• Chronique d'une famille polynésienne des quartiers populaires de Tahiti, L'Arbre à pain nous plonge dans le quotidien de Materena, mère de trois enfants et femme de ménage professionnelle, au franc-parler « local » et aux rêves simples. Dans ce premier volet de la trilogie, la succession des récits, authentiques et tendrement drôles, est cousue de fil blanc... celui de la robe de mariée de Materena qui rêve d'une bague au doigt et d'un certificat de mariage encadré au mur. Son tane, Pito, en mâle primaire, entre bière et copains, ne veut rien entendre et résiste. Au risque de se voir réclamer à tout moment de rentrer chez sa mère...

    Un roman truculent, délicieux de vérité et d'émotion, qui décrit l'art de vivre au fenua et l'amour à la tahitienne dans un style vif et plein d'humour.

    Traduit et édité dans dix-sept pays, étudié dans les universités d'Australie, de Nouvelle-Zélande et de Polynésie française, L'Arbre à Pain est lauréat du prix des étudiants de la Polynésie française en 2004.

    Née en Polynésie, Célestine Hitiura Vaite a quitté sa terre natale pour aller s'installer en Australie où elle est aujourd'hui enseignante. C'est donc à des milliers de kilomètres de son pays qu'elle écrit la trilogie de l'Arbre à pain - succès international dont le premier tome a été traduit en 17 langues -, une fresque familiale polynésienne réjouissante, drôle et émouvante qui prouve que son coeur lui, n'a pas bougé...

  • Discours de la servitude volontaire Nouv.

    Et si la domination ne provenait pas tant du tyran que de l'individu soumis ?
    Cette intuition subversive et fulgurante fonde le Discours de la servitude volontaire. Dans cette leçon politique, éthique et morale intemporelle, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, contre l'armature même du pouvoir : « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres. »
     
    Traduit en français moderne par Séverine Auffret

  • Édition enrichie de Jean Starobinski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    "Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue."
    Montesquieu.

  • Recueillis par l'historien et écrivain Luc Weibel, voici les souvenirs de Madeleine Lamouille : les temps de l'enfance, la faim au ventre, dans les années 1900, puis l'adolescence dans une « manufacture-internat » ; l'engagement, surtout, entre 1920 et 1940, comme femme de chambre dans une famille de l'aristocratie vaudoise, puis dans une maisonnée bourgeoise de Genève. À la campagne comme à la ville, bonnes et cuisinières sont des « pipes de terre » quand leurs maîtres seraient de « porcelaine ». Mais si Madeleine Lamouille connaît sa place auprès de « Monsieur » et de « Madame », elle sait se faire entendre pour obtenir un minimum de considération. Lucide et vivant, son récit en dit long sur cet esclavagisme des temps modernes, perpétué au nom de la liberté individuelle.

    Née dans une famille pauvre du canton de Fribourg, Madeleine Lamouille (1907-1993) travaille dans les années 1920 et 1930 comme femme de chambre dans des maisonnées bourgeoises romandes. Dans les années 1970, elle raconte son expérience de domestique à l'écrivain Luc Weibel, petit-fils d'une famille genevoise pour laquelle elle a travaillé. De ces conversations naît Pipes de terre et pipes de porcelaine, publié en 1978.

  • Noeud après noeud, jour après jour, toute une vie durant, ses mains répétaient les mêmes gestes, nouant et renouant sans cesse les fins cheveux, comme son père et le père de son père l'avaient fait avant lui... N'est-ce pas étrange qu'un monde entier s'adonne ainsi au tissage de tapis de cheveux ? l'objet en est, dit-on, d'orner le Palais des Étoiles, la demeure de l'Empereur. Mais qu'en est-il de l'Empereur lui-même ? N'entend-on pas qu'il aurait abdiqué ? Qu'il serait mort, abattu par des rebelles ? Comment cela serait-il possible ? Le soleil brillerait-il sans lui ? Les étoiles brilleraient-elles encore au firmament ? L'Empereur, les rebelles, des milliards de tapis de cheveux ; il est long le chemin qui mène à la vérité, de la cité de Yahannochia au Palais des Étoiles, et jusqu'au Palais des Larmes sur un monde oublié... Né en 1959, Andreas Eschbach est la figure de proue de la science-fiction allemande. Voici son premier livre traduit.

  • S' il a jadis fallu l'énergie des esclaves pour labourer la terre, vêtir les empereurs et construire les villes, celle-ci a été remplacée par les énergies fossiles et le moteur à combustion. Les succès du mouvement abolitionniste au XIXe siècle sont d'ailleurs en partie attribuables à deux formidables alliés invisibles: ces «esclaves inanimés» que sont le charbon et le pétrole.

    Mais si naguère il n'y avait que les maîtres qui dépendaient de leurs esclaves, nos sociétés dépendent aujourd'hui plus que jamais de l'or noir. Pour Andrew Nikiforuk, nous sommes en ce sens entrés dans une nouvelle ère de servitude dont il est urgent de se libérer. Nos modes de vie extravagants reposent sur l'accès à une énergie abordable, alors que nos «carburants esclaves» se raréfient et deviennent ainsi de plus en plus dispendieux, sans parler de l'impact écologique qui résulte de leur exploitation intensive. D'une certaine manière, nous agissons comme les propriétaires d'esclaves d'autrefois dans notre manière d'utiliser l'énergie, les ressources. Qu'adviendra-t-il lorsque celles-ci s'épuiseront? Selon l'auteur, nous avons besoin d'un mouvement radical d'émancipation qui sache relever notre défi commun le plus pressant: apprendre à utiliser l'énergie et les ressources dans les limites de la planète et à une échelle véritablement humaine.

    Dressant des parallèles avec certaines civilisations qui ont bâti leur puissance sur l'esclavage à travers l'histoire, Nikiforuk appelle à revoir notre rapport à l'énergie. Montrant que nous n'avons toujours pas appris à utiliser intelligemment celle que nous générons - que ce soit par des muscles humains, des turbines actionnées à la vapeur ou des particules d'atomes -, Nikiforuk nous invite à opérer une véritable révolution conceptuelle.

  • Roissy : drôle d'endroit pour un débat houleux sur l'engagement ! C'est pourtant au cours d'une discussion animée à l'arrivée des bagages que Jean, qui a quitté sa start-up pour un poste de direction dans un grand groupe, croise la route d'une coach qui va l'accompagner sur un chemin semé d'ombres, de questionnements et de lumière.
    Pourquoi Jean ressent-il le besoin d'être engagé dans tout ce qu'il entreprend ? Qu'engage-t-il de lui pour atteindre l'idéal qu'il a choisi de servir ? Les valeurs qu'il défend et la quête de sens qu'il poursuit lui permettront-elles d'échapper au sur-engagement, au désengagement... voire à la servitude ?
    De séance en séance, l'auteur de cette fiction plus vraie que nature, nourrie par son expérience dans l'accompagnement de dirigeants et de top managers, nous guide vers un territoire où l'Engagement majuscule est le fruit d'un désir de liberté et d'autonomie qui permet de rester acteur de sa vie et d'exister pleinement.
    Le recueil de fables, de récits et de contes qui clôt et couronne cet ouvrage démontre, s'il en était besoin, que le désir d'absolu doit autant être celui de l'entreprise que celui des hommes qui rêvent d'être partie prenante dans son excellence.

  • Parce que fille d'esclaves, la petite Aouicha a été arrachée à ses parents par leur maître, le 1er octobre 1963 à Tindouf (sud-algérien). Aujourd'hui, bien que le cas de cet enfant ait été porté à la tribune des Nations Unies, bien que le gouvernement algérien assure désormais aux autres membres de la famille le statut de citoyens "à part entière", Aouicha demeure captive. L'Algérie et la Mauritanie affirmant chacune de leur côté que le "propriétaire" de la fillette réside dans le pays voisin, rien n'indique qu'elle recouvre jamais la liberté. Voici un aspect de l'esclavage. Il ne constitue pas, comme on le croit souvent, une simple figure de style, mais l'une des réalités économiques, humaines et sociales de notre siècle. Une réalité qui réduit au rôle d'outils ou de bétail des millions d'hommes, de femmes et d'enfants que l'on exploite "à merci", que l'on loue, que l'on vend.

  • L'esclavage

    Michel Datcharry

    Certains disent que l'esclavage est le plus vieux métier du monde, plus ancien même que la prostitution qui est parfois une forme d'esclavage.
    L'Esclavage n'a pas été inventé par les occidentaux, et l'auteur doit remonter aux premier temps bibliques pour nous aider à nous y retrouver.
    Nous allons découvrir de nombreux aspects méconnus de l'esclavage.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pourquoi la démocratie, dans son principe régime de liberté, peut-elle dériver vers la servitude ? Cette question figurait déjà dans les analyses politiques de Platon et d'Aristote. Pourquoi parler aussi de nouvelles servitudes ? La figure du maître a changé et une domination d'un nouveau genre s'impose par des voies nouvelles. Ces nouvelles servitudes sont analysées par un collectif d'auteurs "Les Intempestifs" qui entendent s'élever contre ces développements dans nos sociétés démocratiques modernes.

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