Les Presses de l'Université de Montréal

  • La traduction a toujours joué un rôle important dans la communication humaine, dans tous les domaines. Elle continue de le faire, particulièrement dans l'émergence aujourd'hui d'une culture et de discours sur l'environnement, dans une perspective de durabilité, et ce, partout dans le monde. Ce livre explore les mots et les concepts liés à l'environnement dans plusieurs langues, et fournit un profil linguistique des éléments clés : dimensions et processus à l'oeuvre dans la traduction, diffusion, adaptation et évolution des cultures et des discours. Il met l'accent sur la temporalité, la spatialité, la spécificité culturelle et la comparabilité interculturelle des pratiques environnementales locales. La nature dynamique des différentes cultures environnementales y est mise de l'avant grâce à des recherches linguistiques empiriques, comme la modélisation statistique des données numériques multilingues relatives à l'environnement, recueillies dans les documents originaux et traduits.

  • Cet ouvrage, qui fait appel à une soixantaine de spécialistes canadiens et européens - médecins, psychiatres, psychoéducateurs, nutritionnistes, kinésiologues et professeurs-chercheurs -, décrit de façon approfondie les caractéristiques clés des troubles des conduites alimentaires (TCA) en s'appuyant sur les informations les plus récentes et les données les plus actuelles. Il dresse un panorama exhaustif des problèmes de santé mentale les plus fréquemment associés aux TCA, et passe en revue l'anxiété, les obsessions ou les compulsions en plus de s'intéresser à l'obésité, à l'anorexie et aux dépendances de toutes sortes.

    Qui sont les gens les plus à risque d'être atteints de TCA ? Les femmes, bien sûr, mais aussi les hommes, les enfants, les sportifs, les victimes de maltraitance durant l'enfance, ceux qui ont une déficience intellectuelle ou des troubles du spectre de l'autisme. Dans ce livre, on examine les particularités des évaluations médicales, nutritionnelles et psychosociales et on présente en détail des interventions efficaces, allant de la thérapie cognitive-comportementale à l'alimentation intuitive en passant par les thérapies corporelles ou familiales centrées sur les émotions. Enfin, l'accompagnement des personnes atteintes de TCA en hôpital de jour, en hospitalisation ou en externe est passé à la loupe pour offrir le portrait le plus complet à jour des ressources accessibles.

  • Avec la collaboration de Danica Djeric et Bob W. White.
    Sous la direction de Jorge Enrique Gonzalez.

  • La prison demeure un univers méconnu. Cet ouvrage a pour but, non seulement de synthétiser l'essentiel des connaissances sur le milieu carcéral, le vécu des détenus, la place des gardiens, les liens entre membres du personnel et personnes incarcérées, mais aussi de réfléchir à l'institution elle-même dans un contexte de reconnaissance des droits des détenus et de bureaucratisation.

    Entre «prisonniérisation» et réinsertion sociale, entre coercition et relation d'aide, l'organisation carcérale a-t-elle encore son caractère « total » et coercitif dont on parlait au cours des années 1960 et 1970, ou bien a-t-elle changé en profondeur et jusqu'à quel point ?En mettant l'accent sur les changements que la prison a connus depuis la fin des années 1970 et plus particulièrement ceux de la dernière décennie, les auteurs apportent un nouvel éclairage sur des dimensions importantes du milieu carcéral.

  • En présentant les grands principes de l'analyse criminelle, cet ouvrage vise un premier objectif : bénéficier du savoir des études menées depuis deux siècles qui ont permis des avancées notables et qu'il ne faudrait pas oublier. Dès le 19e siècle, en effet, on réalisait des travaux d'analyse criminelle pour répondre à la nécessité d'augmenter l'efficacité de la police dans sa lutte contre la criminalité.

    L'analyse criminelle est un travail complexe et sa formation doit en rendre compte. D'un côté, les analystes et, plus généralement, les criminologues se professionnalisent : il importe donc de bien définir en quoi consiste leur travail. C'est loin d'être facile, d'autant que la criminologie est elle-même un amalgame de domaines : géographie, psychologie, sociologie, travail social, droit, etc. D'un autre côté, il n'est pas évident de distinguer les analystes criminels des chercheurs en criminologie, puisqu'ils utilisent tous deux des méthodes et des processus semblables. Pourtant, tout comme les chercheurs sont considérés comme des « spécialistes en recherche », les analystes devraient être reconnus comme des experts en leur domaine. Cet ouvrage répondra à cet objectif de reconnaissance de la profession en en montrant toutes les facettes, de façon théorique, bien sûr, mais aussi en utilisant des exemples tirés de cas réels.

  • Au Québec, les débats sur la pluralité ethnique et religieuse enflamment les esprits, mais n'ont souvent qu'un lien ténu avec les données scientifiques. Dans ce livre, des chercheurs reconnus présentent leurs réflexions sur le sujet. On y trouvera des analyses poussées sur la façon dont les nouvelles migrations transforment les villes et, de plus en plus, les régions ; sur les frontières toujours mouvantes entre le «nous» et le «eux» ; sur la mondialisation, la discrimination ou la cohabitation au pluriel dans les quartiers de Montréal ; sur les lieux de culte et les signes religieux. Fondées sur des travaux qui se sont échelonnés sur plusieurs décennies, et présentées dans un langage accessible, ces recherches novatrices sont ancrées dans la réalité actuelle et portent sur des questions capitales concernant l'avenir du Québec. Travail savant, donc, destiné tant aux universitaires et aux spécialistes qu'à tout lecteur intéressé par les questions du vivre-ensemble et de l'inclusion.

  • L'histoire de la pharmacie en Nouvelle-France s'ouvre sur la rencontre avec le Nouveau Monde, ses ressources médicinales et les savoirs qu'en ont ses premiers habitants. Marqué par une double tradition, à la fois française et britannique, le développement de la pharmacie au Québec s'accélère aux XIXe et XXe siècles alors que le domaine du médicament subit d'importantes transformations. Révolution thérapeutique, essor de l'industrie pharmaceutique, transformations économiques et réformes gouvernementales finissent par plonger la pharmacie dans une crise identitaire dont elle ressortira passablement transformée à l'aube du XXIe siècle.



    Malgré son riche passé, qui puise ses sources dans l'Antiquité, la pharmacie est souvent laissée pour compte dans l'histoire de la médecine et de la santé. Cette lacune est brillamment corrigée dans cet ouvrage qui rend compte de l'évolution des conceptions scientifiques et populaires de la santé, allant de pair avec l'évolution des médicaments et de la profession de pharmacien. Celle-ci, qui a vu son rôle et son identité s'altérer puis se recomposer, est racontée ici avec un grand souci du détail qui montre tout l'intérêt qu'il y a à porter un regard historique, et souvent sociologique, sur des phénomènes contemporains.

  • La mondialisation a bel et bien changé la politique. C'est ce que démontre Pascale Dufour, qui examine conjointement le rôle des partis politiques, des syndicats et du milieu associatif dans trois « espaces de protestation » particuliers : la France, le Canada et le Québec.

    L'approche adoptée est distincte d'une analyse classique des mouvements sociaux. En considérant ensemble non seulement le mouvement des femmes, le mouvement de solidarité internationale, les organisations altermondialistes plus connues, mais aussi les réseaux considérés comme plus marginaux, l'ouvrage apporte des connaissances originales d'un pan très important de l'action collective récente, en donnant une image globale d'une réalité apparemment très fragmentée.

  • La violence au travail est loin d'être un phénomène rare. Le nombre croissant de victimes de violence physique, de harcèlement sexuel, d'intimidation ou de violence verbale au travail révèle un problème grave, présent dans la plupart des organisations et ce, dans tous les secteurs d'activité.

    Devant cette réalité a priori alarmante, plusieurs questions se posent : quelles sont les causes et les conséquences de la violence au travail ? Existe-t-il des personnes plus à risque de faire des gestes violents ou de devenir des victimes ? À partir de quel moment un comportement devient-il violent ou harcelant ? Y a-t-il finalement un antidote possible à la violence au travail ? L'adoption d'un code d'éthique qui interviendrait à la fois sur la violence, mais qui viserait aussi à encourager les conduites appropriées des travailleurs serait-elle une option à considérer ?

    Cet ouvrage constitue une première synthèse des plus récentes recherches scientifiques et des meilleures pratiques organisationnelles et de consultation en psychologie du travail en matière de violence et de harcèlement au travail. Il est également un guide utile à l'organisation d'un programme de prévention de la violence.

    François Courcy est professeur au Département de psychologie de l'Université de Sherbrooke ; André Savoie et Luc Brunet sont professeurs au Département de psychologie de l'Université de Montréal et coauteurs de La face cachée de l'organisation (PUM, 2003).


    Finaliste du Prix du livre d'affaires 2005 de la COOP HEC Montréal

  • Qu'est-ce qui pousse un individu à commettre un meurtre sexuel ? Quelles étaient les intentions du meurtrier au moment des faits ? Pourquoi une agression sexuelle dévie-t-elle vers l'homicide ? Cette étude, qui repose sur une analyse comparative des violeurs et des meurtriers sexuels, démontre que le meurtre sexuel dépend de la combinaison de facteurs développementaux, intentionnels et situationnels. La colère, la consommation d'alcool, la motivation sexuelle dans l'agression, le sadisme sont autant d'indices qui permettent de comprendre le meurtre sexuel.
    Cet ouvrage remet en question nombre d'idées reçues sur les meurtriers sexuels. Contrairement à ce que l'on aurait tendance à croire, les sadiques ne représentent qu'une minorité de meurtriers sexuels et les violeurs ont souvent la même histoire criminelle et les mêmes troubles de la personnalité que les meurtriers sexuels. En fait, le parcours criminel des meurtriers sexuels ressemble étrangement à celui des délinquants récidivistes et il apparaît difficile de tracer un profil précis qui les identifierait hors de tout doute possible.
    Théorique mais aussi pratique, cet ouvrage propose des stratégies d'enquêtes et d'interrogatoires en matière de meurtre sexuel.
    Jean Proulx et Maurice Cusson sont professeurs à l'École de criminologie de l'Université de Montréal.
    Eric Beauregard est criminologue au Service correctionnel du Canada.
    Alexandre Nicole est criminologue à l'Institut Philippe Pinel de Montréal.

  • Quand elles abordent les problèmes d'environnement, les sciences sociales sont confrontées, peut-être plus qu'avec tout autre objet d'étude, à la difficile question des rapports entre théorie et pratique, raison et action, analyse et engagement. Il est impossible en effet pour un chercheur que sa science met en face d'une situation inquiétante de faire abstraction de ses valeurs.
    Ce livre traite de diverses questions d'environnement urgentes - comme celle du réchauffement climatique, par exemple - sans les abstraire du contexte théorique où elles se posent. Il s'adresse aux chercheurs et aux étudiants concernés par la dimension éthique et sociétale de la connaissance. Les experts québécois et français qui y ont collaboré traitent du lien entre rationalité scientifique et normativité sociale pour illustrer la fécondité du rapport dialectique entre la recherche théorique et empirique, et l'engagement sur le terrain.

  • Année après année, les Canadiens constatent avec un mélange d'incompréhension et d'incrédulité que les Nations unies placent leur pays parmi ceux où il fait le mieux vivre sur la planète. Pourquoi se classent-ils si bien ? Étonnamment, ce n'est ni parce qu'ils sont les plus riches ni parce qu'ils vivent dans une société particulièrement juste. Pour Joseph Heath, la réponse est presque trop évidente pour qu'on la remarque : le Canada est une société efficiente ! Comparativement à d'autres pays, écrit-il, on réussit à obtenir un maximum de résultats avec un minimum d'effort et de gaspillage. Un essai fascinant et provocateur sur le présent et l'avenir économique et social de la société canadienne.
    Joseph Heath est titulaire de la chaire de recherche du Canada en éthique et économie politique à l'Université de Montréal.

  • Les universités s'ouvrent au monde, au Québec comme ailleurs. Ce phénomène est visible dans tous les aspects de la vie universitaire et, de façon plus fondamentale, dans la recherche. En effet, que l'on pense à la mondialisation de l'économie, à l'effet de serre, aux crises humanitaires, aux migrations, à l'expansion des organisations non gouvernementales, au fondamentalisme religieux ou au terrorisme, les événements internationaux nous interpellent dans toutes les sphères du savoir. Désormais, les thématiques internationales sont abordées dans la plupart des disciplines en sciences sociales, et l'on assiste à un réel rapprochement multidisciplinaire.
    Le présent ouvrage est le fruit d'une réflexion visant à ouvrir un dialogue qui permette de comprendre comment différents domaines de spécialisation abordent l'international sur les plans conceptuel et théorique, et de mieux saisir les enjeux qui ont marqué les études internationales au cours des dernières années.

    Sous la direction de François Crépeau et Jean-Philippe Thérien, respectivement directeur scientifique et directeur scientifique adjoint du CÉRIUM, ce livre présente les contributions de François Crépeau, Michel Fortmann, Jean-François Gareau, Mamoudou Gazibo et Jane Jenson, Alexis Nouss, Samir Saul, Jean-Philippe Thérien, Jean-Guy Vaillancourt et Marie-Joëlle Zahar.

  • L'interprofessionnalisme, véritable ouverture au savoir-faire de l'autre, stimule la coopération et la communication. La compréhension des compétences de chacun permet de mieux affronter collectivement chaque situation ou environnement. Cet ouvrage se penche tout particulièrement sur la collaboration interprofessionnelle dans le domaine de la santé et des services sociaux, en faisant une large part à l'éducation, afin d'améliorer la qualité des soins prodigués.

    Les auteurs présentent ici les fondements de la collaboration interprofessionnelle, les déterminants de sa mise en oeuvre ainsi que les effets attendus. L'ouvrage synthétise quinze années de travaux sur ce thème ; il est, de ce fait, largement illustré d'exemples issus de la réalité clinique. Pensé pour aider les gestionnaires, les superviseurs cliniques et les praticiens du domaine de la santé et des services sociaux à accroître la capacité interprofession­nelle dans leur organisation, ce livre servira aux formateurs qui pourront y puiser matière pour appuyer leur projet éducatif.

  • Les systèmes de santé sont des organismes extrêmement complexes qui doivent répondre à des besoins multiples. De nombreux
    professionnels, des gestionnaires, des organismes ainsi que du personnel de soutien parviennent néanmoins à assurer une prestation de services coordonnés et intégrés.
    Le but de cet ouvrage est de simplifier cette réalité, afin d'en faciliter la compréhension et la gestion. La démarche présentée explique les facettes variées des systèmes et les liens entre les multiples rouages. Cette perspective favorise ainsi l'auto-apprentissage avec, au début de chaque chapitre, des objectifs précis et, à la fin, des exercices qui vérifient l'acquisition des connaissances.

  • Le suicide frappe partout et à tous les âges, de l'enfance à la vieillesse. On connaît pourtant fort mal ce phénomène encore tabou. Qu'en est-il exactement ?

    Pourquoi, en fin de compte, décide-t-on de mettre un terme à sa vie ? Y a-t-il des différences entre pays ? Des différences entre les hommes et les femmes ? Des groupes à risque ? Est-ce que la dépression, l'alcool, les abus et les négligences familiales peuvent être perçus comme des facteurs de risque ? Qu'est-ce qui distingue, le suicide de l'euthanasie et du suicide assisté ? Voici quelques-unes des questions qui sont au coeur de cet ouvrage.

    Comprendre le suicide pour mieux le prévenir, c'est aussi un des enjeux soulevés par les auteurs qui préconisent une vraie concertation entre les chercheurs, les intervenants et les familles. Finalement, c'est à notre responsabilité collective face à la souffrance que les deux spécialistes font appel devant une question dont l'enjeu éthique reste entier.

    Brian L. Mishara est professeur au Département de psychologie de l'Université du Québec à Montréal et directeur du centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie (Crise) à l'UQÀM.

    Michel Tousignant est professeur au Département de psychologie de l'Université du Québec à Montréal.

  • Les migrations humaines ne se prêtent pas aux raccourcis d'analyse. Elles relèvent d'une dynamique complexe qui se déploie sur la longue période, celle des générations, et leur territoire est, aujourd'hui plus que jamais, global. Toute politique qui prétendrait « régler la question » par quelques mesures énergiques, en plus d'être tendancieuse, est donc vouée à l'échec. Les discours simplistes auront beau s'égrener, on n'appréhende pas une constante de civilisation comme un problème de gérance.
    Pour comprendre, il faut admettre la complexité. En examinant les multiples aspects du fait migratoire, c'est ce que font les spécialistes de nombreuses disciplines qui signent cet ouvrage. Ils considèrent ainsi la logique individuelle dans un espace social, le discours politique et identitaire, les questions de souveraineté et de sécurité, la migration comme vecteur de transformation sociale et la migration comme un droit de la personne. Autant d'enjeux parallèles et souvent concurrents, autant de réalités qui se superposent et doivent être reconnues. Chercheurs, commentateurs et décideurs trouveront ici les éléments d'une réflexion englobante, actuelle et nécessaire.

    François Crépeau occupe la Chaire Hans et Tamar Oppenheimer en droit international public à l'Université McGill. De 2004 à 2008, il a été titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit international des migrations (CDIM) et directeur scientifique du Centre d'études et de recherches internationales (CÉRIUM) à l'Université de Montréal. Delphine Nakache est professeure adjoint à la Faculté de droit de l'Université d'Alberta. Idil Atak est doctorante à la Faculté de droit de l'Université de Montréal, où elle a été la coordonnatrice de la CDIM de 2005 à 2007.

  • En gérontologie, le défi de l'heure est de mettre en réseau de façon efficace les divers acteurs qui gravitent autour des personnes âgées. Toutefois, la surabondance d'informations vient parfois compliquer les opérations qui en résultent. C'est pourquoi l'intervenant, en tant que porte-parole et médiateur, doit être parfaitement outillé pour communiquer avec les patients et leur entourage familial, social et médical.
    Cet ouvrage expose les principes et les concepts sur lesquels se fondent les usages de la coordination, ainsi que les méthodes susceptibles de guider les intervenants dans leur travail. Il se consacre à l'étude pratique de la gestion de cas et analyse en détail la fonction de médiation. Ce livre s'adresse spécialement aux travailleurs sociaux et aux professionnels qui sont appelés à activer et à reconstituer des liens interpersonnels. Les étudiants en gérontologie y trouveront toutes les clés pour réussir leur intégration au sein d'un service.

  • Depuis un siècle, l'homme a réussi à repousser les limites de l'âge de façon remarquable. Pourtant, il se greffe à cet accomplissement un discours inquiet, voire alarmiste, sur les conséquences économiques et sociales du vieillissement des populations. Qu'il s'agisse de la retraite, des nouveaux parcours de vie, de l'avenir de nos systèmes de santé et de protection sociale, des liens intergénérationnels ou des épreuves individuelles accompagnant l'âge avancé, le vieillissement humain teste la solidité de nos valeurs et questionne nos pratiques.

    L'approche interdisciplinaire de Richard Lefrançois permet d'aborder le phénomène de la vieillesse sous des angles multiples, tout en livrant une réflexion humaniste, globalisante. Il s'attaque aux nombreux mythes de la vieillesse, faisant appel aux particularités de la civilisation et de la culture postmoderne, puis insiste sur l'influence réciproque des personnes aînées et de la société. L'auteur présente une véritable anthropologie du vieillissement.

    Richard Lefrançois est professeur titulaire au Département de psychologie de l'Université de Sherbrooke et chercheur au Centre de recherche sur le vieillissement de l'Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke.

  • Le Québec moderne n'a jamais réellement habité la ville ; ou alors il n'a jamais habité la ville réelle. Peu importe, car cela ne l'a pas empêché d'en parler plus que de tout autre espace. Dans ce livre, je veux mesurer les conséquences de cette contradiction. Je veux chercher à lire la ville contemporaine au Québec, celle dont hérite le jeune xxi e siècle... Mais si on souhaite poursuivre ici, il faudra accepter d'abandonner le mot "ville" en chemin. C'est l'urbanisation et la littérature qu'il faudra aborder comme deux choses interdépendantes depuis les années 1960 au Québec. L'urbanisation et la ville ne sont pas la même chose du tout. La première est un processus, la seconde est son résultat. L'urbanisation est vivante et mobile alors que la ville est morte, ou en tout cas figée, abstraite. Bref, l'une existe, et l'autre pas. Il y a là un problème considérable. Dans ce livre, je parle d'étalement, de zonage, de friches, de banlieues, de chantiers et d'infrastructures - de ces espaces périurbains, depuis longtemps majoritaires dans le paysage nord-américain. J'en parle comme des lieux où la vie devrait pouvoir accéder à l'art. Et plus spécifiquement à l'art littéraire.

  • Préface de Dario Battistella

    « En s'appuyant sur le cas de l'incident de Hainan, Jérémie Cornut propose une analyse originale du rôle des excuses dans la diplomatie et la politique internationale. L'auteur croise différentes traditions théoriques et produit un modèle d'analyse à la fois cohérent et éloquent.

    Ce pluralisme sans concession offre une défense audacieuse de l'éclectisme analytique dans la théorie des relations internationales. »
    Rudr a Sil , Professeur, Département de science politique, University of Pennsylvania

    « Si l'éclectisme analytique est à la mode en Relations internationales, peu de chercheurs savent comment le mettre en oeuvre dans leurs travaux. Jérémie Cornut élabore une méthode brillante de simplicité et d'efficacité pour combiner diverses approches dans l'explication de la politique mondiale. Voilà un livre fort utile qui permet de repenser la théorie dans ses applications pratiques. »
    Vincent Pouliot , Professeur agrégé et directeur, Centre for International Peace and Security Studies (CIPSS), McGill University

    « Jérémie Cornut offre l'occasion de sortir du monologue narcissique sur l'état et l'avenir de la théorie, pour recentrer notre attention sur son objet d'étude. Il nous rappelle que, comme toute science sociale qui se respecte, les Relations internationales doivent s'adapter à la nature et à la complexité du réel, loin de tout parti-pris idéologique. Sa présentation rigoureuse du pragmatisme problem-driven est doublée d'une démonstration de sa valeur empirique qui, au-delà du cas d'étude, ne manquera pas d'éveiller l'intérêt de tous ceux qui tentent, avec toujours plus d'urgence, de faire sens d'un monde irrémédiablement complexe. »

    Inanna Hamat i-Ataya, Reader in International Politics, Aberystwyth University

    Jérémie Cornut, spécialiste de la diplomatie de crise et de la théorie des relations internationales, est titulaire d'un doctorat de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est post-doctorant à l'Université McGill.

  • Quel pouvoir réside dans la virginité ? Comment comprendre le concept de parthénos, qui peut à la fois désigner un adolescent, fille ou garçon, une jeune vierge à marier, une figure tragique ou une puissante déesse ? Et comment les destins d'Antigone, des Érinyes, de Blanche-Neige, de Susan Salmon - l'héroïne angélique du roman populaire d'Alice Sebold - et de Valentine - la jeune punk imaginée par Virginie Despentes - illustrent-ils la temporalité au coeur des idées véhiculées sur les jeunes filles depuis l'Antiquité ?
    Au moment où plusieurs penseurs annoncent une crise mon­diale des rites de passage de l'adolescence, cet essai réfléchit au discours occidental sur la virginité vue par la médecine, la loi, la littérature et la mythologie. Il montre que, loin de culminer avec la disparition du fantasme de la virginité, notre époque perpétue l'institution des filles dociles. L'auteure aborde les visages familiers de la victime angélique, de la vierge sacrée, des soeurs virales et s'attarde à l'image encore inexplorée de la jeune terroriste kamikaze en posant la question ultime : la littérature peut-elle sauver les vierges d'un destin morbide et sacrificiel ?

  • À défaut d'analyses sociologiques, l'appui à la souveraineté du Québec est devenue la terre promise des spéculateurs : on a devisé sur son déclin comme s'il s'agissait d'un fait, on l'a expliqué par le caractère rétrograde de l'idée politique qui en faisait l'objet et, avant de tourner la page, on a même imputé aux mensonges de ses « leaders » les appuis résiduels.

    Tournant le dos à ces lectures, on trouvera dans cet ouvrage quelques faits sociaux assez têtus. Le projet de souveraineté du Québec a soulevé les passions depuis quarante ans et il a profité, en le renforçant, d'un vaste mouvement social favorable aux institutions politiques de la société québécoise. Il est solidement implanté dans toutes les régions du Québec et sa lente progression dans les groupes sociaux qui lui sont naturellement le plus défavorables semble indépendante des conjonctures ; si bien que le niveau de l'appui qu'il recueille en 2001 est comparable à celui observé au début de la campagne référendaire de 1995 et cela alors même que le groupement où il recueillait les deux tiers de ses appuis cette année-là se trouve relativement démobilisé. C'est justement sur ce fait - la mobilisation et la défection sélective des différents types d'électeurs - que le présent ouvrage jette une lumière inédite, montrant que ceux dont dépend le plus massivement la souveraineté sont aussi les plus prompts à faire varier abruptement leur appui.

    Gilles Gagné est directeur du Département de sociologie de l'Université Laval. Il a publié des travaux sur l'État et la théorie sociologique et il a coordonné l'ouvrage Main basse sur l'éducation. Il est membre du Groupe interuniversitaire d'étude de la post-modernité qui publie la revue Société.

    Simon Langlois est professeur au Département de sociologie et titulaire de la chaire CEFAN de la Faculté des lettres de l'Université Laval. Il a publié des travaux sur les conditions de vie et sur la société québécoise et il a dirigé l'ouvrage La société québécoise en tendances 1960-1990. Il coordonne les travaux du Groupe international pour l'analyse comparée du changement social.

  • La religion se trouve-t-elle désormais reléguée dans la sphère privée ? Les contributions rassemblées dans cet ouvrage montrent qu'il n'en est rien et que le discours de la modernité qui tente de minimiser l'effet des communautés de sens dans la sphère publique n'est pas aussi neutre qu'on pourrait d'abord le croire. Les auteurs témoignent ici de l'ambivalence de la société, qui oscille entre la reconnaissance de l'importance du religieux et la marginalisation de celui-ci. Dans les milieux de l'éducation, de la santé et à travers les politiques publiques, la « séparation entre la religion et l'État » reste une problématique complexe qui nécessite une compréhension en profondeur du phénomène religieux ainsi qu'une formation des professionnels et intervenants qui doivent faire face aux nouveaux défis posés par nos sociétés contemporaines sur cette question.
    Collaborateurs:
    Jean-Marc Aveline, Institut de science et théologie des religions.
    Alex Battaglini, Direction de la santé publique et des services sociaux.
    Peter Beyer, Université d'Ottawa.
    John Biles, Projet Metropolis.
    François Bousquet, Institut de science et théologie des religions.
    Marie-Pierre Bousquet, Université de Montréal.
    Patrice Brodeur, Université de Montréal.
    Conrad Brunk, Victoria University (Colombie-Britannique).
    Christine Cadrin-Pelletier, Secrétariat aux affaires religieuses, ministère de l'Éducation, du Sport et du Loisir du Québec.
    Dianne Casoni, Université de Montréal.
    Douglas Farrow, Université McGill. Gilbert Gariépy, Centre des sciences de la santé (Winnipeg).
    Denise Helly, Université du Québec.
    Claude Langlois, Institut européen des sciences religieuses.
    Solange Lefebvre, Université de Montréal.
    Myer Siemiatycki, Ryerson University (Toronto).
    Sophie Therrien, Gouvernement du Québec.

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