Syllepse

  • La simultanéité, l'ampleur et la radicalité des soulèvements populaires de l'automne 2019 au Chili, en Équateur et au Liban surprennent. Elles obligent à réévaluer d'autres mouvements, débutés plus tôt et toujours en cours - en Haïti, au Soudan, en Algérie, à Hong Kong... -, et à porter un regard plus attentif sur la conflictualité sociale dans le monde.
    Au-delà des affinités relevées, la coïncidence dans le temps et la diffusion dans l'espace marquent-elles un nouveau «printemps des peuples»? Si les revendications et les modes d'action convergent jusqu'à un certain point, le développement des luttes demeure tributaire du mode de gestion étatique de la contestation et de la cohésion des élites au pouvoir. Et les soubassements politiques et moraux de ces mobilisations sont ancrés dans des histoires nationales, dont l'héritage est revendiqué. Le visage des révoltes - celui d'une jeunesse urbaine précarisée au sein de laquelle les femmes jouent un rôle important -, ainsi que l'évidence médiatique de ressorts communs - l'utilisation des réseaux sociaux, le recours aux cultures populaires, la spontanéité et l'horizontalité des modes d'organisation... - méritent d'être interrogés.
    Ces soulèvements répondent à des contextes particuliers, mais traduisent aussi de nouvelles circulations internationales des luttes. Assiste-t-on dès lors à une mondialisation de la protestation sociale?

  • Les femmes noires en France doivent être sauvées de leur famille, de leur communauté (pères, frères, cousins). Ce sauvetage est proposé gracieusement par l'État au travers de l'école républicaine, appuyée par des allié·es de choix (médias, monde de la culture, associations, intellectuel·les).
    Mwasi est un collectif de femmes qui ne veulent pas être «sauvées» par qui que ce soit et qui prend la parole. Les autrices, des femmes noires et afro-descendantes, désignent l'État français, le «féminisme» blanc dominant, le racisme d'État comme des ennemis politiques.
    Ce livre est un instantané de ce qu'est le collectif Mwasi et de ce qu'il veut:
    «Notre seule préoccupation est d'être à la hauteur des idées, des pratiques et de l'héritage qui sont les nôtres: les combats contre la négrophobie, l'impérialisme, l'hétéro-patriarcat et le capitalisme.
    Nous avons choisi l'afroféminisme pour traduire politiquement nos révoltes en tant que femmes noires; révoltes que nous voulons transformer en révolution pour un changement radical de système. Un système de justice sociale pour tou·tes, sans racisme, débarrassé de la domination masculine et du capitalisme.
    Nous faisons le choix de la lutte collective, de l'organisation politique autonome et de la libération comme horizon.
    Nous voulons que notre lutte soit comprise, reprise et interrogée par les Afro-descendant·es de France et les générations de militant·es noir·es qui nous suivront.
    Que ceci soit pris comme notre contribution afroféministe à la libération noire et panafricaine.»
    Les femmes noires en France doivent être sauvées de leur famille, de leur communauté (pères, frères, cousins). Ce sauvetage est proposé gracieusement par l'État au travers de l'école républicaine, appuyée par des allié·es de choix (médias, monde de la culture, associations, intellectuel·les).
    Mwasi est un collectif de femmes qui ne veulent pas être «sauvées» par qui que ce soit et qui prend la parole. Les autrices, des femmes noires et afro-descendantes, désignent l'État français, le «féminisme» blanc dominant, le racisme d'État comme des ennemis politiques.
    Ce livre est un instantané de ce qu'est le collectif Mwasi et de ce qu'il veut:
    «Notre seule préoccupation est d'être à la hauteur des idées, des pratiques et de l'héritage qui sont les nôtres: les combats contre la négrophobie, l'impérialisme, l'hétéro-patriarcat et le capitalisme.
    Nous avons choisi l'afroféminisme pour traduire politiquement nos révoltes en tant que femmes noires; révoltes que nous voulons transformer en révolution pour un changement radical de système. Un système de justice sociale pour tou·tes, sans racisme, débarrassé de la domination masculine et du capitalisme.
    Nous faisons le choix de la lutte collective, de l'organisation politique autonome et de la libération comme horizon.
    Nous voulons que notre lutte soit comprise, reprise et interrogée par les Afro-descendant·es de France et les générations de militant·es noir·es qui nous suivront.
    Que ceci soit pris comme notre contribution afroféministe à la libération noire et panafricaine.»

  • Des Juifs s'expriment contre le racisme.
    Pas seulement contre l'antisémitisme. Contre toutes les formes du racisme!
    Les Juifs sont encore parfois victimes de crimes de haine, mais les principales victimes des discriminations et agressions racistes aujourd'hui ne sont plus les Juifs. Dans notre société, négrophobie et bavures policières ont partie liée tandis que l'islamophobie inventive des autorités ouvre la porte aux discriminations et légitime les agressions.
    Musulman·es, Noir·es, Asiatiques, réfugié·es, homosexuel·les... les formes du racisme changent, mais des procédés comparables d'exclusion sont à l'oeuvre.
    Il faut d'abord définir le racisme?: sa prétention à être «scientifique?» doit être anéantie?: le racisme est une construction politique et sociale. Pour le comprendre, deux questions doivent être posées?: «?Le racisme, à quoi ça a servi?» et «?À quoi sert le racisme aujourd'hui???»
    Les auteur·es partent de l'histoire des Juifs dans l'Europe de la Shoah comme dans les pays arabes colonisés. C'est pour mettre cette histoire douloureuse au service des solidarités antiracistes d'aujourd'hui. C'est le sens des actions évoquées ici, comme le Manifeste des enfants cachés dans lequel des victimes des lois raciales vichystes rappellent que sans la solidarité active de délinquants solidaires, ils ne seraient pas en vie.
    Il faut remonter plus loin dans l'histoire?: le racisme d'État a produit la traite négrière, l'esclavage codifié dans le Code noir. Le colonialisme est à l'origine d'un siècle et demi de discriminations légales, dont l'apartheid sud-africain.
    Les fondements du profond racisme qui imprègne la société française se trouvent incontestablement dans des institutions, des pratiques et des discours qui ont été élaborées dans le cadre de l'empire colonial français.
    Ce livre est une petite pierre à ajouter à la construction d'une nouvel antiracisme politique et décolonial, dans la solidarité avec les mouvements autonomes des racisé·es.

  • La Catalogne a une longue histoire, distincte de l'Espagne, durant laquelle se sont formées une culture, une langue, une identité culturelle et politique.
    Le livre nous propose une immersion dans les dimensions aux multiples facettes de l'aspiration républicaine à l'autodétermination s'opposant au mur monarchique élevé par le gouvernement central de Madrid.
    Les auteur·es, qui appartiennent à l'aile gauche du catalanisme, défendent le projet d'une République sociale catalane, ouverte, démocratique et plurielle.
    Pour comprendre le mouvement indépendantiste, tant décrié et accusé de tous les maux, l'ouvrage nous invite à une exploration culturelle, politique et sociale vivante des réalités ca­ta­lanes multiformes.

  • Depuis maintenant plus d'un quart de siècle, nous assistons à une véritable contre-révolution fiscale au profit des plus riches et des entreprises, en particulier les plus grandes, et des revenus du capital.

    « Ras-le-bol fiscal », voici ce que l'on entend de toutes parts, y compris par les plus hauts responsables de l'État comme le ministre de l'économie et des finances et le président de la République.
    « Une remise à plat » de la fiscalité est annoncée par le Premier ministre.
    Elle est, a priori, la bienvenue, car notre fiscalité est à la fois injuste et inefficace et mine le consentement à l'impôt, et ce depuis des décennies.
    En effet, nous avons assisté depuis plus d'un quart de siècle à une véritable contrerévolution fiscale au profit des plus riches, des entreprises, en particulier les plus grandes, et des revenus du capital.
    L'enjeu de cette remise à plat est de savoir si elle aboutira à un approfondissement de cette contre-révolution, dont l'augmentation de la TVA est l'illustration, où au contraire à une fiscalité plus juste qui doit à la fois permettre à la puissance publique de faire face à des obligations décidées démocratiquement, notamment en matière écologique, et de réduire les inégalités sociales.
    Si la fiscalité ne peut avoir réponse à tout, il n'en demeure pas moins qu'elle traduit des choix politiques majeurs en matière de financement de l'action publique ou de répartition des richesses.
    Réhabiliter l'impôt doit être une préoccupation constante : moyen de financement des services publics, outil de correction des inégalités et, surtout, permettant le « vivre ensemble », l'impôt doit retrouver un sens citoyen.
    Cette Note de la Fondation Copernic rappelle les grands principes de la fiscalité, dresse un bilan des « réformes » passées et livre des propositions qu'il convient d'urgence de mettre en oeuvre.
    Un impôt juste pour une société juste, telle est l'ambition que veut porter ce livre.

  • 1989 : au centre de tri postal de Lille, sept postiers sont révoqués. C'est la première fois depuis 1953 que de telles sanctions sont prises dans la fonction publique contre des syndicalistes à l'occasion d'un conflit du travail ordinaire. Deux années de mobilisation face à l'acharnement du ministre socialiste P. Quilès qui réclame le maintien des sanctions.

  • L'ambition du mouvement AC est de déboucher sur une mobilisation sociale contre le chômage. Mais, pour agir ensemble, il faut débattre et clarifier les enjeux de la lutte contre le chômage. Ce livre, écrit par des syndicalistes, des économistes et des sociologues, voudrait y contribuer. Combien y a-t-il de chômeurs ? Quel est le coût du chômage pour la société ? Comment se répartissent les richesses dans notre pays ? Trois documents font le point sur ces questions. Le débat s'ouvre ensuite autour de quatre grands thèmes : réduction de la durée du travail, contrainte extérieure, intensité du travail, citoyenneté sociale. Un texte lance le débat, et il est suivi de réactions et de contributions.

  • - Le rôle des finances publiques et de l'administration fiscale au quotidien - Paroles et témoignages d'agents des finances publiques sur leur métier - Renforcer le consentement à l'impôt, c'est instaurer la justice fiscale et la justice sociale Ceci n'est pas un livre de plus sur le sujet déjà très prisé des finances publiques : c'est celui des agents des finances publiques qui parlent de leur rôle et de leur métier. Il donne donc la parole à ceux qui accueillent le public, traitent les dossiers fiscaux (impôts d'État et impôts locaux), luttent contre la fraude fiscale, gèrent les budgets des collectivités locales et conseillent celles-ci, traitent des réclamations des contribuables, recouvrent les recettes publiques, gèrent la dépense publique et les missions foncières...

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