• À l'heure où le poison fait son retour au c'ur de l'actualité, l'ouvrage de Franck Collard retrace la longue histoire de l'empoisonnement comme crime politique. De Néron à Staline, en passant par Louis XI et Catherine de Médicis, d'Alexandre le Grand ou Charles VI à Alexandre Litvinenko, les grands empoisonnements comme les grands empoisonneurs ont nourri l'imaginaire et façonné l'histoire politique. Loin d'avoir été l'exclusivité des puissants de ce monde, l'empoisonnement n'en prend pas moins un relief tout particulier dans l'atmosphère des palais et au voisinage des trônes, là où le risque est maximal. Puisant aux sources narratives et judiciaires, cet essai s'attache à saisir le sens de l'irruption du poison sur la scène politique et internationale, dont il vient perturber et pervertir les règles multiséculaires.

  • Jeanne d'Arc aurait confié à un proche : « Je durerai un an. » Elle dure depuis six siècles.
    Née en 1412 dans un village des confins du royaume de France, morte en 1431 sur le bûcher de Rouen, elle a eu une existence des plus brèves. Si elle a assurément bouleversé le cours de la guerre de Cent Ans, celle qui se fit appeler la Pucelle a alimenté, dans la longue durée, une luxuriante production de textes et d'images provenant, dès les origines, de ses adversaires comme de ses thuriféraires. Parcourant les siècles, l'ouvrage se propose de raconter, d'expliquer et de comprendre cette authentique « passion française » qu'est la « passion Jeanne d'Arc ». L'aventure de la jeune femme attachée à la dynastie des Valois et l'imaginaire dont sa figure a été l'objet forment les deux volets d'un diptyque embrassant la très courte vie et la très longue survie de la native de Domrémy.

  • "Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés proposent cette biographie de Jeanne d'Arc, expliquée et racontée par Franck Collard, professeur d'histoire médiévale à l'Université de Paris-Nanterre.
    Entre sa naissance à Domrémy en 1412 et sa mort sur le bûcher en 1431, la Pucelle d'Orléans bouleverse assurément le cours de la guerre de Cent Ans ; mais plus encore, elle nourrit l'imaginaire et catalyse les passions. Tour à tour icône monarchiste ou « irruption du Peuple dans l'Histoire » (Michelet), sainte canonisée ou victime de l'obscurantisme religieux, l'héritage de Jeanne est autant exalté que disputé.
    Ainsi, et alors que Jeanne d'Arc n'a pas vécu vingt ans, elle constitue encore, six siècles plus tard, une figure de proue du récit national qu'il est passionnant d'apprendre à mieux connaître."
    Claude Colombini Frémeaux

    Partie 1 - La genèse de Jeanne la Pucelle : Jeanne d'Arc, un monument national o La débâcle du Royaume de France o Les voix, visions et révélations o La mission de Jeanne la Pucelle.
    Partie 2 - Jeanne la guerrière : 1429, la délivrance d'Orléans o Vers Reims et le sacre de Charles VII o Le siège de Paris o La tentation d'une guerre aux hérétiques.
    Partie 3 - Captive militaire et détenue hérétique : Prisons et geôliers o Un procès en matière de foi o Une procédure inquisitoire o Vers le bûcher - La confession.
    Partie 4 - Du bûcher à la canonisation : Jeanne du Lys, symbole d'une postérité populaire o 1450-1456 : Le procès en annulation o La cause de la canonisation o La consécration de Jeanne, icône patriotique.

  • Cet essai, mené à l'échelle de la Chrétienté latine et des dix siècles médiévaux, met en lumière la pratique, les usages et la perception d'un crime "caché", à la différence des homicides sanglants, "ouverts" et liés à l'honneur. Ce crime révèle également un condensé des anti-valeurs de la civilisation médiévale, de ses angoisses et de ses phantasmes.

  • Le Compendium de origine et gestis Francorum publié par le Trinitaire et universitaire parisien Robert Gaguin en 1495, illustre le renouveau historiographique intervenu dans le royaume de France autour de 1500. Il a connu un succès durable tout au long du XVIe siècle où certains l'ont considéré comme un travail pionnier, dégageant l'écriture de l'histoire nationale de l'inélégance et de l'affabulation prêtées alors aux chroniqueurs médiévaux. La présente étude a pour but d'examiner en détail les conditions intellectuelles, matérielles, idéologiques dans lesquelles le Compendium a pu éclore, et l'atmosphère d'émulation humaniste entre Français et Italiens qui régnait dans l'imprimerie au cours de de la seconde moitié du XVe siècle. Elle vise à analyser aussi minutieusement que possible les étapes du travail d'un historien qui s'est trouvé vivre, à l'âge de l'imprimé, dans un royaume du Très-Chrétien marqué par la lourde tradition de l'historiographie dionysienne: la quête des sources, la critique de la documentation rassemblée, la mise en oeuvre de celle-ci, jusqu'à la rédaction historique en latin et la révision de l'ouvrage.

  • L'histoire des maladies et de la médecine dans les temps anciens s'est centrée sur la pensée et les pratiques des thérapeutes, occultant les préparateurs et vendeurs de remèdes. Ils forment pourtant un riche champ d'investigations, tant par leurs savoirs et techniques que par la place ambiguë qu'ils occupent entre marchands de drogues, de fards et d'épices et auxiliaires savants du corps médical. Convient-il de s'en méfier ou de requérir leur aide ? Comment reconnaître leurs compétences ?

  • Cet ouvrage confronte données matérielles, textuelles et iconographiques pour répondre à un certain nombre de questions concernant le rapport de l'homme à ses parasites au cours de l'histoire. Où et comment les a-t-on pensés, décrits, répertoriés et représentés ? Comment a-t-on expliqué leur origine, leurs modes d'existence et leurs modes d'action ? Quelle est la dimension symbolique voir spirituelle de ces créatures, à la fois sujets de considérations scientifiques et médicales et objets de création langagière et artistique.

  • Quelle était la perception du handicap dans les sociétés anciennes ? Cette étude permet de mieux cerner les représentations, mentales et iconographiques, du handicap tout autant que les techniques, médicales ou non, mises en oeuvre pour venir en aide à une catégorie de patients posés comme sujets d'analyse historique. L'ouvrage propose des regards croisés sur les estropiés, les aveugles, et les paralytiques depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

  • Cet ouvrage reprend les actes du sixième colloque qui s'est tenu sur l'histoire de la médecine, des pratiques et des représentations médicales dans les sociétés anciennes. Les contributions présentées ici donnent un éclairage sur les représentations, mentales et iconographiques, de la bouche et des dents tout autant que les techniques, médicales ou non, mises en oeuvre, durant l'Antiquité, le Moyen-Age et sous l'Ancien Régime.

  • Après avoir aimanté l'attention des médecins qui surinvestirent parfois sur elle dans les temps anciens, la "chromie" corporelle aux infinies variations ouvre aux chercheurs d'aujourd'hui un vaste champ de réflexion. Les contributions ici réunies en parcourent les principaux espaces, au moyen d'approches variées et complémentaires. Divisé en trois sections, le propos s'interroge sur les modes de signification de la couleur corporelle. Puis il explore les aspects pathologiques et physiologiques des maladies, des tempéraments ou des affects "colorants" ou "décolorants", ainsi que les raisonnements tenus pour expliquer ces manifestations chromatiques. Enfin est présenté en fin d'ouvrage l'imaginaire des couleurs corporelles.

  • Depuis les travaux qui ont renouvelé les perspectives en histoire diplomatique, de nombreux chercheurs se sont intéressés à la culture de la paix, notamment à travers ses rituels. Des historiens se sont penchés sur les modes et les techniques de négociation, ainsi que sur les pratiques de conciliation ou l´idéal de réconciliation, voire de fraternité universelle. Plus récemment le domaine de l´histoire religieuse s´est ouvert à ces problématiques. Sous l´impulsion des recherches menées sur la justice, l´arbitrage et la pacification des conflits d´ordre privé sont entrés dans les champs de la recherche historique. Après s´être interrogés sur les guerres et les affrontements de religion, sur les difficultés de la tolérance, sur les manifestations de violence et d´inimitié, de nombreux chercheurs mettent désormais en avant la notion de coexistence et étudient le rôle des clercs dans différentes instances de conciliation en s´intéressant aux procédures de pacification. Le présent volume se propose de tester la pertinence de ce thème de la (ré)concilation dans le monde médiéval et moderne en faisant porter le questionnement sur l´ensemble des rapports sociaux : du politique au religieux et au culturel en passant par le judiciaire.

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