• Cet ouvrage « classique » (prescrit depuis plus de 25 ans, du lycée à la faculté) propose une initiation à la microéconomie (comportements individuels et fonctionnement des marchés) et à la macroéconomie (problèmes au niveau de l'économie nationale : crises, chômage, inflation...). Cette 4eédition a été réécrite et développée, en particulier pour introduire les grands courants de la pensée économique et les points de désaccord entre ces derniers. Elle vise ainsi à mieux répondre à la nécessité d'un enseignement pluraliste de l'économie.

  • Ce titre n'est pas une provocation. Comment qualifier autrement un management qui tue des gens, une « science » économique complètement fausse, une industrie qui empoisonne l'air, des politiques anti-crises qui aggravent les crises ? Certes, le pouvoir exorbitant du capital nourrit ces folies, mais il n'explique pas tout. Sous le règne visible de l'argent, prospère son socle le plus sûr : le règne de l'imbécilité ! Car les journalistes, les experts, les universitaires et les élus qui soutiennent la « déconnomie » ne sont pas tous « au service du capital ». Rien n'est plus fou que l'aisance avec laquelle tant d'« élites » adhèrent au même fatras d'âneries économiques. Diagnostiquer, expliquer et combattre cet effondrement massif de l'entendement : tel est le but essentiel de ce livre. Un manuel d'éducation citoyenne, un outil pour réapprendre l'économie autrement.
    Jacques Généreux.

  • Récessions, inflation, chômage, krach financier, crise de l'euro... Face à ces déséquilibres, que peuvent faire les gouvernements ? Quels objectifs guident leur action ? Comment fonctionnent les divers moyens d'intervention et à quelles conditions sont-ils efficaces ? Telles sont les questions abordées dans ce livre. Cette nouvelle édition entièrement actualisée introduit de nombreux schémas commentés pour décrire la chaîne complète des effets associée à chaque instrument d'intervention ; elle éclaire les débats contemporains (austérité ou relance, politique de l'offre ou de la demande, euro ou monnaie nationale...) et permet de comprendre pourquoi la conduite d'une politique économique est confrontée à des dilemmes spécifiques dans la zone euro.

  • Le manuel Économie politique en 3 volumes (économie descriptive et comptabilité nationale / théorie microéconomique / théorie macroéconomique) est devenu un classique parmi les manuels de premier cycle. Le succès constant de ses nouvelles éditions, depuis plus de vingt ans, manifeste l'intérêt des étudiants et des enseignants pour une pédagogie qui privilégie l'explication du raisonnement économique par rapport à la formalisation mathématique.
    Ce volume est consacré à l'analyse microéconomique : théories du consommateur, de la demande, du producteur, des marchés, équilibre général, économie du bien-être et des choix collectifs. Inévitable en microéconomie, la formalisation mathématique est présente, mais elle est toujours accompagnée d'une explication en termes littéraires qui explicite le raisonnement économique.

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  • Le manuel Économie politique en 3 volumes (économie descriptive et comptabilité nationale / théorie microéconomique / théorie macroéconomique) est devenu un classique parmi les manuels de premier cycle. Le succès constant de ses nouvelles éditions, depuis plus de vingt ans, manifeste l'intérêt des étudiants et des enseignants pour une pédagogie qui privilégie l'explication du raisonnement économique par rapport à la formalisation mathématique.
    Ce premier volume, dont le titre est « Économie descriptive et comptabilité nationale » propose une initiation aux mécanismes et concepts essentiels de l'économie à travers les outils de description du fonctionnement de l'économie réelle : comptes de la nation, comptes de l'entreprise, balance des paiements, budget de l'État.

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  • Le manuel Économie politique en 3 volumes (économie descriptive et comptabilité nationale / théorie microéconomique / théorie macroéconomique) est devenu un classique parmi les manuels de premier cycle. Le succès constant de ses nouvelles éditions, depuis plus de vingt ans, manifeste l'intérêt des étudiants et des enseignants pour une pédagogie qui privilégie l'explication du raisonnement économique par rapport à la formalisation mathématique.
    Ce troisième volume initie à la théorie macroéconomique dans deux optiques principales (néoclassique et keynésienne) et à leur application à la conduite de politiques monétaires et budgétaires en économie ouverte (notamment par l'exploitation du modèle IS-LM-BP).

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  • Depuis vingt ans, dès que J. Généreux écrit un livre d'économie, c'est un best-seller. Son secret : un style vivant accessible à tous et une étonnante capacité à rendre simples les questions les plus complexes. Il exploite ici le genre de la collection " expliquée à " pour s'adresser vraiment " à tout le monde " : des lycéens s'initiant à l'économie aux adultes en quête de culture générale, des citoyens néophytes persuadés que " l'éco " c'est trop compliqué " aux gouvernants qui soutiennent aujourd'hui des politiques absurdes.
    L'auteur mène une conversation avec un citoyen néophyte qui vit dans un pays en crise depuis des années et qui cherche à comprendre les mécanismes du marché et des crises, les " lois de l'économie ", la finance globalisée, les politiques économiques et l'apparente impuissance des gouvernements à surmonter la crise actuelle. Iconoclaste, Généreux déconstruit les idées reçues du néolibéralisme ; il dépasse le discours technique des économistes en combinant sa fine connaissance de la pensée économique avec sa culture anthropologique, philosophique et sociologique. Ainsi, de question en question, il montre comment s'opposent toujours un discours économique abstrait faussement scientifique (au service d'intérêts très particuliers) et une économie humaine, réaliste, qui aide vraiment à comprendre et à agir sur le monde contemporain. Un outil d'éducation populaire qui forme petits et grands, non seulement à l'économie, mais encore à l'intelligence critique.

  • La dissociété est cette force centrifuge qui éclate en éléments rivaux les composants autrefois solidaires d'une société humaine. Un processus de destruction des liens sociaux, au profit du culte de la performance individuelle et de la compétition. Nation éclatée en « communautés », ghettoïsation, guerre économique imposée entre les travailleurs comme entre les régions, exclusion des perdants, repli sur soi... Pourquoi résistons-nous si peu à l'idéologie néolibérale d'une société de marché où les liens se racornissent en simples échanges ou connexions ? En partie parce celle-ci puise ses sources dans une erreur anthropologique fondatrice de la culture moderne et qui a contaminé la plupart des courants de pensée politique du XVIIe siècle à nos jours : la conception de l'humain comme un individu existant par lui-même hors de ses liens sociaux.

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  • Le débat public est plus que jamais envahi par les fameuses « lois de l'économie ». Mais les résultats les moins contestables de trois siècles de recherches économiques ne confortent pas toujours la pensée dominante ; ils sont même souvent à l'opposé de ce que laissent entendre les lieux communs les plus répandus à propos des lois de l'économie.
    Jacques Généreux s'attache ici à rétablir « les vraies lois de l'économie ». Il s'agit d'identifier le corpus de croyances économiques que les médias et le discours politique ont peu à peu installées dans l'opinion et de les passer au crible de ce que dit vraiment l'analyse économique. Il s'agit d'éviter de mettre au compte de la « science économique » de vieux théorèmes dépassés, des inepties ou des lieux communs néolibéraux qui sont d'ailleurs souvent une insulte à l'authentique pensée libérale.

  • Le culte de l'individu et la mondialisation du capitalisme n'ont pas accompli la promesse moderne de l'émancipation. Ils ont défait les liens sociaux, sans lesquels aucune liberté ne peut grandir. Après ce diagnostic posé dans La Dissociété, le défi du xxie siècle est de penser une autre société instituant des liens sociaux qui libèrent les individus. Généreux renoue ici avec l'essence du projet socialiste, mais en le refondant sur ce que l'anthropologie, la psychologie, la sociologie et la biologie nous apprennent quant au fonctionnement des êtres humains et des sociétés. À la lumière des sciences de l'homme, et à l'opposé d'une gauche « moderne » qui court derrière des idées libérales dépassées, l'auteur dessine une République sociale et écologique, une « société du progrès humain » qui dépasse la modernité pour en accomplir la promesse.

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  • Un classique parmi les manuels de premier cycle, particulièrement apprécié pour sa pédagogie, qui privilégie le raisonnement économique par rapport à la formulation mathématique, et qui propose un enseignement pluraliste de la discipline. Ce premier volume permet d'appréhender le vocabulaire, les concepts et les mécanismes de base à partir d'une approche descriptive de l'économie et de l'initiation à l'interprétation des comptes de la nation, de l'entreprise, ou de la balance des paiements.

  • " Durant les vingt premières années de ma vie, j'ai grandi dans un monde où le destin des enfants semblait naturellement devoir être plus heureux que celui de leurs parents ; au cours des trente suivantes, j'ai vu mourir la promesse d'un monde meilleur. En une génération, la quasi-certitude d'un progrès s'est peu à peu effacée devant l'évidence d'une régression sociale, écologique, morale et politique, la " Grande Régression " qu'il est temps de nommer et de se représenter pour pouvoir la combattre.
    Car la première force des malades et des prédateurs qui orchestrent cette tragédie est leur capacité à présenter celle-ci comme le nouveau visage du progrès. Et leur première alliée, c'est la perméabilité des esprits stressés. À l'âge de la démocratie d'opinion, les réactionnaires ne peuvent se contenter de démolir l'acquis des luttes passées en faveur d'une vie meilleure pour tous ; il leur faut aussi anesthésier les résistances, susciter l'adhésion ou la résignation de leurs victimes ; ils doivent remporter une bataille culturelle dont l'enjeu est de nous faire aimer la décadence. [...]
    En dépit des apparences et de son titre, ce livre n'est pas pessimiste ! Il dit au fond que la voie du progrès humain est connue et possible. Il annonce que nous sommes allés à peu près au bout de toutes les impasses des temps modernes. Tant et si bien, qu'au bout de la Grande Régression où nous voilà bientôt rendus, l'humanité devra bien d'une manière ou d'une autre prendre un autre chemin. La seule question est de savoir s'il nous faudra, pour cela, endurer la régression jusqu'à l'effondrement, ou s'il se trouvera des responsables politiques pour offrir enfin une Grande Transformation démocratique et des citoyens mobilisés pour les soutenir. "
    Jacques Généreux
    Jacques Généreux, professeur à Sciences Po., a publié plus d'une vingtaine d'ouvrages. Il poursuit ici son travail de refondation de l'analyse politique, économique ou sociale à la lumière de ce que nous savons aujourd'hui sur le fonctionnement des êtres humains, après La Dissociété (Seuil, 2006), et Le Socialisme néomoderne (Seuil, 2009). Le présent ouvrage, plus léger et plus accessible, outre le fait qu'il éclaire le moment charnière où se trouve notre civilisation, constitue aussi une bonne introduction à la pensée originale de l'auteur. Jacques Généreux est également Secrétaire national à l'économie du Parti de Gauche.
    http://genereux.info

  • Le management actuel du capitalisme n'est pas « inefficace », il tue des gens ! La théorie économique dominante n'est pas « discutable », elle est absurde ! Et les politiques « anti-crise » aggravent la crise. Tout cela est vraiment « déconnant », c'est-à-dire insensé, catastrophique et incroyable. Rien n'est plus sidérant que l'aisance avec laquelle une génération entière d'intellectuels, de responsables politiques et de journalistes adhère au même fatras d'âneries économiques et s'enferme dans le déni du désastre engendré par la mise en oeuvre de ses lubies (politique de l'offre, compétitivité, chasse aux déficits, « modèle allemand ».).
    Comprendre cet effondrement général de l'entendement, tel est l'objet de ce livre. Les premiers chapitres composent une sorte d'anti-manuel (la déconnomie politique, la déconnomie européenne, allemande, théorique, etc.) démontrant l'absurdité des recettes à la mode. L'auteur explique ensuite pourquoi on ne peut pas imputer les politiques « déconnantes » au seul complot d'une élite au service des riches. Il s'agit donc de comprendre la « bêtise des intelligents » (Attali, Ferry, Macron, Valls, Hollande.) et l'obscurantisme des prix Nobel d'économie (Tirole). Une part de l'explication tient à l'enseignement de l'économie. Une autre au dévoiement de la démocratie en système d'élection des moins doués pour la chose publique.

    Jacques Généreux enseigne l'économie à Sciences Po depuis plus de trente ans. Il est l'auteur de nombreux manuels et best-sellers d'initiation à l'économie. Ce vingt-quatrième livre fait suite à Jacques Généreux explique l'économie à tout le monde et aux Vraies Lois de l'économie (Prix lycéen du livre d'économie).

  • "Ce livre est motivé par la conviction qu'à l'époque des risques globaux la plus imminente et la plus déterminante des catastrophes qui nous menacent est cette mutation anthropologique déjà bien avancée qui peut, en une ou deux générations à peine, transformer l'être humain en être dissocié, faire basculer les sociétés développées dans l'inhumanité de "dissociétés" peuplées d'individus dressés (dans tous les sens du terme) les uns contre les autres. Éradiquer ce risque commande notre capacité à faire face à tous les autres. Car seules d'authentiques sociétés, soudées par la solidarité et le primat du bien commun sur la performance individuelle, seront en mesure d'atteindre le niveau considérable et inédit de coopération et de cohésion qui sera indispensable, tant au sein des nations qu'entre les nations, pour affronter les grands défis du XXIe siècle.
    C'est pourquoi, ici, j'entends moins faire oeuvre de science politique que de conscience politique. Car la dissociété qui nous menace n'est pas un dysfonctionnement technique dont la correction appellerait l'invention de politiques inédites. Il s'agit d'une maladie sociale dégénérative qui altère les consciences en leur inculquant une culture fausse mais auto-réalisatrice."

  • Un classique parmi les manuels de premier cycle, particulièrement apprécié pour sa pédagogie, qui privilégie le raisonnement économique par rapport à la formulation mathématique, et qui propose un enseignement pluraliste de la discipline. Ce troisième volume aborde la macroéconomie dans une optique tournée vers la compréhension du débat sur l'usage des politiques monétaires, budgétaires et de change.
    Il confronte les résultats d'une approche de type néoclassique (fondée sur des mécanismes d'ajustement automatiques des marchés) et d'une approche de type keynésien (fondée notamment sur l'absence d'autorégulation efficace des marchés).

  • Jacques Généreux, co-responsable du programme de la France Insoumise et économiste reconnu, s'attache ici à expliquer l'inéluctable rupture qui s'impose en France et en Europe.
    Il s'adresse à tous les Français désireux de comprendre la nature essentielle du programme de la gauche écologiste, républicaine et social de Jean-Luc Mélenchon.
    Un ouvrage indispensable pour saisir l'importance et les enjeux de cette élection face aux impasses où nous ont enlisés droite et gauche au pouvoir.

  • Nous, on peut!

    Jacques Généreux

    On connaît tous la rengaine de l'impuissance : " Dans une économie mondialisée, le gouvernement d'un seul pays ne peut plus faire grand-chose pour contrer le pouvoir de l'argent et des marchés. Ne songez donc pas à faire payer les riches, à mater les spéculateurs ou à présenter la facture des crises aux vrais responsables ! Ce n'est plus possible, et les peuples doivent accepter la régression sociale nécessaire pour payer la crise à la place des banquiers et des rentiers qui l'ont provoquée ! C'est ignoble, mais c'est ainsi : on ne peut pas faire autrement ! "
    Eh bien,Nous, on peut !, comme l'explique ce bref précis d'économie politique à l'usage du simple citoyen. " Nous ", c'est-à-dire l'autre gauche incarnée ici par le secrétaire national à l'économie du Parti de gauche et par le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui préface l'ouvrage. Avec le talent pédagogique qui fait le succès permanent de ses livres d'économie, Jacques Généreux montre que la mondialisation néolibérale n'est pas une fatalité : c'est un processus politique entièrement commandé par des gouvernements nationaux qui font en réalité ce qu'ils veulent. Il explique comment un gouvernement déterminé peut se débarrasser des spéculateurs, reprendre le contrôle de la finance, surmonter la crise de la dette publique, s'affranchir du carcan imposé par les traités européens, sans même sortir de l'Union européenne ou de l'euro.
    " Donnez-nous une semaine, un mois peut-être, et, en voyant ce que, nous, on peut faire, tous les Européens sauront aussitôt que le seul et unique obstacle à une autre politique... c'est leur gouvernement. "
    Jacques Généreux
    Professeur à Sciences Po., économiste bien connu pour ses manuels d'économie politique (best-sellers des facultés depuis vingt ans), il consacre son travail à la refondation anthropologique de la philosophie politique et de l'économie. On lui doit, notamment, la trilogie À la recherche du progrès humain ( La Dissociété, 2006, L'Autre Société, 2009, La Grande Régression, 2010), publiée au Seuil.
    Longtemps engagé dans " l'aile gauche " du Parti socialiste, il a mené en 2005 une campagne nationale pour le " non de gauche " à la Constitution européenne, et publié le Manuel critique du parfait Européen - Les bonnes raisons de dire non à la Constitution. En 2008, il a suivi Jean-Luc Mélenchon pour participer à la fondation du Parti de gauche dont il est le secrétaire national à l'économie.
    http://genereux.info
    Jean-Luc Mélenchon
    Député européen, co-président du Parti de gauche, est notamment l'auteur de Qu'ils s'en aillent tous ! Vite, la révolution citoyenne (Flammarion, 2010), L'Autre Gauche (Bruno Leprince, 2009), Causes républicaines (Seuil, 2004).
    http://jean-luc-melenchon.fr

  • Quand la connerie économique prend le pouvoir Nouv.

    Aucune crise ne semble altérer la détermination de nos dirigeants (de gauche comme de droite) à perpétuer le monde d'avant en pire, car l'entendement des élites est durablement embrouillé par une religion néolibérale insensée inculquée à plusieurs générations d'énarques, de journalistes, de professeurs, etc. Ignorant cette épidémie de bêtise, la pensée critique dénonce à juste titre une politique pro-riches mais se trompe de diagnostic en attribuant celle-ci au seul pouvoir des riches. Macron n'est pas le « président des riches » - l'auteur en fait la démonstration rigoureuse -, c'est le roi des imbéciles ! Adepte sincère d'une doxa stupide enseignée par des prix Nobel, Président élu et bientôt réélu grâce aux imbéciles qui votent contre leur propre intérêt.
    Ce cas d'école permet à Généreux d'approfondir ici la piste de recherche amorcée dans La Déconnomie (2016). En mobilisant la psychologie sociale et cognitive, il révèle la « banalité de la bêtise » et de sa forme entêtée, la connerie. Il démontre comment celle-ci imbibe spécialement la prétendue « science économique » qui inspire la parole et la politique de Macron, comme elle a inspiré la gauche et la droite européenne depuis plus de trente ans. La connerie économique n'est pas qu'une affection de l'esprit, c'est aussi la pathologie d'un système social qui a vu toutes ses sphères contaminées par le virus de la compétition (la vie politique, l'usine, le bureau, l'école, la recherche, les médias). Un virus qui stimule notre bêtise naturelle et qui transforme notre démocratie en piège à cons.

  • L'autre société
    Le culte de l'individu et la mondialisation du capitalisme n'ont pas accompli la promesse moderne de l'émancipation. Ils ont défait les liens sociaux, sans lesquels aucune liberté ne peut grandir. L'hyperlibéralisme engendre une dissociété violente et désordonnée, qui finit par susciter un rappel à l'ordre obscurantiste et antidémocratique. Le défi du XXIe siècle est ainsi de penser une autre société instituant des liens sociaux qui libèrent les individus. Ainsi Généreux renoue avec l'essence du projet socialiste, mais en le refondant sur l'état contemporain des savoirs quant au fonctionnement des êtres humains. À la lumière des sciences de l'homme, et à l'opposé d'une gauche " moderne " qui court derrière des idées libérales dépassées, l'auteur dessine une République sociale et écologique, une " société du progrès humain " qui dépasse la modernité pour en accomplir la promesse.
    Jacques Généreux
    Auteur de plus d'une vingtaine d'ouvrages, est professeur à Sciences Po. Cet ouvrage est le deuxième opus d'une refondation anthropologique de la philosophie politique, économique et sociale inaugurée par La Dissociété (Seuil, 2006 ; 3e éd ., 2011).
    http : //genereux.info
    Cet ouvrage a fait l'objet d'une 1re édition sous le titre Le Socialisme néomoderne ou l'Avenir de la liberté (Seuil, 2009).

  • Macronnomie ; la déconnomie en marche Nouv.

    Aucune crise ne semble altérer la détermination de nos dirigeants (de gauche comme de droite) à perpétuer le monde d'avant en pire, car l'entendement des élites est durablement embrouillé par une religion néolibérale insensée inculquée à plusieurs générations d'énarques, de journalistes, de professeurs, etc. Ignorant cette épidémie de bêtise, la pensée critique dénonce à juste titre une politique pro-riches mais se trompe de diagnostic en attribuant celle-ci au seul pouvoir des riches. Macron n'est pas le « président des riches » - l'auteur en fait la démonstration rigoureuse -, c'est le roi des imbéciles ! Adepte sincère d'une doxa stupide enseignée par des prix Nobel, Président élu et bientôt réélu grâce aux imbéciles qui votent contre leur propre intérêt.
    Ce cas d'école permet à Généreux d'approfondir ici la piste de recherche amorcée dans La Déconnomie (2016). En mobilisant la psychologie sociale et cognitive, il révèle la « banalité de la bêtise » et de sa forme entêtée, la connerie. Il démontre comment celle-ci imbibe spécialement la prétendue « science économique » qui inspire la parole et la politique de Macron, comme elle a inspiré la gauche et la droite européenne depuis plus de trente ans. La connerie économique n'est pas qu'une affection de l'esprit, c'est aussi la pathologie d'un système social qui a vu toutes ses sphères contaminées par le virus de la compétition (la vie politique, l'usine, le bureau, l'école, la recherche, les médias). Un virus qui stimule notre bêtise naturelle et qui transforme notre démocratie en piège à cons.

    Jacques Généreux enseigne l'économie à Sciences Po depuis près de quarante ans. Membre des Economistes Atterrés et de l'Association française d'économie politique. Il a publié de nombreux best-sellers d'initiation à l'économie et des essais transdisciplinaires qui s'attachent à refonder la pensée économique et politique sur une anthropologie générale (notamment, au Seuil, La Dissociété, L'Autre sociéte, La Grande Régression).

  • Les idées, les arts, les sociétés. Dans ce monde qui nous fait peur, les libéraux nous disent que tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes si nous nous abandonnons aux lois de l'économie ! Mais nous prêtons plus volontiers l'oreille à ceux qui crient à l'horreur économique et nous désignent des coupables plausibles : multinationales, marchés financiers, progrès technique... Les uns et les autres nous trompent. Aux faux espoirs de la "pensée unique" libérale répondent les peurs imaginaires et les boucs émissaires d'une "contre-pensée unique", anti-économique, anti-européenne, anti-mondialisation. Une société horrible nous guette en effet, mais cette horreur n'a rien d'économique, elle est politique. Elle résulte de nos choix collectifs et des stratégies de pouvoir de nos gouvernements, elle est inscrite dans le mutisme des citoyens qui ne se dressent plus pour dire le monde qu'ils attendent. L'horreur politique est plus scandaleuse et plus monstrueuse que l'horreur économique, parce qu'elle est choisie, acceptée. Mais c'est là aussi notre raison d'espérer, car d'autres choix sont toujours possibles...

  • La gauche a fini par se convertir aux dogmes du libéralisme économique. Et voilà que la droite joue la championne de la lutte contre l'exclusion sociale. Droite, gauche, droite... valsent les noms et les couleurs politiques, mais restent les chômeurs et la pauvreté ! A quoi rime une alternance où la gauche se prend pour la droite et réciproquement, où la virulence des anathèmes entre les camps est proportionnelle à la convergence des programmes ? Où les leaders de tous bords trouvent-ils l'aplomb de nous proposer aujourd'hui des solutions, alors que, dix ans chacune au pouvoir, la droite et la gauche n'ont adopté aucune mesure efficace contre le chômage ou l'exclusion ? Pourquoi ce qui n'est jamais possible avant les élections le deviendrait-il après ? Jacques Généreux démonte les stratégies cachées du pouvoir, quelle que soit sa couleur politique, et explique comment vaincre le penchant naturel de tout dirigeant, l'immobilisme.

  • "La difficulté la plus redoutable est d'être confronté à un interlocuteur qui ne conçoit même pas l'existence d'un débat, et dans le regard de qui on lit une incapacité radicale à penser l'alternative, l'autre chemin, l'autre hypothèse, comme si quelques synapses obstruées coupaient le courant de la pensée.
    "C'est en réalité d'abord contre cette maladie de la pensée, cette conviction préalable d'impuissance, que j'écris. Qu'il s'agisse de la démocratie, du capitalisme, de la pédophilie, du terrorisme, de la politique économique, je ne crois pas que les choses sont ce qu'elles sont, mais ce que l'on en fait. Penser la politique et l'économie à gauche, c'est avant tout considérer qu'il y a toujours une alternative, que les lois du monde sont écrites par les femmes et les hommes, que les prétendues lois naturelles sont l'anesthésiant manipulé par les nantis pour disqualifier les contestations, décourager les résistances, désespérer les révoltes, étouffer la pensée et soumettre le monde à la seule loi de leurs intérêts..."

  • Si vous croyez que la droite se distingue de la gauche parce qu'elle est plus rigoureuse en économie, plus efficace contre l'insécurité, plus attentive au problème de l'immigration, moins idéologue, plus réaliste, etc., ce livre va vous étonner.
    Le bilan objectif de la droite au pouvoir démontre que sa politique entrave le progrès économique, délabre les finances publiques, entretient le chômage, nourrit la violence et l'insécurité et gère l'immigration en dépit du bon sens.
    C'est que la vieille droite républicaine est désormais supplantée par une nouvelle droite qui se fiche du bien commun et accomplit un projet destructeur : abolir le modèle de société solidaire élaboré depuis l'après-guerre, et lui substituer une dissociété des individus livrés à la compétition généralisée. Dans ce but, elle n'hésite déjà plus à bafouer la démocratie. Bientôt, au nom de l'ordre menacé dans le monde violent qu'elle nous prépare, elle s'en prendra aux libertés publiques. Que l'on s'estime de droite ou de gauche, il est grand temps de dire " non " à cette droite-là.
    Jacques Généreux, économiste, professeur à Sciences Po., membre du Conseil national du Parti socialiste, auteur d'une vingtaine d'ouvrages, a notamment publié au Seuil : La Dissociété (2006), Manuel critique du parfait Européen. Les bonnes raisons de dire " non " à la Constitution (2005), Sens et conséquences du " non " français (2005), Les Vraies Lois de l'économie (2005), Chroniques d'un autre monde (2003).

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