• La mort hors la loi Nouv.

    « La question à présent est de savoir si légiférer est bien. »

    Quatre mille amendements posés sur le perchoir comme un solide obstacle à toute issue au débat sur la fin de vie à l'Assemblée le 8 avril 2021 : voilà de quoi se poser des questions. Textes et projets de loi imparfaits, affaires médiatisées, témoignent d'une incapacité à aborder le problème du déclin de la vie sans tomber dans des pièges. Pièges qu'il convient de connaître avant de s'aventurer aux abords périlleux de ce trou de la pensée où le mot exception devrait régner en maître.

  • « Plongés dans ce continent mental de la Pandémie, qui entrave la critique et qui tue le réveil des aspirations démocratiques, nos esprits sont comme occupés. »

    La conviction qui nous anime en prenant aujourd'hui la parole, c'est que plutôt que de se taire par peur d'ajouter des polémiques à la confusion, le devoir des milieux universitaires et académiques est de rendre à nouveau possible la discussion scientifique et de la publier dans l'espace public, seule voie pour retisser un lien de confiance entre le savoir et les citoyens, lui-même indispensable à la survie de nos démocraties. La stratégie de l'omerta n'est pas la bonne. Notre conviction est au contraire que le sort de la démocratie dépendra très largement des forces de résistance du monde savant et de sa capacité à se faire entendre dans les débats politiques cruciaux qui vont devoir se mener, dans les mois et les années qui viennent, autour de la santé et de l'avenir du vivant.

  • La droite et la gauche : histoire et destin Nouv.

    Le clivage droite-gauche est une de ces créations françaises qui ont fait le tour du monde. Il est le produit d'une histoire marquée depuis la Révolution française par une conflictualité aussi intense que complexe. Mais le parcours qui a conduit à la mise en place de cette division canonique des opinions et des identités politiques est loin d'être linéaire. En reconstituer les étapes, comme le fait Marcel Gauchet, est l'occasion de revisiter d'un oeil neuf la singularité de notre histoire politique, en même temps que d'éclairer la signifi cation de ce couple devenu peu à peu constitutif de la vie démocratique. La grande question d'aujourd'hui étant de savoir s'il conserve sa raison d'être au milieu des bouleversements que connaissent nos sociétés, ou s'il appartient à une époque en train de se clore.

  • Affronter Nouv.

    «  Être utile pour un ancien président, c'est être libre.
    Libre de s'appuyer sur son expérience pour juger de la situation du pays et de l'état du monde. Libre de penser sans fard, sans désir de plaire, sans crainte de déplaire et sans rien rechercher pour lui-même.
    Libre, surtout, d'alerter les Français sur la gravité des choix qui les attendent. Pour affronter la mutation écologique, pour affronter ce monde de plus en plus dangereux, pour affronter les divisions qui fracturent la nation, je veux ici ouvrir une voie nouvelle.  »F. H. 
    Dans ce livre écrit avec la vivacité et la sagacité qu'on lui connaît, François Hollande passe en revue, au fil de portraits acérés, les prétendants déclarés dans la campagne présidentielle la plus cruciale de la Ve République. Il détaille les défis majeurs que la France doit affronter dans les cinq ans qui viennent, et expose les solutions originales qui permettront au pays de surmonter les multiples crises qui l'assaillent.
     
    Un guide brillant, réfléchi et indispensable pour s'y retrouver avant le scrutin de 2022.

  • Raymond Aron avait analysé en son temps l'emprise du communisme sur les esprits dans L'opium des intellectuels.
    Et si l'opium des élites était aujourd'hui l'européisme  ?
    On nous endort tous les cinq ans en nous promettant des lendemains qui chantent, alors que les vrais choix politiques ont été opérés il y a plus de trente ans. Et n'ont jamais été expliqués aux Français, auxquels on a au contraire raconté des fables lénifiantes.
    « La gauche devrait-elle opter pour l'Europe contre le socialisme, ou pour le socialisme contre l'Europe ? » s'interrogeait François Mitterrand dans une longue tribune publiée dans Le Monde en 1968. Eh bien, c'est précisément François Mitterrand une fois Président qui, avec le tournant de mars 1983 puis l'Acte Unique européen de 1986, a fait prendre à la France puis à l'Europe entière le chemin du fédéralisme. De sorte que loin d'être un bouclier contre la dérégulation, comme il nous a été répété à l'envi, l'Europe fut la matrice, puis le vecteur de la mondialisation libérale.
    Mieux (ou pire) : ce sont les Français qui ont été les chevilles ouvrières du néo-capitalisme financier, les anglo-saxons ne faisant que s'engouffrer dans la brèche que nous avons nous-mêmes ouverte, avec Fabius et Beregovoy au pouvoir en France, Delors et Lamy à la tête de la commission européenne, Chavranski à l'OCDE, Trichet à la Banque centrale européenne (BCE), Camdessus au FMI et Lamy à l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce).
    La civilisation européenne était supposée reposer sur l'État, plus l'État-Nation, plus l'État de droit, plus l'État-Providence. Or, l'État perd son pouvoir, l'État-Nation est voué aux gémonies au profit d'un fédéralisme hors-sol qui s'apparente à une religion politique, et l'État-Providence fut sacrifié, jusqu'au «  quoi qu'il en coûte  » de Macron, sur l'autel de la rigueur Maastrichienne.
    Cela s'appelle l'abdication d'une démocratie, selon la belle mise en garde de Pierre Mendès France: « L'abdication d'une démocratie: la délégation de tous les pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique ».
    Résultat : aucune majorité présidentielle ou parlementaire n'a été reconduite en France depuis 1983, le FN est passé de 0,8% des voix à plus de 25%, le pouvoir régalien parait illégitime ou impuissant, et ce que les élites appellent le « populisme » gronde.
    On connait la formule de Georges Bidault (ministre des Affaires étrangères) en 1953: « Faire l'Europe sans défaire la France ». Nous avons défait la France en catimini au nom de l'Europe, sans pour autant parvenir à faire l'Europe démocratique qu'attendent les peuples et pour laquelle plaide l'auteur. Nous avons en somme perdu sur les deux tableaux.
    Un sursaut est possible : après une analyse au scalpel de la décomposition française (première partie) et une déconstruction non moins rigoureuse de l'idéologie européenne (deuxième partie), c'est à quoi se consacre la troisième partie de cet ouvrage.
    Un essai politique de fond, puisant aux meilleures sources françaises et internationales, puissant et argumenté, qui fera date tant il remet en cause les opinions convenues.

  • En juillet 1846, Henry David Thoreau est emprisonné pour avoir refusé de payer un impôt à l'État américain, en signe d'opposition à l'esclavage et à la guerre contre le Mexique. Cette expérience sera à l'origine de cet essai paru en 1849 et qui fonde le concept de désobéissance civile. Ce texte influença Gandhi, Martin Luther King ou Nelson Mandela et il ne cesse d'inspirer philosophes et politiciens depuis plus de 150 ans.

  • L'An 2020, marqué par la Covid-19 et l'effondrement du marché pétrolier, est celui de tous les bouleversements depuis le Moyen- Orient jusqu'aux banlieues de l'Europe.
    Le conflit israélo-palestinien se fragmente avec, d'un côté, un pacte portant le nom du prophète Abraham, qui va des États-Unis à Abou Dhabi au Maroc et au Soudan en passant par Israël, agrège l'Égypte et l'Arabie, et lorgne l'Irak ; de l'autre « l'axe fréro-chiite » qui rassemble Gaza, Qatar, Turquie et Iran, avec le soutien ponctuel de la Russie.
    Dans ces convulsions sismiques, Beyrouth explose, réfugiés et clandestins affluent en Europe, et le président turc Erdogan tente de refaire d'Istanbul le centre de l'islam mondial.
    Enfin, le terrorisme frappe de nouveau, en France et en Autriche, au nom d'un jihadisme sans organisation. Il s'appuie sur une atmosphère créée par des entrepreneurs de colère, mobilisant foules et réseaux sociaux du monde musulman pour venger leur prophète face à l'Occident - tandis que Joe Biden doit restaurer la confiance des alliés de l'Amérique.

    Poursuivant la réflexion engagée dans Sortir du chaos, succès français et international, Gilles Kepel propose, cartes et chronologie à l'appui, la mise en perspective indispensable de l'actualité pour comprendre et anticiper les grandes transformations de demain.

  • Des Etats-Unis à la France en passant par l'Italie et le Royaume-Uni, partout les cadeaux fiscaux en faveur des plus riches se multiplient au même rythme que les coupes budgétaires pour les plus pauvres. Une minorité d'individus, s'accaparant déjà une importante partie des richesses, semble tout mettre en oeuvre pour en récupérer encore plus. De l'autre côté, la majorité de la population subit la dégradation des services publics, les fins de mois difficiles, la précarité et le manque d'espérance.
    Des gilets jaunes aux banlieusards en passant par les cadres et les agriculteurs, cette majorité délaissée est multiple, et sa division est largement instrumentalisée par la minorité dominante et les partis politiques qui veulent s'assurer une base électorale. La lutte des classes a laissé place à une lutte entre pauvres. Et le système, intrinsèquement inégalitaire et destructeur pour la planète, ne tient qu'à ces dissensions.
    Pour sortir de l'impasse, il faut que les différentes catégories que forment « les délaissés » se constituent en une classe majoritaire à même de soutenir une lutte commune : celle d'en finir avec le modèle économique actuel pour proposer un autre projet répondant aux urgences sociale et écologique.
     
    Membre des économistes atterrés, docteur en économie de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, Thomas Porcher est professeur associé à la Paris School of Business. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et de publications dans des revues académiques internationales. Son dernier livre, Traité d'économie hérétique (Fayard, 2018), s'est écoulé à plus de 50 000 exemplaires.

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    « J'ai été un homme politique. Je ne le suis plus. Ma parole est libre. Je suis entré en politique par effraction. Et j'en suis sorti avec le dégoût.Le désastre ne peut plus être maquillé. Partout monte, chez les Français, le sentiment de dépossession. Nous sommes entrés dans le temps où l'imposture n'a plus ni ressource ni réserve. La classe politique va connaître le chaos. Il n'y a plus ni précaution à prendre ni personne à ménager. Il faut que les Français sachent. En conscience, j'ai jugé que le moment était venu de dire ce que j'ai vu. »Philippe de Villiers

  • « Personne d'autre que le citoyen libre n'a qualité pour juger de l'emploi qu'il fait de sa liberté, sauf à voir celle-ci disparaître. Ainsi la loi ne peut-elle permettre à l'État de restreindre abusivement la liberté d'aller et venir, de manifester, de faire connaître une opinion, de s'informer, de penser pour finir. » François Sureau

    Lorsque Chateaubriand déclare que « sans la liberté il n'y a rien dans le monde », ce n'est pas seulement un propos de littérateur. Il exprime cette vérité trop souvent oubliée que « sans la liberté », il n'y a pas de société politique, seulement le néant de ces individus isolés auquel l'État, porté à l'autoritarisme et à l'ordre moral, a cessé d'appartenir. Tel est bien le danger de la démocratie moderne que François Sureau s'emploie ici à désigner tant dans nos moeurs sociales que dans notre vie politique et, sans concession, à la lumière
    de nos responsabilités individuelles et collectives. L'homme est voué à la liberté ; il lui revient continûment, avec « patience et souffle », d'en reformuler le projet politique et de n'y rien céder.

  • La force de la non-violence Nouv.

    Alors que le recours à la violence est souvent présenté comme le mode de résistance le plus radical, Judith Butler propose de régénérer la non-violence comme idéal. La non-violence, ce n'est pas la passivité ni le renoncement à l'action. Ce n'est pas le pacifisme naïf ni l'aspiration inconséquente à une forme de pureté morale. Ce serait plutôt une entreprise politique agressive de rupture avec le monde et ses propres impulsions.
    Défendre la non-violence comme idéal, serait-ce idéaliste ? Pour Judith Butler, la non-violence est au contraire nécessaire dans des temps comme les nôtres, quand ceux qui prennent position pour la violence reproduisent les cadres et les pratiques institués.
    Judith Butler propose ainsi de constituer la non-violence comme nouvel imaginaire politique. À travers ses discussions de Fanon, Freud, Benjamin, Arendt, Foucault..., elle entreprend de fonder une éthique politique sur les notions d'interdépendance, d'égalité et d'anti-individualisme.
    Ce livre s'est imposé dès sa parution comme un classique de la théorie politique contemporaine.

  • La politique est peut-être le domaine de notre existence que nous pensons le plus faussement : nous ne cessons d'utiliser des catégories totalisantes (peuple, volonté générale, souveraineté populaire), des récits mystificateurs (le contrat social, la démocratie délibérative) ou encore des notions abstraites (le législateur, le corps politique, le citoyen) dont nous reconnaissons la plupart du temps le caractère fictif, tout en affirmant la nécessité d'y recourir.
    Mais pour quelles raisons faudrait-il adosser la pensée politique à des fictions ? À quoi voulons-nous échapper de cette manière ? Et surtout, que se passe-t-il sitôt que nous rompons avec ces modes de pensée et regardons la réalité telle qu'elle est ?
    Geoffroy de Lagasnerie propose d'élaborer une conception réaliste de l'État, de la Loi et de notre expérience comme sujets. Il pose les principes d'une théorie qu'il appelle « réductionniste », qui conduit à faire vaciller les oppositions qui structurent toute l'histoire de la philosophie politique entre démocratie et colonie, force légitime et violence illégitime, État de droit et exception ou arbitraire, crime politique et délinquance ordinaire, etc.
    Un ouvrage qui renouvelle profondément les cadres de la théorie politique.
     
    Geoffroy de Lagasnerie est philosophe et sociologue. Il est professeur à l'École nationale supérieure d'arts de Paris-Cergy.

  • Penser le communisme Nouv.

    Le communisme est un cas unique dans l'histoire.
    Aucune doctrine n'a connu un engouement de cette ampleur si rapidement, aucune n'a conquis autant de pays en si peu de temps, aucune n'a provoqué de tels dégâts humains, aucune n'a réussi à conserver pareille force d'attraction en dépit de son échec, aucune ne laisse à ce point de regrets.
    Pourtant, hors de l'apologie ou du rejet dont les régimes communistes ont pu être l'objet, au-delà de la sanctification de l'idéologie ou de sa condamnation, ce phénomène exceptionnel continue d'échapper pour l'essentiel à une réflexion de fond.
    D'ou vient le communisme, de quel processus historique est-il l'aboutissement, à quoi correspond son apparition dans l'évolution des sociétés humaines, pourquoi a-t-il tant séduit, qu'est-ce qui explique sa faillite, pour quelles raisons son deuil est-il si difficile à porter, sa fin est-elle définitive, peut-il muter et si oui de quelles manières  ?
    Ce livre répond à ces questions.
    Penser le communisme de nos jours, c'est sonder les aspirations humaines les plus profondes, c'est en révéler les cicatrices laissées, c'est en estimer l'évolution possible.

  • Revendiquons le droit à la désobéissance Nouv.

    Quand l'état d'urgence sanitaire a été décrété en octobre 2020, ni le Parlement, ni les citoyens, sidérés, ne s'y sont opposés. Pourtant, notre démocratie souffre dans ses fondements même : la suite des régimes d'exception qu'elle connaît depuis plusieurs années donne des prérogatives toujours plus importantes à l'État. Surtout, l'épidémie de Covid-19 aura été une formidable occasion de banaliser les outils de contrôle et d'y accoutumer les citoyens. Cette manière de gouverner a des conséquences lourdes sur la justice et sur la société. Cela pourrait être plus grave encore si un parti extrémiste arrivait au pouvoir.
    L'avocat Vincent Brengarth et le journaliste Jérôme Hourdeaux sont à la fois les témoins privilégiés de la dérive à l'oeuvre contre les libertés publiques et les vigies attentives qui la combattent tous les jours. En ces temps d'affaiblissement extraordinaire des contre-pouvoirs, ils dressent un bilan implacable du quinquennat Macron, du tournant répressif contre ceux qui concourent à l'expression de la pluralité des opinions (gilets jaunes, zadistes, lanceurs d'alerte...), de l'illusoire course à la sécurité. Pour mieux nous inciter à résister à la surveillance généralisée.

  • Quels sont les États qui protègent le mieux leurs citoyens dans le contexte international actuel ? Face à des menaces devenues globales, telles les pandémies, les crises environnementales, économiques, migratoires ou alimentaires, quelles puissances ont su rompre avec un passé révolu et développer des stratégies adaptées ? Les États-nations se sont construits, il y a quelques siècles, sur la gestion des peurs ancestrales (peur de mourir et de souffrir, peur de perdre sa liberté) et des risques nationaux. Ils se sont arrogé le monopole de la sécurité pour en faire un enjeu territorial et militaire, étroitement lié à la souveraineté nationale. Mais lorsque les risques changent de nature et de périmètre, qu'en est-il de l'ancien ordre international ? Le succès amorcé des puissances les plus agiles, qui - à l'instar de la Corée du Sud, de l'Allemagne et de quelques pays nordiques - savent tirer profit de la mondialisation tout en se protégeant de ses méfaits, ne nous invite-t-il pas à repenser la sacro-sainte sécurité internationale pour l'élargir à ses dimensions humaines ? Et, dès lors, n'est-ce pas tout l'ordre mondial qui est à revoir et à refonder ? Loin des discours souverainistes et des postures démagogiques, Bertrand Badie nous propose une réflexion profonde et sociale sur le thème si fondamental de la sécurité. Professeur des universités à Sciences Po Paris, Bertrand Badie s'est imposé comme l'un des meilleurs experts en relations internationales. Il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages qui font référence, dont Le Temps des humiliés paru aux éditions Odile Jacob. 

  • La France est meurtrie par le terrorisme. Mais il y a plus grave : elle est en train de perdre son identité. Si l'on ne fait rien, selon Philippe de Villiers, la voix du muezzin couvrira le son des cloches de nos terroirs.
    L'auteur a eu accès à de nombreuses informations qu'il divulgue ici pour que les Français sachent et prennent conscience de l'extrême gravité de la situation.
    à travers une mise en perspective vertigineuse, il rappelle comment, depuis les années 1980, notre pays a été lentement mais surement « islamisé ». Rien n'a été fait pour répondre aux vagues migratoires et au plan secret de l'Europe. Pire, ce projet d'un « Eurislam », révélé ici au grand jour, a été encouragé par les élites françaises.
    Il faut renouer avec notre pays. Philippe de Villiers propose d'inventer un nouveau roman national qui soit un roman d'amour. Pour que chaque Français puisse partir dans la vie avec un bagage imaginaire qui porte ses rêves.

  • « Être patriote, en ce moment charnière, demande du courage et de l'imagination. Notre démocratie est en haillons, nos procédures de vote sont cassées, notre langage abîmé, notre discours politique réduit à des cris de haine. On ne pourra même pas dire, comme Sartre jadis, "Jamais nous n'avons été aussi libres que sous l'Occupation". Au contraire, jamais il n'a paru si terriblement difficile de résister. Nous, Américains, ne pouvons plus nous cacher derrière l'illusion d'être une démocratie par essence ou par prédestination. La démocratie, cela se mérite. » Alice Kaplan

  • La Corse reste illisible aux Français.
    La violence s'y est calmée, la revendication indépendantiste y a baissé d'un ton, mais sa vie politique paraît toujours instable, son rapport à l'État chaotique, et son identité française indécise.
    Il y a, pour les Français, un problème corse. Comment le comprendre ? Charles-Henri Filippi, Jacobin de formation et Corse dans l'âme, propose de renverser la perspective : et si le problème corse était en réalité le contrecoup et, par là même, un révélateur des problèmes qui se posent au pays tout entier dans le contexte mondial actuel ? N'est-ce pas d'abord sur la France, et sur les altérations de son projet citoyen, qu'il faut s'interroger pour traiter avec pertinence la question corse ?
    La mise en perspective d'une histoire mal connue, à bien des égards douloureuse, mais aussi longtemps épanouie dans l'élan républicain, donne chair à cette hypothèse. Elle permet aussi d'envisager d'un oeil plus serein les voies de sortie d'un dialogue de sourds alimenté par la méconnaissance mutuelle.

  • Où va le couple franco-allemand ? Et qui comprend encore cette relation, tant souhaitée par de Gaulle et Adenauer, née de l'idée que la paix en Europe passait par une réconciliation obligatoire et une entente quotidienne. Cela n'est plus aussi vrai.
    Merkel s'en va et laisse ce couple au point mort, un pays dépendant de ses exportations automobiles, accro au gaz Russe et qui s'accroche au parapluie militaire américain.
     
    Histoires secrètes et brèves histoires... De l'origine de l'Euro fort hérité du banquier d'Hitler, à la timidité diplomatique de l'Allemagne dans la crise ukrainienne, François
    Bayle nous rappelle les moments forts de l'histoire de ce couple pour mieux comprendre le présent.
     
    L'auteur casse le mythe de l'Allemagne forte et tente de décrypter le complexe français vis-à-vis de son infernal voisin. Pourquoi ce silence de la France sur le Dieselgate ? Qui est cette CDU qui truste les institutions européennes, laisse monter les courants populistes et qui a tenté de court-circuiter Merkel pour exclure la Grèce de l'Europe tout en rêvant de bloquer le plan de relance européen Covid-19 ?
     
    Grâce à des interviews exclusives de parlementaires, diplomates et militaires européens, il nous livre de nombreuses anecdotes inédites et nous plonge dans les coulisses du G20. Il en profite pour réveler les archives secrètes du ministère des Affaires étrangères sur le financement par les services secrets français de la montée d'Hitler en Bavière. Révélateur de cette histoire complexe.
     
    Alors que Macron s'apprête à prendre la présidence de l'Europe, réussira-t-il à tenir ce couple avec l'improbable successeur de Merkel ?
     
    François Bayle, journaliste, écrivain, communicant, est depuis dix ans installé à Bruxelles où il assiste des entreprises et personnalités françaises dans leur démarche européenne.

  • La chute du Mur a laissé les gauches européennes en plein désarroi. Sur le champ de bataille des idées, le progrès, la liberté et l'universel ont cédé la place à une nouvelle triade directement importée des USA : le genre, l'identité et la race.
    On se battait hier au nom du prolétariat, du Tiers-monde et des damnés de la terre ; on condamne aujourd'hui l'homme blanc, coupable du colonialisme, de l'esclavage et de la domination des femmes. Trois discours - néo-féministe, antiraciste et décolonial - le désignent comme l'ennemi commun de l'humanité. Il est devenu le nouveau Satan, celui que son anatomie même désigne comme violeur ontologique, sa couleur de peau comme raciste,   sa puissance comme  exploiteur de tous les « dominés » et   « racisés ».
    Tout l'enjeu de cet essai est  d'analyser comment, sous l'impulsion d'une américanisation caricaturale de l'Europe, la lutte des genres et celle des races sont en train de remplacer la lutte des classes, de balayer la méritocratie et de détruire l'idée d'humanité commune. Faire de l'homme blanc le bouc émissaire par excellence, ce n'est jamais que remplacer un racisme par un autre ; avec, comme horizon funeste, des sociétés tribalisées, crispées sur leur trésor identitaire et en proie à la guerre de tous contre tous.

  • FABRICATION DES ÉLITES : UN SCANDALE DÉMOCRATIQUE

    « La République ne vous appartient pas. » Le 9 décembre 2019 Juan Branco ouvre par ces mots son discours dans l'amphithéâtre d'honneur de Polytechnique. Face aux étudiants de la plus prestigieuse école du pays, il se livre à une leçon magistrale sur le dévoiement du système qui vient de les consacrer et donne les clés pour comprendre les finalités d'un système éducatif où les écoles du soi-disant mérite sont créées pour reproduire une logique de domination au profit de quelques-uns. Son appel au sursaut est un plaidoyer pour une idée de la République, abandonnée par leurs aînés.

    Suivi des échanges avec les étudiants, un discours qui s'adresse à tous les Français et fera date sur un système de sélection dont ils sont avant tout victimes.

  • Mai 2017  : quinze ans après son stage d'énarque au Nigeria, Emmanuel Macron est élu président de la République française. Il promet de faire souffler un vent nouveau sur les relations avec le continent africain. Fort de sa jeunesse et de son libéralisme, il dénonce une «  Françafrique  » postcoloniale dont il ne se sent pas comptable et mise sur les nouvelles générations pour réconcilier les mémoires des deux côtés de la Méditerranée.
    Mais il se heurte vite au réel. Les autocrates, à la longévité exceptionnelle, ne tardent pas à lui rappeler qu'ils sont les derniers des Mohicans à défendre les intérêts français, en Afrique comme dans les organisations internationales. Sur un continent mondialisé redevenu géostratégique, la France ne pèse guère plus que par son armée dans le Sahel et quelques empires économiques familiaux.
    Pour échapper à cette perte d'influence globale, Emmanuel Macron joue un joker inédit : «  l'Afrique  » en France. Il crée un Conseil présidentiel pour l'Afrique composé essentiellement de Français originaires du continent, dans le dessein de dépoussiérer la politique africaine de l'Hexagone.
    Au terme d'une enquête de deux ans auprès de multiples interlocuteurs, les auteurs dressent un constat implacable : malgré des succès, l'ardoise magique de la « génération Macron » n'a pu effacer d'un trait, plus d'un demi-siècle après les indépendances, des relations ambiguës. L'offensive de charme, notamment auprès des diasporas, du chef de l'État n'a pas réussi à convaincre l'électorat des banlieues, comme il l'admet dans une longue interview exclusive. Une épine dans le pied à l'approche de la présidentielle de 2022 ?
    Ou comment, par un singulier effet boomerang, Emmanuel Macron risque d'être piégé autant en France qu'en Afrique.
     
    Journaliste et spécialiste de l'Afrique, Antoine Glaser a été directeur de la rédaction d'Africa Intelligence. Il est notamment l'auteur de Comment la France a perdu l'Afrique (avec S. Smith, Calmann-Lévy, 2005) et, chez Fayard, de Nos chers espions en Afrique (avec T. Hofnung, 2018).
    Journaliste éditorialiste à L'Opinion, Pascal Airault a réalisé de nombreux reportages pour Jeune Afrique. Il est l'auteur de Françafrique. Opérations secrètes et affaires d'État (avec J.-P. Bat, Tallandier, 2016).

  • Démocratie : rendons le vote aux citoyens Nouv.

    Un sentiment nous guette?: celui de l'inutilité du vote dans un système qui se prétend démocratique. Nous n'acceptons plus d'être convoqués, une fois tous les cinq ans, pour choisir entre des programmes que personne n'a lus en entier. La confiance dans la démocratie en est atteinte?: un jeune sur deux déclare lui préférer un autre système?! Il est urgent de renouveler nos modalités d'expression politique si nous voulons conserver l'adhésion collective à la démocratie. Avec la technologie, d'autres formes de suffrage sont possibles. À l'ère du découragement politique, et quand certains veulent remettre en cause la légitimité du vote populaire, ce livre propose de renouveler la démocratie en s'appuyant sur la révolution du vote électronique. Que se passerait-il si nous pouvions voter directement sur les questions essentielles?? Comment pourrions-nous mieux élire nos représentants?? Pourquoi n'utilisons-nous pas l'intelligence artificielle pour exprimer des positions plutôt que de voter sur des réponses toutes faites?? Autant de questions auxquelles ce livre répond en dessinant une démocratie plus inclusive, plus flexible, plus active. Polytechnicien, Gilles Mentré est inspecteur des finances. Ancien conseiller à la présidence de la République et membre de plusieurs cabinets ministériels, il connaît le pouvoir de l'intérieur. Après avoir été associé-gérant de la banque Lazard, il est aujourd'hui entrepreneur social, cofondateur de l'association Electis pour le vote électronique. 

  • «Machiavel a largement défini la politique comme un art souverain du mensonge. Elle doit pourtant être autre chose : la capacité d'une société à s'emparer de son destin, à inventer un ordre juste et se placer sous l'impératif du bien commun. »
    Pour Alain Badiou, la politique n'est pas affaire de cynisme, ni même de pragmatisme. Loin de se résumer à la gestion des affaires publiques, elle est une quête collective de justice et de vérité.
    Rappelant les grands principes du communisme, le philosophe pose son regard acéré sur notre époque dans cet essai vif et engagé, nourri de références à l'actualité autant que de retours sur l'histoire des révolutions.

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