• « L'art c'est comme le chinois, ça s'apprend », aurait dit Picasso. Il aurait pu ajouter que l'enseignement du chinois constitue un art à part entière. C'est ce que démontre Jean François Billeter dans son essai L'Art d'enseigner le chinois, adressé à tous les lecteurs, et non seulement aux professeurs ou étudiants de chinois.

    Dans cette réflexion sur le pouvoir des mots, il révèle toute la finesse requise pour enseigner cette langue en tout point différente de la nôtre. Comme la musique, le chinois, pour être compris, doit être pratiqué. Le lecteur est ainsi invité à s'approprier quelques phrases caractéristiques pour comprendre comment entrer dans cet idiome, même sans en être familier. Jean François Billeter se révèle être, en plus d'un brillant sinologue, un pédagogue modèle.

    Après avoir été professeur d'études chinoises à Genève, Jean François Billeter a quitté l'université pour se consacrer à ses propres travaux. Dans ses études sur certains textes remarquables de Tchouang-tseu et sur l'art chinois de l'écriture, il allie la plus grande rigueur sinologique au souci constant de se faire comprendre des lecteurs non sinologues, à la fois par la clarté de l'expression et par la richesse des références à l'héritage occidental, ou simplement à l'expérience commune.

  • Les bébés ont des choses à nous dire bien avant de pouvoir parler ! Il est parfois difficile de comprendre les besoins des tout-petits : « J'ai faim », « Je suis fatigué ... », « Aide-moi », « J'ai peur »... La langue des signes adaptée aux bébés, très largement utilisée dans les crèches, permet aux enfants comme aux parents de communiquer autrement en attendant que la parole se mette en place. L'enfant rassuré, entendu, peut interagir avec le monde qui l'entoure et s'épanouir. Les relations entre enfant et parents (ou professionnels de la petite enfance) sont plus paisibles et les frustrations s'atténuent naturellement.Découvrez un outil complet pour se lancer : - Des conseils et une synthèse des connaissances sur la communication du bébé par des auteurs spécialistes du langage (orthophoniste et formatrice en LSF) - Un dictionnaire de 150 signes illustrés, facile à utiliser - Une vidéo associée à chaque signe pour bien comprendre le mouvement.

  • La primauté du mot comme origine du sacré prend une importance particulière dans la tradition juive. Dans ce texte lumineux, Gershom Scholem montre comment la mystique juive a relié le nom et la révélation. Ce que d'autres religions accordent à l'image sacrée, représentation du divin, le judaïsme le confie à la parole, à l'invocation. Pour la Kabbale, la Création émane du nom de Dieu, toute chose ayant été créée à partir des 22 lettres de l'alphabet. Ainsi, le travail sur la langue devient la tâche principale de la mystique juive. À l'origine de chaque forme linguistique est, précisément, le nom de Dieu, dont les variations infinies intéressent la science prophétique : un art combinatoire vertigineux à même de faire de la langue de la raison un langage sacré.

    Gershom Scholem (1897-1982) a édité et diffusé les grands textes de la Kabbale et conféré à l'étude du mysticisme juif le statut de discipline à part entière. Il est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'histoire et à la philosophie religieuse du judaïsme : Les Grands Courants de la mystique juive, Les Origines de la Kabbale ou encore La Kabbale et sa symbolique. Il fut lié d'une profonde amitié avec Walter Benjamin, qu'il rencontre pour la première fois dans un café de Berlin.

  • « Contrairement à ce qu'on croit, la politique n'est pas l'art du possible ; c'est l'art de l'impossible. »

    Dans la soirée du 8 novembre 1923, la tentative de putsch menée par Hitler échoue à la brasserie Bürgerbräukeller de Munich. Il est arrêté puis enfermé dans la prison de Landsberg de novembre 1923 à décembre 1924. Ce « document fictionnel » s'intéresse de près à ces quatorze mois décisifs qui expliquent, en partie, son accession au pouvoir moins de dix années plus tard, avec une facilité inimaginable.

    Commence alors une plongée en apnée dans le quotidien et la psyché du futur Führer qui s'est persuadé que son destin et celui de l'Allemagne ne font qu'un.

    /> Page après page, ce Journal fictif, criant de vraisemblance nous prouve d'une façon magistrale que la puissance des mots, si bénéfique ou maléfique soit-elle, peut encore avoir des répercutions à la fois personnelles et mondiales au sein de nos sociétés modernes.

    Aujourd'hui, alors que l'humanité entière est menacée par l'émergence d'une nouvelle forme de barbarie, que le nationalisme connaît un nouvel essor, que le racisme étend son emprise, que la manipulation des masses est recherchée à tout prix et que la construction européenne est menacée, je considère qu'une nouvelle approche d'Hitler est utile et même nécessaire. Haris Vlavianos

    Haris Vlavianos est né en 1957 à Rome, de parents grecs. Il a fait ses études à Bristol et à Oxford. Sa thèse s'intitule Greece 1941-1749 : from Resistance to Civil War. Il vit actuellement à Athènes où il enseigne à l'American College of Greece, ainsi qu'au Centre européen de traduction (EKEMEL). Très connu en Grèce, il a publié une dizaine de recueils de poésie et dirige la revue («Poésie»). Il a traduit des auteurs comme Whitman, Pound, Longley, Ashbery, Stevens, Goldoni, Blake, etc

  • Le mot "peuple" a tant de sens différents qu'un danger en découle : celui de le ranger dans le vaste ensemble de mots en caoutchouc qui servent avant tout au maintien de l'ordre existant. Et de fait, certains usages du mot - comme le jugement et l'envoi en prison "Au nom du peuple français" - peuvent justifier une telle méfiance.
    Mais les textes réunis dans ce livre montrent que "peuple" reste un mot actuel depuis l'article 35 de la Déclaration des droits de 1793 ("Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs").
    Le peuple dont la représentation est si problématique (Didi-Huberman), le concept à géométrie variable de "classes populaires", de "peuple" ou de "travailleurs" (Bourdieu), la façon vicieuse d'amalgamer l'idée même de peuple démocratique à l'image de la foule dangereuse (Rancière), la façon dont les éléments réputés constitutifs du peuple ne font sens qu'au moment où se dessine un extérieur au peuple (Khiari) : tels sont quelques-uns des thèmes développés par les auteurs de ce livre, avec pour point commun de résister au découpage/démontage/destruction de la notion toujours subversive de peuple.

  • Les réseaux sociaux, à quoi ça sert ? Est-ce que j'ai une bonne e-réputation ? Est-ce que je peux mettre en ligne n'importe quelle photo ? Est-ce que je peux entrer en contact avec des stars ? Droits, risques, amitié, tout pour maîtriser les multiples connexions sans être accro !

  • La langue est l'un des systèmes de représentation clés à partir desquels nous construisons nos modèles mentaux du monde. Elle a une influence considérable sur la façon dont nous percevons la réalité et réagissons à ce qui nous entoure. Ce livre traite de l'impact qu'ont les mots et les schémas de langage sur nos vies. Ils présentent des schémas élaborés à partir de la modélisation des structures de langage de personnalités telles que Socrate, Karl Marx, Abraham Lincoln, Mahatma Gandhi, Adolph Hitler, Milton Erickson et Jésus de Nazareth. Ces «  recadrages verbaux  » constituent un puissant outil de persuasion et de changement de croyances par la conversation.

  • Du plaisir d'écrire à la joie de vivre, et inversement. Du plaisir des mots au plaisir tout court, et vice versa.
    Le choix des mots est affaire sérieuse. Il signale toujours une certaine forme d'adoption - ou de refus - des choses, d'intelligence ou de mésintelligence de la réalité.

    Le Choix des mots, paru en 1995, est suivi de La Joie et son paradoxe.

  • Considéré comme le meilleur spécialiste de la névrose obsessionnelle, Charles Melman n'a cessé, depuis 1954, d'approfondir et de se remettre au travail, ce dont témoigne ce séminaire clinique et pédagogique.

    Dans ce nouveau volume, il amplifie et complète les thèmes abordés dans le tome 1 en étudiant la névrose obsessionnelle à partir des carnets où Freud consigne au jour le jour les séances de l'Homme aux rats.

    Ce journal permet une analyse plus fine des grands traits de la névrose obsessionnelle à partir du texte même de son discours où se révèlent son besoin incessant de vérification, son impossibilité à se déterminer chaque fois qu'il doit faire un choix, la manière dont il répète toujours les mêmes attitudes... mais aussi sa culpabilité constante et son sentiment d'être un criminel.

    Tout au long de ce texte, Charles Melman nous mène, pour notre plus grand intérêt, dans le dédale de cette pathologie qui conserve malgré tout sa part de mystère.

    La névrose obsessionnelle
    Tome 1 : Le signifiant, la Lettre
    Tome 2 : Etudes des carnets de l'Homme aux rats de Freud

  • Écrire, de manière brève et active, a un pouvoir libérateur : toutes les pensées que nous ruminons, toutes les joies qui nous animent, une fois jetées sur le papier, nous permettent de mieux analyser les situations vécues et de clarifier nos pensées. Méthodique, ce guide propose de prendre rendez-vous avec soi-même, muni d'un stylo et d'une feuille de papier, pour résoudre les dilemmes intérieurs et combattre les pressions extérieures. Grâce à une trentaine d'exercices, l'écriture devient une occasion répétée de gérer les situations de la vie courante.

    Prendre du recul - Gérer la pression - Agir au quotidien

  • La supervision, cette pratique clinique qui consiste à accompagner les équipes soignantes ou éducatives pour mettre en paroles, analyser et faire évoluer leurs expériences professionnelles, ne saurait se passer de références, d'appuis théoriques ni d'une réflexion permanente sur son exercice. En effet, un superviseur engage la parole du groupe avec lequel il travaille, et cet engagement l'engage en retour.

    Dans son souci de transmission aux superviseurs et futurs superviseurs d'un corpus théorique indispensable, l'auteur a choisi la forme d'un vocabulaire qui allie le sérieux de l'approfondissement à l'humour que la pratique impose.

    Tout en explorant les concepts fondamentaux à la lumière de sa clinique, il établit une sorte de réseau, comme un réseau de voies ou de chemins, qui croise et fait « chanter » tous ces mots entre eux. Au fil des pages, il soutient cette double correspondance : définir les thèmes qui agissent dans la supervision, les nommer, les rattacher aux différentes théories qui fondent le travail thérapeutique et/ou social, et les relier entre eux.

  • Les obstacles à la prière sont nombreux : manque de temps et d'espace, ignorance, distractions, sécheresse...
    Comment prier et comment durer dans la prière ? Réponses et astuces de grands priants pour découvrir que la prière n'est pas une technique mais un don de Dieu.Cette respiration de notre âme, on peut la mettre en place facilement dans sa vie, avec un zeste de bonne volonté, pas mal de détermination, et beaucoup d'abandon !Marie, jeune journaliste catho parisienne, se pose plein de questions sur sa foi et ses implications dans sa vie. Mais elle déteste rester sans réponse. Elle mène donc l'enquête pour trouver les meilleurs éclairages de l'Église et des témoignages de feu, qui donnent envie de suivre le Christ au bout du monde.

  • Lire l'entretien de l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Comment dire le mal-être au travail ? Que faire des émotions ressenties au travail, celles qu'on ne peut pas exprimer parce qu'on se révèlerait « trop sensible », ou pas suffisamment « performant » ni « professionnel » ? Comment dire la peur, celle qui est jugée « irrationnelle » ? Considérés comme des « ressources humaines », les travailleurs n'arrivent plus à donner du sens à ce qu'ils vivent.

    Nourri d'une recherche socio-anthropologique, cet ouvrage présente une analyse du langage utilisé dans le management en articulant les registres de la pensée, de l'éprouvé et de l'action. Avec des illustrations saisissantes et des références théoriques diversifiées, l'auteur analyse les dévastations qu'occasionne le management moderne en toute tranquillité, en toute impunité :celui-ci ne provoque pas seulement du mal-être au travail. Par l'utilisation de sa novlangue, il participe aussi et surtout au corsetage des imaginaires, au façonnage des univers symboliques, au formatage des émotions, à l'écrasement des intelligences individuelles et collectives.

    Agnès Vandevelde-Rougale ne se contente pas de démonter le processus d'intériorisation du discours dominant, elle souligne le potentiel de résistance de l'individu et les voies qui s'offrent à lui pour se dégager de ces entraves langagières et faire face à la violence plus ou moins ordinaire à l'oeuvre dans les organisations.

  • « Si les récits de mes analysants m'ont appris à créer ce silence en moi qui me permet d'écouter et d'interpréter, ce sont les tableaux de David Malkin qui m'ont poussé à penser et à écrire. Des images ont inspiré ce livre, m'invitant à traverser, d'une façon nouvelle, certains territoires de la psychanalyse. Les formes et les couleurs ouvrent, par un étrange effet de lumière, sur d'autres dimensions qui amènent l'observateur au-delà des apparences vers une expérience visuelle et en même temps spirituelle. »

    En dix chapitres qui sont autant de passages où se croisent l'art, la philosophie et la politique, l'auteur propose un voyage littéraire et une réflexion herméneutique et poétique. D'un discours à l'autre, l'auteur « passe » entre les disciplines et, en revenant à la racine des mots, approche certains concepts psychanalytiques.  Il nous fait rencontrer la dialectique souple de l'inconscient, ses passages qui deviennent forces de subversion analytique du sujet, de la cité (polis) et aussi de la pensée, puisqu'ils opèrent des retournements constants du discours. 

  • Alors que Lacan a constamment martelé que « l'inconscient est structuré comme un langage », la question se pose de savoir s'il faut entendre « langage » dans le sens large d'une entité linguistique ou s'il s'agit du langage concret, comme le français ou l'anglais. À supposer que le langage doive être pris dans le sens de langue, plus encore que de parole, cela signifie-t-il que la psychanalyse change selon qu'elle est pratiquée en une langue ou en une autre ?

    Le projet du présent livre est d'avancer dans quelques directions sur ce terrain. Comment peut-on prouver que la psychologie doit à la langue plus que la langue à la psychologie ? Qu'est-ce qui a pu pousser Lacan à dire que l'anglais ne prêtait pas ses locuteurs à l'analyse : ni à l'acte même de l'analysant - quoique, paradoxalement, le mot, si l'on en croit Lacan, doit quelque chose à l'anglais -, ni à celui du théoricien ?

    Jean-Pierre Cléro examine l'usage que Lacan fait de la langue anglaise dans son travail : son utilisation des philosophes et savants anglais, de la littérature, des psychologues et des psychiatres anglophones, mais aussi des termes anglais (acting out, fading, splitting...) ou franglais (oddité, poignance...) qu'il importe ou crée dans le vocabulaire analytique. Cet ouvrage met ainsi à l'honneur une pensée lacanienne en construction, au-delà des frontières françaises dans un souci de bilinguisme et de transdisciplinarité.

  • Comment aborder la construction du sens des mots dans les discours spécialisés, didactiques et ordinaires ? Quelles sont les procédures sous-jacentes à la création lexicale ? Comment s'opèrent l'identification, la transmission et l'interprétation du sens et des savoirs ? C'est à ces questions fondamentales que tente de répondre cet ouvrage qui réunit dix textes de Fabienne Cusin-Berche autour de l'usage que l'on fait des mots en contexte.

  • De ce voyage au pays des gros mots doit subsister une idée de complexité. Complexité de la définition de l'objet lui-même dans la mesure où la notion de gros mot varie selon la perception des locuteurs.

  • Paysages de bord de mer, sentiers côtiers, longues promenades rythmées par le bruit des vagues... Pourquoi ne pas s'inspirer de cette nature pour vos prochains DIY, et récolter de jolies matières premières pour instiller chez vous une touche de déco marine ?C'est ce que vous propose cet ouvrage bien illustré, qui contient onze tutoriels astucieux pour créer vous-même facilement votre petit mobilier et vos objets de décoration d'inspiration bord de mer. De quoi ajouter à votre intérieur des éléments de déco originaux, pour une ambiance chic et naturelle. Miroir, lampe, table, cadre... Il y en a pour tous les goûts, vous trouverez forcément l'idée qui vous séduit ! Alors laissez-vous entraîner au fil des pages : même avec un petit budget et peu de matériel, vous allez faire des merveilles !

  • Laugh to Lead

    Serge Grudzinski

    • Iggybook
    • 19 Décembre 2018

    Bien au-delà de la plaisanterie, bien au-delà de considérations sur l'humour, ce livre raconte la découverte d'un rire extrême, le « Grand Rire Unanime », et explique ses effets impressionnants sur l'être humain, en l'occurrence les équipes des entreprises.
    Cette approche, qui traite les résistances au changement et les démotivations d'une manière incroyablement puissante et rapide, apporte une aide inégalable au Leader et à ses collaborateurs et un grand bonheur à l'Entreprise.

    À la fois ouvrage de Psychologie pratique et de Management des Ressources Humaines, ce livre, par la richesse des récits et la clarté des analyses, marque une avancée importante dans la compréhension du Rire ainsi que dans la Motivation des équipes. Serge Grudzinski témoigne que le Rire est une formidable énergie, disponible sans limite, pour unir les hommes et leur permettre de mieux vivre.

  • Un Sillage

    Elisabeth Soulas

    "Sillages" est un spectacle vivant. "Un spectacle total", disent certains. Sur scène, mes textes sont chantés, parlés, signés, dansés, dessinés, livrés à des artistes qui les déclinent sur une kora, un accordéon, un piano... Bon courage à qui voudra les caser dans un style, une école. Ce recueil répond à une demande récurrente des spectateurs : pouvoir lire à tête reposée ce qu'ils ont entendu et vu. Je me suis refusée à un classement. Comme dans le spectacle, un sillage relie le familier à l'hermétique, la rime à la fantaisie, la simplicité à la ciselure.  Comme tout sillage, il s'estompe vite. Restent les mots, entre lesquels chacun peut naviguer à sa guise. 

  • Durkheim et Mauss ont conçu l'enquête sur les catégories comme une composante essentielle de la sociologie de la connaissance, distincte de l'étude des formes de classification. Il s'agissait de rendre compte des « cadres permanents de la vie mentale », de la structure et de l'origine sociale de la pensée conceptuelle. Mauss a concrétisé ce programme dans ses études sur le mana et sur la notion de personne. Par la suite, le projet a plus intéressé les anthropologues que les sociologues, ces derniers privilégiant plutôt l'étude de la classification sociale. Aujourd'hui la question des catégories refait surface. Elle suscite un vif intérêt de la part des sciences cognitives. Elle préoccupe aussi ceux qui sont sensibles à la dimension langagière des phénomènes sociaux. Elle concerne enfin les théoriciens de la « construction sociale de la réalité ». Mais la notion de catégorie étant particulièrement équivoque, l'enquête contemporaine sur les catégories constitue un champ très hétérogène : l'étude de la formation des concepts y voisine avec l'analyse de problèmes de sémantique lexicale, l'exploration de l'organisation des domaines cognitifs, la description des procédures de sélection des identités sociales, ou la mise au jour des principes de construction de la réalité. Une part importante de ces recherches s'inscrivent dans le cadre d'une théorie représentationnelle de l'esprit humain ; elles se mettent volontiers à l'école de la psychologie cognitive. C'est une approche plus praxéologique, développée à l'aide de ressources propres aux sciences sociales, qui a été privilégiée dans ce volume. Elle part de la question suivante : comment concevoir la valeur opératoire des catégories dès lors que l'on intègre dans leur domaine d'opérativité non plus seulement la pensée conceptuelle, le jugement prédicatif et l'activité de classification, mais aussi le raisonnement pratique, l'organisation in situ de cours d'action et la « construction sociale de la réalité » ?

  • By Jove ! Êtes-vous prêt à jouer le jeu ?Messages codés, mystères scientifiques et mathématiques, complots à déjouer, secrets historiques... Avec Blake et Mortimer, les deux héros britanniques les plus célèbres de la bande dessinée, savourez ces nouvelles aventures d'un genre particulier : plus de 130 énigmes totalement inédites, qui mettront vos neurones à rude épreuve ! Raisonnement logique, capacité de déduction, sens de l'observation et goût du jeu sont quelques atouts dont vous devrez disposer pour résoudre ces multiples énigmes !

  • Andrée Chedid reprend la plupart de ses poèmes parus entre 1949 et 1970. Ce titre, Textes pour un poème, était déjà celui d'un premier recueil. Elle le réutilise ici, peut-être pour indiquer qu'au-delà et malgré le souffle du temps - celui qui nous fait glisser sur un océan à l'horizon incertain - sa démarche reste la même source, observe la même lueur : non pas là-bas très haut dans le ciel, mais au plus profond de soi, une lumière qui ouvre le chemin de la conscience attentive, un scintillement qui habite les mots les plus simples et les dévoile. Arbre, absence, gel et sel, ville et vie, mort, visages... « Le mot - nous rappelle André Chedid - fascine le poète seul capable de le mener à sa propre profondeur. »
    © Flammarion, 1950

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