• Avril 1545, quinze ans avant les guerres de religion, l'enfer en Luberon.
    Par un soir de tempête, un jeune homme épuisé et blessé surgit dans la bastide d'un paysan. C'est Arnaud de Montignac, capitaine aux gardes de Marguerite de Navarre. La soeur de François Ier l'envoie auprès d'un seigneur ami pour s'informer de ce qui se trame sur les bords de Durance. Trois armées en ordre de bataille, celle du roi de France, les troupes pontificales et les forces provençales, s'apprêtent à fondre sur le pays pour en chasser des paysans condamnés pour hérésie. Les " vaudois " du Luberon, disciples de Pierre Valdo, à qui ils doivent leur nom, vont subir une véritable croisade, quinze ans avant les guerres de Religion. Au terme d'une semaine sanglante, neuf villages seront détruits, dix-huit autres pillés, trois mille paysans massacrés ou envoyés aux galères, leurs femmes violées et leurs enfants vendus, le pays dévasté pour longtemps.
    Sur cet épisode tragique délaissé par la grande Histoire, Le Printemps des maudits, avec son lot d'intrigues, de combats, de chevauchées et d'amours en péril, retrouve la saveur des romans de cape et d'épée chers à Alexandre Dumas.

  • Ce roman historique est allé puiser ses sources et ses personnages dans les archives mêmes des services secrets anglais. Les personnages principaux ont eu une existence réelle et leur sacrifice ravive la mémoire d'un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale : le rôle joué par les réseaux anglais auprès de la Résistance française.
    Dans la nuit du 14 août 1943, un bombardier Halifax-B special parachute un agent secret au-dessus de la France occupée. C'est une jeune femme de 26 ans, Helene Newman, formée à l'école des agents secrets du Special Operations Executive (S.O.E.) créé en 1940 par Churchill et dont le but est de " mettre le feu à l'Europe ". La mission d'Helene : rejoindre à Marseille le réseau Junkman dont elle sera l'agent de liaison auprès des maquisards. Avec Charles, Albert et Julien, elle risquera sa vie tous les jours dans une insouciance confondante et avec le charme et l'élégance d'une actrice de cinéma. Julien ne sera pas indifférent à cette Anglaise née à Marseille, revenue dans sa ville pour mieux la sauver et avec qui il enchaînera les trajets déguisés sur les routes départementales du Haut-Var.
    Mais dans la ville de tous les dangers, quadrillée par les services secrets de l'Abwehr, la Gestapo et leurs complices du milieu marseillais vendu à la Collaboration, tous veulent oublier que cette mission peut vite devenir un voyage en enfer.

  • Onze ans après avoir quitté Marseille, Thibault de Cervières s'apprête à revoir les siens. Alors que le trois-mâts corsaire sur lequel il est embarqué s'approche lentement du port de la cité, le jeune homme rêve à ces retrouvailles. C'est un chaos général qui l'accueille pourtant alors qu'il pose les pieds sur le quai de la Ville.
    Onze ans après avoir quitté Marseille, Thibault de Cervières s'apprête à revoir les siens. Alors que le trois-mâts corsaire sur lequel il est embarqué s'approche lentement du port de la cité, le jeune homme rêve à ces retrouvailles. C'est un chaos général qui l'accueille pourtant alors qu'il pose les pieds sur le quai de la Ville.
    Depuis quatre ans, Marseille qui refuse de reconnaître Henri IV, " le roi hérétique ", vit sous le joug de deux chefs sanguinaires Charles de Casaulx et Loys d'Aix. La ville est exsangue, la terreur règne, les protestants ont été exterminés, les Marseillais ont peur. Dans cette ville dévastée et bâillonnée, Thibault se retrouve seul et sans nouvelle de personne. Ses connaissances en médecine l'amènent au coeur de la misère et de la folie qui règnent en maître. Aidé de la seule personne qu'il connaisse, le très riche et impitoyable corsaire Simon Danzer, il part à la recherche de son père, de sa soeur et de son identité perdue.

  • Où peut vous mener un souvenir d'enfance ! Lors d'une sortie familiale avec Cécile et les enfants, Adèle et Thomas, Raoul Signoret se casse les dents sur une double énigme. Les grottes Loubière, sur les hauteurs de Marseille, près du village de Château-Gombert, abritent des trésors géologiques ; mais l'entrée en est condamnée depuis des années, après la découverte du cadavre profané d'une fillette.
    Si les grottes sont murées, comment se peut-il que le ciment soit encore frais ? Qui a pénétré récemment dans la caverne interdite ? Et pour quelle raison a-t-on voulu dissimuler les traces d'effraction ?
    Raoul n'entend pas en rester là. Mais la découverte promet d'être macabre. Derrière le mur gisent les corps de deux enfants. Lorsque l'ivrogne Delclos, oncle de la fillette assassinée voici onze ans, se pend après s'être accusé du double meurtre, le mystère s'épaissit.
    Toujours aidé de son oncle, Eugène Baruteau, commissaire central, et grâce à la perspicacité de Cécile, Raoul Signoret va remonter la piste d'un sordide trafic d'enfants qui va le conduire jusque devant les grilles d'une riche propriété au coeur du massif de l'Étoile. Il se passe d'étranges choses derrière les hauts murs de La Soubeyranne : des taureaux luttent à mort contre des tigres, des enfants disparaissent, et, pour mettre fin à leurs souffrances, certaines femmes sont prêtes à commettre l'impensable.

  • Alors qu'elle était restée sage durant la Fronde (1648), la bouillante Marseille prend feu dix ans plus tard contre le jeune Louis XIV. De juin 1659 à mars 1660, sous prétexte de refuser les consuls que veut imposer le roi, une partie de la noblesse qui tient la cité, suscite une révolte populaire. Soucieux de ne pas voir le grand port, réclamer son indépendance, Mazarin décide le monarque à venir en personne punir la ville rebelle.Sur le substrat historique de la « Fronde marseillaise », dont l'auteur a suivi au plus près les péripéties, Jean Contrucci a bâti un palpitant roman de cape et d'épée dans la tradition du genre, avec complots enlèvements, trahisons, duels, chevauchées, et, bien entendu, amours contrariées. Venu à Marseille assister au départ de la galère que commande son frère, le jeune chevalier Guillaume de Montmirail, par amour pour la belle Constance d'Orseul, enlevée par des brigands à la solde d'un grand seigneur dévoyé, se trouve par hasard pris dans le tourbillon des événements qui bouleversent la ville. Lancé à la poursuite de sa belle, il prendra le parti des insurgés jusqu'à ce que le destin consente à réunir enfin les amants séparés par l'Histoire.

  • Marseille, avril 1906. Panique à St Julien, petit village paisible : dans le parc de la propriété « la Mitidja » est retrouvé un cadavre vieux de dix ans ! Quelques jours après, un employé des lieux meurt brutalement après avoir reçu des lettres anonymes de menaces.
    Raoul Signoret, en chasse d'informations pour la rubrique judiciaire du Petit Provençal, se lance à corps perdu dans l'enquête, avec l'aide de son fidèle oncle Eugène chef de la police. Honoré Catsellain, propriétaire des lieux et premier suspect, est soupçonné mais relâché aussitôt. Au même moment bat son plein l'exposition coloniale, où Raoul retrouve avec émotion son plus ancien camarade d'école, Edouard Castellain. Celui ci fait à notre héros des confidences de première main sur les sinistres évènements survenus au domaine paternel. Mais voilà Raoul mis à pied pour son refus de chanter les louanges de la politique coloniale française ! Le voilà libre pour enquêter Ça tombe bien, car l'enquête sera aussi longue que périlleuse, et l'entraînera, avec sa femme la pétillante Cécile, d'Alger la blanche aux séances de spiritisme. Cette fois ci, un cerbère meurtrier et un spectre sinistre sont au rendez vous.

  • Marseille janvier 1903. Un cadavre sans tête et sans mains gît rue bleue, au coeur du quartier de la Belle de Mai, devant la manufacture des tabacs ; la tête sera retrouvée dans un terrain vague. Quelques jours plus tard on découvre un second cadavre au pied du même réverbère !
    Raoul Signoret, en chasse d'informations pour la rubrique judiciaire du Petit Provençal, se lance à corps perdu dans l'enquête, avec l'aide de son fidèle oncle Eugène, chef de la police . Vite repéré après avoir sauvé un enfant de la mort et séparé deux cigarières en furie, le voilà citoyen d'honneur du quartier, où il a retrouvé avec émotion son ancien instituteur, Félix Garbiers. Ce dernier entretient une relation étrange avec la belle Gilda del Vesco jeune femme fatale surnommée « la Carmen de la Belle de Mai ». Mais l'enquête piétine, et l'assassin continue son sinistre jeu de piste : sa silhouette noire rôde comme un fantôme parmi les habitants, et un troisième cadavre est retrouvé. Alors que la panique s'empare du quartier, la belle Gilda disparaît...

  • Octobre 1908 - En plein jour, dans le parc public du Pharo dominant le Vieux-Port, le petit Paul, 2 ans, vient d'être enlevé par une mystérieuse dame en noir dissimulée par ses voiles de deuil. C'est le début d'une affaire retentissante qui met Marseille et ses polices en transes : l'enfant kidnappé est le fils de l'un des plus gros entrepreneurs de la ville, Marius Gauffridy. Vengeance commerciale ? Enlèvement crapuleux ? Drame familial ? Dans le milieu où l'homme d'affaires règne en redoutable prédateur, tous les coups semblent permis, toutes les hypothèses plausibles.
    Raoul Signoret, célèbre reporter au Petit Provençal ne va pas rester sans réactions face à un drame qui a mobilisé les plus fins limiers de la Sûreté et leur chef suprême, le tellurique Eugène Baruteau, commissaire central et oncle de Raoul.
    Une à une toutes les pistes s'effondrent jusqu'à ce que les ravisseurs se manifestent auprès de la famille.
    Il faudra toute l'obstination et l'astuce de Raoul pour démêler les fils d'une affaire familiale qui prend sa source à la naissance du petit Paul et ce n'est qu'en se rendant dans les Basses-Alpes près du village de Banon, où sa jeune nourrice est née que sera livrée - à l'ultime page du roman - la clef de l'énigme.

  • Marseille, 1899. La France est en proie aux attentats anarchistes et Raoul Signoret, le sémillant chroniqueur Judiciaire du Petit provençal, doit bien malgré lui rendre compte d'une exécution capitale, lui qui condamne la peine de mort ! Mais un procès autrement plus étrange l'attend : celui du Dr Danglars, un médecin dévoué à ses patients modestes mais accusé d'avortement clandestin par sa jeune victime mourante... Très vite, notre héros soupçonne que le mystérieux médecin cache un lourd secret.
    Malgré les avertissements de son oncle Eugène, et ceux de Cécile, pourtant toujours prête à seconder son Raoul, ce dernier se lance dans une enquête périlleuse qui le mènera au coeur du milieu anarchiste, dans les fumeries clandestines d'opium, et même dans les bras d'une belle cantatrice... Secondé par Bouillot, ouvrier typographe, et par Le Tonkinois, un étrange ancien combattant devenu clochard, le jeune journaliste va aborder un monde de trafic et de vices dont il ne soupçonnait pas l'existence !

  •            Les nouveaux mystères de Marseille...
    Où l'on découvre, dans une villa, les corps sans vie de deux amants. Puis on assiste comme si on y était à l'exploit d'un cascadeur plongeant du Pont à Transbordeur, et ce qui s'ensuit. Où l'on apprend aussi que les articles publiés dans Le Petit Provençal par notre héros ne sont pas appréciés de tous ses lecteurs ! Où l'on voit notre héros recevoir à ses entiers dépens sa première leçon sur l'hypnose et le sommeil somnambulique... On se demande d'ailleurs ce que l'hypnose vient faire dans l'histoire, sinon embrouiller un peu plus les choses. Et où finalement, dans le calme vespéral d'une calanque marseillaise, est imaginée l'opération « faire sortir le loup du bois » !Un professeur de médecine réputé de Marseille se retrouve veuf après la mort suspecte de son épouse. Celle-ci, retrouvée dans une position plus suspecte encore, semble avoir été poussée au suicide par son jeune amant, un étudiant en littérature romantique et exalté, qui se serait lui-même « raté » auprès de sa belle. Dans un état critique à l'hôpital, il est accusé de meurtre - et le bon professeur de médecine entend bien qu'il paye. Cependant, pour Raoul Signoret, reporter au Petit Provençal, les indices ne sont pas si évidents qu'il y paraît... Mais qui aurait ainsi intérêt à faire porter le chapeau au jeune homme ?

  • Par une aube glacée de janvier 1907, entraîné par son oncle Eugène Baruteau, chef de la Sûreté marseillaise, à une battue au sanglier dans le vallon de Piscatoris, à l'est de Marseille, Raoul Signoret, reporter au Petit Provençal est témoin d'une tentative de meurtre. Qui a tiré sur Gaston Cadenel ? Les ennemis ne manquaient pas au paysan de Saint-Marcel, fâché avec tous ceux à qui il reprochait d'avoir vendu la terre de leurs ancêtres aux industriels de la vallée de l'Huveaune. Gustave, le fils, disparu au lendemain de la mort du père, est le suspect numéro un. Mais lorsque après l'incendie de la bergerie des Cadenel, où périt leur valet, les langues se délient, surgit un « secret de famille » vieux de vingt ans, aux relents de viol et d'inceste. Il laisse deviner que ce que l'on prenait pour une sordide vengeance paysanne tourne à la tragédie grecque. Avec l'appui de son oncle et l'aide de Cécile, sa précieuse épouse, Raoul Signoret, lancé sur cet itinéraire sanglant, aura bien du mal à dénouer l'écheveau des haines longuement recuites et des passions refoulées.

  • Marseille, 1891. La ville est partagée en deux mondes. D'un côté, sur la rive nord du Vieux-Port, le fameux quartier réservé où viennent s'encanailler les bourgeois. De l'autre, les faubourgs respectables, comme la rue Paradis ou le hameau de La Blancarde... C'est pourtant dans ce dernier que la riche Mme Magnan est sauvagement assassinée. Son fils adoptif est accusé. Preuves et témoignages l'accablent, surtout celui de la bonne. Le voilà condamné au bagne à perpétuité. Un dénouement qui paraît trop simple au chef adjoint de la Sûreté, Eugène Baruteau, et à son jeune neveu, l'intrépide journaliste Raoul Signoret. Surtout quand le témoin numéro un se rétracte : « Un innocent est au bagne à ma place ! »
    Ce duo familial d'enquêteurs, auquel vient s'ajouter Cécile, fiancée de Raoul, ira de surprise en surprise. Où l'on découvre qu'un même homme fait l'objet de trois verdicts contradictoires, et que le vice ne se cache pas toujours là où on l'attend...
    En restituant l'atmosphère du Marseille de la Belle Epoque, Jean Contrucci, critique littéraire de La Provence, se fait ici l'historien et le romancier d'une affaire stupéfiante, qui défraya en son temps la chronique, digne des plus récents errements de la justice française.

  • Le 8 janvier 1898, l'avocat d'affaires Louis Natanson, très lié aux milieux de l'armement, confie à son épouse Hélène à son meilleur ami, le négociant Jacques Bernès, l'imminence d'un rendez-vous avec un client qui, en l'échange d'un contrat juteux lui a demandé la discrétion absolue. L'avocat disparaît. Les recherches demeurent vaines. 
    Jusqu'au jour où une lettre parvient à la Justice. Un certain Henry Brougham - le client en question - s'accuse d'avoir tué accidentellement l'avocat. On découvre la dépouille de Louis Natanson dans une maison isolée où il avait l'habitude de donner des rendez-vous discrets. Sauf qu'Henry Brougham semble n'avoir jamais existé. Qui se cache derrière cette fausse identité ? L'assassin... ou le commanditaire du meurtre de l'avocat ? 
    Dix ans plus tard, Raoul Signoret est abordé par un étrange jeune homme : c'est Guillaume, le fils de Natanson. Il demande au reporter de reprendre l'enquête à son compte. Avec l'aide de son oncle, Eugène Baruteau, chef de la police marseillaise, aux prises avec la création des fameuses Brigades du Tigre réclamées par Clémenceau, Raoul va dénouer les fils d'un complot machiavélique qui le fera remonter jusqu'aux véritables auteurs de l'assassinat C'est une fois de plus Cécile, l'épouse du reporter, qui mettra celui-ci sur la bonne voie : celle qui conduit à la résolution de l'énigme. 
    Après avoir enquêté dans Le vampire de la rue des Pistoles, au long des rues du plus vieux quartier de France, celui du Panier, peuplé de petites gens, Raoul Signoret nous entraîne dans ce neuvième épisode des Nouveaux Mystères de Marseille dans les milieux affaires et la grande bourgeoisie au temps où le grand port était la Porte de l'Orient.

  • Raoul Signoret, fameux reporter du Petit Provençal, spécialiste des affaires criminelles et mondaines, a affaire à forte partie. Pour la première fois, le voici confronté au grand banditisme sous sa forme la plus redoutable. Une bande de pilleurs de trains vient de dérober 110 kilos d'or en lingots lors d'une spectaculaire attaque à main armée sur un convoi du P.L.M. stoppé dans la nuit en pleine voie à l'approche de la gare Saint-Charles.
    L'audace des bandits a mis la police marseillaise sur les dents, en particulier son chef, Eugène Baruteau (par ailleurs oncle du reporter), qui, à l'approche de la retraite, aimerait partir sur un coup d'éclat. Mais l'enquête piétine. La bande, particulièrement organisée, a su préserver son anonymat en empruntant aux toucheurs de boeufs des abattoirs leur tenue de travail  : une ample blouse grise tombant jusqu'aux pieds et un passe-montagne, qui rendent ses membres impossibles à identifier par les témoins.
    Raoul Signoret va une fois de plus se mêler de ce qui ne le regarde pas. Les Blouses-Grises n'ont pas l'intention de laisser un scribouillard gâcher une entreprise qui tient du chef-d'oeuvre. Pour le reporter, c'est l'occasion d'enquêter (épaulé par l'astucieuse Cécile, son épouse, qui tant de fois a replacé les enquêtes de Raoul sur le bon chemin) dans les milieux des chemins  de fer comme dans celui des conducteurs de troupeaux chargés de guider les animaux vers les lieux d'abattage.
    L'enquête trouvera une fin surprenante, alors que la comète de Halley fait son apparition, le mistral balaie le port de Marseille et les inondations commencent à recouvrir Paris.

  • Le vol du gerfaut

    Jean Contrucci

    Jean-Gabriel Lesparres, grand auteur français reconnu par tous, est en panne d'inspiration. Bien décidé à ne pas publier un texte qui ne soit pas à la hauteur des précédents, il décide de se faire voler son manuscrit...
    Jean-Gabriel Lesparres est l'un des plus grands auteurs de son temps. Prix Goncourt, directeur littéraire, membre des plus grands jurys parisiens, il n'a plus rien à prouver à personne... Si ce n'est peut-être à lui-même. Depuis dix ans, il peine à achever son dernier roman, que lui réclame à cor et à cris son éditeur et vieil ami. L'écrivain sait que son texte n'est pas à la hauteur des précédents et refuse de céder à la machine éditoriale. Une idée lui vient alors, qui va modifier le cours de son existence : se faire voler son manuscrit et enterrer définitivement ce projet. Tout se passe à peu près comme prévu, jusqu'au jour où il découvre que son texte va être publié sous le nom d'une jeune auteure inconnue... et par son propre éditeur.
    Jean Contrucci n'a pas publié de littérature générale depuis vingt-cinq ans. Il nous offre ici un roman émouvant et drôle, dont l'écriture ciselée sert parfaitement son sens aiguisé des situations et des états d'âmes humains.
    On rit lorsque Jean Contrucci écrit sur les peurs, celle de ne pas réussir, celle du regard des autres, celle de vieillir. On pleure lorsqu'il nous parle de la vie. Et on relit pour le plaisir ces phrases si généreuses dont lui seul a le secret.

  • Marseille, avril 1907. Par une nuit de tempête de mistral dans le vieux quartier du Panier, se noue un drame aussi insolite que terrifiant. Pris pour un fantôme par un passant attardé, un macchabée ficelé dans un drap, ouvert en deux et soigneusement recousu au point de surjet, est retrouvé contre le mur de la Vieille-Charité. Raoul Signoret, reporter au Petit Provençal se lance dans une enquête que son oncle Eugène Baruteau, chef de la Sûreté entend mener rondement d'autant plus que Clémenceau, le « premier flic de France » exige du rendement.
    Avec l'aide de Tino, un camarade d'enfance devenu plombier-zingueur et du coiffeur Néné, « tour de contrôle » du quartier, Raoul suit la piste d'un bien étrange criminel, guérisseur et prophète-fou, aux pratiques sanglantes, qui le conduira à remonter le temps jusqu'à la fondation de Marseille où perdure un culte millénaire ressuscité par une secte d'illuminés. Cécile, l'épouse du reporter est une fois de plus de la partie, secondée par les enfants du couple trop heureux de jouer aux détectives.


  • Rien ne va plus à Mazargues, village au sud de Marseille. Alors que le projet de séparation de l'Eglise et de l'Etat agite les esprits, se produit un « miracle » inquiétant : le tableau de la paroisse représentant la descente de croix se met à saigner ! Voilà qui tombe à pic pour le venimeux abbé Richaud, d'obédience extrémiste, et prêt à tout pour se débarrasser de la tutelle du curé Barral... Raoul Signoret, le sémillant chroniqueur judiciaire du Petit Provençal, soupçonne tout de suite que l'« affaire » va bien plus loin : scandale de moeurs - où l'on découvre que la morale religieuse s'accommode de bien des vices - et surtout enjeu politique - où les plus forts ne sont pas ceux que l'on croit...
    Barral disparaît brusquement. Eugène Baruteau, le chef adjoint de la Sûreté chargé de l'enquête, va devoir encore composer avec son neveu pour débrouiller une énigme à tiroirs... Secondé par le pharmacien Gaudissart, et par l'intrépide Cécile, le couple d'enquêteurs n'est pas au bout de ses peines.
    Après la palpitante Enigme de la Blancarde (2002), Jean Contrucci, critique littéraire de La Provence, se fait ici de nouveau le conteur d'une authentique affaire qui secoua le Marseille de la Belle Epoque.

  • Marseille, été 1906. Panique à l'anse de Maldormé, dans le quartier de Malmousque : Le Notaire Théophile Deshôtels est retrouvé pendu à l'espagnolette de la fenêtre de sa chambre. Raoul Signoret, en chasse d'informations pour la rubrique judiciaire du Petit Provençal, se lance à corps perdu dans l'enquête, avec l'aide de son fidèle oncle Eugène chef de la police, et de Placide Boucard, ancien reporter. Tout semble accuser la gouvernante, Lislotte Ullman, une femme froide peu appréciée du fils de la victime. En dépit des efforts de l'avocat Bernard Pignet, ami d'enfance de Raoul, « La Bochesse » est condamnée par la cour d'assises à 20 ans de réclusion. A la joie des riverains, qui comptent bien désormais se concentrer sur l'étape marseillaise du Tour de France... Mais Raoul est persuadé de son innocence et, le jour où la pauvre femme se suicide dans sa cellule, laissant un petit orphelin, il se lance dans une périlleuse enquête. Heureusement Cécile est là pour jouer les infirmières espionnes, et Eugène pour l'empêcher se battre en duel...

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