• Nouvelle édition riche d'une jurisprudence abondante et ordonnée, émanant à la fois des juridictions françaises et européennes, à destination des praticiens comme des étudiants. L'édition 2022 est à jour du décret du 22 décembre 2020 reportant la date d'entrée en vigueur de l'assignation à date dans les procédures autres que celles de divorce et de séparation de corps judiciaires, du décret du 28 décembre 2020 en matière d'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles et du décret du 29 décembre 2020 relatif à la transmission d'informations concernant les cas de violence dans le cadre de l'intermédiation financière des pensions alimentaires.

  • Les avantages du Code de procédure civile :

    Inclus le Code de l'organisation judiciaire à jour de la réforme des juridictions ;
    Un code riche : près de 24 000 décisions de jurisprudence et de nombreuses références bibliographiques ;
    Règles propres aux juridictions spéciales : Tribunal des conflits, tribunaux de commerce, tribunaux paritaires des baux ruraux, juridictions de l'expropriation, juridictions de sécurité sociale et conseils de prud'hommes ;
    Une division consacrée au droit européen et international ;
    À jour de la réforme du divorce contentieux et de la réforme de l'aide juridique ;
    Annexe Covid-19.
    Cette 35e édition, à jour au 17 mai 2021, comprend notamment :

    Le décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles ;
    Le règlement du 25 novembre 2020 relatif à la coopération entre les juridictions des États membres dans le domaine de l'obtention des preuves en matière civile et commerciale ;
    Le décret du 30 septembre 2020 relatif à l'intermédiation financière des pensions alimentaires ;
    Le décret du 29 juin 2020 relatif à la mise à la disposition du public des décisions des juridictions judiciaires et administratives.

  • Code de procédure civile.
    Textes à jour au 1er juillet 2015.
    Livré avec jaquette ""Elyx"" amovible.

    Cette 29e édition intègre notamment :
    Le décret du 11 mars 2015 relatif à la simplification de la procédure civile à la communication électronique et à la résolution amiable des différends ;
    Le décret du 27 février 2015 relatif au Tribunal des conflits et aux questions préjudicielles ;
    Le décret du 24 septembre 2014 relatif à l action de groupe en matière de consommation ;
    Le décret du 6 novembre 2014 relatif à la procédure civile applicable devant la Cour de cassation.

    Ce code est annoté par Loïc Cadiet professeur à l École de droit de la Sorbonne, université Panthéon-Sorbonne Paris I, et président de l Association internationale de droit processuel.

  • Parution dès le 9 juillet 2020. Code autorisé à l'examen d'accès au CRFPA.

    Le Code de la procédure civile 2021 est à jour des ordonnances et décrets d'application de la loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice du 23 mars 2019 :

    Réforme globale de la justice ;
    Fusion des tribunaux d'instance et des tribunaux de grande instance dans un tribunal judiciaire ;
    Développer les modes de règlement amiable des différends (recours obligatoire à la médiation ou à la conciliation pour certains litiges avant de pouvoir saisir un juge) ;
    Simplifier et accélérer la procédure de divorce en supprimant la phase de conciliation dans les cas où le divorce n'est pas prononcé par consentement mutuel ;
    Simplifier la protection des majeurs vulnérables ;
    Impact sur les procédures civiles d'exécution.
    Cette 34e édition, à jour au 20 mai 2020, comprend notamment :

    Le décret du 6 mars 2020 relatif à la procédure d'opposition aux brevets d'invention ;
    Le décret du 20 février 2020 relatif aux tarifs réglementés applicables à certains professionnels du droit ;
    L'ordonnance du 20 février 2020 renforçant le dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ;
    Le décret du 27 mars 2019 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé "DataJust" ;
    L'ensemble des ordonnances et décrets d'application de la réforme de la justice et du divorce.
    + en addendum : les ordonnances du 25 mars et la circulaire du 26 mars 2020 relatives à l'adaptation des règles applicables aux juridictions de l'ordre judiciaire statuant en matière non pénale, à la prorogation des délais échus et à l'adaptation des procédures pendant la période d'urgence sanitaire.

  • Nouvelle édition riche d'une jurisprudence abondante et ordonnée, émanant à la fois des juridictions françaises et européennes, à destination des praticiens comme des étudiants

  • La justice est l'objet de nombreux discours qui s'ignorent. D'un côté, le sens moral ou philosophique, de l'autre le sens légal ou juridique. Ce premier grand Dictionnaire de la justice établit des passerelles entre tous ces savoirs dont elle est l'objet, depuis la plume de Maât de l'Egypte antique jusqu'à la cyberjustice à l'heure de l'internet, en passant par la justice essentiellement conciliatoire du Japon et la justice principalement contentieuse des Etats-Unis d'Amérique. Près de deux cents auteurs français et étrangers, venant de tous les horizons disciplinaires (du droit à la philosophie, de l'économie à la sociologie et l'histoire) et professionnels (magistrats, avocats, universitaires) sont réunis pour présenter la justice, comme institution et valeur, et la restituer dans l'intemporalité et l'universalité de ses formes. Cette somme traite des aspects quotidiens (d'" Accès au droit " à " Témoignage "), des institutions (de " Cour internationale de justice " à " Président de la République "), des personnalités (de " Robert Badinter " à " Voltaire "), des tendances et des problèmes (d'" Américanisation " à " Terrorisme "). Première approche globale et originale de la justice comme dimension essentielle du pacte social, ce Dictionnaire est citoyen et engagé.

  • Les nouveautés : le décret du 30 juillet 2007 portant diverses dispositions en matière d'aide juridique ; le décret du 26 juillet 2007 relatif à la modification des voies de recours en matière d'aide juridique ; la décision du Conseil national des barreaux du 12 juillet 2007 portant adoption du règlement intérieur national (RIN) de la profession d'avocat; le décret du 15 mai 2007 portant diverses dispositions relatives à la profession d'avocat; le décret du 14 mars 2007 relatif aux services administratifs régionaux judiciaires; la loi organique du 5 mars 2007 relative au recrutement, à la formation et à la responsabilité des magistrats ; la loi du 19 février 2007 portant réforme de l'assurance de protection juridique ; le décret du 23 décembre 2006 relatif à la procédure civile en matière successorale ; le règlement communautaire n° 1896/2006 du 12 décembre 2006 instituant une procédure européenne d'injonction de payer. Et toujours : une jurisprudence actuelle, abondante et ordonnée, émanant des juridictions françaises mais aussi de la Cour de justice des Communautés européennes et de la Cour européenne des droits de l'homme; des références doctrinales diversifiées des spécialistes de la procédure civile, éclairant les textes et décisions de jurisprudence.

  • Cette nouvelle édition contient une jurisprudence actuelle, abondante et ordonnée, émanant des juridictions françaises mais aussi de la Cour de justice des Communautés européennes et de la Cour européenne des droits de l'homme, complétée par des références doctrinales nombreuses.

  • Cette édition a fait l'objet d'une réorganisation substantielle permettant de proposer un actes encore plus facile et exhaustif à la matière.
    Ce réaménagement était rendu nécessaire par les réformes récentes du procès civil, l'abrogation complète des dispositions de l'ancien code de procédure civile et la recodification de l'organisation judiciaire et du procès prud'homal. Le CPC Litec fait donc peau neuve, les anciennes dispositions n'y figurent plus qu'ai titre Indicatif ; toutes les annotations jurisprudentielles ont été transférées et réécrites sous la législation en vigueur.
    Les nouveautés : La loi du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit Le décret du 20 mai 2009 relatif à l'audition de l'enfant en justice. Une nouvelle table de concordance de la partie réglementaire du Code de l'organisation judiciaire. Et toujours : Une partie " Droit international et européen " complète et utilement annotée. Une jurisprudence actuelle, abondante et ordonnée, émanant des juridictions françaises, de la Cour de justice des Communautés européennes et de la Cour européenne des droits de l'Homme.
    Des références doctrinales diversifiées des spécialistes de la procédure civile, éclairant les textes et décisions de jurisprudence.

  • Loïc Cadiet et Emmanuel Jeuland livrent, dans cet ouvrage, une huitième édition du manuel paru pour la première fois en 1992.

    L'ouvrage met l'accent sur les aspects procéduraux de la matière, en continuant d'envisager largement le procès civil dans l'ordre interne aussi bien que dans l'ordre européen et dans l'ordre international, à travers les modes de solution juridictionnelle de même qu'à travers les modes de règlement amiable des conflits.

    Cette nouvelle édition rend compte des dernières évolutions législatives et jurisprudentielles. En législation, la réorganisation du contentieux en première instance poursuit son oeuvre ; la phase de mise en état de l'affaire s'étend et se consolide, y compris en procédure orale ; les nouvelles technologies se généralisent ; le Code de procédure civile accueille désormais en son sein les dispositions relatives à la résolution amiable des différends, qui forment son livre V.

    Quant à la jurisprudence, elle a poursuivi son oeuvre prétorienne (accès au juge, procédure d'appel, concentration du procès, question prioritaire de constitutionnalité, nouveau régime de l'arbitrage).

  • Le droit judiciaire privé s'intéresse aux règles relatives à la procédure et aux juridictions civiles.

    D'un point de vue organique, il permet de déterminer quel est le juge apte à trancher un litige civil. D'un point de vue fonctionnel, il définit comment ce juge y parvient.

    Pour apporter au lecteur une vision complète de la matière, les auteurs ont adopté une approche extensive. Ainsi, le procès civil est envisagé aussi bien dans l'ordre interne que dans l'ordre européen ou internatinal. De même, de nombreux développements sont consacrés à la justice arbitrale et aux modes alternatifs de règlement des conflits.

    Vous trouverez dans cet ouvrages toutes les réponses à vos questions sur :

    L'action en justice ;
    La théorie et les compétences des juridictions civiles ;
    Le droit d'agir ;
    L'instance ;
    Le droit commune de l'instance ;
    Les règles particulières aux différentes juridictions et à certaines matières ;
    L'arbitrage.
    Cet ouvrage est à jour de l'ensemble des textes législatifs et réglementaires issus de la réforme Belloubet.

  • Modes alternatifs ou amiables ? Modes de règlement ou de résolution ? Des conflits ou des litiges ? L'arbitrage en fait-il partie ? La médiation est-ce autre chose que la conciliation, ou n'en est-elle qu'une modalité particulière ? Les MARC participent-ils de la justice ou s'en distinguent-ils ? Nous viennent-ils d'Amérique du Nord comme on le prétend souvent ?
    Les MARC soulèvent bien des questions auxquelles ce livre tente d'apporter des réponses éclairantes, en remettant en cause quelques idées préconçues.
    Ni guide pratique, ni ouvrage théorique, s'adressant aux juristes comme aux non-juristes, aux juristes débutants comme aux juristes chevronnés, ce livre présente successivement la notion, la typologie et l'économie des modes alternatifs de règlement des conflits.

  • Le droit du procès ne peut plus se contenter, aujourd'hui, d'une approche strictement juridique limitée à la seule comparaison des différentes procédures traditionnelles de droit interne : civile, pénale et administrative. Le développement des sources constitutionnelles et internationales du droit, du droit procédural en particulier, appelle, sinon un dépassement, du moins un élargissement de l'analyse comparative par l'approche, plus synthétique, des principes généraux de procédure. Certains projets doctrinaux rendent certes compte de cette évolution, à travers la promotion du droit au procès équitable. Mais cette nouvelle approche processuelle ne suffit pas à exprimer les problématiques contemporaines. Les exigences du procès équitable, qui nourrissent le droit du procès, manifestent elles-mêmes une certaine philosophie de la justice. Cette articulation du droit du procès et de la philosophie de la justice impose l'élaboration d'une authentique théorie générale, non strictement juridique, dédiée à l'ensemble des modes de règlement des conflits, juridictionnels ou non, que l'évolution contemporaine tend à lier entre eux dans un système global de justice plurielle. Le savoir des juristes ne peut plus faire l'économie d'une ouverture aux autres savoirs sur la justice : philosophie, sociologie, anthropologie, économie, histoire, etc. Il convient désormais d'établir des passerelles entre ces savoirs dont la justice et le procès sont l'objet.

  • Parution dès le 2 juillet 2020. Code autorisé à l'examen d'accès au CRFPA.

    Le Code de la procédure civile 2021 est à jour des ordonnances et décrets d'application de la loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice du 23 mars 2019 :

    Réforme globale de la justice ;
    Fusion des tribunaux d'instance et des tribunaux de grande instance dans un tribunal judiciaire ;
    Développer les modes de règlement amiable des différends (recours obligatoire à la médiation ou à la conciliation pour certains litiges avant de pouvoir saisir un juge) ;
    Simplifier et accélérer la procédure de divorce en supprimant la phase de conciliation dans les cas où le divorce n'est pas prononcé par consentement mutuel ;
    Simplifier la protection des majeurs vulnérables ;
    Impact sur les procédures civiles d'exécution.
    Cette 34e édition, à jour au 20 mai 2020, comprend notamment :

    Le décret du 6 mars 2020 relatif à la procédure d'opposition aux brevets d'invention ;
    Le décret du 20 février 2020 relatif aux tarifs réglementés applicables à certains professionnels du droit ;
    L'ordonnance du 20 février 2020 renforçant le dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ;
    Le décret du 27 mars 2019 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé "DataJust" ;
    L'ensemble des ordonnances et décrets d'application de la réforme de la justice et du divorce.
    + en addendum : les ordonnances du 25 mars et la circulaire du 26 mars 2020 relatives à l'adaptation des règles applicables aux juridictions de l'ordre judiciaire statuant en matière non pénale, à la prorogation des délais échus et à l'adaptation des procédures pendant la période d'urgence sanitaire.

  • Preuve : Établissement de la réalité d'un fait ou de l'existence d'un acte juridique.
    La preuve est paradoxalement, pour la doctrine, une véritable inconnue du droit français alors qu'elle est un enjeu fondamental pour les praticiens. Si la question n'est pas totalement ignorée, les études qui lui sont consacrées demeurent parcellaires, sectorisées et dispersées.
    Alors que les systèmes de common law lui consacrent de nombreux essais, ouvrages et traités, de tels travaux font défaut en droit français.
    Cela est d'autant plus étonnant qu'il faut se rappeler selon l'adage, que ne pas être prouvé et ne pas exister ne font qu'un (idem est non esse et non probari).
    Il serait temps de penser à construire une véritable théorie générale de la preuve

  • Cet ouvrage contient les actes des journées franco-brésiliennes de droit processuel organisées à Lyon, les 11 et 12 mai 2017, par la section de droit processuel de la Société de législation comparée, sur le thème des Singularités brésiliennes à l'épreuve du système français de justice. Il s'est agi de travailler sur des institutions typiquement brésiliennes, susceptibles de présenter un intérêt pour le système français. A cet égard, les mécanismes d'accès à la justice, notamment avec l'institution du défenseur public de l'aide juridique, le traitement des litiges en série, notamment avec l'incident de résolution des demandes en série, l'indépendance des juges et des procureurs, surtout l'indépendance de ces derniers, et le rôle normatif de la jurisprudence, avec la consécration des précédents à force obligatoire, atypique dans un pays de droit civil, sont des singularités particulièrement intéressantes du droit brésilien.

  • .La collection " Droit et justice " est dirigée par Guillaume Drago, professeur agrégé des Facultés de droit. Les textes publiés dans cette collection sont des ouvrages collectifs élaborés à partir de colloques organisés dans le cadre de la Mission de recherche " Droit et justice ".

  • Le droit judiciaire privé s'intéresse aux règles relatives è la procédure et aux juridictions civiles.

    D'un point de vue organique, il permet de déterminer quel est le juge apte à trancher un litige civil. D'un point de vue fonctionnel, il définit comment ce juge y parvient.

    Pour apporter au lecteur une vision complète de la matière, les auteurs ont adopté une approche extensive. Ainsi, le procès civil est envisagé aussi bien dans l'ordre interne que dans l'ordre européen ou international. De même, de nombreux développements sont consacrés à la justice arbitrale et aux modes alternatifs de règlement des conflits.

    Vous trouverez dans cet ouvrage toutes les réponses à vos questions sur :
    L'action en justice : La théorie et les compétences des juridictions civiles, Le droit d'agir.
    L'instance : Le droit commun de l'instance, Les règles particulières, L'arbitrage.

  • Pourquoi une théorie générale du procès ? C'est que le droit du procès ne peut plus se contenter, aujourd'hui, d'une approche strictement juridique limitée à la seule comparaison des différentes procédures traditionnelles de droit interne, procédure civile, procédure pénale, procédure administrative. Le développement des sources constitutionnelles et internationales du droit, du droit procédural en particulier, appelle, sinon un dépassement, du moins un élargissement de l'analyse comparative par l'approche, plus synthétique, des principes généraux de procédure. Certains projets doctrinaux rendent certes compte de cette évolution, à travers la promotion du droit au procès équitable. Mais cette nouvelle approche processuelle ne suffit pas à exprimer totalement les problématiques contemporaines car les exigences du procès équitable, qui nourrissent le droit du procès, manifestent elles-mêmes une certaine philosophie de la justice. Cette articulation du droit du procès et de la philosophie de la justice impose l'élaboration d'une authentique théorie générale, non strictement juridique, dédiée à l'ensemble des modes de règlement des conflits, juridictionnels ou non, que l'évolution contemporaine tend à articuler entre eux dans un système global de justice plurielle. Le savoir des juristes ne peut plus faire l'économie d'une ouverture aux autres savoirs sur la justice, la philosophie, la sociologie, l'anthropologie, l'économie, l'histoire, etc. Là où règne aujourd'hui un fort particularisme disciplinaire, il convient d'établir des passerelles entre tous ces savoirs dont la justice et le procès sont l'objet.

  • Action Directe, Brigades Rouges, Fraction Armée Rouge, années de plomb, une simple parenthèse historique ? Pour savoir si de nouvelles révoltes peuvent engendrer de nouveaux terrorismes, le livre explore les rapports, parfois séculaires mais toujours actuels entre des écrits révolutionnaires et ces violences qui prétendent accélérer ou provoquer une révolution. Que se passe-t- il dans la tête d'un terroriste qui se dit révolutionnaire ? Quelles idées tuent qui ? Quels écrits annoncent ou justifient l'attentat ? Comment dans des démocraties européennes des années 70/80, social-démocrates ou libérales, finit-on par abattre des civils, au nom de masses qui rechignent à se révolter ? Quelles vagues ont précédé, quelles vagues suivront ? Avant de juger ou d'anticiper, il faut commencer par savoir comment, à partir des notions très contestées de terrorisme et de révolution, s'élabore un corpus idéologique, comment il est interprété. Et comment les circonstances transforment parfois des intellectuels d'encre en intellectuels de poudre ou des tueurs en théoriciens. C'est désormais possible avec cette anthologie - sources, confessions, justifications, doctrines, communiqués... - dont se nourrit l'action armée et qui éclaire les mécanismes du passage à l'acte, ses constantes et ses répétitions. Hier, un lecteur attentif aurait sans doute plus prévoir quelles idées déboucheraient sur quelles violences. Regretterons-nous demain de ne pas l'avoir fait maintenant ? Alain Bauer, professeur de criminologie au CNAM, à New York et Beijing. Consultant sur le terrorisme des Polices de New York ou Los Angeles, auteur de nombreux ouvrages sur la police, les questions criminelles ou le terrorisme. François-Bernard Huyghe, docteur d'État en sciences politiques, chercheur à l'IRIS (Institut de recherches internationales et stratégiques), blogger influent, spécialiste de médiologie et des conflits, est l'auteur d'ouvrages sur les rapports entre idéologies, information et violence, comme L'ennemi à l'ère numérique (PUF) ou Maîtres du faire croire, de la propagande à l'influence.

  • L'expression "Modes alternatifs de règlement des conflits" est apparue au milieu des années 1990 comme un équivalent français de la notion américaine d'"Alternative Dispute Resolution". Si l'expression est récente, la réalité contemporaine qu'elle désigne a de très vieilles racines (droit romain). Les nouveautés s'observent plutôt dans l'usage qui est fait de la technique contractuelle : les parties recourent même de plus en plus à la convention, en amont du litige, comme instrument d'anticipation du règlement de leur différend.
    Le développement contemporain des MARC tient à l'effet conjugué de deux facteurs. Ce que l'on nomme la "crise de la justice", caractérisée par l'explosion de la demande judiciaire et l'encombrement des juridictions qui en résulte, explique bien sûr l'engouement contemporain pour les MARC. Mais, dans l'affirmation du phénomène, il y a sans doute plus, qui touche à l'évolution des modes de régulation sociale. Le déclin du légicentrisme est de nature à favoriser la contractualisation des rapports sociaux, y compris la contractualisation des litiges.
    État d'esprit plus que catégorie juridique, les MARC désignent, de manière générale, l'ensemble des procédés conduisant à une solution amiable des conflits, par opposition aux modes juridictionnels, traditionnellement conçus comme des modes autoritaires : le juge "tranche" le litige conformément aux règles de droit qui lui sont applicables. Partant de là, le périmètre des MARC est plus ou moins largement défini. D'abord conçus comme une alternative à la solution judiciaire du litige, les MARC se sont développés y compris devant le juge lui-même, de sorte que ce ne sont plus les modes judiciaires et les modes amiables qu'il faut opposer, mais les modes juridictionnels et les modes alternatifs qui peuvent donc être judiciaires (conciliation judiciaire, médiation judiciaire, amiable composition judiciaire) aussi bien qu'extrajudiciaires (arbitrage, conciliation et médiation conventionnelles).

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