• Les religions sont-elles condamnées à s'opposer et à être source de conflits en raison de la diversité et du caractère souvent contradictoire de leurs doctrines ? Lorsqu'elles sont missionnaires et prétendent détenir la vérité sur Dieu, le monde et l'homme, le caractère systématique de leurs énoncés théologiques et juridiques qui excluent les autres systèmes ne redouble-t-il pas ces conflits ? Comment dans ces conditions le dialogue interreligieux pourrait-il aller au-delà des rencontres et du dialogue de vie ? Peut-on penser du point de vue théologique une ouverture à l'autre qui assoie l'unité entre les religions, leur communion et leur réconciliation au niveau de la doctrine sans obliger chacune à renoncer aux énoncés de sa foi ?
    Pour envisager ces questions fondamentales qui concernent tous les acteurs impliqués dans le dialogue interreligieux ou la théologie du pluralisme religieux, plusieurs théologiens ont interrogé George Lindbeck afin d'évaluer si les principes qu'il avance pour repenser l'oecuménisme sont transposables au niveau de l'interreligieux. En effet, conscient de l'enjeu des différences doctrinales entre les Églises chrétiennes, Lindbeck a questionné la nature d'une doctrine et a proposé un modèle post-libéral privilégiant la praxis, l'articulation entre l'action et le langage, la réactivation et la réadaptation constante des identités. Ces recherches montrent qu'en dépit de bien des limites de son modèle, on trouve chez le théologien luthérien une approche originale et féconde pour répondre à bien des défis contemporains.

  • Cet ouvrage retrace l'histoire de la position théologique du Père Anawati, expert au Concile Vatican II sur les questions relatives à l'islam, et sur la réponse que lui a opposé le Dr. al-Baraka, enseignant de la prestigieuse Université d'al-Azhar. La traduction et la présentation des textes est une contribution notoire à l'histoire contemporaine de ce dialogue. L'auteur offre par ailleurs des clefs précieuses de discernement et de méthodologie afin d'éviter les confusions sémantiques et théologiques.

  • Comment définir l'Église ? Il s'agit d'une institution complexe qui a subi beaucoup de critiques tout au long de l'histoire. C'est à la fois pour tordre le cou à beaucoup de légendes et d'idées reçues qu'un certain nombre de théologiens et prêtres, experts sur ces questions, ont été interrogés par Emmanuel Pisani. Le dominicain leur a opposé non seulement les objections récurrentes des conversations avec les non croyants mais également les a conduits à donner leur témoignage sur la beauté de l'Épouse du Christ. Tout en donnant à voir la dimension spirituelle de l'Église, cet ouvrage répond aussi aux questions les plus simples qui, souvent, nous laissent sans réponse. Il s'attache ainsi à rétablir beaucoup de vérités historiques et montre l'Église, telle que voulue par le Christ. Emmanuel Pisani, dominicain de Montpellier, doctorant en islamologie, est également enseignant en islamologie à l'Institut catholique de Paris. Il a pendant quatre années animé l'émission « le café théologique » sur Radio présence à Toulouse

  • 100 questions sur Dieu

    Emmanuel Pisani

    • Artège
    • 4 Septembre 2012

    Bien souvent les questions les plus simples nous laissent sans réponse... Et qui n'a pas rêvé de s'entretenir avec des spécialistes pour répondre aux questions que soulève sa foi ?Le frère Emmanuel Pisani a réalisé ces rencontres pour interroger de façon simple et complète de grands noms de l'Église ou de la pensée contemporaine tels le cardinal Georges Cottier, Mgr Robert Le Gall, Maurice Gilbert, Pierre Gardeil et bien d'autres.Après s'être interrogés sur Dieu lui-même, ils répondent aux questions à propos de Sa Parole, transmise par l'Écriture Sainte. Au final sont abordées de nombreuses questions très variées comme par exemple : « La Trinité est-elle une invention des théologiens ? » ; « Peut-on penser Dieu après Darwin ? » ; « Y a-t-il une bonne traduction de la Bible ? » Des réponses claires et sans détour aux questions les plus difficiles de la foi. L'auteur : Emmanuel Pisani, dominicain de Montpellier, doctorant enislamologie, est également enseignant en islamologie àl'Institut catholique de Paris. Il a pendant quatre annéesanimé l'émission « le café théologique » sur Radioprésence à Toulouse.

  • Fondé en 1967 dans l'élan du Concile Vatican II à la demande des congrégations missionnaires et de Rome, par les Pères Jean Daniélou et Henri Bouillard, l'Institut de science et théologie des religions de Paris allie la réflexion théologique fondamentale avec les pratiques pastorales et les questions sociétales. Comme institution chrétienne de recherche et de formation, l'ISTR articule plusieurs axes : la recherche et l'enseignement d'une théologie chrétienne de la mission, des religions et du dialogue ; la connaissance des religions et des cultures dans leur diversité et leur créativité contemporaine ; la compréhension du phénomène religieux, du labyrinthe des identités, des athéismes et de l'indifférentisme ; la prise en compte de la complexité des questions d'interculturalité, des interactions sociétales, de l'essor des intégrismes ; la réflexion sur la responsabilité des Églises chrétiennes à l'égard de la société. Les Actes du colloque tenu en juin 2017 à l'occasion du cinquantième anniversaire de la fondation de l'Institut ont permis de mettre en évidence comment l'approfondissement de la dimension dialogale de la mission est au coeur du projet de l'Institut. Il en ressort l'enseignement d'un dialogue qui passe par l'écoute de l'autre, la nécessité de l'estimer, tel qu'il est, sans chercher à le ramener à soi. L'ISTR contribue ainsi à promouvoir depuis cinquante ans une " théologie de l'accueil " où la réflexion sur le dialogue avec les autres religions irrigue et éclaire la société sur la réalité et la nécessité du dialogue. Ouvert sur les autres, l'ISTR de Paris atteste comment le christianisme se déploie comme sagesse et ressource pour l'ensemble des acteurs sociaux, au-delà de leurs croyances personnelles.

  • À l'heure où les idéaux de la laïcité ne font plus l'unanimité, des intellectuels s'interrogent sur le sens qu'il faut donner à cette dernière afin qu'elle ne verse pas dans un intégrisme antireligieux. Objet d'un bon nombre de malentendus, ce concept, fantasmé, Loué, brandi comme un étendard, nous renvoie finalement à une ignorance : qui sait ce qu'est exactement la laïcité ?
    Intraduisible, le terme de « laïcité » ne connaît pas d'équivalent à l'étranger sous la forme qui prévaut en France. Son champ d'application - essentiellement politique - peut-il éviter une ingérence que d'aucuns qualifient d'abusive au sein du domaine de la foi ? Comment gérer une crise identitaire au sein d'un monde de plus en plus multiculturel et interreligieux ? Le rabbin Gabriel Hagaï, le dominicain Frère Emmanuel Pisani, l'imam Ghaleb Bencheikh et la philosophe athée Catherine Kintzler, interviewés par Sabine Le Blanc, s'efforcent de dépassionner le débat en le ramenant à un impensé de la laïcité : l'ignorance quasi collective des Français en matière de culture religieuse... Savons-nous de quoi nous parlons quand nous nous érigeons contre « les religions » ? Y a-t-il un judaïsme, un christianisme, un islam, ou plusieurs courants propres à chaque religion ? De même, faut-il parler d'« une » laïcité ou de divers champs d'application de la laïcité ? Si l'allergie à la laïcité comme aux religions ne semble plus faire recette, c'est que le temps de la connaissance du religieux et de possibles champs d'interprétation des religions au-delà du religieux est peut-être venu.

  • En 1919, Benoît XV publie une lettre apostolique,
    Maximum illud, pour relancer l'activité missionnaire dans le monde. Le pape y rappelle l'importance de la formation des missionnaires et du clergé autochtone. Il les invite à la sainteté, en insistant sur l'effort à consentir pour connaître les langues et les cultures des régions évangélisées. Prédication et gratuité des aides apportées aux populations doivent être articulées. L'implication des congrégations féminines, dans l'éducation et les soins médicaux, est vivement encouragée. Benoît XV sollicite l'aide des chrétiens pour les OEuvres missionnaires. Il évoque d'illustres missionnaires comme saint François Xavier et Bartolomé de Las Casas ; il dénonce, surtout, toutes formes de collusion entre mission et intérêts nationaux.
    Maximum illud consacre une nouvelle manière d'évangéliser et une missiologie que le concile Vatican II précisera, notamment dans le document Ad gentes. En choisissant le mois d'octobre 2019 comme Mois missionnaire extraordinaire pour célébrer le centenaire de Maximum illud, le pape François remet l'accent sur l'engagement et la formation missionnaires, en lien avec le baptême. Ce volume rassemble les principaux textes des colloques organisés durant ce mois à Paris, à Marseille et à Lyon. Les réflexions historiques et théologiques proposées ouvrent des perspectives missionnaires pou nos Eglises au XXe siècles.

empty