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    "Une stimulante exploration du champ de nos libertés [...]" Le Monde
    Jusqu'où ? Jusqu'où laisser les apprentis censeurs d'aujourd'hui définir ce qu'on peut dire et ce qu'il faut taire ? Jusqu'où tolérer que défoulements et protestations envahissent le monde numérique ? Jusqu'où supporter que des extrémistes privatisent les règles de la parole, refusent le débat et installent leur hégémonie ? La parole publique est déjà l'objet d'un rapport de forces, elle sera demain l'enjeu d'un conflit. Le temps des injonctions est révolu, il faut désormais résister.

    La parole fait mal, change le seuil du tolérable et peut même réduire au silence. Il est donc légitime de la limiter, mais au plus près des délits et sans censure préventive. Bien sûr, on peut tout dire, mais pas n'importe comment et à condition de ne pas vouloir être seul à parler.

    Le concept moderne de liberté d'expression fut forgé entre le xviie et la fin du xviiie siècle. Les outils numériques, le multiculturalisme, la démocratisation de la parole l'ont rendu peu à peu inadéquat pour régler la parole publique. Fidèle à la tradition libérale, ce livre revient sur l'histoire de la liberté d'expression et en renouvelle le sens, comme la garantie de la plus grande diversité de points de vue.

    Pour la défendre, une philosophie des limites, des concepts sobres, des moyens inventifs seront plus utiles qu'une croisade. Ne pas se lamenter sur l'état des choses, mais combattre pour ne pas nous retrouver un cadenas sur la bouche et une prothèse dans la tête.
    Un essai riche et charpenté - L'Express.
     
     
     

  • Dans les pays d'Europe occidentale, on considère généralement que les libertés sont acquises. Au rebours de cette conviction, ce livre établit que de larges pans de l'expérience de ces libertés ont disparu de notre vie politique et sociale. Du fait d'évolutions récentes - du souci d'efficacité dans la gestion administrative de la société à l'usage de plus en plus répandu des outils numériques -, elles peuvent même être menacées directement. Tel est le contexte où se révèle peu à peu l'épuisement des notions clés du libéralisme : la notion d'individu, celle de responsabilité personnelle doivent être redéfinies, comme, en politique, les exigences de représentation, de médiation et de contre-pouvoir. Nous défaire des dogmes du libéralisme est une condition pour sauver nos libertés les plus précieuses et mieux comprendre le temps présent.

  • « Les jugements moraux semblent être progressivement entrés dans la fabrique du monde, dans la manière de le décrire et de le comprendre. En politique internationale, la morale est devenue une contrainte et un moyen de pression. Contrainte qui restreint ce que des gouvernements peuvent faire. Moyen de pression dont se servent individus, groupes, opinions, voire États, lorsqu'il s'agit d'inciter ces mêmes gouvernements à protester et à agir.
    Après plusieurs décennies, plusieurs siècles même, où les relations internationales furent largement définies à partir de l'intérêt immédiat des nations, de considérations de stabilité à long terme et d'équilibre planétaire, la présence nouvelle de la morale a de quoi à surprendre.
    Quelle est la place de la morale dans les relations internationales ? Comment expliquer son succès ? Que sont devenus les composants traditionnels du système des États : souveraineté des États et équilibre des puissances ? De quels concepts se servir pour définir la morale internationale ? À quels valeurs et principes faire droit ? Que serait une morale du monde ? Ce livre a pour ambition de répondre à ces questions. » (M. Canto-Sperber)

  • « Il existe une philosophie morale de la guerre élaborée dès l'Antiquité, traditionnellement désignée sous le nom de guerre juste. La conception de la guerre juste a longtemps fourni une grammaire et un vocabulaire pour l'usage de la force. À l'origine de la réflexion sur la guerre juste, on trouve la conviction qu'il est possible de déterminer la légitimité des buts de la guerre et des moyens employés. La notion de guerre juste est étroitement associée à la possibilité d'une éthique de la violence, elle suppose qu'une distinction puisse être établie entre des usages légitimes et des usages illégitimes de la force.
    La théorie de la guerre juste met en avant deux considérations : d'une part, en certaines circonstances, les raisons qui conduisent à la guerre peuvent être légitimes, donnant parfois à la guerre une justification morale (jus ad bellum, droit de la guerre) ; d'autre part, il existe une juste façon de faire la guerre (jus in bello, droit dans la guerre). » (M. Canto-Sperber)

  • Une Université puissante, capable de contribuer activement ã la croissance économique, de favoriser la cohésion sociale et de porter les ambitions culturelles d'un pays, est la meilleure garantie d'avenir dont celui-ci puisse se doter. Elle crée la confiance chez la jeunesse et ouvre des possibles pour la société entière.
    Près de quatre cent soixante-dix mille jeunes s'orientent chaque année vers l'enseignement supérieur, afin d'y acquérir ce qui est considéré comme le meilleur atout pour une vie professionnelle et personnelle. Dans ces quelques années d'études, c'est l'avenir de notre pays qui se joue, génération après génération. Pourtant, malgré l'importance de cet enjeu collectif, les privilèges d'une bonne formation tendent ã se concentrer au sein d'un vivier étroit de bénéficiaires.
    Quelles nouvelles institutions et quelles ambitions de formation plus en phase avec les réalités actuelles pourraient remédier ã cette forme d'oligarchie de l'excellence, si française ?

  • Sans foi ni loi

    Monique Canto-Sperber

    • Plon
    • 9 Avril 2015

    Dans les liens humains, il y a principalement l'amour et l'amitié. Dans la veine d'un Stendhal ou d'un Roland Barthes, la philosophe Monique Canto-Sperber répond aux questions fondamentales que nous nous posons sur ces thèmes éternels.Dans les liens humains, il y a principalement l'amour et l'amitié. Dans la veine d'un Stendhal ou d'un Roland Barthes, la philosophe Monique Canto-Sperber répond aux questions fondamentales que nous nous posons sur ces thèmes éternels. L'amour, l'amitié, la sexualité ou la séduction ne sont pas sans foi ni loi. Quels espoirs, quelles attentes, quels idéaux plaçons-nous au coeur de ce qui nous unit à nos proches ? La libération des moeurs et la conquête de l'égalité entre hommes et femmes ont radicalement transformé les relations entre les sexes. Dans cette nouvelle donne culturelle et sociale, ne devons-nous pas repenser ce que nous demandons aux autres et ce que nous leur devons, qu'ils soient amants ou amis, compagnons ou simples objets de désir ?
    À partir de nombreux auteurs de la philosophie et de la littérature, de l'Antiquité à aujourd'hui, Monique Canto-Sperber jette une lumière nouvelle sur les liens implicites et tenaces qui nous attachent les uns aux autres.

  • Que dois-je faire ? Qu'aurais-je dû faire ? N'aurais-je pas mieux fait d'agir autrement ?
    Lorsque nous agissons, que nous délibérons sur nos actions, que nous prenons des décisions, nous sommes en quête de justifications, nous cherchons à montrer que notre action était la meilleure chose à faire, sinon la moins mauvaise. Nous nous référons ainsi, plus ou moins explicitement, à des normes et à des valeurs communes.
    En partant de la multiplicité des termes employés pour désigner notre expérience morale (éthique, morale, déontologie), cet ouvrage expose les principales théories de la philosophie morale et les grandes questions qui la traversent. Il nous invite à analyser la nature des règles suivies par chacun en société. Il nous propose, enfin, des exemples d'éthique appliquée à des domaines concrets comme la vie professionnelle, le soin médical ou l'activité des entreprises. À lire également en Que sais-je ?...
    L'éthique médicale et la bioéthique, Didier Sicard

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