Editions du Cerf

  • Réunis par l'Institut européen en science des religions, Régis Debray et Jean-François Colosimo entrent en dialogue. Que reste-t-il aujourd'hui de la laïcité ? Et de la France au sein de la mondialisation des croyances ? Une interrogation sans concession sur notre exception.
    Face aux actes de barbarie qui frappent la France, où en est la République ? État, Église, nation, laïcité, que signifient aujourd'hui ces mots au sein d'un paysage confessionnel troublé, mais aussi d'un environnement international hostile ? Comment distinguer entre le culte et la culture ? Et pourquoi est-il urgent de réaffirmer la séparation du politique et du religieux ?
    Ces questions animent le dialogue entre Régis Debray, Didier Leschi et Jean-François Colosimo qui précède, dans ce livre, les commentaires personnels de chacun d'eux. Balayant l'histoire et l'actualité, leurs désaccords mêmes contribuent à éclairer un accord essentiel : nous ne saurions céder à la peur car l'exception française est plus que jamais indispensable à l'ordre du monde.
    Un appel à l'intelligence et à la lucidité.

  • Trente ans après son mythique Temps des tribus, le grand sociologue de l'imaginaire lance une nouvelle annonce prophétique. Reprenant un à un les récents séismes qui ont ébranlé nos représentations, il montre comment l'avènement d'un totalitarisme doux marque, par réaction, l'Ère des révoltes. Un essai indispensable pour comprendre ce que sera notre monde demain. Dès les années 1980, Michel Maffesoli se fait l'observateur averti et implacable des temps postmodernes. Il annonce un effondrement social porteur d'un paradoxal retour des tribus, ce que prouveront les décennies suivantes. Il pronostique également que, profitant de la fin des idéologies, les élites au pouvoir entendent instaurer un ordre nouveau qu'il qualifie de totalitarisme doux. Ce que démontre l'actualité récente.
    De l'éruption des gilets jaunes devenus un phénomène international à la contestation globale de la gestion de la pandémie, des grèves émeutières pour contrecarrer le libéralisme mondialisé à la vague d'émotion planétaire suscitée par l'incendie de Notre-Dame, le sociologue du quotidien et de l'imaginaire traque, de son oeil inégalé, le changement de paradigme que nous vivons.
    Le règne de la rationalité, de la technicité et de l'individualité agonise convulsivement sous nos yeux. Pour le meilleur et pour le pire, l'ère des révoltes a commencé et ne cessera pas avant longtemps.
    Cet essai flamboyant dit pourquoi et comment le peuple a raison de se rebeller.

  • L'islamisme militant peut-il subvertir les institutions et la vie politique en instrumentalisant la démocratie ?
    C'est à cette question cruciale aujourd'hui que répond celui qui fut longtemps maire de Sarcelles, François Pupponi. Cet homme de gauche amoureux de la diversité, mais inflexible sur la République, révèle l'impensable : s'implantant dans les quartiers, infiltrant les associations et les partis, se jouant des règles et des lois, c'est à une conquête confessionnelle et communautariste des leviers de pouvoir que se livrent désormais les salafistes - à commencer par les municipalités des banlieues des grandes agglomérations urbaines.
    Comment les contrer ? Comment les combattre ?
    Contre les errances idéologiques des islamo-gauchistes, les lâches démissions électoralistes et les calculs des réseaux qui veulent influencer le parlement et le gouvernement, ce livre est une défense des idéaux universalistes et, en premier lieu, pour les musulmans.
    Des révélations-chocs.
    Une formidable apologie du véritable vivre-ensemble.

  • L'Église confinée serait-elle devenue folle ? Et les catholiques, des professionnels du déni de réalité ? Récusant la réduction de l'Évangile à un militantisme grégaire et moutonnier, Jean-Pierre Denis s'affirme ici comme la voix chrétienne d'aujourd'hui dans le sillage d'un Bernanos ou d'un Mauriac. Un appel à la liberté contre le fanatisme. Que nous arrive-t-il ? Quel est le sens de cette pandémie ? Que reste-t-il de nos visions de la vie, du monde, de l'homme ? Où allons-nous ? Et où est passé Dieu dans tout ça ?
    Répondant du tac au tac à son contemporain dépressif ou dubitatif, Jean-Pierre Denis lui oppose les leçons de la Bible. Lui concédant que son désarroi n'est pas sans raison, il n'épargne pas la France, ni son État, ni son Église. Lui déniant de réduire la foi à un fidéisme ou à un fanatisme, il montre la fulgurante actualité de l'Évangile.
    Un dialogue enlevé, lumineux, frappant. Un essai ravageur d'humour et pétillant de profondeur. L'irrésistible appel à la lucidité d'une grande voix spirituelle d'aujourd'hui.

  • Le groupe lyonnais qui a dénoncé les affaires de pédophilie dans l'Église prend la parole. Mais cette fois pour demander une grande concertation nationale afin que la France en finisse avec les violences sexuelles sur mineurs. Un cri, un appel et une sommation. Crucial.
    Dénoncer ne suffit pas. Il faut aussi réformer. Si l'on veut que cesse enfin le massacre moderne des innocents, le saccage de l'enfance abandonnée au silence et à la dénégation.
    Sans le courage de " La Parole Libérée ", l'association lyonnaise qui a révélé les violences sexuelles commises sur les plus jeunes par des religieux, jamais sans doute ce scandale n'aurait été autant connu et débattu au sein de la société française.
    Aujourd'hui, ses membres ne sauraient se satisfaire d'avoir brisé l'omerta. C'est à un véritable Ségur des violences sur mineurs qu'ils appellent. À une concertation nationale incluant les autorités, les experts, les acteurs, les victimes. Et qui sans ignorer l'ampleur de ce fléau dans l'Église, s'appliquerait à tous les lieux qu'étreint ce mal : les institutions, les écoles, les clubs, les foyers, les centres de loisirs, et hélas, les familles.
    Le glaçant état des faits que dresse ce livre blanc, et qui est sans précédent, n'est pas gratuit. Il introduit 30 préconisations claires, simples et possibles, sur les pratiques judiciaires, les politiques publiques, les lois à parfaire.
    Un livre d'information pour que l'on ne puisse plus dire : " Je ne savais pas. "
    Un livre de combat pour que nous changions ensemble la vie de millions d'enfants.

  • Notre monde est sans repère car il est sans père ! C'est au grand absent de la scène contemporaine que s'attache ici le philosophe de l'existence Martin Steffens, car la critique du patriarcat ne saurait aboutir à la disparition de la transmission. Un livre de libre morale sur nos moeurs faussement libérées. Éblouissant. À l'heure où le patriarcat, en tant que système social d'oppression, commence à se déliter, nous nous trouvons devant une alternative. Ou bien l'on croit qu'on élèvera d'autant plus les femmes qu'on rabaissera les hommes. Ou bien nous ferons, pour les garçons arrivant en ce monde, le voeu qu'ils sont, en tant que tels, une bonne nouvelle.
    Car chacun porte en soi la promesse de ce que l'autre a de meilleur. Ce n'est pas en détestant les hommes que nous respecterons les femmes. Plus libres d'aller au monde, les femmes seront aussi plus exposées. Elles ont donc besoin d'hommes en qui mettre leur confiance, d'hommes consistants.
    Annoncer aux jeunes hommes que leur virilité les oblige à ce qu'ils ont de meilleur, c'est cela aussi lutter contre le patriarcat.
    Un livre critique, généreux, lumineux qui appelle, contre la confusion, à une vraie libération.

  • On débat beaucoup sur le voile. Rarement on demande leur avis à celles que leur naissance destine à le porter. Il fallait, comme Zeina El Tibi, être femme et musulmane pour décrypter le système religieux, social et politique qui, sous prétexte de la loi divine, vise à asservir la moitié de l'humanité. Éclairant. Parmi les facteurs d'incompréhension dont souffre l'islam, la condition de la femme est une source inépuisable de quiproquos et de polémiques. Les dérives conservatrices ou extrémistes ont considérablement contribué à cette situation. Pourtant, comme le rappelle avec force le docteur Zeina el Tibi dans cet ouvrage, les textes fondamentaux de la religion musulmane, à commencer par le Coran, sont clairs à ce sujet. On veut opposer l'islam et une certaine conception occidentale, alors qu'il faut en réalité confronter les dérives extrémistes aux écritures saintes. Et c'est ce que fait, avec brio, Zeina el Tibi dans ce livre indispensable.

  • Lorsqu'un catholique prophétique s'en prend aux catholiques de bénitier sur les scandales de l'Église, cela donne le livre le plus dérangeant, le plus implacable et le plus vital de la saison. D'une plume sans pitié mais pleine de piété, Quantin s'affirme ici comme un grand écrivain et un polémiste inégalé. Un essai flamboyant qui fera horreur ou régal. En 1958, à l'occasion du procès du curé d'Uruffe qui avait tué sa maîtresse, Claude Lanzmann rêvait de faire comparaître l'Église tout entière, évêques et pape compris. Soixante ans plus tard, l'affaire Preynat, vite devenue l'affaire Barbarin, semble avoir réalisé son voeu. Une grande opération vérité a eu lieu, mêlant analyses judicieuses et déductions hâtives. Le procès médiatique a abouti à tant d'imprécisions qu'il est nécessaire de tout reprendre à zéro.
    Dénonçant à son tour le crime révoltant des violences sexuelles sur enfants, mais s'appuyant sur des faits rigoureusement établis, l'auteur renvoie dos à dos les accusations anticléricales simplistes et les défenses cléricales commodes. Soucieux de dépasser l'écume de l'actualité pour plonger dans les profondeurs oubliées du mal qui ronge l'homme, il fait défiler à la barre victimes et pédophiles, évêques et historiens, romanciers et thérapeutes, cinéastes et théologiens.
    Un livre-choc dicté par une seule certitude : " La Vérité rend libre ".

  • Disparus les cathos de gauche ? Plus que jamais, au sein d'une France tourmentée, ils luttent pour faire rayonner la doctrine sociale de l'Évangile et sortir de l'ombre les humbles et les pauvres oubliés. Un manifeste de combat fort et utile.
    2019. Le mouvement des Gilets jaunes met en avant le peuple des invisibles, le peuple des " sans " - sans voix, sans visage, sans porte-parole, sans représentation, sans revendications précises. Qui sont-ils, d'où viennent-ils ? Ils restent insaisissables, car si des enquêtes, un film, des livres leur ont été consacrés, les invisibles ne se donnent à voir qu'au moment où ils deviennent visibles.
    Le groupe de travail mis en place par les Poissons Roses s'est attaché à démontrer combien cette notion révolutionne notre approche des rapports politiques au sein d'une société qui, bien que toujours ancrée dans l'État-providence, bascule inéluctablement dans la société liquide décrite par Zygmunt Bauman. Dans ce rapport, ils font trois propositions concrètes pour que les invisibles ne soient plus des laissés-pourcompte.

  • Le New Age a suivi le New Deal, et le pot-pourri spirituel, le libre-échange économique. Comment sommes-nous devenus Américains dans nos croyances et nos dévotions ? Qu'en penser et qu'en faire ? Une critique avisée, féconde et indispensable du supermarché du bien-être.
    Quatre millions de Français déclarent s'être consacrés à la méditation en 2019 : rien de plus commun, apparemment, que cette pratique. Rien de plus banal que d'être convaincu que la spiritualité est bien plus riche que la religion.
    Bien des idées reçues sur un tel engouement méritent cependant d'être questionnées. Ce mouvement n'est en rien nouveau. Ses racines ne résident pas dans les sagesses asiatiques. Ses maîtres ne viennent pas du fond des âges.
    Il fallait Jean-Marie Gueullette et son expertise dans ces domaines pour interroger nos approximations, analyser nos attractions et nous conduire à la source de ce phénomène. La spiritualité telle qu'on la conçoit aujourd'hui en Europe est une héritière directe de celle qui s'est développée depuis trois siècles aux États-Unis : au lieu de nous orientaliser, nous nous américanisons.
    Un tel enracinement pose bien des questions : la spiritualité est-elle plus profonde que la religion ? Comment et à quelles conditions la foi chrétienne peut-elle dialoguer avec ces spiritualités ? Sans jamais en médire, interrogeant avec beaucoup d'intelligence l'attrait de la méditation, des démarches psychospirituelles ou du lien entre nature et spiritualité, Jean-Marie Gueullette donne ici la synthèse de nombreuses études publiées en anglais sur ces questions.

  • Contre l'emprise du seul discours biologique, le grand éthicien français sollicité par tous les médias explique, avec son équipe inégalée de cent chercheurs, quels sont, un à un, les véritables enjeux de l'Après-pandémie. Un livre incisif, décisif pour enfin comprendre les erreurs d'aujourd'hui et relever les défis de demain.
    Personne ne pensait une pandémie envisageable dans nos sociétés modernes. Une " crise sanitaire d'ampleur " a pourtant provoqué sur le plan international un phénomène de déstabilisation et d'effondrement en jeu de dominos. Il convenait d'inventer des réponses immédiates, concrètes et agiles.
    C'est au coeur de la crise, devant les lendemains incertains, quand le surplus d'informations condamnait au silence toute analyse, qu'une équipe de cent chercheurs rassemblés autour de l'éthicien Emmanuel Hirsch a décidé d'engager la réflexion. De la philosophie à l'anthropologie, de l'économie à l'épidémiologie, de la sociologie aux sciences politiques, ils retracent pour nous ce qu'est l'expérience d'un inattendu qu'il nous faut désormais penser, intégrer et surmonter ensemble.
    L'urgence politique actuelle consiste à créer les conditions favorables aux approfondissements, aux concertations et aux arbitrages. Une crise sociale sans précédent pourrait constituer l'autre rebond de cette menace pandémique. Comment décider de choix vitaux ?
    Un livre incisif, au coeur de l'engagement, décisif pour comprendre, anticiper, se mobiliser et relever les défis d'une pandémie ou de toute autre crise sanitaire à venir.

  • Hier, la monnaie et le crédit facilitaient l'échange. Aujourd'hui, ils divisent et écrasent. Le coupable désigné est vite trouvé : ce serait la finance internationale. Ce qui nous évite de nous interroger sur le tréfonds de nos mentalités. Un essai corrosif pour, enfin, régler nos comptes avec l'argent.
    La monnaie ? Inventée, croyait-on, pour faciliter l'échange des biens et des services, elle est devenue signe de division et facteur d'inégalité.
    Le crédit ? Instauré pour faire circuler la monnaie et libérer l'initiative, il a fini par écraser États et particuliers sous le poids de la dette.
    Le coupable tout trouvé, c'est " la finance " : marchés dérégulés, actionnaires sans coeur, fonds d'investissement indifférents au sort de la planète. Mais à quoi bon dénoncer la cupidité des uns et la rapacité des autres, si on n'en dévoile pas les ressorts ? La source de notre asservissement est peut-être cachée dans le tréfonds de nos mentalités. Et si le vilain petit financier, c'était chacune et chacun d'entre nous ?
    Face à un krach boursier ou une pandémie, l'État est capable de s'endetter massivement. Ce qui repose la question de fond : qui, en définitive, doit quoi à qui ?
    Enjambant les débats ésotériques, cette Petite métaphysique du fric interroge ce qu'est la monnaie dans nos têtes, ce qu'elle devient entre nos mains, et défie notre tendance à désigner les coupables sans nous remettre en cause.

  • Ils se disent pères spirituels, directeurs de conscience, guides, éveilleurs. Trop souvent ils ne sont que des gourous. Comment distinguer l'accompagnateur du charlatan, dominateur et manipulateur ? Comment rompre avec les scandaleuses impostures qui ruinent les Églises ? Un guide enfin sûr !
    Plus jamais ça ! La tempête révélant les crimes des fondateurs s'abat sur l'Église catholique. L'effort de transparence ne saurait pourtant se résumer, prévient Pavel Syssoev, à établir la comptabilité du passé. Avant le viol physique, il y a le viol psychique. Derrière l'abus sexuel, se tient l'abus spirituel. Les deux participent de l'abus de pouvoir et c'est toute une représentation de l'autorité qu'il s'agit d'évangéliser sans cesse.
    Sous le prétexte de favoriser les charismes, la vague spiritualiste des guides de la contemplation a tourné à l'épidémie assassine des gourous de la domination. Le conseiller de l'âme s'érige progressivement en maître de tout. Il est prêtre, mais aussi laïc. Homme, mais aussi femme. Chef de communauté, mais aussi franctireur. Invariablement, il dit apporter la liberté et réclame la servilité. Il met la paternité spirituelle au service de ses intérêts propres.
    Dressant l'histoire de la direction spirituelle, précisant ses formes et ses limites, analysant ses déviations, Pavel Syssoev appelle à une prise de conscience radicale sur ce mal qui est à la racine des maux actuels. Puisant dans la Tradition, il donne aussi le cadre et les repères indispensables à la reconstruction d'une authentique relation de paternité spirituelle.
    Un livre tranchant qui s'adresse à tous ceux qui désirent le renouveau de la vie spirituelle dans l'Église.
    Dominicain, théologien enseignant la philosophie, Pavel Syssoev est spécialiste de l'histoire des doctrines et prédicateur des retraites. Il a reçu la charge d'être le prédicateur du pèlerinage du Rosaire à Lourdes en 2020.

  • " Tout le malheur des hommes vient de ne savoir pas garder leur chambre " : quand, méditant le confinement, l'immense journaliste qui a réinventé et réenchanté la religion dans la presse s'empare de la formule de Pascal, cela donne le plus formidable des livres de sagesse ouverte à tous. Un guide pour réapprendre à respirer après la crise.
    Que reste-t-il de la vie profonde quand l'emporte l'instinct de survie ? Comment réapprendre à respirer après la crise ? Qu'est-ce, d'ailleurs, qu'une catastrophe ?
    Impasses de la science et impuissances du politique, clashs culturels et conflits militaires, dérèglements climatiques et désastres épidémiques : à l'heure de l'épuisement des philosophies et de la fatigue des démocraties, que nous disent nos sources spirituelles et intellectuelles ?
    Lire en Pascal, Spinoza et Descartes les critiques de notre modernité, les rend nos meilleurs guides face à nos incertitudes.
    Questionner l'héritage de Nietzsche permet de saisir l'origine et l'étendue de nos désenchantements.
    Explorer les pensées de Confucius, Lao Tseu et Bouddha éclaire l'offensive de la Chine contre les valeurs occidentales.
    Redécouvrir le message du Christ, libérateur de nos inconscients et de nos imaginaires, apporte une vraie sérénité.
    Les expériences d'hier doivent servir la sagesse de demain. Mais cette sagesse devra être humble. Ouverte à tous et propre à chacun.
    En voici le dévoilement, l'éloge et le chemin.

  • Ne pas croire n'est pas croire en rien. Dans une grande confession sur ses racines, y compris religieuses, l'avocat des lettres dit sa dette à l'égard de la foi perdue de son enfance, et professe son espérance. Bouleversant.
    Voici la confession d'un enfant du siècle sur l'impératif de la spiritualité au sein d'un monde en voie de déshumanisation. Se livrant comme jamais dans ce récit autobiographique, Emmanuel Pierrat revient sur son itinéraire qui fait écho à nombre de parcours contemporains.
    Comment a-t-il été cet enfant empli de foi qui a grandi au rythme des messes dominicales et des cours de catéchisme, et qui a servi l'autel auprès du curé qui lui a tant appris ? Pourquoi est-il devenu cet adulte se découvrant athée et recherchant la fraternité auprès de la maçonnerie, la sagesse dans diverses traditions anciennes ou lointaines, la paix dans une approche libre et ouverte de soi et des autres ? Mais, dès lors, à quelle éthique se fier ? À quelle espérance se confier ? En bref, à quel saint se vouer ?
    Avec brio et humour contre ce qu'il nomme " le blues de l'athée ", l'avocat des Lettres défend la redécouverte pacifiée de la verticalité et de l'altérité dans chaque moment de l'existence quotidienne. Avec style et inspiration, le président du PEN Club français s'applique à lui-même ce discernement, rouvrant pour ce faire l'Évangile.
    Une plaidoirie vivante et vibrante pour que l'amour de la culture réveille en nous ce culte de la joie qui nous vient d'ailleurs et qui ne cesse de nous convoquer au gré des tours et détours de notre destinée.

  • Se penchant sur le retour du religieux, le prophète du Temps des tribus dénonce notre pessimisme : c'est à la fois la totalité de l'individu et du collectif, de l'esprit et de la chair que vise la révolution en cours, celle de la raison intégrale. Une somme.
    Après La Parole du silence, qu'il considère comme un traité de théologie pour la postmodernité, Michel Maffesoli s'attache dans son nouvel essai à décrypter ce qu'il nomme la " religiosité postmoderne ". Il étudie ainsi les étapes qui jalonnent ce " retour du sacral " : la réhabilitation des sens et d'une raison sensible, l'importance du partage, du mystère, de l'initiation - mais aussi l'ancrage nécessaire dans la tradition. C'est ainsi que les figures catholiques de la Trinité (l'unicité de Dieu en trois personnes) ou de la communion des saints représentent pour le penseur des " tribus " les métaphores les plus adaptées à l'imaginaire contemporain du sacré.
    Un essai profond, qui propose au lecteur non pas un retour au catholicisme comme institution et dogmatisme, mais une véritable résurgence de la catholicité. Ainsi que le retour à une appréhension populaire et émotionnelle de la transcendance.

  • Égalité, mais aussi laïcité et encore droit, justice : ces mots, qu'on croyait universels, sont, chaque jour, détournés de leur sens. Les responsables de cet assaut porté à la langue française ? Les communautaristes de toutes obédiences. C'est pour décryp

  • Parce qu'elle n'a cessé de muter d'âge en âge, la cathédrale de Paris constitue une légende des siècles. Elle raconte chaque période dont elle est le miroir. Dressant cette somme historique, Nicolas Reveyron interroge le testament que notre restauration laissera aux générations futures.
    Qu'est-ce qui a brûlé quand a brûlé Notre-Dame ? Et comment reconstruire ce si beau monument ? Avec quels matériaux ? En combien de temps ? Ces questions opposent tous les Français depuis un an. L'émotion et les passions ont hélas brouillé un débat dont la nature aurait dû rester architecturale.
    Nicolas Reveyron met un terme à ces querelles. Il retrace la longue histoire de Notre-Dame, depuis Maurice de Sully, qui a lancé la reconstruction de la cathédrale de Paris au xiie siècle, jusqu'aux restaurations de Lassus et Viollet-le-Duc. Montrant que les modifications d'ampleur, les adjonctions, les aménagements, ont façonné la cathédrale du xxe siècle ; conjurant ainsi toutes les idées reçues sur la prétendue immuabilité de l'édifice.
    Tel est le pari de ce livre aujourd'hui nécessaire : avant qu'on ne reconstruise Notre-Dame à Paris, il faut la reconstruire sereinement dans nos têtes et dans nos coeurs.

  • Des prêtres sont coupables de pédophilie. Il faut donner la parole aux victimes. C'est justice. Des prêtres se suicident. Le silence recouvre leur geste. A rebours des idées reçues, la crise que traverse l'Eglise nous appelle à une redécouverte de l'autorité spirituelle. Un livre-choc sur la vérité des curés de France.
    Des prêtres sont coupables de pédophilie. Il faut donner la parole aux victimes. C'est justice. Des prêtres se suicident. Le silence recouvre leur geste. Hors de l'Église mais aussi dans l'Église. Une crise ne saurait effacer un abandon. La souffrance qu'elle cause vient s'ajouter à d'autres, devenues l'ordinaire des vies consacrées.
    Quelle est leur source ? La dureté de l'institution ? La dureté de l'adhésion ? La dureté de la mission ? Quel est l'impact de la sécularisation ? Comment exprimer la solitude du sacerdoce ? Peut-on se contenter de dénoncer le cléricalisme ?
    Ou le prêtre n'est-il pas fils engendré et accompagné par l'évêque pour se faire père à son tour ? C'est l'amour paternel qui fait la prêtrise et le manque de paternité reçue et donnée, qui la vide de son sens.
    À rebours des idées reçues, cette crise nous appelle à une redécouverte de l'autorité spirituelle.
    Un livre-choc sur certains aspects du sacerdoce en France.

  • Globaux mais locaux, solidaires mais contestataires, raisonnables mais incendiaires, maintenant c'est pour toujours : les Digitalnatives nous déroutent. Enquête sans précédent sur les enfants du nouveau monde, voici le guide pour comprendre notre changement universel de paradigme.
    Globaux et locaux, solidaires et contestataires, raisonnables et incendiaires, les Social Natives nous déroutent. Enquête ethnographique sans précédent sur les enfants du nouveau monde, ce guide permet de comprendre le changement de paradigme que nous vivons aujourd'hui.
    Ils sont nés entre 1995 et 2005. On les caricature avec un portable dans la main. Qui sont vraiment les jeunes de la génération Z ? Comment se différencient-ils de leurs aînés ?
    Comprendre les comportements, les représentations et les attentes de ces jeunes qui interpellent et bousculent les schémas de pensée et les postures des générations précédentes est une nécessité pour ne pas manquer le rendez-vous avec le monde tel qu'il devient.
    Le travail de terrain mené par Élisabeth Soulié fourmille d'exemples et prend du recul. Pour apprendre à vivre entre générations, pour appréhender ces nouveaux continents culturels, voici un ouvrage indispensable et sans prêt-à-penser.

  • Face à la destruction de la planète, l'heure est à l'autolimitation. Mais nous remettre à l'école de l'ascèse est d'abord une spiritualité. La décroissance vaut parce qu'elle est félicité. Un traité du mieux-être pour le monde et pour tout le monde.
    Le projet de ce livre ? Raconter simplement la vie de gens simples. Cet ouvrage dévoile en effet l'incroyable histoire de personnes qui, aujourd'hui en France, tentent de préserver la création dont ils ont hérité, et qu'ils devront léguer en bon état à leurs enfants.
    Entre juin 2016 et août 2017, Mayeul Jamin a traversé la France pour rencontrer ces hommes et ces femmes qui ont eu la gentillesse de lui accorder un moment, afin de lui faire découvrir l'étonnante vie qu'ils avaient choisie. S'ouvre ainsi une galerie formidable de portraits, et des conversations pleines d'humanité et d'espoir. Avec Ségolène, restauratrice de livres anciens ; Luc, troubadour des temps modernes et ancien candidat de The Voice ; Daniel, astro-poète boulanger ; Josué, fabriquant autodidacte de yourtes contemporaines ; ou encore Massoud, maçon rénovateur de châteaux... Tous vivent simplement, différemment de la norme peut-être, mais dans une joie qu'il est impossible de nier. Leur vie, dans des petits villages, des communautés, des monastères, des abbayes, est la preuve qu'un autre monde est possible - aujourd'hui et maintenant.
    Le manuel pratique de l'autolimitation et de la décroissance.
    L'atlas français des nouveaux modes de vie.

  • Consacrée en 2017 pour son courage intellectuel et politique, Fatiha Boudjahlat dénonce dans ce nouveau livre nos aveuglements, compromissions et lâchetés, et en appelle au sursaut de la République contre le voile.
    Au-delà du voile comme objet, c'est l'acte même du voilement qui doit susciter notre réflexion. Qu'il concerne les mamans des sorties scolaires, l'étudiante syndicaliste, la chanteuse de télécrochet ou les petites filles, le voilement signe un consentement - construit, contraint, ou consenti - à un ordre patriarcal. Le voilement se banalise, de normal, il devient norme. Le soft power islamique s'associe à l'idéologie intersectionnelle pour en faire même un vecteur d'émancipation. Qu'il n'est pas. Qu'il ne sera jamais. Qu'il n'est nulle part.
    À travers cette enquête sans précédent qui signale et déconstruit démissions politiques, confusions médiatiques, manipulations militantes et errements judiciaires, Fatiha Agag-Boudjahlat livre ici une analyse exigeante contre ce multiculturalisme qui vient, qui signe le triomphe du communautarisme et de l'assignation identitaire. Contre la belle et ambitieuse promesse républicaine.

  • De rebondissements en rebondissements de l'affaire Lambert, le grand éthicien français de la santé et de l'hôpital n'a cessé d'être convoqué par les autorités et les médias. Voici, au jour le jour, ses réflexions sur ce que signifie mourir aujourd'hui. Un livre d'humanité sans dogmatisme.
    Préface inédite de Michel Houellebecq.

    " L'affaire Vincent Lambert n'aurait pas dû avoir lieu ", affirme Michel Houellebecq dans la préface de ce livre d'Emmanuel Hirsch. Ces chroniques d'une " mort exemplaire ? " révèlent les aspects souvent dissimulés d'une histoire humaine et d'une déroute éthique qui nous concernent tous.

    La mort de Vincent Lambert, le 11 juillet 2019 à la suite d'une décision médicale, a conclu six années de controverses savantes et judiciaires qui ont passionné et divisé les opinions publiques bien par-delà l'Hexagone. Elle n'a mis fin ni aux débats, ni aux polémiques éthiques, politiques, sociétales portant sur les droits de la personne, qu'elle soit vulnérable, handicapée ou en fin de vie.
    Dressant la chronique des temps et des événements qui ont conduit à cette décision, Emmanuel Hirsch commente chacun d'entre eux avec expertise, impartialité et minutie afin d'éclairer comment elle a abouti à contredire les principes de l'éthique. Non pas celle des croyances ou des convictions, mais l'éthique publique de la solidarité que toute société responsable doit à quiconque n'est plus en capacité d'exprimer sa volonté, singulièrement lorsque certains s'arrogent le droit de statuer sur sa vie qu'ils estiment " indigne d'être vécue ".
    Un ouvrage fondamental sur la signification ultime de l'humanité par l'initiateur en France d'une éthique de l'engagement et de la responsabilité partagée.

  • o Comment est née l'idéologie transhumaniste ? o Comment est-on passé de la volonté d'améliorer les conditions de la vie humaine au fantasme d'une nature humaine profondément modifiée ? o Le transhumanisme est-il une utopie réalisable ? o Quels en sont le

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