• Jo Spiegel garde en mémoire ce jour où il a pris conscience, avec effroi, qu'il faisait de la politique « à l'ancienne » : celle qui se réclame de la démocratie mais la réduit au seul droit de vote, celle où toutes les décisions sont prises dans un entre-soi des élus.
    Maire de Kingersheim en Alsace depuis 1989, achevant son dernier mandat, il raconte comment, avec ses équipes successives, il s'est alors mis à construire, lentement et patiemment, un autre paradigme pour redonner un vrai pouvoir d'élaboration et de décision aux habitants.
    Kingersheim, lieu d'une fascinante expérimentation, véritable « fabrique de démocratie », est aujourd'hui un modèle dont nombre de municipalités s'inspirent. Récit de cette aventure passionnante, cet ouvrage est une réponse à l'urgence démocratique.


    « Kingersheim est devenue une sorte d'Athènes française, dans laquelle des gens viennent des quatre coins du pays observer, comme je le fis, l'expérience "spiegelienne" et assister aux conseils participatifs ou aux rencontres en quartier. Dans le but de comprendre pour pouvoir dupliquer ou généraliser. Car il y a dans cette expérience locale une leçon qui pourrait être nationale ou européenne. Tout est question de volonté politique. »

    Raphaël Glucksmann

  • Fatigués, abandonnés, ignorés, désabusés... tels sont les termes qu'une immense majorité de maires emploient pour décrire leur état d'esprit à quelques mois des élections municipales de mars 2020. Jamais dans la France contemporaine, les 35 000 édiles municipaux n'ont exprimé un tel ras-le-bol au point d'envisager de renoncer à se représenter. Pour autant, les maires bénéficient aujourd'hui d'un fort capital de confiance auprès de leurs administrés qui apprécient leur bilan. Situation exceptionnelle ou bien prélude à une crise de la démocratie municipale ?

    Martial Foucault est professeur des universités à Sciences Po et directeur du CEVIPOF. Spécialiste des questions de comportement politique, d'opinion publique et de décision électorale, il est l'auteur de Villes de gauche, villes de droite (Presses de Sciences Po, 2018) et plus récemment co-auteur de Les origines du populisme. Histoire d'un schisme politique et social (Le Seuil, 2019).

  • Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : « Le camp est en feu ! »
    C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet.
    Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'État.
    Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.

  • Olignac est un petit village français des Lances de Gascogne. Au début des années 2000, les élections municipales plongent la commune dans une atmosphère délétère. Incendies nocturnes, chiens abattus, sourdes menaces. Le clan des chasseurs, jusqu'alors dominant, vient de perdre le poste de maire et cherche à faire démissionner Mme Fortier, la nouvelle et vertueuse élue...
    Marie Desmartis conduit son enquête au coeur de la municipalité en crise. Par une minutieuse description des rapports quotidiens de pouvoir, elle démonte pas à pas ce climat d'affrontement. Rumeurs, peurs et violences, s'emparent du village et de l'ethnographe elle-même.
    À l'opposé d'une science politique glacée, Marie Desmartis procède à l'exégèse interne, à chaud, des luttes de pouvoir. La proximité aux acteurs et à leur histoire révèle, dans ce livre percutant, les ancrages, les variations et les excès des pratiques politiques de notre pays.

  • Le mythe de la banlieue rouge, thème majeur du débat politique entre les deux guerres, na pas entièrement disparu. Formé entre 1924 et le Front populaire, il prend laspect dune opposition radicale entre la banlieue, terre deshéritée, abandonnée, vouée par nature à la révolte et à la révolution, et la capitale assiégée, où se concentrent lordre, la civilisation et les symboles du capitalisme : nouveaux communards dau-delà des faubourgs, les barbares, cest-à-dire les communistes, assiègent Paris. Pour comprendre le mythe, et aller au-delà, lauteur rassemble les données démographiques, économiques, sociales qui ont pu favoriser limplantation du Parti communiste. Elle a choisi Bobigny parce que la municipalité y est communiste sans interruption depuis 1920, et que Jean-Marie Clamamus, grande figure des banlieues ouvrières, en fut le député, puis le sénateur-maire. Elle reconstitue avec précision ce que fut, à Bobigny, la vie quotidienne des pionniers des lotissements de lentre-deux-guerres, et montre comment, dans ce milieu original, le Parti communiste assura son hégémonie. La description vivante dun âge dor du communisme banlieusard permet de mieux poser une question dactualité : est-ce la longue crise du modèle politique inventé dans lentre-deux-guerres qui explique la lente disparition de cette ceinture rouge ?

  • C'est une plongée au coeur de la politique française de la deuxième moitié du XXe siècle qui nous est offerte ici. L'auteur nous invite à suivre les itinéraires de deux personnalités parmi les plus marquantes de la scène publique. Si les analyses de Pierre Mendès France et François Mitterrand ont souvent été les mêmes, leurs actions ont parfois différé, même s'ils se sont retrouvés pour s'opposer fréquemment à leur adversaire commun : Charles de Gaulle.
    Alain Rodet a longtemps siégé à la Commission des fi nances de l'Assemblée nationale et a également été maire de Limoges pendant près de vingt-cinq ans. Il revient, dans ce récit, avec infi niment de respect, sur ses années d'apprentissage et les fi gures qui ont fortement marqué son engagement.

  • L'État québécois a beaucoup évolué depuis les 60 années qui le séparent de la Révolution tranquille. Il a d'abord vécu une importante période d'expansion - comme en témoigne la création de multiples ministères et sociétés d'État - pour ensuite connaître des vagues de réformes ayant pour objectif de diminuer les pressions sur les finances publiques. De nos jours, le concept d'« État québécois » fait référence à une réalité complexe, comprenant de nombreux domaines et instruments d'intervention - comme des ministères ou des sociétés d'État - et, finalement, des moyens, notamment financiers, considérables.

    Pour rendre compte de cette complexité, le présent ouvrage couvre plusieurs secteurs, tout en accordant une attention particulière aux sujets de l'administration publique, de la santé, de l'économie et de l'environnement, des finances publiques et enfin de l'éducation. Ces thèmes - qui correspondent aux cinq parties de cet ouvrage - sont détaillés et analysés en profondeur grâce à la collaboration de spécialistes de renom. En conclusion, le lecteur trouvera les résultats d'une enquête d'opinion réalisée auprès des Québécois afin de connaître leur perception sur les différentes questions traitées dans cet ouvrage.

    Robert Bernier, Ph. D. en science politique, est professeur associé à l'École nationale d'administration publique (ENAP). Auteur de plusieurs ouvrages sur la politique canadienne et québécoise, il a notamment été secrétaire particulier du ministre québécois de l'Industrie et du Commerce (1975-1976), conseiller spécial du ministre de la Défense nationale (1980-1983) et sondeur pour le gouvernement du Canada (1993-2001).

    Stéphane Paquin est professeur titulaire à l'ENAP. Il est directeur du Groupe de recherche et d'études sur l'international et le Québec. Il a rédigé, corédigé ou dirigé 28 livres ou revues scientifiques et publié plus d'une centaine d'articles sur l'économie politique internationale et comparée, sur la réforme de l'État et la social-démocratie, sur la politique internationale des États fédérés ainsi que sur le Québec en comparaison.

  • Le sport tient désormais une place importante dans la vie locale. Il contribue à valoriser l'activité des collectivités territoriales et il participe de leur identité... Le présent ouvrage propose une analyse sociologique détaillée de trente années d'action sportive communale ayant pour cadre la ville de Bègles, située au sein de l'agglomération bordelaise. Ce livre s'intéresse principalement aux relations - contractuelles - qui se sont institutionnalisées, au fil des décennies, entre la municipalité et les clubs ou autres associations sportives, au travers de séquences et de dispositifs caractéristiques. Le thème de l'action sportive locale s'impose comme un domaine spécifique et original de l'action sociale. En matière de sport, toute réalisation est une construction subordonnée à l'accomplissement de formes de coopération et de relations d'échange se doublant de conduites stratégiques. De fait, le sport et les politiques sportives méritent, de la part des sciences de l'homme et de la société, une plus grande attention.

  • La GESTION PAR RÉSULTATS (GPR) constitue aujourd'hui un cadre officiel de management public dans beaucoup de pays. Légitimée par des objectifs d'amélioration des services aux citoyens, d'optimisation des ressources disponibles et par une responsabilisation des gestionnaires publics, elle a été institutionnalisée dans le but de faire face à des impératifs budgétaires et financiers de la compétitivité des nations.

    Après avoir publié en 2008 La gestion intégrée par résultats - ouvrage qui répond aux questions de nombre de praticiens et de théoriciens du management public concernant la GPR -, Bachir Mazouz et ses collègues, par le présent ouvrage, se chargent de démystifier les pratiques et les outils de la GPR.

    Sur le plan conceptuel, les études présentées dans ce collectif démontrent qu'une institutionnalisation efficace de la GPR doit d'abord tenir compte de facteurs contextuels, notamment des structures politiques, des cadres institutionnels, des situations socio­démographiques et économiques distinctes et des valeurs et projets de société. Sur le plan de la mise en oeuvre, les auteurs démontrent ici que la GPR nécessite des agencements organisationnels caractérisés par l'exercice du pouvoir décisionnel, l'organisation du travail, l'allocation des ressources, la coordination des activités, les flux informationnels et les apprentissages réalisés par les agents de l'État. Contextes et agencements organisationnels contribuent donc à générer une grande variance empirique dans la manière dont la GPR est mise en oeuvre dans divers pays, divers secteurs de l'action publique et diverses entités formant le tissu organisationnel de l'État.

    Ce livre permettra aux enseignants-chercheurs, aux étu­diants et aux gestionnaires publics d'accéder à une connaissance plus élaborée des facteurs d'institutionnali­sation et de la mise en oeuvre de la GPR dans les organisa­tions de l'État.

  • Qui, en regardant une carte en couleur des communes de l'agglomération, n'est frappé par l'« anomalie villeurbannaise » ? Pourquoi cette ville, encastrée comme un corps étranger au flanc nord-est de Lyon, n'a-t-elle pas été annexée par sa puissante voisine ? Quels événements civils ou militaires, individuels ou sociaux, quelles volontés politiques surtout ont pu déterminer cette « différenciation » ? Il ne suffisait pas en effet d'éviter l'annexion, encore fallait-il que les responsables municipaux successifs voulussent donner à cette cité ouvrière un destin particularisé qui réponde aux attentes de sa population... C'est ce destin original que présente Bernard Meuret, enseignant de Sociologie Urbaine à l'INSA dans cette étude du socialisme municipal à Villeurbanne depuis 1880.

  • Qu'entend-on par territoires durables? S'agit-il d'un nouveau modèle d'urbanisme ? D'une stratégie de verdissement ? D'un mode de gestion des biens communs ? D'une modernisation de l'action publique ? D'une transformation sociale ? D'une utopie ? Il n'existe pas de réponse unique et univoque pour qualifier la variété des démarches territoriales de développement durable (DD) qui ont émergé à l'international au cours des vingt dernières années. Une chose est sûre, toutefois, le territoire et les acteurs qui le construisent constituent le fondement de la gouvernance du DD.

  • En una primera parte se analizan los flujos y movimientos de personas y el sistema de transporte vigente. En una segunda parte se identifican y localizan las infraestructuras clave de la movilidad. R continuación se analizan los factores de vulnerabilidad de estas infraestructuras y finalmente, ...

  • L'heure est au transfert de responsabilités vers des collectivités territoriales plus vastes et beaucoup s'interrogent sur le bon échelon où régler les questions du vivre ensemble ; en donnant une perspective historique et européenne, cet ouvrage collectif concerne tous ceux qu'intéressent l'évolution de l'Europe, le devenir des communes et la place occupée par des villageois longtemps majoritaires. La réputation des communes rurales et de leurs administrations est paradoxale : elles sont volontiers considérées comme les lieux où s'exerce le plus directement la responsabilité citoyenne et pourtant souvent accusées d'incompétence ou ramenées à de dérisoires « clochemerles ». Par ailleurs, il est banal d'opposer schématiquement l'émiettement communal français aux autres situations européennes. De rares travaux ont entrepris de réévaluer l'importance de cet échelon villageois de l'état-Nation ; l'ouvrage propose une vraie et nouvelle exploration européenne du sujet. Il conjugue trois modes d'approche complémentaires : des éléments de comparaison des institutions villageoises et locales en Europe et de leurs évolutions à la fois étonnamment diverses et convergentes ; des outils et méthodes pour développer les recherches nouvelles sur le sujet ; des exemples d'enjeux, en matière de développement économique, de régulation sociale ou de finances par exemple, où le rôle effectif des communes et municipalités rurales mérite d'être sérieusement reconsidéré.

  • Depuis la fin du XIXe siècle, les municipalités françaises coopèrent entre elles sous la forme d'établissements intercommunaux. Ce n'est donc pas le principe de la coopération intercommunale qui fait l'objet de contestations lorsqu'il s'agit d'intervenir sur les dispositifs existants mais son degré d'institutionnalisation et sa finalité : le transfert de la souveraineté communale vers l'échelon communautaire. Autrement dit, les luttes qui structurent les débats relatifs à toutes réformes intercommunales ne portent pas sur le principe même de coopération entre les communes ou entre les intercommunalités mais sur le degré de liberté qui est accordé aux élus et notamment aux maires pour agir dans ces cadres organisationnels renouvelés. Dans ces jeux qui relèvent de luttes pour l'autonomie d'action des maires, les élus locaux interviennent pour contrôler la nature et la force des contraires réglementaires en fonction des rapports qu'ils entretiennent avec le pouvoir mayoral et des conceptions qu'ils s'en font mais aussi des intérêts qu'ils peuvent en dégager. Dès lors, le développement de l'intercommunalité relève d'un ensemble de négociations et de compromis passés entre les élus et les administrations d'État mais aussi entre différents groupes d'acteurs représentants des intérêts différenciés. Si bien que c'est dans un ensemble de configurations et dans les rapports de force qui les structurent que se construit l'institutionnalisation de l'intercommunalité. Celle-ci ne saurait donc s'appréhender comme l'application mécanique du droit. C'est dans cette perspective que s'inscrit cet ouvrage qui prend comme principal terrain d'observation, la loi du 16 décembre 2010 relative à la réforme des collectivités territoriales. En mobilisant des chercheurs en science politique, sociologie, économie et droit, cette recherche collective a pour ambition de proposer un regard décentré sur la fabrication de cette réforme en mettant à jour les enjeux et les controverses qui l'ont alimentée et finalement orientée. L'ensemble de ces contributions permet de montrer que tout radicalisme en la matière est impossible et que les cadres institutionnels de l'intercommunalité sont le résultat de compromis et compositions.

  • Les réformes gouvernementales qui ont cours présentement en Occident imposent aux administrateurs publics de nouvelles exigences. Parmi celles-ci, on peut noter la qualité des services aux citoyens, la transparence des pratiques de gestion, le renforcement de l'imputabilité des gestionnaires, la reddition de comptes devant les législateurs ainsi que l'obligation de gérer par résultats.Pour répondre à ces impératifs, l'auteur propose un guide méthodologique permettant la mise en place de la gestion par résultats (GPR). Enrichie de trois nouveaux chapitres, cette réédition se veut le fruit d'une réflexion mieux adaptée aux besoins des gestionnaires confrontés à la modernisation de l'administration publique. De plus, celle-ci présente un modèle managérial intégré qui s'attarde davantage à ce qui doit être fait, par qui et pourquoi lors de la création des agences gouvernementales ou des unités autonomes de services.

  • Des articles rédigés par vingt spécialistes de l'administration publique sur la nature du management public et ses conditions d'exercice propres au secteur public.

  • Avec un bureau de ville formé d'un maire et de six échevins, un conseil de notables de nature consultatif et une assemblée générale pour les élections, Nantes jouit d'un ensemble municipal complet au XVIIe siècle. Le choix d'un corps de ville étroit de modèle français en 1565, à l'opposé de Rennes, est une démarche originale dans une Bretagne plutôt fidèle aux larges conseils des bourgeois hérités du Moyen Âge. Les maire et échevins gèrent les affaires de la communauté, c'est-à-dire en priorité la police du marché de consommation, l'assistance aux pauvres et la lutte contre les épidémies, ainsi que les travaux publics (édifices, ponts et pavage) et la défense des privilèges collectifs. L'originalité nantaise réside dans la souplesse institutionnelle et la préservation du droit de vote pour tous les chefs de famille, privilège perdu dans la plupart des autres villes françaises. Unie au mythe d'autodéfense incarné dans la milice bourgeoise, une telle orientation entretient un patriotisme de cité qui est au coeur de la culture politique urbaine traditionnelle, mais que la progression de l'absolutisme monarchique et du fossé culturel entre l'élite et le peuple effrite de plus en plus. Le corps électoral ne peut qu'arbitrer les rivalités entre notables. Le poste de maire est monopolisé par les officiers de justice, tandis que ceux d'échevin sont d'abord entre les mains des gens de justice avant d'être conquis par les marchands sous le règne de Louis XIV. Cette alternance s'explique par le plus ou moins grand dynamisme des marchands dans la profonde redéfinition du commerce nantais au cours du XVIIe siècle, mais surtout par le climat politique né du grand traumatisme de la Ligue à la fin des guerres de Religion et des initiatives absolutistes qui abaissent le corps de ville tout en poussant les marchands par logique mercantiliste. Cette étude repose sur la reconstitution de 129 familles, dans leur parenté et leur fortune comme dans leur progression sociale et leur réseau d'influence. Les plus puissantes ont formé le noyau dur de l'oligarchie qui a forgé le destin de la ville au Grand Siècle.

  • La CUM a-t-elle encore un avenir? Quel rôle a-t-elle joué dans le développement de la société québécoise au cours des trois dernières décennies? Comment redynamiser la région de Montréal et les institutions qui l'encadrent? Peut-on trouver des solutions durables aux conflits qui menacent son organisation spatiale, économique et sociale? Voilà les questions auxquelles ont tenté de répondre des chercheurs, des experts du monde municipal et supra municipal ainsi que des dirigeants du monde politique et administratif.

  • Analyser le passé pour mieux évaluer le présent - Évolution de la haute fonction publique des ministères du gouvernement du Québec - La syndicalisation dans le secteur public québécois ou la longue marche vers la centralisation - Vingt-cinq ans de changements dans le domaine de la gestion financière du gouvernement du Québec - La construction de l'édifice scolaire québécois - L'organisation de l'intervention de l'État québécois en matière sociale de 1960 à nos jours - L'État québécois et l'administration de la main-d'oeuvre - L'administration de la culture au gouvernement du Québec - Décentralisation municipale et pouvoir technocratique.

  • Cet ouvrage présente une description des structures et des fonctions des institutions administratives ainsi que leur affiliation aux organismes et aux ministères concernés. L'auteur décrit de façon détaillée le système municipal québécois et les différents ministères et organismes gouvernementaux à incidence locale ou régionale comme la Société d'habitation du Québec, les centres locaux d'emplois (CLE), les commissions scolaires, la Commission de protection du territoire agricole, les organismes communautaires, etc.

  • Quelles conditions jouent en faveur du développement ou du mal-développement des espaces métropolitains ? À une époque où les métropoles constituent des entités intermédiaires et de plus en plus détachées de leur espace national, elles participent spécifiquement à la production de la mondialité et demandent à être étudiées à partir d'outils d'analyse adaptés. Cet ouvrage constitue un nouveau maillon dans l'élaboration d'un tel modèle en apportant une lecture transdisciplinaire à la question du développement de l'espace métropolitain.

  • De plus en plus, on s'interroge sur le rôle de l'État; on tente de réduire sa taille; on s'attaque au déficit; on tend vers la privatisation, la sous-traitance et la tarification des services publics. Les réformistes de la gestion des organisations proposent d'alléger les structures, de supprimer la paperasserie, de responsabiliser les gestionnaires publics, d'innover, de décentraliser. Cet ouvrage qui s'adresse aux fonctionnaires, aux étudiants et à tous ceux qui s'intéressent à l'administration publique présente les dernières recherches sur les réformes administratives, les stratégies et les performances des organisations publiques, la justice, l'administration et la formation des gestionnaires publics.

  • Traite à la fois des méthodes économiques et multidimensionnelles en suivant une progression du qualificatif vers le quantitatif et du simple vers le plus complexe. Présente successivement l'approche qualitative, la méthode des indicateurs, l'approche multidimensionnelle, le calcul de rentabilité, le calcul de rentabilité fiscale, l'analyse avantages-coûts et les multiplicateurs. S'adresse aux décideurs appelés à porter un jugement sur la pertinence des diverses méthodes. Exemples tirés du monde municipal, para-municipal et gouvernemental.

  • Le regard empathique et la plume acérée d'une sociologue scrutent l'engagement de deux fortes personnalités politiques, en lutte pour le pouvoir municipal. Au-delà des enjeux purement locaux, l'auteure s'interroge sur la permanence des « valeurs traditionnelles » dans un village français en pleine mutation.

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