• Voici est une contribution au débat économique sénégalais, victime de la décadence de l'élite politique, administrative et intellectuelle. De 1960 à nos jours, la croissance est atone. Pourtant les programmes et projets des gouvernements se fixent invariablement un objectif de croissance à 7% pour réduire la pauvreté, baisser les inégalités et résoudre le chômage endémique des jeunes. Du fait des déficiences des politiques sectorielles, le pari d'une croissance forte est perdu, sauf pour le PSE (Plan Sénégal Emergent), en phase de démarrage.

  • Cet ouvrage cherche à répondre, à la lumière des instruments de la science économique et de la gestion, à un ensemble de questions : quelle est la structure entrepreneuriale et la forme d'entreprise la mieux à même d'exploiter toutes les opportunités d'investissement ? Dans quel secteur et à quel rythme se construisent les entreprises et les fortunes ? Quelles sont les contraintes majeures qui bloquent leur performance ? Quels sont les meilleurs instruments institutionnels de soutien au développement des PME, moteur mondial de la croissance ?

  • Par la géostratégie des matières premières, l'Afrique est introduite dans le jeu économique planétaire. En rapprochant les intérêts économiques, financiers et technologiques du continent à ceux des grands pays émergents, il est possible de construire ou rebâtir des politiques industrielles compétitives. Aujourd'hui, les conditions sont réunies, il reste le temps de l'action d'un management public en étroite collaboration avec le secteur privé.

  • Qu'ont dit les économistes dans le passé et que disent-ils aujourd'hui ? A quoi servent toutes leurs théories et tous leurs modèles ? Que peut apporter la science économique précisément à l'Afrique ? Quelle est sa méthodologie ? Cet ouvrage fait le point sur deux problèmes fortement corrélés : d'une part l'état de la science économique et d'autre part la méthodologie qui est devenue une discipline très importante pour l'élaboration d'une recherche et de toute production scientifique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les débats sur le retour des politiques industrielles au niveau théorique et pratique ont charrié une double interrogation à propos de l'industrialisation africaine : est-elle nécessaire  ? Est-elle possible  ? Les réponses les plus confondantes qui ont conditionné beaucoup de décideurs et praticiens de l'économie sont celles, négatives, des institutions financières internationales. Leur argumentaire, tendant à faire prévaloir l'impossible décollage industriel, se fonde sur l'épure théorique néolibérale et le listing d'une série d'obstacles institutionnels, structurels et monétaires. Manifestement, ces naïvetés idéologiques, en voie d'abandon, ont fait l'impasse sur deux évolutions marquantes au niveau de la division internationale du travail : d'une part, la montée en puissance industrielle, technologique et financière des nouveaux pays émergents du Sud, conséquence de la fragmentation des chaînes de valeur et de la relocalisation des activités industrielles dans l'espace mondial ; et d'autre part, la revalorisation des matières premières africaines, chaînon manquant de l'industrialisation. Ces deux facteurs sont à la base de l'embellie de la croissance économique africaine en dépit de la crise mondiale. Aussi, ces facteurs doivent être les éléments structurants de l'industrialisation africaine. Par la géostratégie (géoéconomie) des matières premières, l'Afrique est introduite dans le jeu économique planétaire. En rapprochant les intérêts économiques, financiers et technologiques du continent à ceux des grands pays émergents et en exploitant judicieusement les nouveaux partenariats plus fructueux, plus variés et davantage tournés vers ses propres ambitions de développement, il est possible de construire ou rebâtir des politiques industrielles compétitives.
    Aujourd'hui, les conditions sont réunies, il reste le temps de l'action d'un management public en étroite collaboration avec le secteur privé représenté par les associations, les fédérations, les chambres d'industrie et de commerce, les syndicats, les institutions financières, les institutions de recherche et les universités.

  • Cet ouvrage constitue un point de départ de la réflexion et de la recherche qui doit accompagner Je NEPAD. Il regroupe une série de contributions qui ont été présentée lors d'un colloque organisé à Yaoundé en avril 2002 par le Centre de Développement Sous-Régional de l'Afrique Centrale de la Commission Économique des Nations-Unies pour l'Afrique. Les auteurs sont honorés de la présence de son Excellence le Président Abdoulaye Wade qui a joué un rôle important dans le NEPAD et qui a bien voulu contribuer à cet ouvrage par une brillante préface.
    Nous sommes également heureux d'accueillir un autre invité d'honneur en la personne de M. K. Y. Amoako, Secrétaire Exécutif de la Commission Économique des Nations-Unies pour l'Afrique, qui a également contribué de manière forte dans l'émergence de cette nouvelle initiative.

  • La profonde crise économique et financière qui affecte sévèrement le Sénégal procède fondamentalement des limites Intrinsèques et de l'épuisement du modèle d'accumulation basé sur la rente agricole (arachide et coton) et minière (phosphate); rente prélevée et improductivement allouée par une administration peu préparée, au lendemain de l'Indépendance, à des fonctions de gestion du développement. Le bilan quasi exhaustif des politiques de développement appliquées depuis 1960, montre clairement, qu'en dehors des facteurs exogènes ayant accéléré l'avènement de la crise, le système économique mis en place renfermait les germes profonds et les principaux mécanismes qui ont conduit à la rupture des équilibres économiques et financiers des années 70. Dans ce contexte, Il devenait impératif de remettre en ordre l'économie sénégalaise pour juguler la montée des déséquilibres et promouvoir une croissance saine et durable. Au Plan de Stabilisation à court terme de 1979-1980 ont succédé le Plan de Redressement Économique et Financier entre 1980-1985 et actuellement le Programme d'Ajustement à moyen et long terme pour la période 1985-1992. Si l'ajustement est inévitable, il faut néanmoins observer que certaines des orientations et sa méthodologie sont sujettes à controverse.
    A cet effet, le test de pertinence du modèle classique de référence de l'ajustement s'étant révélé défavorable sous certains aspects essentiels, les recherches ont été menées dans le sens d'une approche non pas nécessairement alternative mais surtout d'accompagnement du processus de l'aJustement en rapport avec les spécificités structurelles ainsi que les contraintes internes et externes pesant sur l'économie sénégalaise.

  • Le morcellement du continent en une multitude d'« Etats-nains » avait semblé constituer un des handicaps majeurs du développement économique et social de l'Afrique. L'intégration était alors déclinée comme la meilleure réponse pour concevoir une division régionale du travail capable d'exploiter toutes les dotations factorielles naturelles des pays et de créer un espace monétaire optimal. Une trentaine d'organisations avait été mise sur pied. La majorité a disparu sans résultats probants. Le processus devait s'achever par la création de la Communauté Economique Africaine, conformément aux recommandations du Plan d'Action de Lagos (1980-2000). Cependant, cette organisation n'a jamais connu le moindre début d'exécution. L'approfondissement de la mondialisation multipolaire avec la formation de Blocs régionaux puissants et de haute compétition (Europe, Amérique du Nord, Amérique Latine et Asie) a imposé à l'Afrique engoncée dans la crise économique et sociale, les enjeux d'un régionalisme plus opérant. L'ampleur et la permanence de la détérioration de la situation économique et financière, la dégradation des facteurs du bien-être social et les contre performances des interminables et multiples réformes ont poussé les dirigeants africains à formuler de nouvelles stratégies de développement par l'intégration. Les trois nouvelles initiatives que sont l'UEMOA, l'Union Africaine et le NEPAD surajoutées à la dizaine d'organisations qui survivent, indiquent les nouveaux enjeux. Ce regain du régionalisme se présente comme un sursaut des dirigeants africains qui s'engagent individuellement et collectivement à préserver la démocratie, à régler les conflits, à améliorer la gouvernance économique et politique, à se concentrer sur la réduction de la pauvreté et à favoriser les conditions propices à l'investissement et à la croissance. En retour, ils attendent que les pays industrialisés et le secteur privé puissent apporter de concert des ressources indispensables pour financer les investissements dans les secteurs clés notamment les infrastructures. Le présent ouvrage analyse les chances de succès de ces nouvelles initiatives.

  • près avoir passé en revue les théories les plus marquantes de la pensée du développement, ce deuxième tome analyse les stratégies et les politiques économiques pour sortir du sous-développement et de la trappe de la pauvreté : les deux objectifs majeurs des pays africains. Cette partie de ce manuel est une contribution décisive et s'adresse aux étudiants, aux enseignants-chercheurs, aux décideurs, aux professionnels de l'économie et aux simples citoyens. Chacun y trouvera objet de débats et de controverses sur ce qui est et ce qu'il faut faire. L'heure de vérité est venue pour toute l'élite africaine : les 900 millions d'africains et les 390 millions de pauvres disséminés en une poussière d'États-nations et paradoxalement assis sur la réserve mondiale de matières premières n'accepteront plus d'être la banlieue et les marginaux d'un monde traversé par des avancées spectaculaires en termes de création de richesse et de bien-être grâce aux nouvelles technologies. La « marée jeune » exprime de nouvelles aspirations mais aussi de nouvelles frustrations. Les mégapoles deviennent des volcans en ébullition, des zones de tempête. Les défis démographiques, technologiques, sociaux et ceux de la mondialisation condamnent les pouvoirs politiques à trouver des solutions idoines comme l'ont fait leurs homologues d'Asie qui, en l'intervalle d'une génération, ont construit de redoutables machines de guerre économique par les réformes et l'ouverture. Le remodelage de la mondialisation, avec la montée en puissance industrielle, technologique et financière de nouveaux pays émergents du Sud, peut changer la donne et amener le continent africain en première ligne dans la géostratégie planétaire. Il est grand temps de passer à l'action pour s'en sortir.

  • L'Afrique endettée

    Moustapha Kasse

    • Nena
    • 1 Décembre 2020

    L'endettement est dans la turbulence et les désordres actuels du système économique et financier mondial, un sujet complexe de controverse, de désarroi et d'alarme pour les théoriciens du développement, les experts, les débiteurs et les divers créanciers. Bien que la dette africaine n'atteigne pas encore des proportions impressionnantes, ni même l'acuité de celle de l'Amérique Latine elle n'en demeure pas moins spectaculaire par sa croissance exponentielle, ses changements remarquables de structure et les perspectives incidentes d'insolvabilité qu'elle annonce. À partir du cadre de l'Afrique de l'Ouest, ce livre évalue la montée rapide de l'économie d'endettement, analyse les facteurs et les mécanismes d'accélération et d'aggravation de la dette et apprécie les diverses propositions de solution. La généralisation du recours à l'emprunt pour le remboursement de l'emprunt a fait progressivement entrer la quasi-totalité des États africains dans le dispositif de tutelle des institutions financières internationales et des bailleurs de fonds qui ont partout poussé à la mise en place de programmes d'ajustement imposant une éprouvante austérité pour rembourser la dette extérieure par la relance de la production et de la croissance. Après plus d'une décennie de politique d'ajustement, il devient important de s'interroger sur les performances des programmes appliqués et sur leur capacité à relancer la croissance et à générer des ressources permettant aux pays d'honorer leurs engagements. Cet ouvrage n'est donc pas un bilan clos de l'endettement, encore moins un catalogue de solutions prétentieuses, il est le produit d'une recherche qui soulève des questions et apporte quelques débuts de réponses concernant les solutions alternatives à l'endettement.

  • Le contraste est terrifiant entre les pays industrialisés riches qui s'organisent en de très vastes ensembles géoéconomiques et géostratégiques dont l'enjeu est le monde et une Afrique ruinée, en faillite et disloquée en une poussière d'Etats-nains traînant des handicaps quasi-infranchissables : étroitesse des marchés, volume réduit de capitaux base insuffisante d'accumulation productive, faiblesse technologique. Le bouleversement caractéristique de l'ordre politique et économique du monde laisse entrevoir deux tendances dominantes : l'accentuation des divergences d'intérêts entre pays industrialisés et pays en voie de développement et la marginalisation de l'Afrique condamnée à devenir la périphérie du système international. Principal architecte des deux premières rencontres des intellectuels et universitaires africains autour de la problématique de l'intégration (Colloque de Dakar en Mars 1978 et Colloque de Conakry en Avril 1980), l'auteur constate les minces résultats obtenus par les organisations intergouvemementales de coopération notamment la CEAO et la CEDEAO qui n'ont pas atteint, après deux décennies de fonctionnement, leurs objectifs en matière de politique communautaire et de promotion des échanges. Sur cette base, il explore une nouvelle approche de création d'un véritable ordre communautaire en Afrique de l'Ouest autour de l'instauration d'une division régionale du travail à partir des dotations factorielles des nations et d'un système monétaire régional. Les politiques sectorielles découlant de cette nouvelle stratégie imposent aux Etats la renonciation à leur souveraineté en faveur de la communauté dans toutes les branches qui rythment la vie économique et financière. Cependant, l'intégration ne sera effective et irréversible que si elle s'appuie sur des supports politiques, institutionnels et administratifs solides : une Haute Autorité intégrante dotée de très larges fonctions exécutives, une Assemblée Parlementaire qui exerce un contrôle sur l'exécution des programmes et dont les membres seraient regroupés non point par nationalité mais par famille politique régionale et une Cour Arbitrale chargée de régler tous les litiges entre Etats-membres.

  • Quel intérêt présente aujourd'hui, une réflexion sur le socialisme alors même que le discours libéral se montre triomphant et gagne plusieurs familles idéologiques qui abandonnent ou diluent progressivement le radicalisme économique et politique qui proclame l'incapacité des méthodes libérales à transformer les bases de la société. Pourtant, les faits assez têtus établissent que depuis trois décennies le sous-développement n'est pas vaincu. La pauvreté des Nations est la règle et la richesse l'exception. Le capitalisme à la périphérie reste « misérable » et ne réalise point une révolution des forces productives et une croissance régulière. De surcroît, il génère famine et distorsions sociales parfois graves. Dans ces conditions, le socialisme pourrait bien s'offrir comme une alternative à la stagnation et à la misère. Comment alors se formule cette alternative? En effet, il serait naïf de croire qu'une formation sociale peut laisser place à une autre comme par magie. Dès lors, le socialisme s'impose sous la forme d'une très longue étape transitoire qui soulève un ensemble complexe d'interrogations économiques et politiques qui ne trouvent pas toujours des réponses évidentes dans les théories et les pratiques historiques. Il en va ainsi parce qu'il n'existe pas de modèle universel et homologué de socialisme que l'on plaquerait sur des réalités réfractaires. Ce livre essaie de dégager les prémisses théoriques et les coordonnées logiques du passage vers une société capable d'élever le niveau des forces productives, de garantir une répartition plus équitable des produits du travail, d'abolir toute forme d'exploitation et d'aliénation et de promouvoir une véritable efficacité économique. En conséquence, il n'apporte ni recettes, ni réponses achevées et définitives. Il est le contraire d'un dogmatisme sécurisant et intellectuellement rassurant. Il fait bouger des idées et des expériences pour éclairer les phases d'un développement économique, politique, social et culturel par lesquelles pourrait passer un pays sous-développé pour accéder au socialisme.

  • L'expérience de modernisation de l'Afrique a été largement appuyée dans la période postcoloniale par les institutions de Bretton Woods. Ces expériences vont connaître un échec dès le début des années 80 avec la crise de la dette et la baisse vertigineuse des cours des matières premières exportées par les pays africains. Les institutions de Bretton Woods vont jouer un rôle actif dans la mise en place des programmes d'ajustement structurel qui auront pour objectif de réduire les déficits internes et externes et de relancer la croissance en Afrique. Plus de deux décennies après leur application, le bilan des réformes initiées par les institutions de Bretton Woods sur le continent est décevant. En même temps, la crise asiatique et les turbulences financières internationales ont ouvert un débat sur la refonte du système financier international. Ce débat a suscité une pluralité de contributions provenant d'universitaires, d'experts, d'ONG ou de gouvernements, en vue de définir une nouvelle gouvernance internationale plus efficace et plus ouverte aux préoccupations des pays en voie de développement. L'Afrique est restée absente et marginalisée dans ce débat. Cet ouvrage constitue un apport africain à la discussion sur la gouvernance mondiale, basé sur les contributions d'économistes africains présentées lors d'une rencontre international organisé par le Codesria pour réfléchir à l'avenir des institutions de Bretton Woods à partir de l'Afrique.

  • La question de l'avenir du Franc CFA constitue un sujet de préoccupation pour les responsables politiques, les décideurs économiques ainsi que les universitaires. La dévaluation de 1994 a été à l'origine d'une grande inquiétude sur la capacité de cette zone à faire face aux mutations économiques et à maintenir son rattachement au franc français. L'avènement de l'Euro a été un nouveau motif d'inquiétude sur les perspectives d'avenir du Franc CFA. Certes, l'Europe a entériné le rattachement du franc CFA à la monnaie commune. Cependant, des questionnements subsistent sur l'avenir du Franc CFA et d'une manière générale celui des monnaies nationales en Afrique dans un contexte de globalisation. Cet ouvrage regroupe une série de communications présentées par des spécialistes africains lors d'un important symposium organisé par le Codesria sur l'avenir du Franc CFA et des monnaies africaines.

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