Le Cavalier Bleu

  • Étranger indésirable, pour un jour ou pour toujours, le Sans-papiers est un mythe qui participe aux fondements culturels d'une nation. Avec ses héros, ses luttes glorieuses et ses épisodes dramatiques, le mythe du Sans-papiers renvoie à des enjeux politiques, sociaux et symboliques fondamentaux : qu'est-ce que mener une vie à la fois ordinaire et non-officielle ? Comment le Sans-papiers et l'État s'accommodent-ils, chacun, du légal et de l'illégal, jusqu'à la régularisation, acte de quasi-transsubstantiation par lequel l'État transforme l'inconnu en connu, l'innommable en nommable, l'officieux en officiel ?

  • Le « genre » véhicule peurs et fantasmes. Mal connu, le mot est aujourd'hui employé à tort et à travers et instrumentalisé politiquement ; ce qui réduit généralement les débats à un florilège d'idées reçues. Il serait ainsi une « mode américaine », une « lubie de féministes » ou encore une « théorie fumeuse », voire dangereuse, cherchant à nier les différences entre les femmes et les hommes et à s'immiscer dans les salles de classe et les têtes des enfants...
    Face à tant de confusion, il est fondamental d'apporter un éclairage sur ce que le genre est, et sur ce qu'il n'est pas. Car le genre est un concept bien précis et tout à fait sérieux. Il constitue un outil qui a été historiquement mobilisé - et continue de l'être - au coeur des mobilisations féministes relatives aux rapports de pouvoir entre les sexes, servant notamment à mettre à jour la nature sociale des processus qui attribuent à chacune des catégories sexuées des caractéristiques présentées comme naturelles. Les études sur le genre constituent aujourd'hui en France un champ de recherche florissant et dynamique, au sein duquel sont formulées et analysées des questions fondamentales portant sur des sujets aussi variés que le travail, la santé, le langage, la violence, la sexualité ou encore le sport, la famille, la religion, etc. Ces questions, comme les réponses qui peuvent leur être apportées, concernent tout le monde.
    C'est précisément pour cela qu'il est essentiel de rendre les réflexions sur le genre accessibles au plus grand nombre, au-delà du milieu universitaire où elles sont encore trop souvent confinées.

  • « On ne peut plus avoir le même métier toute sa vie », « La durée du travail en France est une des plus faibles du monde », « Le droit du travail décourage les patrons d'embaucher. Il faut le réformer », « Les fonctionnaires sont des privilégiés, ils ne savent pas ce que travailler veut dire », « Le travail ne paie plus » ...
    Les auteures analysent ici les bouleversements qui ont profondément modifié le monde du travail au cours de ces dernières décennies.

  • Tendance lourde des dernières années, la progression de l'extrême-droite se nourrit de la montée du chômage, des exclusions et de la précarité. Le FN est aujourd'hui en position de prendre le pouvoir par les urnes.
    La faillite des politiques économiques et sociales menées depuis plusieurs années ayant certainement joué un rôle majeur, les économistes ont une responsabilité particulière dans le combat d'idées contre le FN. L'objectif que s'assignent les auteurs dans cet ouvrage est donc, sur chacune des thématiques du programme du FN (immigration, euro/Europe, mondialisation, emploi, santé, éducation, environnement, etc.), de dresser un constat, d'en faire la critique et de soumettre des contre-propositions.
    Car le combat contre l'extrême-droite ne peut être uniquement un combat moral. Il est indispensable de contre-attaquer avec un ensemble de propositions susceptibles de convaincre les populations oubliées qui se sont tournées vers le FN.

  • En 1987, le rapport Brundtland listait le travail parmi les besoins essentiels de l'individu. L'accès à un emploi décent, à la protection sociale, le respect de bonnes conditions de travail sont des éléments clés du progrès social et devraient à ce titre occuper une place centrale dans les politiques publiques.
    Loin des idées reçues, cet ouvrage montre que de meilleures conditions de travail ne sont pas le privilège des pays riches : le progrès social peut tout à fait se concilier avec l'effi cacité économique et le respect de l'environnement. C'est l'idée motrice du développement durable. Plus de vingt ans après la création de ce concept, il est temps d'en rappeler certains fondements.

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