Langue française

  • À travers neuf chapitres et neuf recettes, Tristan Landry convie son lecteur à une exploration de l'alimentation sous le IIIe Reich. Loin d'être anodine, la question de l'alimentaire nous transporte au coeur des préoccupations d'un État et de sa population, marqués par le souvenir du blocus de 14-19 et de la faim vécue pendant celui-ci. Après un retour sur cette expérience, l'auteur passe en revue les solutions élaborées d'abord dans la République de Weimar, puis sous le régime nazi pour atteindre l'autarcie agroalimentaire. Quand ces solutions s'avérèrent insuffisantes, les comptables du Reich commencèrent à se livrer à un inventaire exhaustif des ressources caloriques des pays voisins. Les experts nazis établirent également une hiérarchie fondée sur la race et censée déterminer le nombre de calories auquel chacun avait droit. Cette hiérarchie mena aux exterminations de masse, imaginées par les experts nazis comme étant la solution finale au problème alimentaire de l'Europe. Le livre se veut une contribution à l'histoire culturelle de l'Allemagne nazie qui montre combien importante était la question alimentaire tant pour le parti nazi que pour les Allemands eux-mêmes.

  • Si Le Livre noir du communisme a laissé indifférents les spécialistes, le grand public du monde entier, lui, s'en est emparé. Dans l'esprit commun, ce livre est devenu la référence lorsqu'il est question du communisme et des crimes commis en son nom. Pourtant, il n'est absolument pas certain qu'en procédant au décompte des victimes du communisme à travers le monde nous arrivions à une meilleure compréhension des origines de cette violence. Car ces origines sont souvent locales. Considérant le cas de la Russie, Tristan Landry démontre que la terreur stalinienne est largement imputable, dans ce pays, à la mise en place, par sédiments successifs, d'un ensemble hétéroclite d'idées qui a, pour des raisons purement historiques, constitué un champ notionnel à l'intérieur duquel le mépris de la vie humaine pouvait paraître justifié. Cette approche nuance la thèse d'une imposition par le haut de cette terreur et de son ancrage dans un temps relativement court. L'approche remet également en question ce que la Russie de Staline pouvait avoir en commun avec l'Allemagne de Hitler à la même époque.

  • Le projet de Charte des valeurs québécoises, le débat sur l'identité nationale en France, le référendum sur l'interdiction des minarets en Suisse, les polémiques autour du port du voile islamique... la question identitaire est au coeur des réflexions sur les valeurs qui devraient être celles de la société du XXIe siècle.

    Ces débats rejoignent les préoccupations des chercheurs en sciences sociales et humaines devant le défi d'une reconfiguration identitaire générale imposée par la fin des grands récits, la mondialisation, l'accélération des migrations humaines...

    Fruit d'une réflexion collective, ce livre a été élaboré au fil des rencontres entre les chercheurs d'un réseau dédié à l'étude des phénomènes identitaires. Ses auteurs ont adopté une perspective multidisciplinaire indispensable à la compréhension d'une réalité aussi complexe et multiple que celle des identités. Ils fournissent également une vision chronologique d'ensemble saisissant les réalités identitaires du contemporain dans leur longue durée. Enfin, ce livre vise à favoriser la réflexion comparée entre les réalités de l'Europe, de l'Amérique du Nord, de l'Afrique et de l'Asie.

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