• Lucie, jeune femme romanesque, rêve de l'amour idéal, tel que véhiculé par les romans légers de la toute puissante maison d'édition Baldaquin. Ce massif conglomérat littéraire produit industriellement des romans-savonnettes parfumés qui permettent à son lectorat en transes de s'évader. Lucie, comme des milliers d'autres, s'en délecte. Mais elle veut aller plus loin : lorsqu'elle décide de prendre son imaginaire à bras-le-corps, son expertise littéraire et sa vaste expérience de consommatrice Baldaquin lui seront indispensables pour rédiger un roman de son cru qui, naturellement, sera bien supérieur à la moyenne.



    Elle se rendra bientôt compte qu'il n'est pas si facile d'écrire selon les règles strictes de l'éditeur sans s'enfoncer dans le piège de la guimauve mouvante. Entre ses tentatives d'écriture, ses fantasmes personnels et sa banale réalité qu'elle tente maladroitement de faire entre dans le moule Baldaquin, on est entraîné dans un tourbillon aux bouffées bonbons parfaitement irrésistible.

  • Il est parfois bon de se rappeler nos souvenirs de navires. Ah ! La douce époque où l'on naviguait ! Nostalgie, nostalgie. Alors pour ceux-là qui ont oublié comme la mer est belle, comme l'inconnu peut être attirant, (surtout le petit blond frisé avec des yeux limpides) et comme la neige a neigé, je vous présente les réminiscences de mon voyage sur le Sea Wizard (Le Magicien de la mer), qui, entre vous et moi, serait mieux nommé : Sea Hazard, c'est à dire « le danger de la mer ». Je jouissais de vacances bien méritées à Repentigny-les-Bains lorsque le Père Noël (du moins s'identifia-t-il ainsi) me téléphona, avec un fort accent belge. Il me proposait un emploi sur un superpétrolier américain, offre que, paraît-il, je ne pouvais refuser. Docile, j'acceptai. Je devais contacter la compagnie et espérer que le représentant ne remarque pas trop que j'étais une fille.
    Née dans la région de Montréal, l'adolescence de Marie-Andrée Mongeau a été façonnée par le Collège de l'Assomption, ses professeurs, ainsi que ses confrères et consoeurs de classe (qui la qualifiaient de « spéciale »). Puis, l'appel du large se fit sentir et elle déménagea à Rimouski pour faire ses études à l'Institut maritime du Québec, en mécanique de marine. Tant qu'à être « spéciale » ... Elle a navigué de nombreuses années, avec délectation, sans jamais avoir regretté son choix de carrière. Embauchée par la suite comme enseignante, toujours à l'Institut maritime, elle a pu partager sa passion, tout en continuant à naviguer entre deux sessions de cours. Et toujours, son petit carnet d'écriture l'a accompagnée. Elle s'est établie « définitivement » dans la campagne profonde sise à cheval entre la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.
    Après Conte d'ascenseur publié chez ÉLP éditeur en 2015, Marie-Andrée Mongeau récidive avec ce deuxième ouvrage, Le magicien de la mer ne fait pas de miracle ! inspiré d'un épisode de sa carrière de mécanicienne de navire.
    PLus d'extraits et une note de lecture, sur le site de l'éditeur...


  • Avec comme fil conducteur un ensemble d'élèves et Renée, leur professeur de mathématiques, ce roman atypique raconte une année scolaire en un ensemble de petites saynètes, réalistes, certes, mais qui comportent une touche de fantastique, surtout en ce qui concerne l'ascenseur du Collège de Rimouski, où il semble se passer des choses étranges.


    Parfois un beau rêve, parfois une horreur sans nom, chacun y vit sa propre aventure, traumatisant plus ou moins tous ceux qui ont l'idée saugrenue de s'en servir. Et toujours ils arrivent en retard pour leur cours de mathématiques, ce qui exaspère Renée au plus haut point. Autour de ces péripéties ascenseuresques, un retour aux sources, des réunions, des partys , des examens, tout ce qui tourne autour de la vie scolaire d'adolescents entre 17 et 20 ans et de leur professeur.

    Ce Conte d'ascenseur se lit avec plaisir, un peu comme on mange une glace... même si c'est glacé ou glacée d'effroi qu'on en ressortira, parfois, avec cet ascenseur qui traumatise chacune des personnes qui ont la mauvaise idée d'y pénétrer...


    Née dans la région de Montréal, l'adolescence de Marie-Andrée Mongeau a été façonnée par le Collège de l'Assomption, ses professeurs, ainsi que ses confrères et consoeurs de classe (qui la qualifiaient de « spéciale »). Puis, l'appel du large se fit sentir et elle déménagea à Rimouski pour faire ses études à l'Institut maritime du Québec, en mécanique de marine. Tant qu'à être « spéciale »... Elle a navigué de nombreuses années, avec délectation, sans jamais avoir regretté son choix de carrière. Embauchée par la suite comme enseignante, toujours à l'Institut maritime, elle a pu partager sa passion, tout en continuant à naviguer entre deux sessions de cours. Et toujours, son petit carnet d'écriture l'a accompagnée. Après avoir fait plusieurs séjours prolongés en France, elle s'est établie « définitivement » dans la campagne profonde sise à cheval entre la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Elle y est, elle y reste. Avec délectation.


    Conte d'ascenseur est son premier roman.

    Deux extraits emblématiques sont à lire sur le site de l'éditeur, en suivant ce lien.




  • La Gypco est une compagnie maritime qui gère, depuis son port d'attache aux Bermudes, une flotte de vraquiers transportant du gypse (gyprock) . Ses deux cargos jumeaux, le Gypco King et le Gypco Baron ont pour mission d'acheminer cette cargaison, extraite d'une mine de gypse canadienne, depuis le port de Hantsport (Nouvelle-Écosse) jusqu'à différentes installations sur la côte est des États-Unis. il y a, par mer, une distance d'un peu plus de 1200 milles marins entre les deux ports les plus éloignés. Mais au-delà la distance, il y a la vie à bord. Notre chroniqueuse, mécanicienne en second et responsable de son équipe de Philippins, nous narre ici des événements et anecdotes qui forment la trame du quotidien.
    L'écriture de Marie-Andrée Mongeau, limpide et directe, humoristique et décalée, nous entraîne avec précision dans les cadres intrigants mais parfois déroutants d'un mode d'existence très particulier. Vite, on comprend que son lieu de travail incroyable, cette réalité alternative, cet ordinaire extraordinaire, existent... Et qu'il faut absolument les découvrir.


  • Gaby : « À mes yeux, l'été 1976 est un été à oublier... »
    Voici la première phrase d'un récit écrit à deux, dont les auteurs ont le front d'affirmer qu'il est basé sur un souvenir commun. 1976 était, à Montréal, l'été des Jeux olympiques. Gabriel, le Gaby du Bout de l'île, aurait préféré ne pas s'en rappeler du tout. Pour Liliane, qui rêve de faire carrière dans la marine marchande : « Les Jeux olympiques ont toujours été pour moi une source d'indifférence... »
    Ça commence bien.
    Comment ces deux-là ont-ils fait, dans ces conditions, pour s'entendre et raconter quelque chose de cohérent à propos de cet été 1976 si mal embouché ? Qu'y avait-il eu de si extraordinaire pour qu'avec des points de vue si opposés, Daniel Ducharme et Marie-Andrée Mongeau décident, une vie plus tard, de revenir sur le sujet ?
    Cette chose extraordinaire, ce fut leur rencontre. Plus exactement, c'est, aujourd'hui, le regard qu'ils portent sur cette rencontre de jadis, se remémorant, ou non, les événements. Car qu'est-ce qui est réel et qu'est-ce qui est fictif, dans cette histoire ?

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