• Le capitalisme est en crise, une crise profonde, structurelle, dont les contradictions sociales et écologiques ont atteint leur paroxysme avec la pandémie de Covid-19. Cette période a révélé la fragilité de nos sociétés et l'incertitude concernant l'avenir. Fragilité, car la technique crée de nouveaux problèmes lorsqu'elle prétend en résoudre. Incertitude, car le temps long nous échappe, tant le capitalisme a fait de la vitesse le moyen de le raccourcir.
    La vie au ralenti due au confinement a soulevé d'impérieuses questions : la vie a-t-elle un prix ? Quelle est la place du travail ? Quel est notre rapport au progrès ? À la nature ? Comment ériger les biens et services essentiels en biens communs et remettre la monnaie sous contrôle démocratique ?
    Les voies sont ouvertes pour penser des modèles de société soutenables, non soumis à la marchandisation à outrance des activités humaines et de tout le vivant. Il n'y a pas de « fin » de l'histoire, des alternatives au capitalisme sont possibles et surgissent au creux des failles du système.

  • Le capitalisme ressemble de plus en plus à ces trous noirs qu'ont identifiés les astrophysiciens. Entraîné par une logique d'expansion infinie, il entend absorber toutes les activités humaines, les ressources naturelles, les connaissances et tout le vivant, pour en faire des marchandises.

  • Crise sociale et crise écologique sont liées, selon Jean-Marie Harribey, parce que sans l'exploitation de la nature, celle du travail n'aurait pas eu de support matériel, et sans l'exploitation du travail, celle de la nature n'aurait pu s'enclencher et se généraliser. La crise du développement est analysée et l'imposture qui consiste à croire qu'une croissance économique infinie serait possible est critiquée. Il explore la voie d'une économie économe des ressources naturelles et du travail humain. Tâche difficile ? Oui parce qu'il s'agit de transformer les rapports sociaux et l'imaginaire que la société marchande a imposé à tous.

  • Cet ouvrage présente le texte d'une pièce de théâtre inédite Adam Smith, Le Grand Tour, écrite par une auteure de théâtre qui est également Maître de conférences en économie à l'université de Bordeaux. La pièce se joue de diff érents niveaux d'écriture, allant du théâtre documentaire illustré par des vidéos, aux monologues et scènes dialoguées, et d'un rapport ambigu au réel mêlant éléments biographiques, fi ction et autofi ction. Mais l'économie n'est-elle pas une grande pièce de théâtre et la loi du marché une fi ction ?
    A travers la fi gure d'Adam Smith, cet ouvrage permet au lecteur de réinterroger les fondements philosophiques du capitalisme et revenir aux origines d'un discours économique omniprésent, empreint de dogme et de fatalisme.
    /> Le texte de la pièce est commenté et analysé par sept auteurs qui sont tous universitaires, ont tous vu la pièce et, pour certains, participé à son élaboration et sa diff usion. Leurs contributions permettent au lecteur d'entrer dans le sujet par diff érentes portes : l'analyse littéraire, l'histoire de la pensée, la philosophie et l'analyse économique. Le lecteur est ainsi invité à une exploration transdisciplinaire, lui permettant d'interroger à travers le prisme du théâtre et des sciences humaines sociales la complexe articulation entre la nature humaine, la morale et l'économie politique.

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