• En cet après-guerre, les grandes villes ont changé de structures, de fonction et de nom. Elles sont devenues des métropoles. Ces métropoles ont mal tourné. Elles sont aujourd'hui communément maudites. Pourtant, il y a une douzaine d'années seulement, les autorités, à l'avance, les béatifiaient. Comment expliquer cet échec urbain ? Une certaine idéologie anti-ville se repaît de banalités et fait diversion. Elle prophétise la fin des villes, sans élucider les raisons véritables de la crise actuelle de la ville. Les villes sont un mode d'être de la société. La métropole est devenue la formation urbaine dominante, parce que la sorte de concentration qui s'opérait en elle, constituait un facteur de croissance économique. Elle correspondait à la fois aux conditions nouvelles du développement de la production, et à l'évolution interne des rapports sociaux dans le capitalisme avancé, dont la couche sociale monopoliste était devenue la force motrice. Elle avait, par là-même, pour fonction sociale de consolider et d'amplifier l'hégémonie des classes dirigeantes. C'est ainsi que la politique urbaine de l'État a été axée sur le développement des métropoles. Leur aménagement fut, essentiellement et prioritairement, conçu en fonction de la production et de l'accumulation du capital. Cette déviation économiste, qui est structurelle, est la raison principale de leur mal aménagement, qui est à l'origine de la crise de la ville. Que valent les palliatifs proposés ? La politique des villes moyennes apparaît comme une bien curieuse affaire. La prolifération des néo-villages dans les parages lointains des aires métropolitaines et les villes nouvelles, ne font que confirmer la prépondérance des métropoles. Alors, que faire ? Penser se libérer individuellement en fuyant la ville, est une utopie inopérante. La lutte socio-politique, collective, à la fois revendicative, politiquement consciente, et s'articulant à l'ensemble du combat démocratique, peut, seule, permettre de libérer la ville.

  • Le jeune d'Artagnan, gentilhomme fougueux et téméraire, rêve de devenir mousquetaire du roi. Dès son arrivée à Paris, il est plongé au coeur d'un terrible complot contre la reine, ourdi par le cardinal de Richelieu. Duels, traquenards, enlèvements : le danger menace à chaque instant. Mais d'Artagnan peut compter sur ses nouveaux amis, Athos, Porthos et Aramis. Tous pour un, un pour tous!

  • « La force de la mer m'a souvent impressionnée, mais elle ne m'a jamais fait peur. Sa tendresse m'émeut encore tous les jours. J'ai l'impression qu'elle fait tout pour me rendre heureuse. »

    Écrit au seuil des années 1990, le manuscrit d'Océane ne sera jamais publié. Trente ans plus tard, avec l'accord de Marie et Hubert, fille et frère de Florence Arthaud, cette poignante déclaration d'amour à la mer voit enfin le jour, aux éditions Arthaud.
    Celle qui fut surnommée « la fiancée de l'Atlantique » dévoile l'origine de sa passion pour la voile mais aussi les moments difficiles, en mer, lorsque des accidents l'ont mise en danger ou lui ont fait perdre des proches, et sur Terre, où elle a dû faire face au défi d'être une des seules femmes dans le milieu de la course au large.
    En contrastes, en lumières, toutes les facettes de la personnalité de Florence Arthaud s'animent à nouveau, grâce à ce texte retrouvé.

  • Edition enrichie de Dominique Barbéris comportant une préface et un dossier sur le roman.

    D'où vient que nous revenions toujours à Jane Eyre avec le même attrait? Avec le sentiment d'y trouver le romanesque porté à un degré de perfection ? Le roman offre un concentré de ce que le genre peut produire : l'histoire d'une formation, l'affrontement d'un être solitaire avec sa destinée, la passion, la peur, le mystère. C'est la révolte d'une humiliée, d'une femme inconvenante parce qu'elle s'oppose aux hommes. Jane est sauvage, directe, déjà féministe. Face à elle, le cygne noir, Rochester, séducteur sulfureux, sadique et tendre, père et amant.
    Cette voluptueuse autobiographie déguisée - derrière Jane, on devine Charlotte - donne l'impression d'une âme parlant à l'âme.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Édition enrichie (Introduction, notes, notice historique et notice sur les personnages)Le lecteur des Trois Mousquetaires retrouvera dans Vingt Ans après ses héros favoris : Athos, Porthos, Aramis, ainsi que le gai, lucide et subtil d'Artagnan. La Fronde et la Révolution d'Angleterre servent de cadre à leurs exploits, qui les mettent aux prises avec Mazarin et avec Cromwell. Roman historique ou roman de cape et d'épée ? Avec Le Vicomte de Bragelonne, la trilogie des Mousquetaires concilie heureusement les exigences des deux genres. La présente édition, annotée avec soin, souligne la dette de Dumas envers les mémorialistes et les historiens et atteste la solidité de son information. Sur des données authentiques, qu'il redistribue à sa guise, le narrateur brode un récit plein d'incroyables péripéties, dont la structure et les thèmes sont ceux de l'épopée et du conte, mais qu'il assaisonne d'humour. Venant à la suite des Trois Mousquetaires, Vingt Ans après, moins simple, moins romanesque aussi, s'en distingue par une peinture plus diversifiée de la société, une psychologie plus nuancée, une morale plus désenchantée. C'est dire la pluralité de lectures possibles, et que chacun y trouvera son plaisir. 

  • Présentation de ce croiseur porte-hélicoptères qui est aussi le navire-école des officiers-élèves de la Marine nationale.

  • Un amour fou Nouv.

    Grand Prix RTL et Prix Femina 1981, Catherine Hermary-Vieille dessine le portrait sensible et flamboyant de Jeanne de Castille, mère de Charles Quint : une femme désespérément amoureuse, mais trahie par ses proches, aux premiers rayons du Siècle d'Or espagnol.
    En 1509, à trente ans, Jeanne de Castille, fille d'Isabelle la Catholique et de Ferdinand d'Aragon, héritière du plus grand empire au monde, est enfermée dans la sombre citadelle de Tordesillas : elle y restera quarante-six ans au secret absolu.
    Veuve de Philippe le Beau, souverain des Flandres, elle l'a aimé d'un amour fou. Qu'a-t-elle fait pour mériter ce châtiment ? Pourquoi son fils Charles Quint la surveille-t-il si étroitement ? On la dit démente : un prétexte pour la tenir éloignée du pouvoir ?
    Catherine Hermary-Vieille s'est penchée sur le destin de cette reine d'Espagne, au temps de sa splendeur. Une multitude d'indices lui ont permis de donner une réponse à " l'énigme de Tordesillas ", un sens à l'existence de cette femme solitaire, amoureuse, abandonnée par son père, trompée par son mari et trahie par son fils en un siècle raffiné et violent : celui de l'Inquisition, de la colonisation des Amériques et de la Reconquista.

  • L'univers-ombre

    Michel Jeury

    Rob Lejeran s'est réveillé, seul et amnésique, sur un monde dont il ne sait rien... Aussitôt traqué par les forces de Sar, il va devoir se lancer dans un long et dangereux périple.

  • Où l'on retrouve Victor B., le photographe de presse qui aime tant les chats, héros nonchalant des romans noirs de Jean-François Vilar. Victor rentre à Paris, après trois années de captivité à l'étranger. Nous sommes en novembre 1989 et le mur de Berlin commence à s'écrouler. Son compagnon de détention, Alex Katz, est tué quelques jours plus tard sous les yeux de Victor qui ne croit pas une seconde à la thèse de l'accident. L'affaire se noue au fur et à mesure de l'entrée en scène de divers personnages, certains séduisants, d'autres moins. D'abord Solveig, la journaliste d'origine tchèque ; ensuite Abigail Stern, qui était la maîtresse de Katz et qui confie à Victor un journal intime écrit par Alfred Katz, le père d'Alex, pendant l'année 1938. Et puis, il y a le flic, Laurent, étrange et insistant, et un réalisateur de télévision un peu hors de course. Le temps, comme l'histoire, peut se faire plus ou moins transparent. On suivra, d'une même lecture, le drame présent et l'amour de Solveig et de Victor, tandis que celui-ci, chaque soir, dévore le journal d'Alfred Katz, nous faisant ainsi revivre son histoire d'amour avec la jolie Mila, prostituée à ses heures et modèle nu favori de Man Ray. Les surréalistes sont là, et les trotskystes : ce sont eux, bien sûr, les fantômes aux fronts troués qui seront assassinés les uns après les autres par la police de Staline. Les deux récits, celui de 1938 et celui de 1989, vont peu à peu se rapprocher, jusqu'à se fondre littéralement en une magnifique scène d'amour et de déambulation dans le square de la tour Saint-Jacques, une nuit où la peur et la beauté auront la même façon de s'exprimer : la chasse, en effet, n'a jamais cessé. Elle aurait même tendance à reprendre. Comment échapper aux flics déguisés, aux femmes qui sont des agents doubles, à l'histoire qui vous trompe ? Et, surtout, qui était Alfred Katz ?

  • Comment définir le "vivre ensemble" ? Une notion pas facile à cerner mais à laquelle les enfants sont pourtant confrontés au quotidien. Qu'est-ce que "vivre ensemble" implique concrètement ?
    Ce livre apporte des réponses aux multiples interrogations que suscite la vie en collectivité, au sens large.
    Pourquoi les hommes vivent ensemble ?
    Pourquoi ce n'est pas si facile de vivre ensemble ?
    Est-ce qu'on peut faire tout ce qu'on veut ?
    Est-ce qu'on est tous égaux ?
    À quoi ça sert d'aider les autres ?
    Comment devient-on un citoyen ?
    Est-ce que le président décide pour tout le monde ?
    Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ?
    Pourquoi il y a des riches et des pauvres ?
    Peut-on dire tout ce qu'on pense ?
    Est-ce qu'il y a des religions interdites ?
    Est-on obligé d'être poli ?
    Pourquoi la France est-elle de toutes les couleurs ?
    C'est quoi, le racisme ?
    C'est qui, les sans-papiers ?
    Pourquoi on aime son pays ?

  • Initiateurs de la démocratie, inventeurs du théâtre et des Jeux olympiques, excellents agriculteurs, grands navigateurs et conquérants, porteurs de récits fabuleux et des plus célèbres textes philosophiques... les Grecs ont tant apporté à notre monde, et ils ont encore beaucoup à nous apprendre ! Cette bande dessinée précise et accessible raconte avec dynamisme la grande Histoire comme la vie quotidienne de ces peuples de Méditerranée qui nous captivent depuis des milliers d'années.

  • En Guyane, le père d'Abel ramène un anaconda blessé qu'il confie à son fils. À partir de 8 ans

  • Une adaptation de l'aventure légendaire du justicier des bois.

  • Bourlingueuse des années folles, Titaÿna parcourt le monde à la recherche d'expériences extrêmes et de sujets hors du commun. Au fin fond de la jungle indonésienne, elle rend visite aux Toradjas, aussi surnommés « les chasseurs de têtes ». Depuis la Perse, elle traverse le désert et accompagne des cadavres pour un dernier pèlerinage à la Mecque. Aux États-Unis, c'est à bord des « avions ivres » qui transportent l'alcool de contrebande pendant la prohibition que Titaÿna survole le pays. Pour compléter ce triptyque, ses « Mémoires de reporter », publiés pour la première fois, révèlent les coulisses de sa carrière de femme journaliste au long cours.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Héros de la petite ville de Tarascon, Tartarin ne rêve que d'aventure et de chasse au lion. Mais que l'Afrique est loin pour qui n'a jamais quitté sa maison ! L'intrépide chasseur s'embarque enfin : parviendra-t-il à débusquer un fauve du désert ? Personnage burlesque mais si attachant, Tartarin est le type même du Méridional hâbleur qui se dupe lui-même autant qu'il dupe les autres. Où se rejoignent cocasserie et vérité, mais « une vérité d'outre-Loire qui enfle, exagère, ne ment jamais, et tarasconne tout le temps ».
    Sans jamais se départir d'une réelle tendresse pour son personnage, Daudet a déployé dans Tartarin de Tarascon toutes les ressources de sa verve et de son ironie, créant ainsi l'un des plus grands types comiques de la littérature française.
    Edition de Marie-Ange Voisin-Fougère. 

  • Les sorciers et les sorcières ont existé de tout temps. À Rome, à Athènes, plus tard au Moyen Âge, ils vendaient ouvertement leurs charmes d'amour, leurs invocations à la pluie, leurs sortilèges pour le bétail, tout cela sans le moindre lien au diable. Mais tout changea vers 1450. La sorcière, qui pratiquait le petit commerce de la divination ou du simple maléfice, fut assimilée à une prêtresse du diable habituée du sabbat. Les grands massacres allaient commencer. Si la sorcellerie est éternelle, la mise à mort massive des sorcières en Occident ne fut pratiquée que pendant un temps assez court, tardif (1570-1630), et surtout sur une aire géographique restreinte, entre la Lorraine et la Westphalie, les Alpes et les évêchés rhénans. Pourquoi ? C'est ce à quoi Guy Bechtel s'est attaché à répondre. La liquidation des sorcières fait partie sans doute d'une époque, à partir des XIIe-XIIIe siècles, où l'on persécutait systématiquement les minorités jugées dangereuses : lépreux, Juifs, hérétiques, homosexuels... Et le martyre des sorcières, s'il s'enracine très loin dans l'Histoire, se poursuit encore aujourd'hui.

  • Meuh !

    Francois Morel

    "Oui, j'ai de l'admiration pour la vache car elle est impassible. Elle ne joue pas au tiercé. Elle ne hurle pas dans les stades. Elle ne se gare pas en double file. Elle n'envoie pas de lettres anonymes. Elle ne se met pas au garde-à-vous. Elle n'utilise pas de tondeuse à gazon. Elle n'écoute pas la radio à tue-tête. Oh bien sûr, son parcours est tracé : elle vit, elle meurt. Vous vous trouvez sans doute beaucoup plus malin ?"

  • « Il est né à Bordeaux comme moi. Il a beau supprimer les points et les virgules, je reconnais cette plainte. J'ai été ce garçon qui remonte la rue Vital-Carles dans l'odeur du trottoir mouillé. Tant de douceur et de songe ne lui a servi de rien lorsque fut venu le temps des assassins. Il leur a été livré. Les nuits et les brouillards de Bordeaux annonçaient à Jean Cayrol une autre Nuit, un autre brouillard d'où il a resurgi par miracle, avec ce chant tragique sur les lèvres, et tous les corps crucifiés de ses camarades qu'il ne finira plus de porter et qui tiennent tous pour lui, désormais, sur la même croix. » François Mauriac

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Lors de sa parution en 1986, le livre de Lydia Flem avait rencontré une large audience. C'était le premier ouvrage d'une jeune femme qui arrivait sur une scène où se bousculaient tant de figures de la psychanalyse en France. Sa venue avait néanmoins retenu l'attention de ceux qui espéraient un renouvellement du langage psychanalytique.
    Lydia Flem entreprenait non pas " un retour à Freud " mais un cheminement avec lui, à travers un style qui, en un sens, traduit en écriture le geste sensible de Freud prenant l'auteure par le bras dans un rêve qui présage le livre et qu'on lit en ouverture.
    Dans son ouvrage l'auteure choisit de souligner l'importance de ce que Freud veut dire par " cristallisation des expériences de la vie quotidienne " en adoptant une démarche qui allie histoire et littérature. Car c'est dans son écriture que Lydia Flem éclaire l'entrelacement du sensible et de l'abstrait qui sont au principe de l'élaboration du quotidien comme concept freudien. Lorsque l'écriture n'est pas qu'un moyen, mais le lieu d'une expérience, comme dans le cas présent, elle produit l'écrivain, plus exactement cette sorte d'écrivain qui conduit son lecteur à éprouver le passé comme un présent vivant, parce qu'il a engrangé ce que le savoir historique du moment a établi en le traduisant dans un récit et dans un style.
    On mesure, dans un après-coup de trente ans, combien ce premier livre d'une jeune auteure (elle avait trente-trois ans) a creusé un sillon dans lequel furent semés d'autres livres dont le quotidien est au cœur du récit, en pensant à Comment j'ai vidé la maison de mes parents (2004), ou bien à La Reine Alice (2011).
    Fethi Benslama

  • De ses origines millénaires à l'avènement des grandes ascensions sportives, l'histoire de l'alpinisme est, avant tout, celle d'une fascination. Depuis toujours les hommes ont été intrigués et effrayés par la montagne. À l'assaut des sommets, l'alpiniste cherche en lui l'ultime sursaut lui permettant de vaincre dans la difficulté, de surmonter le danger et de lutter contre les éléments et la nature.
    De la conquête du mont Blanc en 1786 à l'alpinisme moderne, cette nouvelle édition de l'Histoire de l'alpinisme magnifie ces exploits et ces actes héroïques. Rédigé par deux grands spécialistes et historiens de la montagne, Roger Frison-Roche, écrivain, explorateur, guide de haute-montagne, journaliste et réalisateur, et Sylvain Jouty, cet ouvrage s'impose comme un hymne à la montagne et un livre de référence pour les amoureux de l'alpinisme.

  • Dans Le lumineux destin d'Alexandra David-Néel, j'ai voulu, surtout, respecter le rythme de ce destin galopant. C'est d'ailleurs l'un des secrets de cette vitalité alexandrine qui tient du prodige : Mme David-Néel ne s'est jamais arrêtée. Comment en aurait-elle eu le temps ? Elle s'incarna, en une seule existence, en tant de personnages : anarchiste, bourgeoise, bouddhiste, cantatrice, orientaliste, exploratrice (elle fut la première Parisienne à pénétrer à Lhassa, en 1924), journaliste, écrivain... Comment aurait-elle pu perdre un instant, alors que sa vie, sa vraie vie selon ses plus profonds désirs, ne commença qu'à quarante-trois ans ? Quelle leçon de patience et d'endurance ! Bondissant sans cesse en avant, sans cesse en mouvement, même quand on la croit immobilisée à sa table de travail, celle qui, centenaire, faisait, à l'étonnement de son entourage, renouveler son passeport, n'a consenti à se reposer qu'en consentant à mourir, en 1969. Et encore, rien ne prouve que la mort, pour Alexandra, soit un repos éternel !

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