• Derrière le discours savamment rodé d'une émergence africaine, les faits restent têtus. L'Afrique subsaharienne est la seule région du monde où la population extrêmement pauvre (sous le seuil de 1,25 dollar par jour) a doublé en cinquante ans. Si croissance il y a en Afrique, elle est loin de profiter à l'ensemble des Africains.

    Ce livre défend la thèse de l'instrumentalisation de l'Afrique comme laboratoire du néolibéralisme avec la complicité de ses propres élites. Il tire la sonnette d'alarme sur la réalité d'un continent à la dérive, subissant des prédations minières et foncières, des sorties massives de capitaux, ou encore la concurrence des surplus agricoles européens.

    Or des solutions existent : elles reposent sur les ressources et les savoir-faire africains. Leur mise en oeuvre suppose le retour à la souveraineté, notamment monétaire, et la prise en compte de la société civile.

  • La croissance et le développement de l'Afrique subsaharienne constituent un véritable mythe : ils sont évoqués dans tous les discours, mais tardent à se concrétiser. L'évidente contradiction entre les objectifs volontaristes affichés par les pouvoirs publics africains et la faiblesse des moyens dont ils se dotent conduit à s'interroger sur les ressorts de ce paradoxe et à mobiliser comme facteur explicatif l'extraversion qui caractérise les liens qu'entretient l'Afrique avec le reste du monde, en particulier les liens économiques.
    Vu de loin, le comportement des pouvoirs publics africains paraît incohérent et parfois suicidaire, en tout cas en contradiction avec les impératifs du développement. A y regarder de plus près, ce comportement semble toutefois parfaitement rationnel pour des individus dont la principale préoccupation est, au mieux, de s'adapter à un contexte décisionnel fluctuant et, au pire, d'instrumentaliser les contraintes externes pour s'octroyer une légitimité interne d'autant plus impérative qu'elle peut rarement s'appuyer sur des élections libres et transparentes. Il en résulte un jeu permanent entre les individus et les institutions dont l'issue est incertaine.
    Cet ouvrage s'attache à démontrer que l'improvisation, tendance lourde du pilotage des économies africaines, est la réponse des pouvoirs publics africains à des événements perçus comme aléatoires. L'absence de maîtrise des instruments de souveraineté économique (la monnaie, le budget) se traduit concrètement par une obligation de réagir au lieu d'agir. Après avoir mis en évidence la faible efficacité des politiques économiques menées sur le continent africain, cet ouvrage entend ainsi expliquer une partie de l'échec des politiques suivies, résultat pour l'essentiel de l'incertitude et de l'extraversion de la gouvernance en Afrique subsaharienne.
    Kako Nubukpo est, depuis 2010, chef du Pôle "Analyse économique et recherche" de la Commission de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) à Ouagadougou. Ses travaux portent sur l'efficacité des politiques macroéconomiques dans l'UEMOA, en particulier sur la politique monétaire, le développement de la filière coton en Afrique et l'impact du risque et de l'incertitude sur les performances des économies africaines.

  • La croissance et le développement de l'Afrique subsaharienne constituent un véritable mythe : ils sont évoqués dans tous les discours, mais tardent à se concrétiser. L'évidente contradiction entre les objectifs volontaristes affichés par les pouvoirs publics africains et la faiblesse des moyens dont ils se dotent conduit à s'interroger sur les ressorts de ce paradoxe et à mobiliser comme facteur explicatif l'extraversion qui caractérise les liens qu'entretient l'Afrique avec le reste du monde, en particulier les liens économiques. Vu de loin, le comportement des pouvoirs publics africains paraît incohérent et parfois suicidaire, en tout cas en contradiction avec les impératifs du développement. A y regarder de plus près, ce comportement semble toutefois parfaitement rationnel pour des individus dont la principale préoccupation est, au mieux, de s'adapter à un contexte décisionnel fluctuant et, au pire, d'instrumentaliser les contraintes externes pour s'octroyer une légitimité interne d'autant plus impérative qu'elle peut rarement s'appuyer sur des élections libres et transparentes. Il en résulte un jeu permanent entre les individus et les institutions dont l'issue est incertaine. Cet ouvrage s'attache à démontrer que l'improvisation, tendance lourde du pilotage des économies africaines, est la réponse des pouvoirs publics africains à des événements perçus comme aléatoires. L'absence de maîtrise des instruments de souveraineté économique (la monnaie, le budget) se traduit concrètement par une obligation de réagir au lieu d'agir. Après avoir mis en évidence la faible efficacité des politiques économiques menées sur le continent africain, cet ouvrage entend ainsi expliquer une partie de l'échec des politiques suivies, résultat pour l'essentiel de l'incertitude et de l'extraversion de la gouvernance en Afrique subsaharienne.

  • Après des décennies de (néo)colonialisme monétaire, le temps est venu, pour l'Afrique de l'Ouest, d'opérer un changement historique?: en mettant fin à l'époque du franc CFA, les États africains souhaitent une nouvelle monnaie qui incarne la souveraineté monétaire - illustrée par leur prise de responsabilités par rapport à leur devise et à leur futur.Quelles voies emprunter pour atteindre cet objectif?? Quels outils mobiliser?? C'est toute l'ambition de cet ouvrage que de proposer un véritable programme d'émancipation monétaire, et donc aussi politique.Ainsi, tout autant test de sincérité pour la France que test de crédibilité pour les États africains, ce changement de monnaie sera la première étape d'un processus de réappropriation, par les peuples africains, de leur projet de développement.

    sous la direction de Kako Nubukpoavec Mawuli Couchoro, Dzidzogbé Hechely Lawson,Mawussé Komlagan Nézan Okey, Mohamed Sadoun,Ampiah Sodji, Koffi Sodokin,Dela Sorsy, Tchablemane Yenlide

  • La situation alimentaire de l'Afrique subsaharienne est alarmante : l'insécurité alimentaire progresse et aucun retournement de tendance n'est prévu dans les prochaines décennies. La persistance de l'insécurité alimentaire est analysée ici comme la conséquence de la gestion des incertitudes par les acteurs clés : producteurs, commerçants, État, bailleurs de fonds. Mieux comprendre les déterminants de cette insécurité suppose une étude fine des relations complexes que nouent ces acteurs entre eux.

  • A partir de différents points de vue, Louis Quéré examine une seule et même question : l'herméneutique, science de l'interprétation, constitue-t-elle un paradigme pour la sociologie, dès lors que l'on admet qu'en tant que science historique, celle-ci est vouée à la production de " généralités interprétatives " et au conflit des interprétations ?

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