• L'amour et la haine ne sont pas si éloignés. Il arrive même qu'on en vienne à aimer ses bourreaux et tourmenter ceux qu'on aime.
    L'interdépendance de ces deux sentiments, la porosité entre désir et destruction sont au coeur de ce recueil de nouvelles et d'essais : qu'il nous conte l'histoire d'un vol aérien qui tourne au cauchemar, la dissolution d'un couple qui se défie dans une dernière course effrénée à travers New York, ou qu'il aborde l'immigration et le racisme, l'imagination et la créativité, Hanif Kureishi nous éblouit une fois encore par sa capacité à scruter avec lucidité les contradictions au sein de la famille, de la politique ou de nos relations sentimentales. Et nous livre un recueil étonnant, où textes de fiction et essais s'enrichissent les uns au contact des autres.

  • La ville est là, cachée derrière ces vers, cité précaire, peuplée de noctambules destinés à s'échouer sur son rivage. Quelques chiens qui rôdent et jouent à la bagarre, mais surtout des humains aux prises avec leurs désirs. Les amours brûlent et se succèdent, comme des clopes. Simon Johannin travaille ses obsessions poétiques avec rage. Certains motifs reviennent incessamment : un ressac d'urine, de sang et de boisson...

    Sa poésie avance le plus souvent sans ponctuation, à l'image de ces jeunes qui courent lacets défaits, sans trébucher. La sensualité se gorge d'ivresse, les lettres titubent, s'écrasent puis se relèvent. Avec ce premier recueil de poésie, Simon Johannin ouvre sur un monde peuplé d'anges meurtris aux ailes cramées : « Le mal est fait/ Le plaisir est partout ».

    Né à Mazamet dans le Tarn en 1993, Simon Johannin grandit dans l'Hérault. Il quitte le domicile parental à 17 ans et s'installe à Montpellier pour suivre des études de cinéma à l'Université, qu'il déserte rapidement. Il travaille ensuite en intérim, puis comme vendeur de jouets, avant d'intégrer l'atelier d'espace urbain de l'école de La Cambre à Bruxelles de 2013 à 2016. Il publie son premier roman L'Été des charognes en 2017, puis Nino dans la nuit en janvier 2019 avec Capucine Johannin.

  • Un homme, parti de Pologne, traverse la Sibérie et ses camps, le Kamtchatka sauvage et achève son périple parmi des chasseurs de phoques ivres, sanguinaires et déments sur la côte de l´Alaska. Ailleurs, Fred Churchill risque sa vie pour rapporter un sac dont il ignore le contenu. Plus loin, un juge navigue sur un fleuve gelé dans un esquif de fortune après avoir condamné un criminel à suivre la même route mortelle. Un orpailleur, enfin, dans des conditions extrêmes, n´a plus qu´une allumette pour lancer le feu qui devra le sauver... Constitué de sept histoires, ce recueil, portant le titre de l´une des nouvelles les plus fameuses de London, est une étonnante évocation du courage et de l´énergie propres aux aventuriers du Grand Nord.
    Une magnifique leçon pour ne pas oublier que, dans ces contrées, il ne faut jamais voyager seul...


    Préface de Kenneth White Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Regarder le noir

    Collectif

    • Belfond
    • 11 Juin 2020

    LES GRANDS NOMS DU THRILLER METTENT NOS SENS EN EVEIL
    Barbara Abel, Amélie Antoine, R.J. Ellory, Julie Ewa, Claire Favan, Karine Giebel, Johana Gustawsson, René Manzor, Fred Mars, Olivier Norek, Fabrice Papillon, Gaëlle Perrin-Guillet.
    Douze auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d'ordre est le même pour tous : nous faire ouvrir grand les yeux au fil de récits qui jouent avec les différentes interprétations de la vision.
    Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots... et jusqu'à la chute. Éclectique et suprenant, ce recueil renferme onze expériences exceptionnelles de lecture.
    N'ayez pas froid aux yeux, venez Regarder le noir.

  • Dans La ronde et autres faits divers, J.M.G. Le Clézio donne aux faits divers de nos journaux leur titre de noblesse, comme un défi à la bienséance littéraire. Il n'y a plus de genre mineur lorsqu'un écrivain met tout son art, toute sa sensibilité dans la contemplation amoureuse des êtres et de leur environnement. Qu'il s'agisse d'un vol à l'arraché qui sombre dans le sang, de l'exploitation d'un immigré clandestin ou de l'irrémédiable dégradation d'une petite ville, l'auteur accomplit ce prodige de nous faire entrer au coeur des sentiments, de changer notre voyeurisme en tendresse. Bernard Giraudeau, qui incarne à la scène et à l'écran des personnages si différents, choisit de lire ces faits divers avec une sobriété qui en accentue l'émotion.

  • "Peter Brook n'est pas seulement un metteur en scène et pas seulement un théoricien, même pragmatique, du théâtre. Sans l'avouer, du moins dans ce livre, il a de plus grandes ambitions. Le théâtre est pour lui, à coup sûr, une fin. Mais il est aussi le moyen de fonder et d'entretenir une communauté d'hommes et de femmes capables de porter atteinte, par leur seul exemple, à un ordre établi, d'apporter une inquiétude et un bonheur que d'autres arts du spectacle, trop dépendants des forces économiques qu'ils pourraient dénoncer, ne peuvent faire éclore. Voici un livre indispensable à ceux qui aiment le théâtre et à ceux qui ne l'aiment pas. A ceux qui en font et à ceux qui y assistent. Car il y est autant question du public que des interprètes, acteurs ou metteurs en scène, grâce auxquels le théâtre, écrit ou non écrit, peut vivre." Extraits de la préface de Guy Dumur

  • Sous leurs airs sensuels de paradis tropicaux, les îles de ce recueil se disputent le statut de territoire pour naufragés. Il y a d'abord cet Américain, expatrié dans les Caraïbes, qui se retrouve à devoir conserver sa mère décédée dans la chambre froide de son hôtel. Et aussi ces deux insulaires qui, malgré eux, fomentent un début de révolution. Sans parler de ce trafiquant de drogue pourchassé par la police, qui plonge dans l'océan avant d'être sauvé par un bateau rempli de réfugiés. Tous affrontent ici des mers incertaines.

  • Ce recueil, qui fait place aussi bien à l'essai qu'à la poésie, met face à face vingt et un textes et les images qui leur correspondent. Des pages d'époques, de longueur et de genres différents, qui déploient toute la gamme d'un styliste virtuose : poèmes, proses, caprices, petite scène dramatique, critique d'art, compte-rendu d'exposition... avec pour dénominateur commun, la peinture. Walser y exprime toute la saveur des peintures galantes de Fragonard, fait bruisser de vie les images d'un album d'Anker ; converse avec l'Olympia de Manet, révèle des détails inattendus de La Vénus du Titien, rehausse le mordant des miniatures de Daumier... Voici un itinéraire dans la galerie intérieure de Robert Walser, à la découverte d'une sensibilité perçante, chaloupée et délicieusement espiègle.

    Robert Walser (1878-1956) est l'auteur d'une oeuvre pleinement découverte après sa mort. Aujourd'hui, il est considéré comme le plus grand écrivain alémanique de la première moitié du XXe siècle. L'essentiel de son oeuvre se compose de centaines de proses rassemblées en volumes par l'auteur lui-même ou dispersées sous forme de « feuilletons » dans les journaux de l'époque, d'autres encore restées à l'état d'esquisses, comme Le Territoire du crayon.

  • Françoise Sagan n'a voulu se souvenir que des moments heureux et que des gens qu'elle a aimés. C'est ce qui rend ce livre si sympathique et ce qui a fait son succès auprès du public et de la critique. Billie Holiday, Orson Welles, Jean-Paul Sartre, Carson McCullers, Marie Bell, Rudolf Noureev, Tennessee Williams... Autant de portraits et d'histoires inoubliables.

  • Sauve qui peut, demain la santé

    Collectif

    • La volte
    • 17 Septembre 2020

    Entre futurs proches et galaxies à des années-lumière de notre XXIe siècle, Demain la santé explore la manière dont politiques de santé, technologies, marchandisation du soin transforment notre rapport au monde et donnent naissance à de nouveaux imaginaires, de nouveaux langages.
    Comment faire société quand le système de santé broie et exclut?? Peut-on rêver d'un accès aux soins universel et open source?? Et si l'insurrection était la voie vers la démocratie sanitaire, la seule réponse à la violence multidimensionnelle de nos gouvernants?? Et s'il s'agissait avant tout de réinventer notre rapport au vivant, d'aimer un nénufar ou un enfant-chat, de soigner des espèces extraterrestres déracinées, de redécouvrir, au détour d'une planète aseptisée, le lien qui se crée entre celui qui est soigné et celui qui soigne??
    Dans un monde en suspens, sur fond de crise écologique et démocratique, 15 nouvelles de science-fiction explorent les visages à venir ou oubliés du soin et de la santé, comme un nouveau souffle pour nous aider à tenir la distance et nous émanciper de la mécanique froide de la langue officielle.
    Un thème choisi en 2019, après celui du travail en 2017, pour évoquer les enjeux déjà très forts qui pèsent sur notre système de santé et que la pandémie de 2020 n'a fait hélas que mettre en exergue. À l'heure du confinement, de la distanciation sociale et de la nécessité de penser l'Après, Demain la santé ranime le souffle du combat et invite à repenser le lien qui nous attache à notre environnement intime, social et politique.

  • Une anthologie qui réunit les quatre romans criminels d'Honoré de Balzac, mettant en lumière un aspect peu fréquenté de son oeuvre.

    Balzac, auteur de romans policiers ? Surprenant. Et pourtant... Comment ne pas voir un récit noir dans L'Auberge rouge, qui montre un chirurgien militaire, Prosper Magnan, échafaudant un meurtre en public... pour découvrir le lendemain même que sa victime hypothétique a été assassinée? De même pour La Grande Bretèche, nouvelle qui met en scène une femme soupçonnée d'adultère par son mari, au point de lui faire commettre l'irréparable. Quant à La Vendetta, ce bref roman raconte le tragique destin de Ginevra, jeune fille corse qui brave l'interdit paternel pour épouser celui dont elle ignore... qu'il est un ennemi de la famille. Enfin, Une ténébreuse affaire s'inspire d'un fait divers historique du Premier Empire, l'enlèvement mystérieux d'un sénateur averti d'un complot ourdi par Fouché contre Napoléon. Outre la capacité de Balzac à jouer de l'enquête et du mystère, cette anthologie révèle la virtuosité avec laquelle il combine histoire et politique, roman sentimental et étude de moeurs, enquête policière et suspense judiciaire.

  • Au terme de sa longue vie, Goethe affirmait qu'il venait tout juste d'apprendre à lire. Dans ce recueil des meilleurs essais de Doris Lessing, rassemblés pour la première fois, on retrouve la sagesse et la passion d'un auteur qui a elle-même appris, au cours de son intense et longue vie, à lire le monde autrement. Depuis les expériences sexuelles secrètes de Tolstoï jusqu'aux mystères du soufisme, en passant par la critique des grands classiques de la littérature, ces essais abordent un très grand nombre de sujets, de cultures, de périodes et de thèmes.
    Peinture de l'âme humaine, de nos espoirs, de nos peurs et de nos désirs, Le temps mord offre un portrait unique en son genre de l'un des auteurs les plus talentueux de notre époque.

    « Dans ces passages résonne cette voix ferme, intransigeante et courageuse qui a fait de Lessing une icône de la liberté de pensée. » Times Literary Supplement Éditeur original : Fourth Estate, an imprint of HarperCollinsPublishers © Doris Lessing, 2004 VO : Time Bites Pour la traduction française : © Flammarion, 2011 Couverture : Doris Lessing © Sophie Bassouls / Sygma / Corbis

  • Cette soixantaine de textes, dont la moitié pour la première fois en français, donnent à entendre les réflexions lucides et subtiles de Robert Walser sur l'art musical. Envolées lyriques pour la Flûte enchantée de Mozart ou ironie acérée face aux mondanités des auditeurs et poses affectées des musiciens, le poète s'attache à toutes les mélodies. Mais ce n'est pas une surprise s'il marque sa préférence pour les formes modestes, brèves et les sons du quotidien. Avec la précision qui le caractérise, Walser s'attache à écouter le silence de la neige, les flonflons des cafés ou la petite musique qui accompagne le badinage amoureux. Sa prose elle-même est empreinte de musicalité, tressautant tantôt gaiement d'un sujet à l'autre, tantôt entonnant des lamentos aux accents plus graves.

    Robert Walser (1878-1956), maître des petites proses, poètes du quotidien, est l'un des grands écrivains de langue allemande du XXe siècle. Les textes réunis ici couvrent toute sa période créative - des premiers poèmes qui lui valent son entrée dans le monde littéraire (1899) aux textes tardifs, composés à la Waldau où il est interné dès 1929.

  • Pour Virginia Woolf, les livres doivent tenir tout seuls sur leurs pieds : ils n'ont besoin d'aucune exégèse pour être appréciés par leurs lecteurs. C'est vrai mais cela ne l'a pas empêchée - pour notre bonheur - de consacrer plus d'un article à ses confrères auteurs vivants ou morts et à leurs oeuvres. Et quels articles ! On en trouvera ici quelques exemples parmi les plus pertinents en même temps que certaines de ses réflexions sur la lecture et l'écriture. Ainsi défilent pour notre plus heureux plaisir, éclairés par la fulgurante intelligence de la grande Virginia, Robinson Crusoé, David Copperfield, Tchekhov, Lewis Carroll ou encore Thoreau, Conrad et Jane Austen. Ce sublime panorama se termine par ses réflexions relatives à une question qui reste d'actualité : « Est-ce que l'on écrit et publie trop de livres ? ». Celui-ci, du moins, nous manquerait s'il n'existait pas.

  • Comme le fleuve qui coule est un recueil de 101 textes courts publiés par Paulo Coelho entre 1998 et 2005. Au fil des pages, il nous ouvre les portes de son univers d'écrivain, fait de petits morceaux de quotidien et de récits imaginaires qui acquièrent sous sa plume une dimension de contes philosophiques et pédagogiques à l'usage de tous ceux et de toutes celles qui désirent vivre en harmonie avec le monde qui les entoure.
    « Ces pages contiennent les récits de certains moments que j'ai vécus, des histoires que l'on m'a racontées, des réflexions que je me suis faites pendant que je parcourais une certaine étape du fleuve de ma vie. Ces textes ont été publiés dans divers journaux du monde, et j'ai décidé de les réviser et de les compiler dans ce recueil. Ils font partie de mon existence et je vous les offre, à vous, mes lecteurs. » Paulo Coelho

  • Le recueil Pour finir encore et autres foirades a été publié aux Éditions de Minuit en 1976 et a connu plusieurs éditions augmentées. L'édition actuelle est parue en 2005.

    - Pour finir encore : écrit en français, daté de 1975.
    - Immobile : écrit en anglais, traduit par l'auteur en 1970.
    - Foirades I à IV : textes écrits en français, datés « années 60 ».
    - Au loin un oiseau : écrit en français, daté « années 60 ».
    - Se voir : écrit en français, daté « années 60 ».
    - Un soir : écrit en français, daté « années 60 ».
    - La Falaise : écrit en français, daté de 1975.
    - Plafond : écrit en anglais (Ceiling, 1981), traduit par l'auteur.
    - ni l'un ni l'autre : écrit en anglais (neither, 1975), traduit par Edith Fournier.

  • Les Nouvelles sont de 1945, les Textes pour rien de 1950.
    Samuel Beckett a écrit ces textes en français. Le recueil a été publié en 1955.

    Sommaire : L'expulsé - Le calmant - La fin - Textes pour rien (I à XIII).

  • « En contrepoint de ses oeuvres de fiction, António Lobo Antunes, dans Livre de chroniques, ne cesse de laisser penser ses sens. Il bouscule une fois encore nos idées reçues sur l'écriture, fouille les labyrinthes de la mémoire, architecture ses obsessions : la guerre - celle des sexes, celle des États, celle des groupes sociaux, toutes celles qui donnent envie de « regarder, avec une émotion croissante, une gravure poussiéreuse dans le grenier qui montre une jubilante multitude de pauvres autour de la guillotine où l'on coupe la tête de rois » -, la cruauté, la désespérance. « Peut-être qu'il fait toujours nuit quand on a grandi ? » Le Livre de chroniques refermé, comme chaque page écrite par António Lobo Antunes depuis Le Cul de Judas, incite le lecteur à pénétrer dans cette nuit afin de mieux entendre la sienne. » Claire Juliet, Le Passe-Muraille

  • Tout à l'ego

    Tonino Benacquista

    Comment se souvenir de ce que l'on faisait le 17 juillet 1994 à vingt-trois heures précises, même si c'est une question de vie ou de mort ?
    Comment rencontrer ouvertement sa maîtresse devant une épouse maladivement jalouse, sans que celle-ci s'en aperçoive ?
    Comment imaginer un plan infaillible pour ne pas appeler sa femme du prénom de sa maîtresse du moment ?
    Et comment diable se débrouiller pour que personne, et surtout pas l'unique réparateur du village, ne sache que l'on regarde des films X en cachette, quand la cassette se coince à l'intérieur du magnétoscope ?
    Les héros de ces dix nouvelles sont des personnages bien ordinaires, confrontés à des situations extraordinaires, et qui, de petites lâchetés en mensonges minables, vont se retrouver fatalement dans une position aussi intenable que réjouissante...

  • Avec Maupassant, Katherine Mansfield et quelques autres, Tchekhov, l'un des plus grands écrivains de la seconde moitié du XIXe siècle, est l'un des maîtres de ce genre difficile entre tous : la nouvelle.
    Le choix établi pour le présent volume donne au lecteur un aperçu de toutes les facettes de Tchekhov nouvelliste : le farceur, le psychologue, le peintre de moeurs, et aussi le visionnaire.
    À travers toute son oeuvre, douce et amère à la fois, circule une qualité humaine et littéraire qu'aucun auteur n'a mieux maniée que Tchekhov : la compassion. Ce recueil en contient, on le verra, de parfaites illustrations. Anton Pavlovitch Tchekhov (1860-1904) est avec Tolstoi et Dostoievsky l'une des figures majeures de la littérature russe. Principalement nouvelliste et dramaturge, il a publié entre 1880 et 1903 plus de 600 oeuvres littéraires ; parmi lesquelles des pièces de théâtre qui aujourd'hui encore font le tour du monde - La Mouette, La Cerisaie, Oncle Vania... Son oeuvre, peinture de la vie dans la province russe du XIXe siècle finissant, a un cachet d'éternité.

  • Édition préparée par David Lapoujade « Le vieux fascisme si actuel et puissant qu'il soit dans beaucoup de pays, n'est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d'autres fascismes. Tout un néo-fascisme s'installe par rapport auquel l'ancien fascism

  • Sélection parmi le recueil de nouvelles « La Maison de Claudine » paru en 1922, le CD ouvre sur « Ma mère et les bêtes » lu par Colette elle-même en 1947. Sa voix aux couleurs de sa terre et ses voluptueux r roulés ensoleillent les oreilles. Puis la chaleureuse Anny Duperey prend sa suite avec panache pour nous lire comme autant de contes « La Petite », « La Noce », « Où sont les enfants ? », « Maternité », « Le Rire » et « La Noisette creuse ».

    «Que tout était féerique et simple, parmi cette faune de la maison natale... Vous ne pensiez pas qu'un chat mangeât des fraises? Mais je sais bien, pour l'avoir vu tant de fois, que ce Satan noir, Babou, interminable et sinueux comme une anguille, choisissait en gourmet, dans le potager de Mme Pomié, les plus mûres des "caprons blancs" et des "belles-de-juin". C'est le même qui respirait, poétique, absorbé, des violettes épanouies.» C.

  • Les meilleurs crimes impossibles, de Conan Doyle à Maurice Leblanc, en passant par Chesterton et Melville Davisson Post, sélectionnés par Roland Lacourbe, spécialiste du roman d'énigme.Un ministre britannique foudroyé alors qu'il était sous la surveillance de trois gardes du corps dans les sous-sols de la banque d'Angleterre...
    Un scaphandrier poignardé au fond de l'océan alors qu'il se trouvait seul au milieu des petits poissons...
    Un gentleman assassiné dans une cabine de plage fermée de l'intérieur à Étretat...
    Autant de crimes qui défient la logique et mettent à mal nos raisonnements cartésiens.
    Avec Double Assassinat dans la rue Morgue, d'Edgar Allan Poe (1841), apparaissait un nouveau genre au sein de la littérature criminelle : le " crime en chambre close ", qui depuis a fait nombre d'émules.
    Dans ce recueil, Roland Lacourbe, spécialiste du roman d'énigme et auteur de nombreuses anthologies, présente 13 classiques du genre, dont Le Suicide de Kiaros (1897), de Franck L. Baum, Le Problème du pont de Thor (1922), d'Arthur Conan Doyle, Thérèse et Germaine (1923), de Maurice Leblanc, et Le Mystère du clocher de Noel (1977), d'Edward D. Hoch.

  • « Mes souvenirs s'envolent : New York dans le crépuscule pluvieux, Detroit sous la neige, le fin fond du Kentucky aux mille fleurs d'automne, les trottoirs de Montréal, Canada, auxquels va si bien la lune, les averses de Memphis dans le Tennessee, le soleil estival à son zénith dardant ses rayons sur Lima et l'embrasement vespéral des forêts de Toledo, ou encore le brouillard de Pontiac, mais surtout la vie dans une pension de Chicago aux étés si courts - » Humoristiques et avant-gardistes, ironiques et mélancoliques, les récits qui composent les Chroniques d'un trimardeur japonais en Amérique, rédigés à partir de 1925, un an après le retour de leur auteur des États-Unis, offrent aux lecteurs une autre image de l'Amérique de la prohibition, à travers les yeux d'un jeune Japonais facétieux confronté aux difficultés rencontrées au fil des jours et partagées avec ses compagnons de route.
    Tani Jôji (1900-1935) occupe une place paradoxale dans la littérature japonaise : largement oublié aujourd'hui, il était incontournable dans les années 1920 et 1930. Son oeuvre polymorphe (nouvelles modernistes, romans historiques, mélodrames familiaux, récits humoristiques, traductions) fait de cet écrivain un des symboles de la vitalité de la littérature populaire japonaise de l'entre-deux-guerres. Le traducteur, Gérald Peloux, est agrégé de langue et civilisation japonaises. Il est maître de conférences en études japonaises à l'université de Cergy-Pontoise.

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