• Succédant à Montmartre voué au tourisme folklorique, Montparnasse, à partir de 1905 et jusqu'en 1930, fut le quartier des peintres. Encore aujourd'hui, prononcer son nom c'est faire surgir les figures dramatiques ou pittoresques de Modigliani, Soutine, Foujita, Kisling, Zadkine... C'est évoquer les cafés enfumés du carrefour Vavin, les boîtes exiguës d'où partit la mode du jazz et des blues, les cités d'artistes, misérables demeures du génie. Dépassant cet aspect désormais légendaire, l'auteur analyse les raisons du succès de ce quartier occupé, au début du siècle, par les couvents, les écuries et les exploitations maraîchères. Avec lui, on découvre que Montparnasse ne fut pas seulement la création des peintres de l'École de Paris, étrangers pour la plupart, mais peut-être davantage celle des poètes symbolistes, des surréalistes et des écrivains américains. Il évoque les assemblées de gens de lettres autour de Paul Fort à « La Closerie des Lilas », les spectacles populaires de la rue de la Gaîté, le salon de la baronne d'OEttingen, forum des « Soirées de Paris », les séances de « Cadavre exquis » chez Jacques Prévert, l'étonnant milieu du « Sphinx », Hemingway et Miller, le studio de Gertrude Stein et la librairie de Sylvia Beach...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • « Notre époque, ce n'est qu'un mouvement !... » écrivait Maurice Sachs définissant les années qui suivirent la fin de la première guerre mondiale. Au sortir de quatre années de larmes et de sang, les gens redécouvraient le plaisir de vivre et se libéraient des contraintes aussi bien morales que sexuelles ou vestimentaires. Durant dix ans, de la création de « Parade » au krach de Wall Street, les mouvements artistiques se succédèrent tels des météores : dadaïsme, néo-cubisme, surréalisme, purisme, abstraction... tandis que toutes les classes sociales mêlées découvraient le jazz, les cocktails, les sports d'hiver, le midi, l'été, les robes-chemises et les cheveux courts dont Poiret, Cocteau, Chanel étaient les initiateurs. Ces années que les Français appelèrent les « années folles » et les Américains les « golden twenties » furent à la fois folles et dorées : le siècle, au fort de son âge, dans un bref moment l'exaltation fit étalage de tous ses dons. Nous vivons encore dans une large mesure sur les idées et les modes de ce temps-là. J.-P. Crespelle donne ici le second volet d'un diptyque dont le premier fut consacré aux « Maîtres de la Belle Époque ». Après 1918, les peintres académiques, les « pompiers », ont été emportés par les tourbillons de la guerre, ils ne comptent plus. L'avant-garde, méprisée dix ans plus tôt, triomphe et l'on assiste à une explosion créatrice d'une intensité comparable à celle de l'impressionnisme cinquante ans plus tôt. Les nouveaux maîtres s'appellent Picasso, Van Dongen, Dufy, Picabia, Marcel Duchamp, Max Ernst, Salvador Dali, Fernand Léger, Le Corbusier, Gromaire, Brancusi... Moment unique où l'avant-garde jouit de l'appui des classes fortunées et crée pour elles des fêtes qui sont autant de manifestes artistiques. Dans cette étude ramassée, vivante, nerveuse, à l'image de l'époque qu'il décrit, J.-P. Crespelle trace le panorama de ce moment fécond de l'art français à jamais marqué par le sceau de la jeunesse.

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  • Ce livre propose une plongée au coeur de l'analyse transactionnelle en suivant le parcours et les concepts développés par un de ses grands contributeurs : Fanita English, formée par Eric Berne lui-même. Depuis la mort d'Eric Berne en 1970, l'ATs'est enrichie de nombreux outils et concepts grâce à ses recherches et à son sens de l'humain. Cet ouvrage expose ses derniers apports et explicite une pratique faisant autorité. A près de 94 ans, elle étonne par sa vitalité, cf. témoignage sur le net d'une femme ayant assistée à une conférence d'elle en avril dernier à Paris : « Je me suis rendue à cette « conversation » avec Fanita English, cette grande dame de l´AT, qui a travaillé avec Eric Berne, le fondateur de l´analyse transactionnelle. A plus de 90 ans, elle nous a offert une conversation de plus de trois heures !! Pertinente et dotée d´un sens de l´humour incroyable, ces trois heures ont été un pur plaisir, et quelle opportunité que de pouvoir l´écouter et la regarder. Accessible et sensible aux interventions du public, même après sa conférence, cela mérite un grand Bravo ! »

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