• La puissance des entreprises globales est devenue telle qu'il faut recourir à la mythologie pour en mesurer la démesure?: de Walmart à Ikea, de Microsoft à Apple, de Huawei à Airbus, les Géants mondiaux et les Titans numériques caracolent en tête et creusent l'écart avec le reste du peloton, quel que soit le critère retenu - productivité, innovation, expansion internationale, part de marché ou profit. Mais le «?très grand?» n'est-il pas devenu « trop grand » ? Ce livre ne se contente pas d'analyser finement les ressorts de la réussite des entreprises hyperpuissantes. Il montre qu'elles contribuent à accroître les inégalités et à miner les démocraties par leur pouvoir sur les consommateurs. Les dieux de l'Olympe - les États - n'?ont cependant pas dit leur dernier mot. Partout, la riposte s'organise. Au même moment, nationalisme technologique et fragmentation géopolitique sont à l'oeuvre entre la Chine, les États-Unis et l'Europe, signes d'une démondialisation en marche. Ce basculement sonnera-t-il la fin de quarante années d'expansion continue pour les Géants et les Titans ? François Lévêque est professeur à Mines-ParisTech Université PSL, où il enseigne l'économie. Il a également enseigné à l'Université de Californie à Berkeley. Ses travaux de recherche à l'École des mines portent en particulier sur l'économie et le droit de la concurrence. Il a fondé un des tout premiers cabinets de conseil d'économie spécialisés dans les affaires d'antitrust. 

  • Jamais la concurrence n'a semblé aussi vive. Les magasins de quartier ne doivent-ils pas lutter chaque jour contre les achats en ligne livrés à domicile ? Avec l'innovation, la concurrence s'est même accélérée : des géants ont conquis la planète en des temps record et la dominent désormais. Amazon et Facebook évidemment, mais aussi Lego dans le secteur du jouet ou encore Ikea pour l'ameublement. Les phénomènes d'ubérisation et du "gagnant rafle tout" ne président-ils pas à la reconstitution de monopoles ? Ce livre démonte les rouages économiques qui intensifient la concurrence et l'érodent tout à la fois.
    Traquant les stratégies des entreprises, analysant les modèles théoriques qui les sous-tendent, François Lévêque nous livre ici le récit vrai de la concurrence à travers ses épisodes les plus épiques (duels Apple/Google, Coca-Cola/Pepsi). Avec une question : à qui profite la guerre économique ? à la société dans son ensemble ou à quelques entreprises ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Au début des années 2000, poussé par la croissance de la demande mondiale en énergie et la nécessité de réduire les émissions de CO2, le nucléaire avait le vent en poupe. Il semble aujourd'hui sur une voie de garage. Les États-Unis, noyés sous les gaz de schiste, s'en détournent, l'Allemagne se désengage totalement, la France ralentit, le Japon a été incapable d'éviter un accident nucléaire majeur. Cette perception est-elle juste ? L'approche adoptée dans cet ouvrage est non partisane : ni nucléariste, ni écologiste. Le seul parti est d'étudier et de comprendre en détail l'économie de l'énergie nucléaire à l'échelle de la planète : les coûts, les risques, les mesures de sûreté, les décisions politiques et les règles de gouvernance internationale de l'atome. Cet examen met en cause de nombreuses fausses certitudes : croire qu'il existe un vrai coût du nucléaire, élevé ou bas ; que le risque d'un nouvel accident majeur dans le monde est certain ou, à l'opposé, impossible en Europe ; que la régulation de la sûreté est parfaite en France ou inféodée au lobby nucléaire, etc. Les nombreuses questions sur l'énergie nucléaire doivent être tranchées en incertitude, ce qui exige de la cerner avec précision. Si le livre montre comment les débats sur le nucléaire peuvent être éclairés par l'évaluation coût-bénéfice, par l'analyse probabiliste, par la théorie de l'électeur médian et la notion de bien collectif, il affirme aussi, on ne peut plus nettement, que le nucléaire reste un pari.

  • This book provides informative, useful, and stimulating reading on the topic of organic sonochemistry - the core of ultrasound-based applications. Given the increasing interest in new and improved technologies, allied to their green and sustainable character (not always a valid premise), there is a great attraction for organic chemists to apply these protocols in synthesis and process chemistry. Unfortunately, as with other enabling technologies, many researchers new to the field have received a simple and dishonest message: just switch on! Therefore a significant portion of sonochemical syntheses lack reproducibility (surprisingly cavitation control and/or ultrasonic parameters are omitted) and the actual role of sonication remains uncertain. While this book does not provide a detailed description of fundamentals, the introductory remarks highlight the importance of cavitational effects and their experimental control. It presents a number of concepts of sonochemical reactivity and empirical rules with pertinent examples, often from classical and recent literature. It then focuses on scenarios of current interest where organic chemistry, and synthesis in particular, may benefit from sonication in terms of both chemical and mechanical activation. The "sustainable corner" of this field is largely exemplified through concepts like atom economy, renewable sources, wasteless syntheses, and benign solvents as reaction media. This book is useful for both researchers and graduate students, especially those familiar with the field of sonochemistry and applications of ultrasound in general. However, it is also of interest to a broader audience as it discusses the fundamentals, techniques, and experimental skills necessary for scientists wishing to initiate the use of ultrasound in their domain of expertise.

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