• Dans cet essai, David Graeber guide le lecteur dans les rouages de la véritable démocratie pour déconstruire les idées reçues et réorienter de manière audacieuse notre compréhension de lhistoire politique.

  • Alors que les soulèvements armés et les attentats continuent de survenir un peu partout dans le monde, il importe de s'interroger sur la légitimité de la violence comme forme d'intervention publique, qu'elle soit l'oeuvre des groupes militants ou celle des forces étatiques.

    Dans le but de préciser les enjeux fondamentaux liés à ce phénomène, cet ouvrage revient sur les décennies agitées de 1960-1970 qui, plus que toute autre période récente, permettent d'en comprendre les ressorts.

  • « Peut-être ne le savez-vous pas, mais les anarchistes sont très actifs au Québec », soutenait un chroniqueur du Journal de Montréal, au cours de la grande grève étudiante de 2012. Au-delà d'un phénomène spectaculaire associé au chaos, quelle est la véritable nature des activités de la nébuleuse anarchiste ? Et surtout, qui de mieux que des anarchistes pour l'expliquer ? Nous sommes ingouvernables constitue une réponse à plusieurs voix par des anarchistes qui militent dans divers réseaux. Cette mosaïque forme un portrait ouvert de ce qui fait le coeur et le corps du mouvement ­anarchiste aujourd'hui au Québec.

  • La lutte non violente

    Gene Sharp

    Couper les sources du pouvoir et planifier la lutte nonviolente de façon stratégique, voilà l'objectif ambitieux de cette bible de la nonviolence, loin des fleurs dans les cheveux et autres clichés trop souvent associés à cette frange de la lutte politique.

    Gene Sharp est sans conteste l'un des théoriciens les plus connus et influents de la lutte nonviolente. Dans un contexte où la violence de la répression vis-à-vis de la contestation populaire est exponentielle, se plonger dans les écrits de Sharp devient incontournable. Surtout que l'action nonviolente, planifiée et exécutée de manière réfléchie et conséquente, constitue une force puissante et efficace pour promouvoir le changement social et politique. Des partisans de cette pratique en ont d'ailleurs fait usage avec succès tout au long du XXe siècle.

    Ressource inestimable pour les luttes politiques à venir, La lutte nonviolente, s'appuie sur plus de cinquante années de travaux académiques et de recherches en plus de faire le portrait d'une vingtaine de luttes nonviolentes qui ont traversé le XXe siècle, sources d'inspiration pour le présent siècle : de la Place Tienanmen au Conseil suprême letton, en passant les témoins des freedom riders, le Printemps de Prague, la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis ou encore la résistance anti-nazi des enseignant.e.s norvégien.ne.s. À la fois pratique et théorique, l'ouvrage se veut la somme des réflexions de Sharp sur la nonviolence et les voies possibles pour planifier une action nonviolente de manière stratégique et efficace.

    Construit à partir de l'analyse profonde de l'oeuvre maîtresse de Sharp, The Politics of Nonviolent Action, l'ouvrage intègre les théories de l'auteur et leur mise à l'épreuve sur le terrain. Le livre a aussi le mérite de rappeler l'importance de la préparation et de la stratégie dans ce type de lutte. Les réflexions de Sharp risquent de pousser les sceptiques à sérieusement considérer le potentiel de l'action nonviolente comme alternative éprouvée à la passivité et à la violence.

  • L'histoire de Mai 68 ne s'est pas écrite qu'à Paris, et ses auteurs ne sont pas que des étudiants. Partout en France, d'autres territoires, d'autres militants ont contribué à faire de la décennie qui suivit l'explosion de mai un « âge d'or des luttes », jouant parfois un rôle de catalyseur au plan national.C'est le cas de Marseille et des Bouches-du-Rhône, sur lesquels cet ouvrage porte un regard singulier. En dépouillant des archives récemment déclassifiées, notamment celles des Renseignements généraux, et en collectant de nombreuses interviews de soixantehuitards marseillais, il exhume une histoire sociale et politique inédite de la région. De la fin des années 1960 au milieu des années 1980, il dévoile une cité phocéenne à l'avant-garde de combats tels que la défense des travailleurs immigrés et la reconnaissance des mouvements féministes, lesbiens et homosexuels.Loin de la vulgate officielle centrée sur quelques figures médiatiques, Marseille années 68 fait revivre les actions de milliers de femmes et d'hommes « ordinaires » qui se sont engagés pour un monde plus juste et qui ont payé lourdement cet engagement, aussi bien sur le plan professionnel que personnel.Il réhabilite une époque et une génération souvent mises en accusation et instrumentalisées à des fins politiques.

  • Une nouvelle fenêtre s'ouvre sur les grands mouvements populaires des années 1960 et 1970 dans la Caraïbe. Que se passe-t-il durant ces révoltes à San Juan, à Kingston et à Pointe-à-Pitre ? Que reproche-t-on à ces Dreads abattus par la police à la Dominique ? Comment expliquer ces coups d'État fantasques à la Grenade et au Suriname ? Quelles résonances entre ces évènements isolés, la longue marche pour l'émancipation caribéenne et les trépidations du monde occidental : Mai 68 en France, Révolution tranquille au Québec, lutte pour les droits civiques aux États-Unis ; mais aussi éviction de De Gaulle et assassinat de Kennedy. Cet ouvrage revisite bien des idées reçues sur la Caraïbe, sur les liens entre socialisme et capitalisme, sur la finance, et sur quelques concepts creux de cette époque qui nous hantent toujours tels le développement, la crise économique, les théories du complot. Romain Cruse raconte une histoire populaire de la révolution caribéenne, en donnant à l'Histoire la force du vécu et du vivant. Le Mai 68 des Caraïbes est un petit manuel de la résistance.

  • Qu'est-ce qu'être une intellectuelle critique aujourd'hui? Comment se situer par rapport aux luttes sociales? Que signifie l'engagement citoyen à l'ère du néolibéralisme? En prenant appui sur la pensée d'Hannah Arendt, Diane Lamoureux tente de répondre à

  • Alors que les soulèvements armés et les attentats continuent de survenir un peu partout dans le monde, il importe de s'interroger sur la légitimité de la violence comme forme d'intervention publique, qu'elle soit l'oeuvre des groupes militants ou celle des forces étatiques.

    Dans le but de préciser les enjeux fondamentaux liés à ce phénomène, cet ouvrage revient sur les décennies agitées de 1960-1970 qui, plus que toute autre période récente, permettent d'en comprendre les ressorts.

  • Dans ce livre, écrit avec le style qu'on lui connaît, on suit pas à pas Gabriel Nadeau-Dubois au fil des luttes, des rencontres décisives, des assemblées générales, des confrontations avec journalistes, ministres, juges et policiers, mais aussi dans son analyse de la grève de 2012.

  • Cherté des loyers, insalubrité, déclin du logement social, spéculation immobilière, location temporaire à des fins touristiques par l'entremise de plateformes numériques... Les enjeux liés à l'habitation sont encore nombreux. Même si le droit au logement fait partie intégrante des droits humains que nos États se sont engagés à respecter, la situation au Québec serait bien pire sans la vigilance et la détermination des groupes militants qui ont mené des batailles sur ce front au cours des dernières décennies. François Saillant, porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) pendant plus de 35 ans, a décidé de raconter douze épisodes de l'histoire du mouvement pour le logement au Québec, des vétérans squatteurs de l'après-guerre à la gentrification des quartiers ouvriers d'aujourd'hui. Si certaines de ces luttes populaires ont été livrées en pleine crise du logement, d'autres visaient à prévenir la destruction de milieux de vie et quelques-unes ont impliqué des actions directes considérées comme illégales. Elles ont eu lieu à Montréal et à Québec, mais également à Gatineau, Châteauguay et Val-David. Toutes ont dérangé d'une manière ou d'une autre les pouvoirs publics et les intérêts économiques en cause. Témoignage de première main, cet ouvrage de mémoire militante nous rappelle que «[l]utter sur le front du logement, c'est être engagé dans un combat permanent, un combat qui a ses moments forts comme ses temps morts, ses avancées comme ses reculs, mais qui n'est jamais totalement terminé».

  • Comment les acteurs de la mobilisation sociale en Amérique latine réagissent-ils au virage à gauche des pouvoirs politiques et à la libéralisation rapide, pour ne pas dire exacerbée, des économies? Leur volonté de refonder le politique sur le continent, et les efforts consentis pour y arriver, sont étudiés dans cet ouvrage qui expose les initiatives d'une panoplie de mouvements (autochtones, paysans, syndicaux, de femmes, des droits de l'homme) dans une douzaine de pays latino-américains. Fruit des travaux d'un groupe interdisciplinaire de spécialistes québécois de l'Amérique latine, l'ouvrage esquisse un portrait complexe et cohérent de cette phase actuelle de transformation sociale, dans un esprit de profond remaniement sur les plans analytique et conceptuel. Une tendance émerge ainsi des analyses empiriques à la fois riches et originales sur lesquelles s'appuient les auteurs : la vision du politique et les rapports à celui-ci se fondent sur une nouvelle articulation entre les espaces publics et les espaces de vie, qui ouvre d'autres voies au déploiement de la citoyenneté.

  • Chapitre extrait du livre Développement durable et responsabilité sociale. Michel Capron offre une vision claire et concise de la double dynamique de dialogue et de confrontation entre les NMSE et les puissances économiques. D'un côté, les firmes transnationales et les entités économiques mondiales auraient subi un processus de délégitimation de leurs activités simultanément à l'élargissement de leur domination sur les activités productives et marchandes partout sur la planète. De l'autre côté, grâce à leur maîtrise et à leur maniement de l'information, les organisations de la société civile réussissent à la fois à alimenter cette crise de légitimité des puissances économiques et à représenter un horizon moral légitime auquel ces puissances ne peuvent qu'aspirer. C'est là qu'intervient l'essor des normes portant sur le développement durable et la responsabilité sociale des entreprises, au milieu du conflit entre les puissances économiques et une société civile qui attire de plus en plus les forces revendicatrices conventionnelles comme les syndicats, et les nouvelles comme les NMSE.

  • Une idée largement répandue au sujet du mouvement ouvrier et des syndicats américains veut qu'ils soient toujours demeurés apolitiques. Cette perception est encouragée par le fait que, contrairement à d'autres pays, l'action syndicale et les luttes populaires aux États-Unis n'ont pas connu l'émergence d'un parti distinctif, dédié à leurs intérêts propres. La scène politique y fut et reste essentiellement dominée par deux grands partis, les républicains et les démocrates. Mais qu'en est-il véritablement? À partir d'un réexamen exhaustif de toutes ces années qui vont du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale à nos jours, Serge Denis livre pour la première fois dans cet ouvrage monumental une véritable histoire du mouvement social américain et de son rapport au pouvoir politique, qu'il resitue dans ses origines et ses traditions.
    Sur la base d'une très riche documentation, l'auteur reconstitue les voies, les moyens et la nature de l'action politique du syndicalisme américain depuis 1938, ses rapports au système de partis et à la mise en forme des identités partisanes contemporaines. Il évalue les grandes contributions analytiques qui ont voulu rendre compte de ses pratiques et de son évolution. Il se penche sur l'intervention en politique des autres grands mouvements sociaux, celui de la population africaine-américaine, du féminisme, de la jeunesse et de la New Left des années 1960, notamment le développement de chacun et leurs rapports, ou l'absence de rapports, avec le syndicalisme. Enfin, Serge Denis analyse la situation d'aujourd'hui du mouvement ouvrier des États-Unis et revient à la caractérisation de ses traits d'exception. Il réussit ainsi à éclairer et à expliquer magistralement des dimensions fondamentales et déterminantes, mais trop souvent occultées, de la vie sociale et politique des États-Unis.

  • Revue et augmentée, cette deuxième édition du manuel paru en 1990 initie les étudiants du niveau postsecondaire aux méthodes qualitatives et quantitatives en sociologie. L´ouvrage réunit les contributions de seize spécialistes sur des thèmes incontournables en sociologie qui sont aussi des préoccupations d´actualité : famille, sexualité, éducation, jeunesse, vieillissement, santé, déviance, relations ethniques, stratification sociale, travail, économie et économie sociale, politiques, mouvements sociaux, communication. Les introductions à la sociologie sont généralement axées sur les théories et les écoles, et accordent moins de place aux données empiriques. Et la plupart proviennent de la France. Parmi les quelques introductions conçues pour le Québec et le Canada, Initiation thématique à la sociologie est la seule qui intègre des données tant québécoises que canadiennes.
    />
    Jean Lafontant est professeur titulaire associé au Département de sociologie de l´Université du Québec à Montréal. Simon Laflamme est directeur du programme de doctorat en Sciences humaines de l´Université Laurentienne.

  • « Peut-être ne le savez-vous pas, mais les anarchistes sont très actifs au Québec », soutenait un chroniqueur du Journal de Montréal, au cours de la grande grève étudiante de 2012. Au-delà d'un phénomène spectaculaire associé au chaos, quelle est la véritable nature des activités de la nébuleuse anarchiste ? Et surtout, qui de mieux que des anarchistes pour l'expliquer ? Nous sommes ingouvernables constitue une réponse à plusieurs voix par des anarchistes qui militent dans divers réseaux. Cette mosaïque forme un portrait ouvert de ce qui fait le coeur et le corps du mouvement ­anarchiste aujourd'hui au Québec.

empty