge : que peuvent bien apporter à l'humanité de demain tous ces « progrès » sans compréhension de ce qu'est l'évolution ? Consternée par la pauvreté de nos débats de société autour de l'éducation, de la procréation ou de l'environnement, elle plaide pour une diversité essentielle à notre survie... Témoin d'un temps où coexistaient différentes espèces humaines, elle nous alerte sur les risques de notre hégémonie destructrice. Drôle et érudit, le discours de Madame Neandertal nous aide à cerner les enjeux d'une postmodernité très incertaine. ?Auteur de grands succès comme De Darwin à Lévi-Strauss, Au commencement était l'homme, Lucy et l'obscurantisme et L'homme est-il un grand singe politique ?, Pascal Picq est maître de conférences à la chaire de paléoanthropologie et préhistoire du Collège de France. 

  • Un papillon bleu pour améliorer nos panneaux solaires ? Un martin-pêcheur pour optimiser le TGV japonais ? Des pommes de pin qui inspirent des architectes ? Du venin de mamba noir pour lutter contre la douleur ? Élucidera-t-on les secrets du sida et du cancer grâce aux koalas et aux requins ? Vivra-t-on bientôt plus longtemps grâce au rat-taupe nu ou aux méduses qui rajeunissent ? Le vivant s'adapte en permanence. Il possède des solutions infinies et extraordinaires. À nous de les découvrir avant qu'il ne soit trop tard. De les découvrir pour sauver la nature et pour nous sauver nous, les humains. Notre sauvegarde et la sienne, ensemble, sinon rien. La nature parle, écoutons-la ! Des libellules aux nouvelles éoliennes, des pattes d'écrevisses aux prothèses de main bioniques : la bio-inspiration, au coeur de la recherche scientifique, économique et... écologique ! Emmanuelle Pouydebat est directrice de recherche au CNRS et au Muséum national d'histoire naturelle. Spécialiste de l'évolution des comportements et travaillant avec de très nombreuses espèces, elle a reçu la médaille d'argent du CNRS et plusieurs autres prix scientifiques. Elle est l'auteur de L'Intelligence animale. Cervelle d'oiseaux et mémoire d'éléphants, qui a rencontré un très grand succès. 

  • Jacques de Larosière a fait toute sa carrière au sommet des institutions financières : il a d'abord dirigé le Fonds monétaire international (1978-1987), avant de devenir gouverneur de la Banque de France (1987-1993), puis président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (1993-1998). Il est membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Il est notamment l'auteur de : Les 10 préjugés qui nous mènent au désastre économique et financier, 50 ans de crises financières et Les lames de fond se rapprochent. « Cet essai a pour ambition de comprendre comment notre pays s'est laissé glisser, depuis une quarantaine d'années, au bas des classements internationaux pour ce qui est des performances économiques. Nous nous sommes profondément désindustrialisés tout en augmentant massivement l'appareil d'État, la dépense et les prélèvements publics. Cet essai entend montrer l'ampleur de nos retards et suggérer la manière de les combler afin de mettre à profit notre avantage démographique qui, à condition que l'on n'y mette pas de nouveaux obstacles, pourrait bien être à l'origine d'un "miracle" français. » J. de L. 

  • « Il s'agit du XXe siècle et du début du siècle suivant, déjà mal parti. Qu'en retenir ? J'ai fait appel à des événements connus, en m'efforçant souvent de dire ce qu'on ne dit pas d'habitude. J'y ai ajouté des épisodes personnels, que je suis parfois le seul à connaître (il en va de même pour nous tous). J'ai glissé, ici et là, une simple anecdote, une seule phrase, une drôlerie, qui parfois me semblait éclairante. L'ensemble fait un peu désordre, on dirait un siècle éparpillé, contrasté, où chacun a déjà oublié ce qui le gênait. Je me méfie des ouvrages d'histoire rectilignes, bien structurés, où la réalité, toujours complexe, a été mise en ordre, où les événements se succèdent dans une logique impeccable. Et c'est surtout, je crois, un livre sur l'oubli. Aucun de nous n'y échappe, aucune mémoire n'est infaillible, aucun regard n'est juste et clair. Chacun, parlant de son temps, pourrait écrire son propre livre. Voici le mien. » J.-C. C. En racontant le siècle avec drôlerie et gravité, le livre de Jean-Claude Carrière laisse entrevoir les contours d'une vie, celle d'un homme passionné et passionnant. C'est un privilège de redécouvrir notre époque à travers le regard et les mots de ce conteur exceptionnel. ?Scénariste, dramaturge, écrivain, Jean-Claude Carrière est l'auteur de grands succès comme Einstein, s'il vous plaît, Fragilité, Tous en scène, Croyance et, plus récemment, La Paix, La Vallée du Néant et Ateliers. 

  • Claude Hagège est linguiste et professeur au Collège de France. Il est lauréat de la médaille d'or du CNRS. Il est l'auteur de livres qui sont d'immenses succès : Le Français et les Siècles, Le Souffle de la langue, L'Enfant aux deux langues, Halte à la mort des langues, Combat pour le français, Contre la pensée unique et Dictionnaire amoureux des langues. « Habité depuis l'enfance par une folle passion des langues, qui m'a conduit à devenir un linguiste professionnel, je suis également envahi, depuis longtemps, par un questionnement : d'où vient donc le besoin qu'ont les humains de croire en un dieu ? Pourquoi l'histoire des religions est-elle hérissée de tant de violences, alors que, suscitées par les interrogations et les angoisses humaines face à un monde encore largement inexpliqué, elles auraient dû avoir pour vocation de réunir toute l'humanité ? En effet, elles proposent quelques explications, certes différentes, mais qui ont pour point commun de rassurer. Telles sont les considérations qui m'ont conduit à proposer ici mes réflexions sur les problèmes universels que soulève l'étude des religions. » C. H. 

  • La ville qui paraissait hier séduisante, sophistiquée, lieu de tous les possibles, a cédé la place dans nos imaginaires à la ville tentaculaire, oppressante, polluée, sale, voire dangereuse avec la diffusion des épidémies. Alors comment faire renaître le désir de ville?? Que faut-il transformer pour qu'elle redevienne un objet amical aux hommes et à l'environnement?? Convaincu du nouvel avenir de la ville, Pierre-André de Chalendar propose avec ce livre de redéfinir un modèle urbain qui favorise l'inclusion sociale et inscrit tout projet innovant dans une logique participative, véritable signature de la «?ville durable?». Un modèle où la nature et la ville ne s'opposent plus, où les mobilités sont fluides et décarbonées?; et où les bâtiments, durables et performants, apportent confort et santé, et répondent aux aspirations, renforcées par la crise sanitaire, à vivre mieux, ensemble. Pierre-André de Chalendar est le président-directeur général du Groupe Saint-Gobain, où il a fait la majeure partie de sa carrière, et qu'il a transformé en leader de la rénovation de l'habitat urbain et de la construction durable. Il est l'auteur de Notre combat pour le climat. Un monde décarbonné et en croissance, c'est possible, aux éditions Le Passeur. «?Les villes sont nos centres culturels et économiques les plus dynamiques, mais elles sont aujourd'hui confrontées à une série de problèmes complexes. Le Défi urbain nous aide à imaginer comment elles peuvent changer et se développer, et devenir des lieux plus verts, plus sains et plus prospères pour tous.?» Michael Bloomberg Michael Bloomberg a été maire de New York de 2002 à 2013. Il est le fondateur de Bloomberg LP et de Bloomberg Philanthropies. 

  • C'est à une réflexion radicalement nouvelle et profondément originale sur les liens qu'entretiennent les origines de la vie, l'émergence de l'esprit et la construction de la culture qu'Antonio Damasio nous convie dans ce livre, qui fera date. Conjuguant, dans une démarche pionnière, les acquis des sciences de la vie et l'apport des sciences humaines, Antonio Damasio montre que le vivant porte en lui une force irrépressible, l'homéostasie, qui oeuvre à la continuation de la vie et en régule toutes les manifestations, qu'elles soient biologiques, psychologiques et même sociales. L'Ordre étrange des choses décrit comment, dans le cours d'une généalogie invisible, les émotions, les sentiments, le fonctionnement de l'esprit, mais aussi les formes les plus complexes de la culture et de l'organisation sociale, s'enracinent dans les organismes unicellulaires les plus anciens. Une thèse forte, puissamment argumentée, qui ne manquera pas de susciter le débat. Un grand livre qui bouleverse nos habitudes de pensée et nous fait voir sous un jour inédit notre place dans la longue chaîne de la vie. Antonio Damasio est professeur de neurosciences, de neurologie, de psychologie, de philosophie, et dirige le Brain and Creativity Institute, à l'Université de Californie du Sud à Los Angeles. Il est membre de la National Academy of Medicine et de l'American Academy of Arts and Sciences. Ses ouvrages ont été traduits dans une trentaine de langues ; il est notamment l'auteur de L'Erreur de Descartes et de Spinoza avait raison, qui ont connu un immense succès.

  • Christian Blanc a été un acteur majeur des événements qui se sont déroulés en Nouvelle-Calédonie, entre 1984 et les accords de Matignon de 1988. Il livre ici un document exceptionnel sur cet épisode mouvementé. « Au moment où va commencer ce récit, les Calédoniens sont en état de choc. Un soulèvement insurrectionnel des populations kanak, indépendantistes, vient d'éclater... » On le suivra de bout en bout, avec de nombreux témoignages inédits qui nous plongent au coeur des négociations entre les principaux protagonistes, métropolitains (Pisani, Rocard, Mitterrand) et calédoniens (Lafleur et les chefs kanak Tjibaou et Yeiwéné). L'auteur prend soin de présenter le pays, décrivant au passage l'univers des Kanak et celui des Caldoches. Le récit est captivant. Il raconte la rencontre difficile entre des cultures et des intérêts différents, et restitue avec talent la chair de relations humaines intenses, rugueuses, souvent dramatiques. On y perçoit l'estime, partagée, pour des interlocuteurs dont certains ont su s'élever à la hauteur d'une situation dont les enjeux dépassaient leur personne. Tjibaou déclara un jour : « Il peut y avoir des différences entre les hommes, c'est bien ainsi. Quand on se coupe le doigt, la couleur du sang est toujours rouge, quelle que soit la couleur de la peau. C'est ce qui donne à l'humanité l'unité et la fraternité des hommes sur Terre... » Construire l'avenir devenait possible. À la fois un livre d'histoire et la chronique passionnante d'une aventure personnelle, qui se lit comme un roman. Un texte clé pour comprendre l'actualité troublée, car la situation en Nouvelle-Calédonie gronde à nouveau. Christian Blanc, préfet, a été P-DG de la RATP, P-DG d'Air France. Il est aussi l'homme à qui l'on doit le Grand Paris. Il a publié, aux éditions Odile Jacob, La Croissance ou le Chaos (2006) et Paris, ville-monde (2015). 

  • Menacé par la puissance grandissante de l'islam et de la Chine, l'Occident parviendra-t-il à conjurer son déclin ? Saurons-nous apprendre rapidement à coexister ou bien nos différences nous pousseront-elles vers un nouveau type de conflits, plus violents que ceux que nous avons connus au xxe siècle ? Pour Samuel P. Huntington, les peuples se regroupent désormais en fonction de leurs affinités culturelles. Les frontières politiques comptent moins que les barrières religieuses, ethniques, intellectuelles. Au conflit entre les blocs idéologiques de naguère succède le choc des civilisations... Devenu un classique depuis sa parution originale en 1996 (et sa traduction française aux éditions Odile Jacob, dès l'année suivante), un statut que les vingt-cinq années suivantes n'ont fait que confirmer, ce livre majeur est une clé indispensable pour comprendre le monde contemporain et ses menaces. « Le livre le plus important depuis la fin de la guerre froide. » Henry Kissinger « Un tour de force intellectuel : une oeuvre fondatrice qui va révolutionner notre vision des affaires internationales. » Zbigniew Brzezinski Samuel P. Huntington (1927-2008) a enseigné la science politique et la géopolitique pendant plus de cinquante ans à l'Université Harvard, où il a dirigé le John M. Olin Institute for Strategic Studies. Expert auprès du Conseil national américain de sécurité sous l'administration Carter, il est par ailleurs le fondateur de la prestigieuse revue Foreign Policy. 

  • Qui mieux que Boris Cyrulnik et Boualem Sansal aurait pu écrire ce livre à deux voix, où l'histoire de l'Algérie est dépeinte comme une de ces entreprises humaines qu'on ne comprend qu'en mesurant le rôle structurel de la violence dans les sociétés ? Loin des discours officiels, parfois sans ménagement, ils invitent à redécouvrir l'Algérie et les Algériens, la manière dont ils ont mené ou subi leur histoire, fabriqué leurs héros, conquis leur indépendance - pour le meilleur et pour le pire, entre terrorisme et résistance, fanatisme et corruption, violence et soumission. Un livre nécessaire pour sortir des mensonges et des hypocrisies, et penser à bras-le-corps une situation complexe, pour les Algériens comme pour les Français. Et imaginer peut-être, une fois éclaircis les vieux différends, d'oublier l'amertume et les ressentiments pour rendre possible une amitié entre peuples capables de se reconnaître pour ce qu'ils sont, ayant cessé de se leurrer sur le passé. Un livre salutaire. Boris Cyrulnik est neuropsychiatre. Il est l'auteur de nombreux ouvrages qui ont tous été d'immenses succès, dont, parmi les plus récents, Psychothérapie de Dieu et La nuit, j'écrirai des soleils. Boualem Sansal est un écrivain et essayiste algérien né en 1949. Il a reçu de nombreux prix littéraires dont le Grand Prix du roman de l'Académie française. Il vit près d'Alger. 

  • La paix

    Jean-Claude Carrière

    « Longtemps, nous avons distingué la paix de la guerre. C'était même, souvent, la seule définition que nous donnions de la paix : l'absence de guerre. Depuis une trentaine d'années, nous sommes passés dans un autre type de guerre, une guerre grise, presque anonyme, et même innommable, une guerre qui chasse les habitants de tout un pays vers d'autres terres, lesquelles, prises au dépourvu, ne savent ni les accueillir ni les repousser. Une guerre qui a métamorphosé la paix, au point d'en empêcher toute définition. De là ce livre sur la paix qui va d'Eschyle à Victor Hugo, du 11 Septembre à la Promenade des Anglais, de la paix des étoiles au repos de la tombe, autour de cette notion profondément mystérieuse, cette paix qui nous fait tant de mal et que nous appelons notre souverain bien. » J.-C. C. Un éloge de la paix, un hymne à notre commune humanité. ?Scénariste, dramaturge, écrivain, Jean-Claude Carrière est l'auteur de grands succès comme Einstein, s'il vous plaît, Fragilité, Tous en scène et, plus récemment, Croyance. 

  • Longtemps, la masculinité a semblé aller de soi. Chaque homme devait ressembler à l'idéal viril qui dominait toute la culture. L'identité sexuelle paraissait inscrite dans la nature. Ces trois dernières décennies, les femmes ont fait voler en éclats ces évidences. Les limites du masculin et du féminin sont devenues floues. Et chaque homme, désormais, de s'interroger sur son identité profonde. Elisabeth Badinter trace ici les contours, encore incertains, du nouvel homme que notre siècle est en train d'inventer.

  • Et si la principale fracture au sein de nos sociétés n'opposait pas le 1 % des superriches aux 99 % restants, mais les 20 % des surdiplômés à tous les autres ? Environ un jeune sur cinq sort du système scolaire avec un master ou un diplôme de « grande école ». Faire partie de ces 20 % est aujourd'hui la condition nécessaire pour maîtriser son avenir et intégrer les professions dans la lumière : le monde des start-up, des consultants conviés à penser le futur et, plus largement, celui des influenceurs culturels. S'appuyant sur une enquête de terrain, de nombreux entretiens auprès de jeunes actifs (25-39 ans) insérés dans le monde de l'innovation et un sondage exclusif, Monique Dagnaud et Jean-Laurent Cassely dressent le portrait de ces premiers de la classe et montrent que, loin de former un groupe homogène, ils se partagent entre tentation du pouvoir, confort et contestation du système. Alors que les 20 % se détachent du reste de la société, leurs prétentions à proposer un modèle de vie et à fixer un cap politique résisteront-elles à l'entre-soi social qui les caractérise ? Le changement peut-il avoir lieu sans le peuple ? Monique Dagnaud est sociologue, directrice de recherche au CNRS, spécialiste de la jeunesse et du monde numérique, auteur de nombreux livres dont Le Modèle californien (Odile Jacob, 2016). Jean-Laurent Cassely est journaliste et essayiste (Slate. fr, L'Express). Il est spécialiste des questions territoriales, de consommation et de modes de vie. 

  •  «?Voilà plus de vingt ans que je fais de la recherche en informatique à un très haut niveau. Je me suis aussi frottée, en tant qu'entrepreneuse dans la Deep Tech, aux investisseurs, accompagnateurs, incubateurs et start-upeurs de tout crin. Évoluant depuis longtemps dans ce milieu, je constate que je suis encore trop souvent parmi les rares femmes dans l'assemblée. Comment mettre fin à la sous-féminisation de ce secteur encore très machiste, à l'image de notre société?? Ce que je souhaite avec ce livre, c'est que les femmes soient autant attirées par l'informatique que par la médecine.?» A.-M. K. De la pionnière Ada Lovelace, première programmeuse, injustement méconnue, à Grace Hopper qui a posé les bases du langage Cobol, des biais de genre sur Wikipédia aux clichés véhiculés par les réseaux sociaux, un livre court et incisif pour montrer le sexisme d'un secteur crucial de l'économie, assorti de propositions concrètes et claires pour encourager les femmes à l'investir, et vite?! Anne-Marie Kermarrec est professeure en informatique à l'École polytechnique fédérale de Lausanne, en Suisse, et fondatrice de la start-up Mediego, issue de l'Inria. Membre de l'Academia Europaea et ACM Fellow, elle est lauréate du prix Montpetit et du prix de l'Innovation de l'Académie des sciences.

  • « Ce livre montre que l'émergence d'une société-Monde formée d'individus-acteurs s'accompagne d'un tournant éthique qui en est indissociable. Par petites touches et dans le désordre, l'univers et l'universel tendent à se rencontrer et à fusionner. Ce faisant, l'"univers" fait sortir l'universel de l'abstraction. Les valeurs universelles ne se trouvent plus dans les textes sacrés ou dans les manuels de philosophie mais se fabriquent, moyennant tâtonnements et conflits, dans les événements majeurs comme dans la vie de tous les jours. Cette nouvelle place de l'éthique dans le monde contemporain comprend une dimension prospective : comment pouvons-nous habiter le futur ? Le dénouement se trouve dans le mot "humanité". On peut en effet résumer la démarche de ce livre en l'utilisant dans son double sens. L'humanité, c'est le peuple de la société-Monde en même temps qu'un bien public spécifique produit par l'éthique. » J. L. Rigoureux et offensif, Jacques Lévy se livre à une critique sans concession des obscurantismes de tous bords et invite chacun à l'autonomie et à la responsabilité. Jacques Lévy est directeur de la chaire « Intelligence spatiale » de l'Université polytechnique Hauts-de-France et membre du rhizome de recherche Chôros. Il a reçu en 2018 le prix international Vautrin-Lud, considéré comme la plus haute distinction dans le domaine de la géographie. Il est l'auteur, avec Sylvain Kahn, du Pays des Européens, et, avec Jean-Nicolas Fauchille et Ana Póvoas, de Théorie de la justice spatiale. Géographies du juste et de l'injuste. 

  • « La croyance, cette "certitude sans preuve", pouvons-nous l'approcher, la connaître ? Qu'est-elle exactement ? Une rébellion individuelle, ou au contraire un ralliement à un groupe, à une secte ? Un réconfort ou une aberration ? Alors que nous pensions, depuis le siècle dit "des Lumières", aller vers plus de clarté, plus de maîtrise sur le monde et sur nous-mêmes, nous voyons que la croyance a marché près de nous au même pas que la connaissance, et que l'obscurité nous accompagne toujours, avec son cortège de rage et de sang. Nous voyons qu'une vieille alliance, que nous espérions dissipée, s'est renouée entre la violence et la foi. Pouvons-nous, le temps d'un livre, nous arrêter au bord du chemin, réfléchir ensemble, rappeler certains épisodes de notre passé et nous demander s'il nous reste une chance, un jour, d'éteindre, ou d'adoucir, ce feu ancien qui nous déchire encore ? » J.-C. Carrière. ?Jean-Claude Carrière est scénariste, dramaturge et écrivain. Il est l'auteur de grands succès comme Einstein, s'il vous plaît, Fragilité, Tous en scène et L'Argent. 

  • S'interroger sur le pourquoi des choses n'est pas toujours pertinent quand on veut comprendre les grands sujets de l'existence et des relations humaines dans le monde d'aujourd'hui. Pour le sociologue David Lepoutre, mieux vaut, pour obtenir des explications éclairantes, se demander comment se déroulent les faits dans le temps et examiner, pour cela, les processus qui débouchent sur les situations et les problèmes du présent. Partant d'une vingtaine de grands livres, classiques ou inconnus, en sociologie, en ethnologie ou en histoire, voici un ouvrage qui vous emmène en voyage au pays des sciences sociales pour parler avec vous, comme si vous étiez sur le terrain, de destin personnel, de pouvoir politique, de famille et d'éducation, de travail et d'argent, de sexe et de drogue, de santé, d'alimentation, de maladie et de bien d'autres choses encore... Une invitation à réfléchir autrement au monde qui nous entoure et à redécouvrir le plaisir de comprendre. David Lepoutre est sociologue. Professeur à l'université Paris-Nanterre, membre du laboratoire « Institutions et dynamiques historiques de l'économie et de la société » (CNRS/université Paris-Nanterre), il est notamment l'auteur de Coeur de banlieue (European Amalfi Prize for Sociology and Social Sciences), qui est devenu un classique en ethnologie et en sociologie. 

  • Fatigue, inhibition, insomnie, anxiété, indécision : la plupart des difficultés rencontrées dans la vie quotidienne sont aujourd'hui assimilées à de la dépression. Pourquoi ce "succès" de la dépression ? Croisant l'histoire de la psychiatrie et celle des modes de vie, Alain Ehrenberg suggère que cette "maladie" est inhérente à une société où la norme n'est plus fondée sur la culpabilité et la discipline, mais sur la responsabilité et l'initiative ; elle est la contrepartie de l'énergie que chacun doit mobiliser pour devenir soi-même. Et si la dépression était surtout le révélateur des mutations de l'individu ? Sociologue, Alain Ehrenberg dirige le groupement de recherche "Psychotropes, Politique, Société" du CNRS. La Fatigue d'être soi est le troisième volet d'une recherche qui, après Le Culte de la performance (1991) et L'Individu incertain (1995), s'attache à dessiner les figures de l'individu contemporain.

  • Maurice Genevoix, grand témoin de la Première Guerre mondiale, prix Goncourt et académicien, était non seulement un écrivain naturaliste, mais aussi un précurseur de l'écologie. Par ses réflexions sur les liens entre l'homme, la nature et la culture, par son aspiration à une écologie « sensualiste » et par son goût de l'engagement, ce grand écrivain prend aujourd'hui place au coeur d'un mouvement révolutionnaire qui reconsidère le regard anthropocentré qui a jusque-là mené le monde. Seul un romancier visionnaire pouvait avec autant d'acuité, au sortir du naufrage de l'Occident que fut la Grande Guerre, entrevoir la lueur d'espoir que nous offre aujourd'hui la pensée écologique. Jacques Tassin, chercheur au Cirad, est un des penseurs actuels de l'écologie. À ses ouvrages sur la question (Penser comme un arbre, Pour une écologie du sensible) s'ajoutent des travaux biographiques sur Maurice Genevoix, dont il est un spécialiste.

  • « C'est nous qui éliminons les grands singes et qui créons les robots. Comment apprendre à vivre avec ces nouvelles intelligences artificielles pour assurer un futur meilleur à l'humanité ? Ma réponse d'éthologue et de paléoanthropologue est qu'il nous faut d'abord comprendre les intelligences naturelles qui accompagnent notre évolution, à savoir celle des singes et des grands singes. Sinon nous serons les esclaves des robots. » P. P. Ce livre plein d'humour nous apprend beaucoup sur nous-mêmes, sur les hommes (et femmes) politiques, sur les grands singes... et les robots. Ce livre est aussi un bestiaire à clés, où toute ressemblance avec des personnages existants risque de ne pas être pure coïncidence... Pascal Picq est paléoanthropologue et maître de conférences au Collège de France. Ses recherches sur l'évolution de l'homme s'intéressent à ses origines comme aux profonds changements anthropologiques en cours. Il est à la fois très engagé dans la diffusion des connaissances en paléoanthropologie et dans les transformations de nos sociétés (Observatoire de l'ubérisation de la société, Institut de la souveraineté numérique, MENE...) sous le regard de l'anthropologie évolutionniste. 

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