• Son fils

    Justine Lévy

    Un journal imaginaire de la mère d'Antonin Artaud. Sa vie, qu'elle consacre à essayer de sauver son fils, à comprendre son génie et sa folie. Son courage pour essayer de le sortir des différents hôpitaux psychiatriques où il est envoyé et enfermé ; des électrochocs et des drogues qui, pense-t-elle, l'abîment toujours un peu plus.

  • Rien de grave

    Justine Lévy

    Depuis qu'Adrien l'a quittée, Louise a perdu le goût, le désir, le sens même de la vie. Elle n'a plus le courage ni d'être heureuse, ni d'avoir mal, ni d'avoir peur. Louise et Adrien s'aimaient comme des enfants terribles, depuis la fin de l'adolescence jusqu'au jour où Adrien rencontre la jeune maîtresse de son père, Paula, femme idéale au regard de tueuse qui brisera le coeur de Louise en tuant l'amour qu'Adrien lui portait. Depuis, Louise se laisse vivre sans vivre. Elle attend sans attendre. Cela aurait pu durer des mois ou des années : seul un nouvel amour permettra à Louise de réapprendre les gestes et de retrouver la saveur de l'existence. D'une écriture à la fois sèche, tendre et souvent irrésistiblement drôle, ce livre où l'auteur ne se ménage pas et ne ménage personne, raconte une descente aux enfers et une remontée vers la lumière.

  • Mauvaise fille

    Justine Lévy

    Le troisième roman de Justine Lévy aurait pu s'appeler La Concordance des temps. Tandis que Louise va mettre au monde son premier enfant, Alice, sa mère, se meurt. Elle aurait pu choisir un autre titre encore : Une fille à l'endroit, une mère à l'envers. Quand Louise va annoncer la naissance prochaine de sa fille Angèle à sa mère, recluse dans une chambre d'hôpital, l'impossible Alice se montre catégorique et lui affirme qu'elle se trompe. Une petite fille ne peut pas être enceinte. Pour Alice, Louise n'a pas grandi. Elle est le fruit d'un amour de jeunesse qui n'aura pas duré mais dont le père de Louise lui-même ne s'est sans doute jamais consolé. Si Louise a grandi, Alice n'est plus aimée. 
    Quand, après la disparition de sa mère, Louise retrouve son répertoire, elle comprend peu à peu qu'hormis les souvenirs indélébiles, ce carnet confus et sentimental est la seule chose qui va lui rester. À elle de recomposer la vie fracassée de cette femme au moment où elle doit envisager le présent et l'avenir de sa petite Angèle.On reconnaîtra au fil des pages les personnages qui sont familiers aux centaines de milliers de lecteurs de Rien de grave. Louise, la narratrice, sa mère, Pablo, son amoureux, et ce père qui, même en décalage horaire, semble être toujours présent, prêt à tenter de réparer l'irréparable. 
    Mauvaise fille, vraiment ? À son habitude, Justine Lévy ne s'est pas donné le beau rôle. Toujours sur le fil délicat de la tragi-comédie, elle impose un style, un univers et, dans une incorrection salutaire, confirme ici qu'elle est l'une des meilleures romancières d'aujourd'hui.

  • La gaieté

    Justine Lévy

    « C'est le paradis, c'est mon paradis, je ne sais plus rien de la politique, des livres qui paraissent, des films, des projets de Pablo, de l'autre vie, la leur, c'est comme un jeûne, une ascèse puéricultrice, c'est comme si j'avais été opérée de ma vie d'avant, je ne sais pas si ça reviendra, je ne sais même pas si je le souhaite, j'adore cette nouvelle vie de mère de famille un peu débile mais résignée, les jours cousus les uns aux autres par l'habitude et la routine, je me voue tout entière à mes enfants, je les tiens fort dans mes bras, je les tiens fort par la main, et bien sûr qu'eux aussi me tiennent et qu'ils m'empêchent de tomber, de vriller, bien sûr qu'eux aussi me rassurent, me comblent, me protègent et me procurent cette joie bizarre, assez proche de la tristesse peut-être, parce que je vois bien que ce n'est plus seulement de l'amour, ça, au fond, c'est de l'anéantissement. »

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