Histoire des sciences

  • Quand le candidat François Hollande a déclaré que toute sa politique serait jugée à l'aune de « l'inversion de la courbe du chômage » et non à la diminution du nombre de chômeurs ; quand, pour la première fois dans l'histoire avec le traité de Maastricht, les États se sont liés autour de grandeurs chiffrées, on a compris que les statistiques sont devenues la clé de nos sociétés. Courbes, indices, graphiques, taux nous disent ce qu'il faut penser de la réalité.La statistique est devenue aujourd'hui un « fait social total » : elle concerne la totalité de la société et de ses institutions, et affecte, de manière directe ou indirecte, la vie sociale sous tous ses aspects.
    Ces nouveautés ne sortent pas de nulle part : elles sont l'aboutissement d'un mouvement qui, né avec la modernité,a connu un essor extraordinaire et décisif durant la première moitié du XIXe siècle. À la place des anciens régimes, balayés par la révolution industrielle et les tempêtes politiques, ont émergé ces objets étranges, inconnus jusqu'alors : les grandes sociétés d'individus. Les nations sont devenues des mystères pour elles-mêmes. C'est dans l'espoir de sonder ce mystère qu'une avalanche de nombres, qu'un torrent statistique se sont mis à déferler sur l'Europe. Nous sommes les héritiers de cette dynamique. Dès lors, si nous voulons nous faire une idée juste de ce qui nous arrive, et nous donner une chance de relâcher les noeuds qui nous enserrent, il est nécessaire de remonter à ce moment où les choses se sont nouées : comprendre pourquoi et comment le monde s'est fait nombre.

  • La science reste l'un des rares domaines qui résistent à la parité. Pourquoi, en dépit des efforts collectifs, les bachelières scientifiques continuent-elles à délaisser les métiers liés à la recherche et les postes d'ingénieur ? Pourquoi les scientifiques qui tentent de réfléchir aux effets néfastes sur leur discipline de la mixité à tout prix sont-ils réduits au silence ? Et s'il ne servait à rien de se battre pour faire plus de place aux femmes dans les carrières scientifiques ?
    À rebours de la bien-pensance ambiante, Fabiola Flex dévoile des vérités que l'on ne veut pas voir.
    Fabiola Flex travaille dans le domaine de l'environnement. Son goût pour les enquêtes de terrain et son refus des idées toutes faites l'ont déjà amenée à écrire deux livres sur l'industrie agroalimentaire.

  • Qui aurait imaginé, il y a vingt ans à peine, qu'un smartphone saurait reconnaître un visage ou qu'on guérirait l'hémophilie par thérapie génique ? Que des robots pilotés depuis la Terre sillonneraient la planète rouge ou qu'on verrait le cerveau en action grâce à l'IRM ?
    Les révolutions scientifiques bouleversent notre quotidien sans que nous en ayons toujours
    conscience : c'est à ce récit exaltant que nous invite ce livre. Pour retracer les épopées qui ont « fait » la science moderne, Fabienne Chauvière, productrice de l'émission « Les Savanturiers » sur France Inter, a réuni les plus grands chercheurs qui exposent leurs
    découvertes au fil des pages.
    Génome, cerveau, intelligence artificielle, météo, Big Bang, physique quantique, etc. : et si la grande aventure de la science vous était contée ?

    Avec la participation de: Julien Bobroff, Emmanuel Bocrie, Norin Chai, Georges Chapouthier, Laurent Cohen, Françoise Combes, Axel Kahn, Valérie Masson-Delmotte, Marylène Patou-Mathis, Francis Rocard, Brigitte Senut et Cédric Villani.

  • Voir les savoirs : lieux, objets et gestes de la science Nouv.

    Où, comment et avec quoi les intellectuels, savants et scientifiques pensent-ils ? Cet ouvrage de synthèse vise à saisir les traits principaux d'une recherche qui ne se concentre pas seulement sur les thématiques classiques de l'histoire des sciences ou des savoirs, mais qui envisage la matérialité comme un élément déterminant dans la production de nouvelles connaissances.
    Que serait Michel Foucault sans ses bibliothèques, Galilée sans sa lunette, Jules Maciet sans ses ciseaux, James Prescott Joule sans sa science tactile des températures, Jean Antoine Nollet sans ses expériences mondaines, Pascal sans sa machine arithmétique, Jean Piaget sans son bureau-collection de coquillages, Umberto Eco sans ses déambulations ou encore Marcel Jousse sans ses basculements de chaise ?
    Ces savants et scientifiques le montrent : manipuler, observer, ordonner, hiérarchiser, catégoriser, sélectionner, citer ne sont pas des actes uniquement mentaux, intellectuels, discursifs, ils sont aussi pleinement matériels. Ils se déploient dans des lieux dédiés (bibliothèques, laboratoires, observatoires). Ils impliquent des objets et des instruments qui ont été pensés, inventés, fabriqués, pour être manipulés. Ils imposent des gestes, produisent des habitudes corporelles, convoquent des sensations.
    Voir les savoirs de la sorte, en prenant en compte cette matérialité, c'est ouvrir la boîte noire de l'ordinaire des manières de faire science, hier et aujourd'hui.

  • Anaximandre, né voici vingt-six siècles dans la cité grecque de Milet en Anatolie, était le disciple de Thalès. Moins connu que son illustre prédécesseur, il est pourtant à l'origine de l'immense bouleversement conceptuel qui donna naissance à la science. De l'observation perspicace du mouvement des étoiles, il tira la conclusion que la Terre ne repose sur aucun support solide, colonnes ou tortue, comme toutes les civilisations l'avaient cru jusqu'alors. Pour Anaximandre, et pour l'humanité à venir, la Terre « flotte » dans le ciel. Le premier, il chercha les causes des phénomènes naturels non pas dans les caprices des dieux, mais dans la nature elle-même. Plus important encore, il initia le processus de révolte savante qui est la démarche de la science : construire sur le savoir acquis, mais remettre toute vérité en doute. Un des grands physiciens de notre temps, Carlo Rovelli, propose dans ce livre une réflexion sur la pensée scientifique et une lecture originale de la nature de cette pensée. Il en éclaire l'irréductible originalité, sa capacité de redessiner sans cesse l'image du monde, à l'oeuvre chez Anaximandre comme chez Newton, chez Einstein et jusqu'à la gravité quantique.

  • Si l'hôpital est un lieu familier à tous, son fonctionnement, les règles qui gouvernent cette institution sont mal connus. C'est que l'hôpital a de multiples missions et de nombreux visages : centre de référence des techniques médicales, lieu de recherche et d'enseignement ou encore espace de prévention et d'éducation à la santé, il est aussi un hôtel qui accueille des patients toute l'année, une entreprise au personnel nombreux dont les fonctions et statuts sont variés, un bâtiment civil aux normes d'hygiène et de sécurité innombrables, une institution, ouverte 24 heures sur 24, accueillant toutes les détresses... Alors que les réformes succèdent aux réformes, Jean de Kervasdoué nous aide à mieux comprendre les enjeux universels de l'organisation hospitalière et la particularité des choix français. Ils ont des conséquences économiques, sociales, politiques, scientifiques et techniques mais surtout éthiques.

  • Histoire des sciences

    Yves Gingras

    Aristote, Euclide, Archimède, Ptolémée ou encore Galien ont inauguré une tradition scientifique qui a fait référence jusqu'aux années 1600. Mais à partir de cette date, de nouveaux instruments permettant de voir des objets jusqu'alors invisibles à l'oeil nu (télescope, microscope...) donnent aux savants la possibilité de faire des mesures et des expériences de façon beaucoup plus systématique. La révolution scientifique « moderne » est en marche ! Or, depuis 1800, les disciplines et les spécialités n'ont cessé de se multiplier, fondées de plus en plus sur des instruments coûteux et une forte division du travail. Est-ce la raison pour laquelle les universités sont devenues les lieux privilégiés de la recherche et de la formation des chercheurs ? C'est cette fabuleuse histoire faite d'évolutions et de révolutions que retrace Yves Gingras, une histoire qui est aussi une géographie...

  • La question de l'énergie et de ses crises sature l'actualité, les médias, comme les agendas politiques. Grand défi du présent, elle modèle nos modes de vie et nos rapports au monde à l'heure du triomphe du numérique, de l'électrification totale et du changement climatique.
    Longtemps, l'histoire de l'énergie a été ramenée à l'essor de la puissance rendu possible par le progrès technique, à un processus linéaire qui verrait les sociétés humaines maîtriser toujours plus leur environnement pour en extraire des ressources indispensables à leur fonctionnement.
    Mais ce récit rassurant, qui n'a cessé d'accompagner la modernité, se fissure désormais à l'âge des crises globales et des inégalités béantes. La croyance dans l'abondance énergétique et la quête de puissance infinie qui la porte se heurtent aux limites planétaires, en dépit des utopies abstraites qui continuent de promettre l'énergie abondante et gratuite pour tous.
    Cet ouvrage novateur retrace ces débats sur deux siècles en proposant une contre-histoire de l'énergie à l'époque contemporaine, depuis l'entrée dans l'ère industrielle et sa dépendance croissante aux combustibles fossiles. Ce faisant, il souhaite contribuer à l'avènement d'un autre système énergétique, plus sobre et durable, plus conforme aussi à la fragilité du monde, chaque jour plus apparente.


  • Vous qui avez peur des équations, ne passez pas votre chemin !
    Les équations possèdent des pouvoirs cachés. Elles révèlent les secrets les plus intimes de la nature.

    Leur pouvoir caché est immense
    Elles révèlent les secrets les plus intimes de l'univers
    Apprenez à apprivoiser les équations et à en faire vos complices.

    Vous qui avez peur des équations, et vous qui croyez déjà les connaître, ne passez pas votre chemin ! Venez découvrir la beauté et la force insoupçonnées de cette création purement humaine amorcée voilà des millénaires... Les équations ont changé le monde. Chacune d'entre elles possède une histoire extraordinaire que nous fait découvrir ici, dans un langage accessible à tous et plein d'humour, l'un des meilleurs vulgarisateurs des mathématiques, Ian Stewart.
    E = mc2, la plus célèbre, indique avec une simplicité quasi enfantine que masse et énergie sont intimement liées. Une formule due au génie d'Albert Einstein, et d'une telle profondeur qu'elle a fait entrer l'humanité dans l'ère nucléaire... C'est grâce au théorème de Pythagore, aux propriétés magiques des logarithmes ou des nombres imaginaires, à l'équation de Schrödinger dévoilant les mystères quantiques, que le monde a connu un progrès inouï, que nous avons su calculer la superficie d'un champ ou la distance des étoiles, fabriquer des radars, des lasers, des fusées, évaluer l'efficacité d'un médicament lors d'un essai clinique, communiquer à distance par ondes radio, dialoguer sur Internet...
    Avec les équations, nous pouvons rêver aux trous noirs, aux voyages interplanétaires, au Big Bang... et espérer, car le magnifique patrimoine de l'humanité qu'elles constituent ne s'érode pas. Ce sont des géantes sur les épaules desquelles nous pourrons éternellement grimper pour créer notre avenir.
    Un ouvrage enthousiasmant !

  • La science arabe, entre le IXe siècle et le XIVe siècle, a eu un développement exceptionnel et s'est déployée de l'Andalousie jusqu'à l'Inde du Nord. De grands savants se sont distingués dans les domaines des mathématiques, de l'astronomie, de l'optique, de l'alchimie, des sciences de la vie, et ont contribué au patrimoine culturel de l'humanité. Mais peu à peu, les sciences ont disparu en terres d'islam. La prise de conscience du retard scientifique eut lieu au XIXe siècle, le siècle de la renaissance musulmane. Après ce véritable âge d'or des sciences arabes et la
    période réformiste du XIXe siècle, les relations entre les sciences et l'islam sont désormais frappées d'ambiguïté : oscillant entre le rejet et la fascination, les islamistes se livrent aujourd'hui à des tentatives pour concilier les théories scientifiques et le Coran, dénaturant ainsi et la science et l'islam sous prétexte de modernité.
    Pour elle, la solution passe par l'éducation. Il faut investir tous les lieux de culture, revaloriser l'enseignement et montrer aux élèves comment la science s'est construite.

  • Cet ouvrage est une exploration époustouflante du voyage dans le temps : ses origines, son évolution dans la littérature et la science, et son influence sur notre compréhension du temps lui-même.
    L'histoire commence au tournant du XXe siècle, avec le jeune H. G. Wells qui écrit et réécrit le conte fantastique qui est devenu son premier livre et qui fait sensation dans le monde entier: THE TIME MACHINE. C'était une époque où de nombreuses forces convergeaient pour transformer la compréhension humaine du temps, tant philosophique que technologique: le télégraphe électrique, le chemin de fer à vapeur, la découverte de civilisations enfouies et la "perfection" des horloges. James Gleick suit l'évolution du voyage dans le temps en tant qu'idée faisant partie de la culture contemporaine - de Marcel Proust à Doctor Who, de Jorge Luis Borges à Woody Allen. Il étudie les paradoxes de la boucle temporel et examine la limite poreuse entre la fiction et la physique moderne.
    S'il y est effectivement question de science-fiction, l'auteur est beaucoup plus ambitieux. Il aborde par exemple la façon dont notre temporalité a été perçue et envisagée au cours des âges (ce n'est que très récemment que l'humanité se projette dans une trame historique, en particulier avec un futur).  Avec une pointe d'humour, l'auteur mêle les réflexions des philosophes à celles des scientifiques et des écrivains. Ce n'est pas fortuit : la notion de culture, visiblement centrale pour l'auteur, est particulièrement pertinente dans une discussion sur le temps, qui implique celle de mémoire, individuelle ou collective.

  • Cet ouvrage raconte une grande aventure. Celle qui emmène les lecteurs dans les étoiles grâce au télescope, qui analyse la composition de la terre, classe les éléments dans le tableau périodique, traite de la physique et explique l'électricité, la gravité et la structure de l'atome, qui a permis la découverte de l'ADN. Ce livre cherche aussi à ouvrir de nouvelles perspectives.
    C'est donc une histoire palpitante, pleine de rebondissements, parfois racontée avec humour. Le lecteur passera des moments passionnants et drôles.

  • Avec ce livre d'une forme aussi surprenante que plaisante, Mathieu Vidard invente une nouvelle façon de parler de science. Voici un (savant) mélange de plus de deux cents articles, des longueurs les plus diverses, de dessins et schémas, nous révélant tout ce que nous avons toujours voulu savoir sur la vie sans lire 10 000 pages. Des sciences humaines aux mathématiques en passant par la physique, la biologie, l'informatique ou encore l'écologie, ces miscellanées nous apportent de la manière la plus ludique et la plus sérieuse à la fois un précis de la connaissance du monde.   
    Listes, anecdotes, classements, fragments encyclopédiques, chronologies, essais courts... Tous les savoirs, utiles ou insolites, dans un réjouissant carnet de curiosités. Les animaux les plus venimeux ? Le calendrier des futures éclipses ? La fascinante histoire de la méduse immortelle ? L'imaginaire de l'orchidée ? Une biographie d'Alfred Nobel ? Le poids de toute l'humanité réunie ? Les espèces baptisées d'après une célébrité (l'araignée Johnny Cash y côtoie le scarabée Che Guevara et la mouche Beyoncé) ? On ouvre ce livre au hasard et on ne le quitte qu'après l'avoir dévoré, ayant appris quantité de choses en s'amusant.
    Intelligent à chaque page, drôle, jamais redondant, érudit et léger, Carnet scientifique témoigne du talent du plus célèbre des journalistes scientifiques de la radio à rendre clairs et vivants les sujets les plus complexes. Du Big Bang à nos jours, de l'infiniment grand à l'infiniment petit, voici un livre scientifique infiniment plaisant, comme il n'en existait pas encore.

  • Comment les peuples qui ne connaissent pas les mathématiques font-ils pour compter ?
    Pourquoi y a-t-il davantage de morts par noyade lorsqu'un film avec Nicolas Cage sort sur les écrans ?
    Peut-on contester une amende pour excès de vitesse grâce aux mathématiques ?

    Il y a plusieurs milliers d'années, les habitants de la Mésopotamie utilisaient des chiffres pour la première fois. Dès lors, rien n'a pu arrêter les mathématiques.
    De nos jours, elles sont partout : des sondages électoraux aux régulateurs de vitesse, des machines à café aux plans de métro sans oublier les nombreux algorithmes que nous utilisons sans nous en rendre compte quand nous regardons Netflix ou faisons une recherche sur Internet.
    Si nous n'avons pas besoin d'effectuer nous-mêmes les calculs requis par ces outils, il n'en est pas moins capital de comprendre leur fonctionnement pour mieux les maîtriser.
    C'est ce que nous explique Stefan Buijsman, mathématicien prodige, en combinant histoire, philosophie et vulgarisation. Avec humour et clarté, il dévoile à quel point les mathématiques influencent concrètement notre vie quotidienne.
    Un café avec Archimède raconte un monde insoupçonné et fascinant, bien loin des leçons rébarbatives apprises sur les bancs de l'école.


    Stefan Buijsman est né en 1995. Après avoir obtenu un master en philosophie à l'âge de 18 ans, il a achevé son doctorat en seulement un an et demi. Il étudie actuellement la philosophie des mathématiques. Un café avec Archimède est son premier ouvrage.

  • La science moderne a dû se libérer de l'héritage antique pour prendre son essor. Les mathématiques s'occupent d'entités abstraites, sans rapport avec le monde qui nous entoure, alors que la physique manipule des objets réels. En cette époque de boom technologique, la science bat le haut du pavé et le niveau de culture générale scientifique n'a jamais été aussi élevé. Autant d'idées reçues que le mathématicien et historien des sciences Lucio Russo dément avec brio dans cet essai court et incisif. Textes à l'appui, l'auteur montre combien la dette des sciences modernes à l'égard de l'Antiquité est importante. Il rappelle le rôle essentiel des phénomènes observables dans la genèse des théories scientifiques, aspect dangereusement occulté par les processus d'abstraction complexes des sciences modernes et par l'évolution des programmes scolaires. Il souligne que la science même la plus contemporaine implique une méthode qui, en l'occurrence, est directement héritée des travaux d'Euclide et de ses successeurs hellénistiques. Synthèse des recherches de toute une vie, Notre culture scientifique convoque les différents domaines de la connaissance (cosmologie, chimie, mathématiques, théorie des marées...) et nous invite à comprendre notre passé scientifique en profondeur, seul moyen de s'en affranchir pour bâtir notre futur.

  • Savez-vous ce qu'est la Zététique ? L'art du doute nourri par la méthode scientifique. Le refus de toute affirmation dogmatique, mais aussi une autodéfense contre les idées reçues, les fausses évidences, les illusions sensorielles, les duperies du langage, les raisonnements erronés..., tous ces pièges que nous tend notre cerveau.
    L'intelligence n'immunise pas contre l'erreur. Quand nos neurones sont biaisés nous n'avons aucun moyen objectif de le savoir. Alors, il faut apprendre à douter.
    Une méthode mise en scène avec humour dans des dialogues entre deux personnages attachants, la marionnette Mendax, incarnation de notre cerveau avide de réponses simples et définitives, et Vled Tapas, professeur d'esprit critique.
    Du paradoxe de l'oeuf et de la poule, à Descartes et aux théories du complot, nos raisonnements sont passés à la moulinette.

  • Depuis 1968 et les premiers clichés de clair de Terre vu de la Lune pris par l'équipage d'Apollo 8, il est évident pour (presque) tout le monde que notre planète est une boule bleue et blanche, et non pas un disque ou quoi que ce soit d'autre. 

    Mais, bien avant eux, les Grecs anciens avaient réussi à déterminer avec certitude que la Terre est ronde sans quitter sa surface. 

    Une quête scientifique de plus de 2000 ans où le génie et la ténacité humaines se sont glorieusement illustrés car l'Homme n'a eu de cesse de chercher à mesurer le monde : la forme de la Terre, sa masse, son mouvement, sa position dans l'Univers...

    Un voyage dans le temps et une traversée du globe, puisque cette quête de la précision fut le motif de grandes expéditions. Savoir mesurer la position des étoiles a permis de dresser des cartes fiables, indispensables pour gagner les guerres ou maîtriser les routes maritimes commerciales.  

    Une épopée racontée comme un roman d'aventures avec des rebondissements et du suspense. Les astronomes ont composé avec les guerres, le pouvoir religieux, les excentricités des Rois, la météo...  et leurs propres faiblesses.

  • Dernières nouvelles de la science propose les «  éditos carrés  » 2017-2018 sous une forme inédite, entièrement retravaillée et enrichie. Voici donc de véritables chroniques, où jaillit le talent de conteur d'histoires et de passeur de sciences de Mathieu Vidard. De l'astrophysique à la linguistique en passant par la géodrilologie (la science des vers terre), il nous rend familière une science moderne devenue infiniment plurielle. Fourmis de feu, Stephen Hawking, lancement de Solar Probe, la sonde qui va frôler le soleil, le village irlandais aux vapeurs de Viagra, sans oublier les liens entre la physique quantique et la ratatouille  : tout ce qui, dans nos vies, touche de près ou de loin à la science se trouve dans ce livre aussi plaisant qu'instructif.
    Le ton de la conversation n'empêche pas un véritable point de vue : celui d'un homme engagé, lanceur d'alerte pour une terre en danger. Dernières nouvelles de la science est un manifeste contre l'obscurantisme indispensable à l'heure des fake news et du négationnisme climatique, mais aussi, et avant tout, le compagnon indispensable des gourmets du savoir.

  • De la peste noire au coronavirus, tout ce qu'il faut savoir sur les 50 pandémies les plus virulentes.
    Quels sont les trois plus grands tueurs de l'histoire de l'humanité ? La guerre ? La famine ? Les catastrophes naturelles ? Non, il s'agit de la grippe, de la peste et du sida. Aujourd'hui, notre monde moderne favorise la prolifération des maladies, voire l'émergence de nouvelles maladies comme Ebola ou encore la réapparition de vieilles maladies telle la dengue. Voici un livre simple et concis qui présente 50 maladies infectieuses parmi les plus virulentes. Le lecteur y trouvera des informations sur l'histoire de chaque maladie, sa répartition dans le monde, les troubles qu'elle provoque, les traitements possibles et quelques conseils pratiques.
    /> Nouvelle édition, mise à jour avec le covid-19.

  • L'invention du mètre, la création du cadastre et des départements, le développement des statistiques ou de la chimie moderne, l'éducation des sourds, mais aussi l'ouverture du Muséum d'histoire naturelle ou encore la fondation de l'École polytechnique... Durant la Révolution française, la science a fait des pas de géant.
    Si le tribunal révolutionnaire a pu considérer que « la République n'a pas besoin de savants », Jean-Luc Chappey, en nous emmenant sur les traces de Condorcet, de Lavoisier et des grands scientifiques de l'époque, nous montre que, sans eux, rien n'aurait été possible. Il a fallu faire la guerre et inventer de nouvelles armes, dresser l'inventaire des richesses de la France (les plantes, les livres, les oeuvres d'art...) et notamment celles saisies aux nobles ou au clergé, recenser la population pour mieux la connaître afin de repenser son éducation, se donner les moyens de forger un homme nouveau... Pour toutes ces tâches, les savants furent en première ligne.
    Classer, informer, réglementer, combattre, soigner, voyager : les scientifiques, au lendemain de la Révolution, ont à la fois oeuvré à la construction politique et sociale de la France et légué au monde des avancées qui traverseront les siècles.

     
    Jean-Luc Chappey est professeur d'histoire des sciences à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent sur l'histoire politique, sociale et culturelle des savoirs aux xviiie et xixe siècles, avec une attention privilégiée portée à la période de la Révolution française.

  • Durant plusieurs siècles, la catégorie même de « science(s) » est problématique et ambiguë, tout comme celle des « techniques » longtemps désignées comme « arts », parmi lesquels figuraient la médecine et l'alchimie. Faire l'histoire des sciences et des techniques avant 1800 revient donc à faire l'histoire d'une chose qui n'existe pas encore. Etudier les sciences et les techniques a permis de mettre en lumière les problématiques de notre modernité, entendue comme la capacité des sociétés occidentales à constituer un savoir sur la nature à portée universelle. La période qui s'étend de l'invention de l'imprimerie et des Grandes Découvertes jusqu'au siècle des Lumières est, de ce point de vue, riche en découvertes associées à des noms célèbres (Copernic, Galilée, Paré, Euler, Descartes, Newton, Linné, Buffon, Lavoisier, Monge...).
    Cet ouvrage ne retrace pas seulement les grandes étapes constitutives de la « science moderne », il s'interroge sur les rapports profonds entre ce savoir lentement acquis et l'évolution des sociétés modernes, tant sur le plan politique et culturel qu'économique.

  • Imaginez : les extraterrestres sont là ! Sur Terre. À côté de chez vous... Et d'emblée se pose la question cruciale qui accompagne l'extraordinaire événement : comment leur parler ? Comment s'en faire comprendre ?

    Le langage, sans conteste au coeur de ce qui nous définit en tant qu'espèce pensante, sera d'une importance cruciale. La science-fiction, domaine réflexif par essence, l'a compris depuis ses origines et en a fait l'un de ses sujets de prédilection, tant au cinéma qu'en littérature, de Babel 17 à Premier Contact, de L'Enchâssement aux Langages de Pao.

  • De l'Antiquité à nos jours, une magistrale histoire des médecins, à la fois culturelle, politique et sociale, par l'un des plus grands spécialistes français du sujet.De l'Antiquité à nos jours, l'historien Stanis Perez retrace les grandes étapes de l'évolution de l'art de soigner. Depuis Hippocrate, le médecin s'est métamorphosé avec le christianisme et l'avènement, au Moyen Âge, d'un savoir essentiellement livresque. A l'époque moderne, cet artisan de la santé, tantôt alchimiste, bonimenteur ou universitaire, s'impose grâce aux cours princières et aux progrès scientifiques. Au xixe siècle, c'est désormais un réformateur qui joue un rôle croissant dans la vie de la Cité... de même que dans les campagnes. Au xxe siècle, il fait face à la faillite de l'État-providence et à une crise de la profession, toujours d'actualité. En même temps qu'il propose ici la grande synthèse attendue au sujet de ce métier millénaire, Stanis Perez nous rappelle toute l'importance de l'art de soigner et de soulager ceux qui souffrent.
    " Cet ouvrage d'une grande clarté d'écriture est à lire, à méditer, à savourer, à ressasser absolument. "
    Le Journal du médecin

  • Faut-il considérer que le rationnel est du côté de la science, et l'irrationnel du côté de la religion ? Et que la première a détrôné la seconde ? Rien n'est moins sûr : elles n'ont pas les mêmes objets.

    On emploie le mot " science " comme s'il avait eu le même sens de toute éternité, comme s'il signifiait la même chose pour Aristote, Copernic, Galilée ou Stephen Hawking. Or ce mot ne désigne pas la même réalité pour les Anciens, les Médiévaux et nos contemporains. La science se construit historiquement, dans le temps et avec son époque. Tout comme la religion, la science est une forme de pensée qui détient une vérité, certes, mais une vérité qui n'est pas intangible. Par ailleurs, la " science ", dans sa genèse, a été profondément influencée par une certaine théologie, laquelle s'est elle aussi présentée comme une démarche rationnelle, en interaction permanente avec son environnement intellectuel.

    D'une époque à l'autre, c'est à une étude des croisements et des enjeux entre science et théologie que cet ouvrage nous invite.

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