CNRS Éditions via OpenEdition

  • Gastronomie, food tech, santé, big data et génétique sont, entre autres, au menu de cet Essentiel entièrement inédit. Les chercheurs réunis ici nous éclairent sur les comportements alimentaires et les nouvelles pratiques ou tendances qui façonnent, à travers le monde, l'alimentation de demain. Depuis quelques années, l'alimentation est un objet de controverses... La communication est devenue cruciale pour comprendre les crises alimentaires (scandales sanitaires, OGM, avaries dans la distribution ou la restauration). Le mécanisme est partout le même : pléthorique et contradictoire, l'information circule à la vitesse de la lumière, elle se déforme, affole ou séduit les mangeurs. Les individus, notamment les « millennials », sont pris entre renoncement et pratiques alternatives, nourris par une défiance croissante envers l'industrie agroalimentaire. Ces médiations mettent les chercheurs au défi de comprendre comment les consommateurs construisent leurs systèmes de confiance et réinventent la façon dont nous mangerons demain.

  • À travers la figure exemplaire des cheikhat c'est l'ensemble des mutations et contradictions du Maroc moderne que l'auteur donne à voir. Entre tradition et modernité. Entre villes et campagnes. Entre islam et islamisme. Mais aussi entre tradition et folklore, entre émancipation et exploitation. La cheikha, chanteuse traditionnelle autrefois respectée et honorée, seule maîtresse de la fête, est devenue une danseuse lascive méprisée, repoussée aux franges de la misère et de la prostitution. Que deviennent ces femmes ? Qui revendique une parenté avec les cheikhat ? On s'en détache, on s'en distingue. On les met à distance. Transgresser les espaces, entre les hommes et les femmes, du domaine public au domaine privé, de l'intime à la rue, tel est l'ultime outrage des cheikhat aux normes sociales. Corps séduisant, corps licencieux, la cheikha incarne le contre-exemple, la femme affranchie des codes de bonne conduite qui régissent la société marocaine. Une enquête aux fortes consonances humaines sur une face cachée du Maghreb.

  • Incontestablement, les utopies, aujourd'hui, attirent. En ces temps de crise et de morosité, elles donnent l'espoir d'un meilleur « vivre ensemble » et promettent des solutions aux différents maux sociaux. Mais sont-elles vraiment souhaitables ? Quel est le prix à payer pour ce bonheur collectif ? Cet ouvrage s'emploie à revisiter le genre utopique au travers de la littérature qui l'a consacré, dans la diversité de ses facettes (sociales, politiques, urbanistiques, techniques, etc.), mais aussi dans quelques-unes de ses réalisations concrètes, et dans son actualité contemporaine (économie solidaire, écologie, posthumanisme).

  • La presse naît en ville. Elle diffuse, contredit ou confirme les « rumeurs » et consacre le « fait divers » comme expression de l'ordinaire urbain. Les radios, les télévisions, le Net amplifient cette exploration de la vie citadine en temps réel, tandis que les jeux vidéo permettent à chacun d'imaginer sa ville et d'en être le maître ! Or, la place accordée aux questions urbaines reste marginale et sélective. L'écrasante majorité des médias ignore la critique architecturale tandis que les revues et sites professionnels hésitent entre dithyrambe et publi-reportage. Pourtant la communication est omniprésente, de la presse municipale à la publicité des promoteurs en passant par la com' des starchitectes ! Cet ouvrage est le premier sur les liens entre politiques urbaines, vie citoyenne et data city. Il rassemble les contributions d'analystes renommés et introduit le lecteur dans la « fabrique communicationnelle » du monde des villes.

  • Augmenter l'humain, devenir plus fort, plus rapide, plus intelligent, plus connecté, vivre plus vieux et en meilleure santé, repousser les limites de la souffrance et de la mort. Le développement technologique porte la promesse d'un être meilleur. Mais cet amour de l'homme du futur ne cache-t-il pas une haine de l'homme du présent, de ses limites et de sa finitude ? Quelles conceptions du corps et de l'esprit sont sous-tendues par les discours transhumanistes ? Donner des clés pour comprendre le rapport d'attraction-répulsion qu'entretient l'être humain avec les technologies qu'il crée, cristallisé autour de la notion d'homme augmenté, constitue l'objet de ce numéro des Essentiels d'Hermès.

  • Vingt ans après la première conférence de Rio, qu'est devenue la proposition de conduire nos sociétés vers un développement durable ? Adopté par les uns, utilisé comme faire-valoir par les autres, ce concept de développement durable est souvent vidé de son sens. Or, l'impact exponentiel des activités humaines sur les ressources naturelles, la santé des populations et le milieu exige d'expliquer ce qu'il est précisément. Qu'est-ce que le développement durable aujourd'hui ? Qu'en est-il de la disponibilité des ressources et de l'usage que nous en faisons ? Dans le domaine de l'eau, du climat, des sols, de la biodiversité ? En milieu rural, sur le littoral ou encore en milieu urbain, là où la majorité de la population va vivre d'ici 2050, comment consommons-nous au fil du temps, à travers les territoires ? Quelles incidences les activités humaines ont-elles sur les ressources, sur la santé des populations et sur le milieu lui-même ? Les relations entre l'humanité et l'environnement doivent-elles évoluer ? Autant de questions posées à des scientifiques qui éclaircissent la complexité des interactions entre les systèmes et proposent des solutions pour un avenir sur le long terme. De nos écosystèmes à nos modes de consommation, des risques naturels aux nouvelles technologies ou aux pollutions, des usines du futur au traitement des déchets, Le développement durable à découvert informe, explique, partage tout ce que la science actuelle est capable d'apporter au défi majeur du xxie siècle : comment mieux comprendre la complexité des enjeux qui nous concernent tous et assurer le développement de l'humanité sans détruire son biotope. Économistes, physiciens, sociologues, agronomes, écologues... plus de 150 chercheurs se sont mobilisés pour associer leur expertise à leur regard critique et décrire, comprendre, modéliser, imaginer, illustrations et schémas à l'appui, les outils destinés à construire les sociétés équitables de demain.

  • Conférences internationales, controverses scientifiques et débats médiatiques...l'environnement est devenu un enjeu de communication global. C'est à l'étude des différentes formes et évolutions de la communication environnementale, de sa naissance dans les années 1990, sous le coup de catastrophes écologiques à répétition, aux grandes déclarations officielles sans lendemain, que s'attache cet ouvrage entièrement inédit. Du « développement durable » à la « transition écologique », ce nouveau grand récit fédérateur s'intègre désormais dans la démarche marketing des entreprises et dans les politiques des institutions publiques. Il influe sur les positionnements stratégiques des partis politiques et incite à de nouvelles pratiques individuelles. Aux discours de crise axés sur la peur et la responsabilité répond le risque de l'éco-lassitude des uns et de « greenwashing » des autres...

  • Nous sommes aujourd'hui confrontés à une inflation d'informations que l'essor des techniques d'information et de communication rend disponibles à chacun d'entre nous. Mais qu'en faisons-nous au juste ? Ne faut-il pas posséder des compétences et des savoirs particuliers pour accéder à l'information et apprécier sa valeur ? Ces dernières années, plusieurs courants de pensée se sont intéressés à ce sujet, dont une approche culturelle de l'information nourrie par les Anglo-Saxons : dans quelle mesure l'usager, chercheur d'informations, construit-il une « culture de l'information » partagée par d'autres ? Comment la définir et la caractériser ? Comment la considérer eu égard à la culture scolaire ou à la culture générale ? Les différentes contributions de cet ouvrage entendent donner des éléments de réponse à ces questions au coeur des débats et des analyses scientifiques actuels dans les mondes universitaire, scolaire et social.

  • Voir d'un pays « éloigné » offre toujours des perspectives nouvelles et conduit à envisager autrement problèmes et solutions. Dans le contexte des événements tragiques survenus en 2015 et face à la désaffection du politique que connaît notre pays, ce volume fait appel aux regards d'observateurs étrangers généralement peu sollicités dans les travaux et les études sur les banlieues françaises. Photographes, journalistes, universitaires ou encore chefs d'entreprise pointent ici les problèmes de fond que les exigences de l'actualité occultent souvent. La banalisation du mot « banlieues » cache en effet des pièges et des maux, mais aussi des opportunités et des réussites que souvent nous ne voyons plus. Cet Essentiel, composé entièrement de textes inédits, présente des regards croisés qui contribuent à élargir notre réflexion et invite à comparer pour imaginer différemment le lien social.

  • Les politiques sécuritaires sont aujourd'hui amplement privilégiées dans l'organisation de nos sociétés. Au nom de la lutte anti-terroriste, on voit se mettre en place des formes de surveillance de plus en plus sophistiquées. Par la traçabilité que les technologies numériques rendent possible (celle des puces RFID ou des multiples objets connectés), nous sommes susceptibles d'être surveillés dans la plupart des moments de notre vie. Le présent ouvrage interroge l'intensification des politiques sécuritaires dans les sociétés démocratiques en mettant en évidence le risque majeur qu'elle constitue pour nos équilibres politiques, sociaux et existentiels. Car si au nom de la sécurité, nous acceptons d'être de plus en plus surveillés, c'est en négligeant le fait que nous avons besoin de confiance, d'autonomie et de liberté pour nous inscrire solidement dans le monde. Pourquoi semblons-nous faire preuve si massivement d'une telle négligence ?

  • Propagande, censure et désinformation d'un côté ; devoir de réserve, secret défense et silence dans les rangs de la « grande muette » d'un autre. Faire la guerre semble condamner la communication des armées à de tels extrêmes. Mais qu'en est-il aujourd'hui, avec l'internet et les réseaux sociaux, l'information continue et les lanceurs d'alerte, et une opinion publique de plus en plus sondée et souveraine ? Parallèlement, la surveillance géopolitique électronique, la numérisation du champ de bataille, l'arrivée des drones, robots et soldats augmentés sur les théâtres d'opérations changent aussi la donne. Reste que la guerre engage toujours et avant tout des relations entre des hommes sur le terrain. Elle est aussi profondément un acte de communication pour être d'abord un dialogue rompu, un affrontement avec l'altérité. Avec, comme horizon, à l'heure de la montée des nationalismes et la multiplication des revendications identitaires, un risque croissant d'incommunication.

  • De Moshé Smilanski à Amos Oz ou David Grossman de la diaspora aux années 1980, comment les écrivains israéliens ont-ils perçu l'Arabe palestinien, entre personnage réel et personnage de fiction ? Comment est-il décrit ou désigné ? De quelle manière s'exprime-t-il ? Comment s'insère-t-il dans la narration ? Certaines scènes, telle la rencontre, paraissent typiques de ce voisinage à la fois familier et inquiétant. Ce personnage a-t-il connu une certaine évolution ? Avant 1948, le personnage du bédouin, noble et puissant, adapté à un environnement difficile à saisir par le pionnier juif d'origine européenne, fait figure de modèle. Cette image positive, inspirée du bon sauvage, fait place, après la création de l'État d'Israël, à un traitement contrasté. C'est dans les années 1970 que le personnage prend plus de relief et s'individualise peu à peu. Les années 1980 représentent un véritable tournant : des auteurs tentent de reproduire une réalité arabe dans laquelle le personnage juif occupe une place périphérique. Cette évolution témoigne d'un renversement de points de vue lié aux événements historiques, et contribue peut-être, comme en témoigne la réédition de nouvelles rédigées dans les années 1950 et ne s'inscrivant pas dans une perspective sioniste, à une réévaluation de la littérature israélienne.

  • Tirer parti des effets de parallaxe. Analyser les conséquences sur l'objet observé d'un changement de position de l'observateur. Tel était l'ambition des dix anthropologues réunis pour réaliser cet ouvrage, fruit d'une collaboration inédite conduite pendant plusieurs années. Cinq Américains travaillant en France et cinq de leurs homologues français engagés de même aux États-Unis se sont ainsi rencontrés régulièrement, échangeant leurs points de vue et les questionnant, afin de laisser émerger de nouvelles perceptions. Il en résulte des visions profondément originales et décalées qui informent les questions suivantes : comment se vivent les inégalités, la pauvreté ou la diffé­rence dans l'un et l'autre pays ? Comment la culture est-elle source d'identité, mais aussi de profit économique et de hiérarchie sociale ? Comment nommer et définir les nouveaux acteurs sociaux ? Comment réparer les injustices et les blessures collectives ? Comment imagine-t-on de vivre mieux ? Autant de cas de figure qui sont abordés en parallèle, ici et là. Mais l'enjeu était aussi de construire des grilles d'analyse applicables à d'autres pays que les États-Unis et la France, d'autres dialogues transnationaux, d'autres hémisphères de réflexion. En allant vers une anthropologie réciproque, cet ouvrage réussit à intégrer à la perspective comparative traditionnelle une pratique dialogique, décentrant tout à la fois les observateurs et leurs objets. Il participe des efforts pour repenser le rôle de cette discipline dont les auteurs de ce livre se sentent à la fois les héritiers et les passeurs, et pour formuler de nouveaux objectifs : autrefois vouée à démontrer la commune humanité de populations d'une radicale altérité, l'anthropologie peut aussi mettre en lumière ce qui, derrière la ressemblance, demeure, est, ou se veut profondément différent.

  • Globalisation. Cultures. Immigration. Communautés. Racisme. Discrimination positive... Toutes ces questions renvoient à des identités collectives en crise. Ces problématiques ne sont pas seulement la préoccupation de l'Europe, mais touchent tous les continents, en particulier l'Amérique du Sud. C'est pourquoi cet Essentiel propose les points de vue d'auteurs internationaux sur cette question d'actualité brûlante.

  • Cavanna et Gouny, Ponticelli et Turquet, Aussudre et Taravella... étrangers et provinciaux, les migrants règnent sur le bâtiment tout au long du xxe siècle. Secteur-clé de l'économie française, le bâtiment a trouvé dans la banlieue parisienne un terreau fertile où des populations nouvelles ont fait de la petite entreprise un marchepied pour l'insertion, voire l'ascension. Migrants limousins et italiens s'y bousculent et créent un marché du travail inédit. Tour à tour salariés, intermédiaires, patrons, ces villageois d'origine transforment leurs savoir-faire paysans en qualifications professionnelles recherchées. Au coeur des entreprises, la famille fait office de soutien, d'associé, de main-d'oeuvre. Frères et soeurs, épouses et enfants, jouent chacun leur partition dans des compositions changeantes qui traversent les crises des années 1930 et 1970 et qui, pendant la croissance de l'après-guerre, assurent des emplois stables. En détaillant les mécanismes du fonctionnement de l'entreprise familiale, en écartant les clichés qui demeurent attachés aux petites firmes, Manuela Martini renouvelle la compréhension et l'histoire de la « première entreprise » de France.

  • Il faut raison garder. Les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) offrent de grandes possibilités, recèlent des menaces tout aussi grandes, mais elles n'engendrent pas une nouvelle société. Dans un langage clair, en prenant des exemples concrets, cet Essentiel donne à chacun les moyens de mettre à distance l'idéologie technique ambiante. Ni rejet dénonciateur ni fascination aveugle, cette critique scientifique permet de comprendre les évolutions de notre société.

  • Le halal n'est plus une simple question de viande. Il est devenu un univers complexe qui réunit aussi bien des produits et des services variés, tels la finance halal, les hôtels « sharia-compatibles », que des comportements et des institutions comme la sexualité ou le mariage. Mais plus qu'à un élargissement de la gamme des produits, on assiste aujourd'hui à une extension des sens du halal. Le qualificatif, qui désignait des actions ou des nourritures qui n'avaient pas été interdites, se fait aujourd'hui substantif. Il renvoie désormais à un « espace normatif » autonome, au point que l'on peut parler, par exemple, de « vivre dans le halal ». Enjeu juridique, politique, social et identitaire, en France comme dans le monde, dans la banque comme en prison, le halal devient ici un sujet d'études scientifiques. À partir d'exemples concrets, historiens, anthropologues, sociologues et juristes proposent de réfléchir à cette mutation des pratiques et de la norme ainsi qu'aux mécanismes économiques et sociaux à l'oeuvre dans cette halalisation des choses et des conduites. Une réflexion plurielle sur l'histoire et la réalité d'une frontière entre permis et interdit, entre respect et transgression.

  • Les métropoles d'Asie s'imposent dans l'espace mondial par leur nombre et leur poids. Incarnation de la montée en puissance économique et géopolitique de la région, elles sont devenues des pôles de création majeurs. Les chercheurs réunis ici analysent toutes les facettes de cette explosion urbaine qui bouleverse les trames historiques, en mettant en oeuvre aussi bien des modèles internationaux importés, dans les formes du bâti et les structures urbaines, que des traductions inédites et asiatiques. Sociologues, historiens, géographes identifient les transformations à l'oeuvre, exposent les actions de marketing urbain toujours plus sophistiquées qui les portent, et révèlent les articulations complexes entre acteurs publics et privés de plus en plus éloignées des politiques traditionnelles. Ils dévoilent aussi comment des constructions inédites, issues de ces recompositions de la demande, modifient radicalement les usages de la ville tout en suscitant, pour la première fois, des réactions de défense et de préservation des secteurs anciens. Car l'enjeu est de taille : l'Asie, en réaménageant toutes les représentations et pratiques citadines, semble inventer une nouvelle modernité mondiale. Pluridisciplinaire, cet ouvrage unique aborde toutes les échelles de la ville, de l'habitat à la rue, aux diverses formes de quartiers jusqu'à l'ensemble des agglomérations, et présente des contributions sur la Chine, le Japon et l'Asie du Sud-Est, selon cinq champs principaux : les identités et reconfigurations des héritages dans la ville ; les politiques publiques et les recompositions des territoires urbains ; les espaces collectifs et les pratiques de la ville ; les modèles de l'habiter ; et les nouvelles échelles de la ville.

  • L'Asie et le Pacifique. Immense région, neuve et ancienne à la fois, où vivent les deux tiers de l'humanité. Région de tous les superlatifs, de toutes les exceptions, de la Chine, renaissant perpétuellement des catastrophes et aléas de son Histoire, de l'Inde, continent à elle seule, ou du Japon, archipel des futurs. Une région qui tire la croissance mondiale et qui devient le centre du monde. Qui aurait pu dire que le PIB de l'Asie et du Pacifique ferait jeu égal avec celui de l'Union européenne ? Et demain ? Cet ouvrage réunit les textes de chercheurs et de spécialistes publiés sur le site Internet du Réseau Asie et Pacifique (CNRS), entre 2011 et 2013. Il constitue la suite du volume paru en 2011 et couvrant la période 2002-2011. Ces travaux, couvrant les sciences humaines et sociales, disent le passé, avertissent de l'avenir, montrent la complexité de l'Asie et du Pacifique, leurs failles, leurs atouts, leurs enjeux. Ils révèlent les racines profondes et donc les fondements du dynamisme de ces nouvelles puissances qui pourraient bientôt prendre les commandes de l'avenir de l'humanité. Une somme savante et accessible sur l'Asie et le Pacifique contemporains, qui rend sensibles les multiples aspects de ce formidable et inéluctable basculement du monde.

  • Pour cohabiter pacifiquement malgré les différences, il faut commencer par appréhender l'altérité, la comprendre sur plusieurs plans : philosophique, culturel, religieux, etc. Le présent volume veut illustrer ces différents angles d'approche. Il s'attache à décrire les enjeux et les obstacles de la cohabitation culturelle à l'heure de la mondialisation. Si l'on veut lutter contre l'intolérance, il faut comprendre que la cohabitation culturelle est devenue l'enjeu majeur du xxie siècle.

  • Quels liens l'art et la mort entretiennent-ils à la Renaissance ? Comment montrer la mort en peinture ? Quelles sont les oeuvres les plus exemplaires produites en Italie ? Afin d'apporter quelques éléments de réponse, l'auteur s'est appuyé sur la littérature artistique des xve et xvie siècles. Le rassemblement des textes a permis de dégager les enjeux théoriques de la figure de la mort, de détecter les types figuratifs prônés par les théoriciens, et de repérer les oeuvres les plus célébrées à la Renaissance. L'enquête débouche sur un constat surprenant : au trépas individuel réfléchi par la peinture s'oppose la Mort universelle dans les oeuvres éphémères et la gravure, comme si deux imaginaires entraient en concurrence.

  • Peuple, populaire, populisme : trois termes au coeur de multiples tensions. Tantôt les politiques se réclament du « peuple » pour légitimer leur action, tantôt les « élites » disqualifient les productions et les usages « populaires ». Quant au populisme, il est unanimement dénoncé. De Rousseau à Le Pen, le peuple est à la fois au coeur du débat politique, et méprisé. Les formes populaires de la culture sont aussi stigmatisées puis célébrées. Cet ouvrage est donc indispensable pour définir clairement des termes très marqués idéologiquement, tout en gardant une grande variété de points de vue.

  • Georges Friedmann est une figure à redécouvrir. À l'occasion du centenaire de sa naissance, le présent ouvrage retrace la trajectoire de l'homme avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Écrivain, voyageur, résistant, étranger à la tradition durkheimienne, marxiste plus spinoziste qu'hégélien, Friedmann a su faire partager ses curiosités et ses inquiétudes pour relancer la sociologie après la guerre. Dès la fin des années 40, tournant le dos à la Sorbonne, s'appuyant sur des institutions comme le CNRS et le Conservatoire National des Arts et Métiers, il met le pied à l'étrier à une nouvelle génération qui s'emploie à développer la sociologie hors de la clôture académique. À l'articulation de l'histoire intellectuelle et de l'histoire de la sociologie, ce livre est bâti en trois parties : histoire, oeoeuvres, témoignages. Il fait dialoguer ceux qui furent ses proches dans la refondation de la sociologie et les membres d'une nouvelle génération qui, n'ayant pas connu directement Georges Friedmann, se sentent plus libres pour réinterroger l'oeoeuvre.

  • Le rituel est omniprésent. Paradoxalement et à contre-courant des idées reçues, les évolutions techniques et la mondialisation n'ont pas fait pas disparaître la pratique rituelle, elles tendent parfois même à la renforcer. Séquence d'actions codifiées, organisées dans le temps, répétition d'événements, le rituel est au coeur des sociétés, car il permet de rendre compréhensibles les phénomènes aléatoires de la vie humaine et collective. Cet ouvrage aide à mieux comprendre, à travers des exemples concrets, un concept pluriel que l'on retrouve dans toutes les sociétés humaines.

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