• La dévotion à la Vierge Marie a toujours connu un grand intérêt chez les chrétiens. La littérature sur le sujet est abondante. Curieusement, les sources historiques sont peu nombreuses. Il subsiste quelques passages célèbres dans les évangiles : l'Annonciation, la naissance du Christ, les noces de Cana, Marie au pied de la croix. En revanche, les premiers chrétiens vont développer de très nombreuses prières à Marie et s'attacher à la figure spirituelle de la mère de Dieu. Michel Wackenheim retrace les grandes étapes de la dévotion mariale : les évangiles, les premières communautés, l'essor de la spiritualité mariale au XIIe siècle avec saint Bernard, la Réforme, l'énonciation des dogmes de l'Assomption et de l'Immaculée Conception et le Concile Vatican II. Ce parcours permet de comprendre pourquoi on a toujours prié Marie mais aussi pourquoi , notamment avec l'émergence du monde protestant, on a contesté certains aspects de cette dévotion qui prenait le pas sur celle du Christ.

  • On reconnaît le chrétien au signe de croix. On méconnaît pourtant son histoire. Et on ne sait plus sa signification. Le suivant à travers les temps et les lieux, ce livre récapitule, explique et illumine la décision originelle et infiniment répétée de l'humanité qui voit dans le Crucifié son sauveur. Un bréviaire de la foi. Voici l'histoire et la signification d'un signe pas comme les autres, vieux de deux millénaires et présent sur les cinq continents. Mais il correspond aussi à une extraordinaire chronique qui est l'aboutissement d'une longue et complexe évolution.
    Qu'en a-t-il été du signe de croix des Apôtres à Vatican II ? Comment la réforme liturgique du Concile renoue-t-elle avec l'Antiquité chrétienne en privilégiant l'approche mystérique ? Comment s'articulent le mémorial de la plongée du baptisé dans le mystère trinitaire lié au mystère de la mort-résurrection de Jésus et la compréhension que la puissance de Dieu Trinité apparaisse en l'impuissance de Jésus crucifié ?
    À l'issue de ce magnifique parcours historique, théologique, sacramentel, spirituel, tout signe de croix ressort bien comme une profession personnelle et incarnée de la foi.

  • Les sept capitaux (orgueil, gourmandise, luxure, avarice, jalousie, colère et paresse) ont été identifiés par saint Thomas d'Aquin au XIIe siècle. Ils figurent toujours en bonne place dans le Catéchisme de l'Église catholique dans sa dernière édition de 1997. Michel Wackenheim les passe chacun en revue, abordant leur histoire et les commentaires qui en ont été faits durant toute cette période. Son propos consiste surtout à dédramatiser ces péchés pour ne pas en faire des monstruosités.

  • Le signe de croix tel qu'on le pratique aujourd'hui est l'aboutissement d'une histoire longue et complexe que jalonnent d'innombrables textes qui, loin d'être des balises, indiquent que l'observance rituelle des chrétiens a considérablement varié au cours des siècles et que les indices à même de nous renseigner sur l'évolution précise de la pratique sont bien ténus. Après un volet historique, dont le but est de repérer des textes et des auteurs emblématiques, et avant un volet plus théologique, consacré notamment à une typologie et à une herméneutique du signe de croix au XXIe siècle, le volet central interroge deux domaines de la réforme liturgique de Vatican II particulièrement significatifs : celui de la prière eucharistique, où le Concile renoue avec l'Antiquité chrétienne en privilégiant l'approche mystérique du signe de croix ; celui du Rituel de l'Initiation Chrétienne des Adultes, où le signe de croix devient le mémorial de la plongée du baptisé dans le mystère trinitaire intrinsèquement lié au mystère de la mort-résurrection de Jésus : faire le signe de croix, c'est désirer entrer dans la suite du Christ mort et ressuscité et participer à la vie même de la Trinité. En d'autres termes, être marqué du signe de la croix du Christ, c'est accepter que la puissance de Dieu Trinité apparaisse, en Jésus crucifié, comme folie aux yeux de la sagesse humaine tout en révélant la sagesse de Dieu. " Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes " (1 Co 1, 25). Dès lors, tout signe de croix est bien une forme de célébration kérigmatique.

  • La crèche est une représentation de la venue du Fils de Dieu et de l'accueil que les hommes lui firent. D'où vient "la crèche" et que nous dit-elle aujourd'hui ?
    C'est cette question qu'explore pour la première fois dans son ouvrage, Michel Wackenheim.
    La première image de cette venue se trouve dans la catacombe de Priscilla, à Rome, et date de la fin du IIe siècle.
    La première iconographie de la crèche avec les bergers, l'âne, le boeuf remonte à l'année 343.
    Il semble que François d'Assise, en 1223, a créé une des premières crèches "vivantes", dont les personnages étaient joués par les gens du village. Ces crèches ont été remplacées, peu à peu, par des figurines qui, à partir du XVIe siècle, font leur apparition dans les églises puis, au XVIIIe siècle, dans les familles. La scène de Noël s'est répandue dans le monde entier et a été acceptée dans toutes les cultures. Il arrive que la scène de la crèche intègre maintenant : lieux de travail, hôpitaux, camps de réfugiés, immigrés, marginaux... Face à la crèche, le message est toujours d'actualité : quel personnage suis-je ? Quelle est mon attitude : accueil, indifférence, refus ?

  • Mystère de la liturgie, qui est le signe visible du Royaume invisible ! Ce qui se voit dit quelque chose de ce qui ne se voit pas encore, et ce qui n'est pas encore visible se révèle par l'action que donne à voir le peuple. Par de nombreux traits, l'assemblée liturgique est déjà une assemblée divine. Dans la liturgie d'ici-bas, nous avons un avant-gout de la liturgie céleste à laquelle nous tendons comme les voyageurs tendent au terme de leur voyage. " A partir de cinquante questions, Michel Wackenheim répond aux interrogations que chacun se pose sur la liturgie. Lieu sensible, objet de polémique comme l'illustre la célébration de la messe tridentine, mais également lieu de visibilité, l'action liturgique est le moment où tout le peuple de Dieu se trouve impliqué. Une introduction lumineuse à l'une des réalités centrales de la foi catholique.".

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