• Notre monde est sans repère car il est sans père ! C'est au grand absent de la scène contemporaine que s'attache ici le philosophe de l'existence Martin Steffens, car la critique du patriarcat ne saurait aboutir à la disparition de la transmission. Un livre de libre morale sur nos moeurs faussement libérées. Éblouissant. À l'heure où le patriarcat, en tant que système social d'oppression, commence à se déliter, nous nous trouvons devant une alternative. Ou bien l'on croit qu'on élèvera d'autant plus les femmes qu'on rabaissera les hommes. Ou bien nous ferons, pour les garçons arrivant en ce monde, le voeu qu'ils sont, en tant que tels, une bonne nouvelle.
    Car chacun porte en soi la promesse de ce que l'autre a de meilleur. Ce n'est pas en détestant les hommes que nous respecterons les femmes. Plus libres d'aller au monde, les femmes seront aussi plus exposées. Elles ont donc besoin d'hommes en qui mettre leur confiance, d'hommes consistants.
    Annoncer aux jeunes hommes que leur virilité les oblige à ce qu'ils ont de meilleur, c'est cela aussi lutter contre le patriarcat.
    Un livre critique, généreux, lumineux qui appelle, contre la confusion, à une vraie libération.

  • Nous sommes entrés dans un autre monde. Un virus aura suffi à « gripper » la moitié de la planète. Nous avons dû éprouver un autre rapport à l'espace et au temps, où le pire a côtoyé le meilleur.À la lumière obscure d'un événement qui ne manquera plus de se reproduire, les chroniques de Martin Steffens sont ici reprises et reclassées dans une marche en trois temps, que symbolisent les figures de Melchior, Balthazar et Gaspard. Trois figures de l'humanité, parties à la conquête d'un salut, dans un monde où tout, déjà, se faisait recensement, contrôle, peur. Mais trois étapes aussi : « La nuit tombée », « Points d'or » et « Petits matins ». Un prologue, inédit et alerte, fait le constat de la soudaine éclipse de notre humanité.Ces textes courts, méditations philosophiques ou spirituelles, billets d'humour ou d'humeur, incitent à prendre patience, sans nous masquer la réalité de ce qu'il faut traverser.
    Martin Steffens est professeur de philosophie en khâgne, conférencier et chroniqueur pour La Croix et La Vie. Il a publié de nombreux essais, parmi lesquels : Qui nous fera voir le bonheur? (J'ai lu, 2016, avec Christophe André) ; Rien que l'amour (Salvator, Prix des Libraires religieux 2016) ; Rien de ce qui est inhumain ne m'est étranger (Seuil, 2016) ; L'Éternité reçue (Desclée de Brouwer, 2017 ; Carnets DDB, 2020) et un Dictionnaire paradoxal de la philosophie : penser la contradiction (Lessius, 2019).

  • Ce livre est à la fois sauvage et réfléchi. Sauvage parce qu'il exclut d'emblée les paix morbides, qui, sous couvert d'apprivoiser la mort, empoisonnent la vie. Il clame en premier lieu que nous ne sommes pas faits pour mourir.  Mais ce cri oblige à une méditation plus profonde. Nous devons mourir à notre désir de maîtrise.Ce consentement à la mort se nomme amour. Mourir à soi-même, c'est tuer ce qui, dans notre vie, est obsédé par la vie. Ces « petites morts », lues à partir de la pensée de Simone Weil, indiquent un chemin de dépossession et de plénitude. À l'heure où nous serons dessaisis de tout, c'est notre propre vie qui nous sera redonnée. Il faudra bien l'éternité pour prendre la mesure de cette étrange nouvelle.
    Martin Steffens est professeur de philosophie en khâgne, conférencier et chroniqueur. Il a publié de nombreux essais, parmi lesquels : Qui nous fera voir le bonheur (avec Christophe André), Rien que l'amour, Rien de ce qui est inhumain ne m'est étranger ; et récemment L'amour vrai, au seuil de l'autre et un Dictionnaire paradoxal de la philosophie.

  • Immaculée, la Vierge ? Sans péché originel ? Différente et séparée de nous ? C'est en philosophe que Martin Steffens déchiffre le plus choquant des dogmes catholiques : ni une extraterrestre, ni une super-héroïne, Marie incarne dès maintenant notre désir qu'au futur amour et toujours se conjuguent. Une redécouverte éblouissante !
    Rien ne nous est devenu plus étranger que le dogme de l'Immaculée Conception. Même si l'on a cessé de le confondre avec la conception virginale de Jésus, on n'en comprend plus l'enjeu. Marie, la mère de Jésus, aurait elle-même été conçue " sans tache ", exempte du péché originel... Si ce n'est insensé, sans doute est-ce, pour beaucoup, totalement insignifiant.
    La clarté d'un dogme est peut-être dans sa manière d'éclairer nos existences. Marie, " l'Immaculée Conception ", arrive avant le péché, avant cette histoire, terrible et ennuyeuse, d'un mal dont on croit se débarrasser en le faisant mieux circuler... Qu'est-ce à dire ? Ceci : il y a dans ce monde plus que notre propre enfer. Il existe une clef pour sortir de nos enfermements. Cette clef, un franciscain du xiiie siècle nous aide à la chercher. Avec une audace théologique doublée d'un regard émerveillé sur la Création, Jean Duns Scot (1266-1308) nous confie le sens profond de l'Immaculée Conception : la vie humaine est, ultimement, un don à recevoir et une offrande à faire. Toute vie vraiment vécue commence par un " merci " et s'accomplit dans un " me voici ".
    À partir d'un dogme apparemment lointain, Martin Steffens nous rend plus proches de notre vie, et plus à même de l'aimer.
    Auteur couronné des Prix Humanisme chrétien (2013) et Prix Littérature religieuse (2016)

  • Chacun de nous porte en lui une part d'ombre : le mal que nous ne voudrions pas faire mais que l'on fait quand même, le bien que nous voudrions faire mais que l'on ne fait pas, nos combats souterrains.
    Martin Steffens nous guide pas à pas dans cette lutte intérieure inhérente à l'homme. S'avouer notre fragilité morale, accepter cette part d'ombre, ce n'est pas sombrer : c'est tomber de haut, certes, mais c'est aussi ouvrir dans l'abîme du mal un abîme plus grand encore, et se relever, plus fort.
    Né en 1977, Martin Steffens enseigne la philosophie en classes préparatoires littéraires. Lecteur de Nietzsche et de Simone Weil, chroniqueur dans les journaux La Vie et La Croix, il a notamment publié le très remarqué Petit Traité de la joie (Salvator, 2011) ou encore La Vie en bleu (Marabout, 2014).
    " Ce pas de trop, celui qui nous a si souvent précipités dans d'impossibles ornières, pourquoi ne deviendrait-il pas le premier pas d'un nouveau chemin ? Un chemin qui ferait le pari de traverser le mal au lieu d'essayer en vain de l'éviter. "
    Martin Steffens

  • Un recueil de textes commentés pour découvrir ou redécouvrir la pensée chrétienne à travers l'un de ses guides.
    Ce qu'on a retenu de la philosophe française Simone Weil (1909-1943), c'est d'avoir quitté son poste de professeur agrégé de philosophie pour aller travailler à la chaîne, de 1934 à 1935. Soucieuse du sort des hommes humiliés, Simone Weil mettait un point d'honneur à parler de leur cause en toute connaissance, pour traduire leur souffrance sans jamais la trahir. Cette extrême attention à l'autre et ce profond désir de vérité fi rent de sa vie non seulement une grande aventure humaine mais aussi un authentique itinéraire spirituel. Car à qui cherche ardemment la vérité, il est donné de rencontrer un jour Celui qui est la Vérité : « Si on
    se détourne [du Christ] pour aller vers la vérité, on ne fera pas un long chemin sans tomber dans ses bras », écrit-elle au père Perrin.
    Prier quinze jours avec Simone Weil, c'est donc prendre le parti de préférer la vérité à toute illusion réconfortante.
    Sans rien se cacher du malheur des hommes, c'est apprendre à voir de quelle façon l'amour de Dieu y est présent. La prière était vécue par Simone Weil comme le moyen de devenir, au milieu des souffrances humaines, un simple instrument de Dieu : l'écho de Son amour.
    Se ressourcer et apprendre pendant quinze jours en compagnie d'un maître spirituel.
    EXTRAIT
    Tout le ridicule de notre condition humaine tient en ce que, selon le philosophe Nicolas Malebranche, l'homme peut être distrait de sa quête de la Vérité par le seul bourdonnement d'une mouche. Cette dernière ayant pénétré dans notre lieu de méditation, nous voilà tout entiers concentrés à ne pas l'entendre, puis
    contraints de tergiverser sur la conduite à tenir, s'il faut l'éconduire ou bien l'écraser, simple insecte devenu le symbole de notre indisponibilité à l'essentiel. La faculté d'attention est, comme toute chose précieuse, une chose fragile.
    Car l'attention est, selon la formule de Malebranche, une « prière naturelle » : la voie sûre mais exigeante que tout homme peut emprunter dans sa recherche de la Vérité. C'est là ce que Simone Weil comprit très tôt. Nous l'avons mentionné dans la note biographique qui ouvre ce recueil : à l'âge de 14 ans, écrasée par le génie de son frère, désespérée de n'y point avoir part, Simone Weil fut saisie par l'idée selon laquelle « n'importe quel être humain, même si ses facultés naturelles sont presque nulles, pénètre dans ce royaume de la vérité réservé au génie, si seulement il désire la vérité et fait perpétuellement un effort d'attention pour l'atteindre » (AS 769).
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en 1977, Martin Steffens est professeur agrégé de philosophie. Membre de l'Association pour l'étude de la pensée de Simone Weil,
    il est aussi connu pour son livre à succès Petit traité de la joie (Éd. Salvator).
    À PROPOS DE LA COLLECTION
    La collection Prier avec, ce sont :
    o Des livres sources
    - pour passer quinze jours en compagnie d'un maître spirituel à la manière de ces temps de retraite qui ouvrent une brèche dans notre univers quotidien.
    o Des livres pratiques
    - un rappel biographique en début de volume;
    - un itinéraire balisé en introduction;
    - une entrée dans la prière répartie sur les quinze chapitres de l'ouvrage;
    - pour aller plus loin, une bibliographie expliquée.
    o Des livres accessibles
    - un ressourcement qui va à l'essentiel pour des chrétiens actifs;
    - une information donnée de l'intérieur pour un public plus large.

  • Comment la philosophie aide à aimer le réel jusque dans ses épreuves. Voir la vie en rose, dans l'impatience d'un bonheur immédiat, sans épreuve et sans nuages, nous amène trop souvent à broyer du noir... Car comment réaliser la valeur de ce qu'on possède comme un acquis, de ce qu'on a jamais perdu, de ce pour quoi on n'a jamais tremblé, de ce pour quoi on ne s'est jamais battu ? Et si nous apprenions à voir la vie en bleu ? A nous réconcilier avec nos difficultés et à ouvrir les yeux sur ce qu'elles nous apportent de positif ? À accepter les épines des roses, et les ecchymoses que nous fait l'existence ? Une promenade philosophique autour des grands enjeux de nos vies (l'amour et la confiance, le risque et la prudence, la mort et la vie...), comme un manuel de mieux-vivre.

  • La loi de bioéthique 2019, qui prévoit notamment l'extension de la PMA aux couples homosexuels, est un enjeu politique pour le gouvernement. Il faut éviter l'explosion produite par la loi ouvrant le mariage pour tous en 2012-2013.
    Loup Besmond de Senneville, journaliste à La Croix, nous livre ici les fruits d'une enquête qui dépeint la méthode d'Emmanuel Macron, sensée déminer ce sujet ultra-sensible... Car en coulisse, le chef de l'État s'est personnellement impliqué, organisant des dîners discrets auxquels il a convié les protagonistes de tous bords. Plus encore, il est lui-même l'instigateur de nombreux aspects de cette proposition de loi, inspiré par quelques intellectuels très proches de lui.
    Que peut changer cette loi ? Quels en sont les enjeux ? Le philosophe Martin Steffens donne des clés pour comprendre, vivre et dépasser les débats existants. Comment les chrétiens peuvent-ils se situer face à ces évolutions ?
    Cet ouvrage unique déplace la question. Et si le combat relevait, plutôt que d'un débat éthique et théorique, d'un véritable défi spirituel?

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