• Françoise Collin a fait entrer le féminisme dans la philosophie, et la philosophie dans le féminisme. Figure marquante des lettres francophones, originale, radicalement plurielle, sa pensée nous rappelle que le féminisme n'est pas qu'une théorie ou une action politique. Il est une façon d'être au monde. Dans ces textes, elle explore les notions d'héritage, de filiation et de transmission entre les générations de féministes. Un puissant antidote à la division et à la démission.

    « Françoise Collin était une féministe in-comparable et une philosophe du politique. L'une n'allait pas sans l'autre. Toujours à l'affût dans le présent de ce qui interpelle, interroge, bégaye, balbutie. Avec le culot de l'interpréter, avec rigueur mais sans prétention, pour l'ouvrir à ce qui innove. »

    - Marie-Blanche Tahon

  • « La filiation est un art de tenir le fil et de casser le fil. »

    Françoise Collin a fait entrer le féminisme dans la philosophie, et la philosophie dans le féminisme. Originale, radicalement plurielle, à la fois moderne et postmoderne, sa pensée nous rappelle que le féminisme n'est pas qu'une théorie ou une action politique. Il est aussi une façon d'être au monde.

    Figure marquante des lettres francophones, la romancière et philosophe belge a nourri durant toute sa carrière une vive affection pour le Québec. Cette anthologie préparée par Marie-Blanche Tahon rassemble ainsi des textes présentés au Québec dès les années 1970, entre autres dans les revues Spirale, Liberté, La Vie en rose et Recherches féministes.

    /> Qu'elle y parle de transmission, de culture commune, de crise du moderne, de politique ou encore d'écriture, on croirait qu'elle s'adresse aux féministes d'aujourd'hui. En ces temps houleux, devant l'urgence d'appréhender les enjeux qui nous unissent et nous divisent, relire Collin est impératif.

  • La pensée de Hannah Arendt accompagne une expérience personnelle et historique majeure : celle d'une femme, juive, étudiante en philosophie en Allemagne dans les années 1930, confrontée à l'antisémitisme, puis au nazisme et contrainte à l'émigration. Son oeuvre a d'abord été lue comme une analyse du phénomène totalitaire. Mais c'est aussi et surtout une tentative de refondation du " monde commun " qui substitue à la pluralité des mêmes une pluralité des différents et des migrants, et qui valorise la citoyenneté de la résidence. C'est toute l'originalité et l'ambition de cet ouvrage que de restituer à la fois le caractère politique prémonitoire et le mouvement philosophique profond de cette pensée de la blessure et de la naissance, réponse et réplique à Heidegger. Philosophe, écrivain, Françoise Collin a notamment publié Maurice Blanchot et la question de l'écriture, Le Différend des sexes et Je partirai d'un mot. Rédactrice des Cahiers du Grif, elle a dirigé un numéro spécial consacré à Hannah Arendt.

  • Première et dernière rencontre d'une fille et de sa mère, puisque celle-ci va mourir. A côté, nette et sans ombre, la figure du père s'immobilise.

  • Longtemps on a enseigné les philosophes en oubliant leurs prises de position sur la question des femmes : omission délibérée ou négligence à l'égard d'un sujet secondaire comparé aux enjeux majeurs de la pensée. La place des femmes par rapport à la normalité et à la normativité incarnées par les hommes reste généralement pensée comme un fait de nature. Certes certains philosophes corrigent cette lecture sur des points déterminés mais sans jamais cependant en mettre la structure en cause. Dans ce volume, notre objectif consiste à re-parcourir l'histoire de la pensée philosophique occidentale pour identifier chez chaque auteur les procédures d'articulation du rapport entre les sexes. Il s'agit d'un outil exploratoire, éclairant, qui ouvre aussi des pistes pour des recherches ultérieures.

  • Le 27 janvier 1964, un bref communiqué publié simultanément à Paris et à Pékin annonçait l'établissement des relations diplomatiques entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République populaire de Chine. En ces temps de guerre froide, alors que la RPC se situait depuis sa fondation en marge de la communauté internationale, les contextes et les répercussions de la décision prise par le général de Gaulle furent de nature multiple. Cet ouvrage se propose de revenir sur ces contextes et répercussions de la normalisation des relations entre la France et la RPC.

  • Rouge et arménien comme le fichu de Diana, jeune arménienne débarquant dans la classe de Valentin, insouciant lycéen d'une section littérature à option musique. Rouge comme la relation Valentin-Diana. Arménien comme leur courage. Arméniens comme les papiers d'Arménie, mais ici les papiers qui manquent. Arménien "sans-papiers". Ce roman nous donne à voir de l'intérieur ce que vivent les personnes à qui on refuse de délivrer un titre de séjour. Il repose sur des faits réels et actuels.

  • Le présent dossier s'articule autour d'une problématique peu étudiée dans le champ des littératures francophones : les enjeux critiques et les modalités figuratives du corps. La francophonie dont il est question dans les réflexions en présence est celle que l'on situe généralement en dehors de l'espace occidental, tout en y incluant le Québec[1].

    Souvent perçues comme de nouvelles littératures ou des littératures émergentes, les littératures francophones jouissent d'une considération critique et institutionnelle croissante, dont l'historiographie permet de voir qu'elles sont le résultat de plusieurs tentatives successives de délimitation et de détutélarisation par rapport notamment au champ littéraire français. Dans cet élan de délimitation et de spécification de productions littéraires en langue française, issues d'autres contextes géographiques, culturels et politiques, contextes marqués le plus souvent par un multilinguisme notoire, on observe que plusieurs paradigmes ont été convoqués, dont celui de l'identité et de l'altérité.

    Cette approche identitaire des textes francophones a par exemple mis de l'avant le paradigme racial dans la forte orientation donnée par le mouvement de la négritude depuis les années 1940 jusqu'aux années 1970 du siècle dernier. C'est la présence avérée des liens - évidents dans le cas de la négritude - entre écritures francophones et corps d'une part, et leurs implications critiques et théoriques d'autre part, qui justifie les réflexions réunies dans le présent dossier.

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