Sciences humaines & sociales

  • Il n'est pas de vie qui ne soit inextricablement mêlée à notre histoire collective. Ce livre retrace l'histoire d'une famille française en Algérie sur cinq générations, de la conquête du pays par la France en 1830 au retour en métropole après l'indépendance de 1962. Au coeur de ce récit, Léa et Georges Mauriès, institutrice et agriculteur partisans du dialogue entre les communautés, verront leur vie basculer en 1957 lorsque Georges est victime d'un assassinat politique. Commence alors pour Léa, femme à la personnalité si particulière, une autre histoire. À travers cette enquête, Isabelle Cousteaux nous invite à plonger dans les souvenirs de ces destins fracassés par l'histoire : entretiens, extraits de correspondances, procès-verbaux, poésies et photographies. Grande histoire et vies intimes se mêlent pour nous donner à découvrir le roman vrai d'un drame français.

  • "On ne naît pas homme, on le devient." C'est en partant de ce postulat que Valérie Rey-Robert décortique la construction du genre, montrant que les codes masculins ont très nettement évolué au cours des siècles. Le Roi Soleil, paragon de puissance, portait perruque, poudre au visage et talons hauts. Il appartient de déviriliser nos sociétés, pour que les hommes cessent de tuer leurs compagnes et leurs enfants, qu'ils cessent de se tuer entre eux, qu'ils cessent de s'automutiler. Ceci ne pourra passer que par un grand travail de prise de conscience et d'éducation.Cette nouvelle synthèse de la bloggeuse féministe assure le parfait complément à son précédent livre.Nulle doute: il y a là matière à débat. Un débat qui engage la salubrité publique et l'équilibre de nos sociétés.

    Valérie Rey-Robert anime le blog féministe Crêpe Georgette.Elle est l'autrice d'Une culture du viol à la française (Libertalia, 2019).Elle est considérée comme l'une des plus influentes féministes francophones du moment.

  • Banquiers, maîtres de Florence, papes, humanistes et mécènes, les Médicis ont incarné la Renaissance italienne. Du XIVe au XVIIIe siècle, ils ont été des acteurs majeurs de l'échiquier politique européen.
    De Cosme l'Ancien à Laurent le Magnifique et Cosme Ier, premier grand-duc de Toscane, l'ascension des Médicis a été exceptionnelle : ils ont marié leurs filles à des rois, ont prêté de l'argent aux monarques, sont devenus papes et ont été au coeur des grands courants sociaux, culturels et politiques de leur temps. Rois sans couronne, ils ont été les maîtres de la République de Florence.
    Encourageant et subventionnant les génies naissants, la Renaissance toscane a rayonné grâce à eux du plus magnifique éclat.
    De la Florence de Dante à la veille de la Révolution française, Marcel Brion fait revivre les passionnants destins de cette captivante lignée.

  • Le capitalisme nuit gravement. Surtout aux femmes. Il les confine à la dépendance envers les hommes et les contraint de soumettre leurs relations intimes à des considérations économiques. Voilà ce que Kristen Ghodsee a conclu des vingt années qu'elle a passées à observer les répercussions de la transition du socialisme d'État au capitalisme sur le quotidien des habitantes des pays de l'ancien bloc de l'Est. Sans pour autant réhabiliter les dictatures du communisme réel, elle démontre qu'il y avait beaucoup à sauver des ruines du Mur, et que, contre le mortifère triomphalisme néolibéral d'aujourd'hui, il est encore temps de raviver l'idéal du socialisme.

    D'une plume libre et généreuse qui va de l'anecdote personnelle à l'analyse de statistiques, en passant par les notes de terrain, l'anthropologue s'adresse d'abord aux jeunes femmes, puis à quiconque souhaite contrecarrer les effets délétères du libre marché. Sous l'égide des grandes figures féministes du socialisme, Alexandra Kollontaï, Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, elle aborde tous les aspects de la vie des femmes - le travail, la famille, le sexe et la citoyenneté - et propose des pistes pour qu'elles aient une vie (sexuelle) plus épanouie.

  • Derrière le débat sur le déconfinement des seniors lors de la crise sanitaire, un autre sujet, plus radical encore, est en train d'émerger - ou plutôt de revenir avec brutalité : celui de la condition que nous réservons au vieillissement dans nos sociétés où, de plus en plus, l'on pense la vieillesse non plus comme une chance de vivre plus longtemps mais comme un handicap de vivre hors des schémas imposés de la vitesse et de l'agilité permanentes que l'on exige de chacun.

    Ancienne conseillère en charge de l'opinion publique au sein du cabinet du Premier ministre de 2012 à 2016, Chloé Morin est aujourd'hui directrice de projets internationaux chez Ipsos.
    Daniel Perron est juriste.

  • La maison est notre enveloppe : elle sécrète un lien invisible qui unit ceux qui l'habitent. Elle crée "l'intimité" familiale et ordonne ce territoire avec les objets, reflets de notre inconscient. Le livre d'Alberto Eiguer étudie les formes subtiles que prend ce lien : acquisition, réparation, héritage, déménagement, perte. Tous ces événements qui ont un retentissement psychique puissant mais qui sont aussi la résultante de nos conflits intérieurs.

  • De Sophocle à Dostoïevski, le parricide a hanté la société. Désormais, l'infanticide la terrorise. Des faits divers aux films de Clint Eastwood, Jacques Arènes interroge cette révolution. Par-delà l'enfant-roi, c'est toute la notion de filiation qui change. Que nous arrive-t-il ?
    Comment se comporter en fils quand les figures parentales sont fragilisées ? Et comment être parent s'il n'y a plus rien de permanent à transmettre ? Le nouvel ouvrage de Jacques Arènes explore ainsi la vulnérabilité des liens de filiation en ce début de xxie siècle, et analyse, d'un point de vue philosophique et psychanalytique, les difficultés que nous avons à croire au futur.
    Aucun pessimisme, mais du réalisme, et une volonté de penser la " fabrique " contemporaine de l'avenir : le psychanalyste ne déplore pas la fin de la verticalité des générations, pas plus qu'il ne regrette une famille traditionnelle dont l'image d'Épinal, séduisante et lointaine, illustre la couverture de ce livre. Il observe avec bienveillance le comportement des fils et des filles, obligés d'inventer leur vie en ce monde incertain qu'on leur a transféré plus que transmis. Et si l'absence de testament de la génération précédente était aussi une chance de liberté pour ceux qui arrivent ?
    Un livre pour comprendre et pour espérer.

  • Apprendre de façon ludique, créative et avec plaisir ? C'est possible !

    Votre enfant a des difficultés pour se concentrer et retenir ses leçons ? Vous en avez assez des "crises de tête" qui finissent en pleurs ? Vous rêvez de faire rimer travail scolaire avec plaisir, découverte et réussite ?
    La Pédagogie positive est faite pour vous.

    Facile à mettre en oeuvre, cette pédagogie offre une démarche pour apprendre à apprendre, mémoriser, comprendre et structurer... Elle aide les enfants à retrouver le goût de faire leurs devoirs et les ados à adopter une méthode de travail efficace grâce à des outils innovants et simples tels que le Mind Mapping, la gestion mentale...

    Dans cet ouvrage gaiement illustré, les auteures, psychologues spécialistes de l'éducation, réhabilitent le questionnement et la curiosité des enfants de la maternelle à la fin de leurs études et redonnent confiance aux adultes qui les accompagnent. Leur mission est de révolutionner les méthodes d'apprentissage pour permettre à chacun de réveiller son profond désir d'apprendre... dans la joie et la bonne humeur !

  • Ce livre nous ouvre les portes d'un village comme des centaines de milliers d'autres en Chine. Il nous donne les clés d'une réalité habituellement dissimulée. C'est une enquête passionnante, et un retour aux sources pour l'auteur, qui a pris pour objet d'étude le village reculé de la Plaine centrale qui l'a vue naître.
    Pendant cinq mois elle a écouté avec attention, l'un après l'autre, ses compagnons d'autrefois, ses parents, et aussi les notables et représentants de l'Etat dans le village. De ces entretiens émerge une image dense et complexe de la culture et du mode de vie rural en Chine : les différents lignages, les relations entre les clans, les joies, les peines et les aspirations des villageois.
    Liang Hong possède le double regard de l'universitaire qu'elle est devenue et de la fille de paysans qui ont vécu sur cette terre depuis toujours. C'est pourquoi son enquête est à la fois si instructive, éclairante, et profondément émouvante. Elle analyse de l'intérieur les mécanismes du dépérissement accéléré de la campagne chinoise. Les jeunes migrent massivement vers la ville, les liens familiaux se délitent, les rivières sont polluées, les écoles deviennent des porcheries...
    D'une communauté villageoise ordinaire, ce livre a fait l'exemple saisissant des défis que pose la modernité à la Chine tout entière.

  • La mondialisation, avec ses innovations technologiques, s'est traduite par une interconnexion croissante mais n'a pas entraîné une homogénéisation culturelle. Toutes les sociétés sont marquées par des relations hiérarchiques et de domination, et chacune reste attachée à sa vision du monde social et à la place que l'homme et la femme doivent y jouer. Alors que les sociétés occidentales mettent en avant l'individu et sa liberté, l'Inde valorise la famille, la communauté et l'interdépendance. Les réseaux personnels sont une priorité dans cette jeune démocratie pluraliste, et les logiques professionnelles dépendent des liens de complicité et de confiance. L'auteure décrit cette société relationnelle et décrypte les règles sociales qui guident les comportements et les échanges au quotidien.

    Ethnologue, docteure de l'université Paris Nanterre, chercheure indépendante associée au Centre d'Etudes de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS) à l'EHESS, Sandrine Prévot est aussi membre active du réseau Euro-India Economic & Business Group (EIEBG). Consultante dans le secteur privé, elle enseigne la culture indienne dans les écoles de commerce et auprès d'entreprises. Elle a déjà publié, chez le même éditeur, Inde, comprendre la culture des castes.

  • Les auteurs analysent, précisément et exemples à l'appui, les heurts que les relations nouées entre parents et enfants subissent lorsqu'ils se confrontent aux expériences de pertes et de ruptures brutales (deuils, divorces, violences, etc.) ou de séparations plus ordinaires. Celles-ci nous enseignent que le développement de chacun dépend également des séparations qu'il traverse, si douloureuses soient-elles. Il s'agit d'examiner les « conditions de possibilité du devenir Sujet » à travers les épreuves de séparations successives et multiples, aux divers âges de la vie, de l'enfance à l'adolescence, mais aussi à l'âge adulte jusqu'à la fin de la vie.

    L'ouvrage approfondit la question de différents points de vue, sans dogmatisme ni prêt à penser, et fournit quelques pistes concrètes utiles aux intervenants sociaux.

  • En 2012-2013, la France connaît un vif débat autour du projet de loi dit du « mariage pour tous ». En 1999, la polémique avait déjà fait rage lors de ladoption du pacte civil de solidarité. Si elle nest donc pas nouvelle, son intensité surprend beaucoup dobservateurs. Les militants des causes homosexuelles bien sûr, mais aussi des chercheurs en sciences sociales, français et étrangers, qui avaient sous-estimé les résistances à la diversification des modes de vie amoureux et familiaux en France.

    Que sest-il passé ? Lhomoparentalité marque-t-elle une révolution anthropologique majeure ou bien est-elle le prolongement dune histoire ? Et quen disent les enfants concernés ? Avec le recul nécessaire, cest à ces questions brûlantes que répondent deux anthropologues spécialistes du genre.

    Jérôme Courduriès est anthropologue. Après avoir travaillé sur la conjugalité homosexuelle masculine, il sest intéressé à ce que lhomosexualité produit sur lexpérience de la parenté.

    Flávio Luiz Tarnovski est anthropologue, professeur à lUniversité fédérale de Mato Grosso, à Cuiabá, Brésil. Ses recherches portent sur les liens entre le genre, la sexualité et la parenté. Il a mené plusieurs enquêtes sur les familles homoparentales au Brésil et en France.

  • Déracinement, nouvelles configurations familiales, implication plus grande des pères, omniprésence des écrans... Les familles évoluent, tout comme leur manière d'élever leurs enfants et les demandes qu'elles adressent aux professionnels du soutien à la parentalité. Ces changements se nourrissent de l'histoire culturelle, politique et économique de leur pays d'origine, mais aussi de leur histoire familiale. Ce qui est transmis aux enfants se transforme et crée du nouveau. Comment comprendre le sens de ces créations et en repérer les effets ?

    A l'occasion des 50 ans de la Fnepe (Fédération nationale des écoles des parents et des éducateurs), cet ouvrage collectif témoigne de l'inventivité dont font preuve les parents d'aujourd'hui dans l'appropriation et la transformation de la parentalité et de celle, indispensable, des professionnels qui les accompagnent. Il offre des perspectives très stimulantes.

  • Notre humanité a toujours été fascinée par ses origines. La PMA et le don de gamètes bouleversent notre rapport à la conception et jamais la question millénaire de nos origines n'a été aussi vive. L'anonymat du don de gamètes qui était, avec le volontariat et la gratuité, la pierre angulaire de la création des premières banques de sperme en France, doit-il être maintenu ? Aujourd'hui, on estime entre 70 000 et 80 000 le nombre de Françaises et de Français à être nés d'un don anonyme.


    Actuellement, dans le cadre de la révision institutionnelle des lois de bioéthique, il est question de permettre à ces personnes d'accéder à l'identité de leur donneur ou de leur donneuse et cette perspective génère de fortes résistances. Engagé en faveur du droit aux origines, Stéphane Viville s'empare du débat de façon pédagogique pour l'éclairer d'un point de vue historique, technique et juridique, tout en donnant des clés pour comprendre ses enjeux d'un point de vue sociétal.
    Stéphane Viville est professeur à la faculté de médecine à Strasbourg. Spécialiste de biologie de la reproduction et de génétique, à l'origine de nouvelles technologies de FIV (Fécondation in vitro), il intervient régulièrement dans les médias et auprès des pouvoirs publics.

  • Cet ouvrage de 1957 fait date. En effet, il marque un tournant capital pour la psychiatrie, qui s'éloigne d'une psychologie mêlée de philosophie pour véritablement se faire médecine totale. À travers l'étude du cas de cette patiente atteinte de délire schizophrénique de persécution, Binswanger découvre la maladie comme résultat d'un processus dont seule l'observation de l'environnement, du contexte et de l'histoire du patient peut mener à la compréhension. Collectant de façon minutieuse et presque exhaustive tous les éléments du passé et du quotidien de Suzanne Urban, le médecin répertorie tant les symptômes cliniques que les données externes au patient. Avec Le Cas Suzanne Urban, Ludwig Binswanger ouvre une nouvelle voie et refonde la façon dont la psychiatrie est envisagée.

    /> Ludwig Binswanger naît en Suisse en 1881. Petit-fils de psychiatres, et entretenant un lien avec Sigmund Freud, d'aucuns auraient pu penser que Binswanger serait resté proche de la pensée de ses pairs. Mais il s'éloigne de la psychanalyse qu'il connaît pour établir une nouvelle méthode thérapeutique qu'il présente sous le nom de Daseinsanalys. Binswanger développe sa pensée dans nombres d'essais dont son ouvrage majeur, Grundformen und Erkenntnis menschlischen Daseins (1942). Il meurt en 1966.

  • Si la religion est omniprésente dans la réflexion de Freud, l'Islam en est absent. On mesure à ce constat la richesse de la perspective ouverte ici : mettre au jour les refoulements constitutifs de la religion islamique.

    Partant de la crise contemporaine de l'islam et de son symptôme le plus visible qu'est l'islamisme, ce livre entreprend d'explorer les origines de l'islam.Pour interpréter cette "césure du sujet de la tradition" qui prend la forme d'un désespoir de masse, Fethi Benslema relit les txtes fondateurs, gardé par un long règne d'interdit de penser.

    L'altérité féminine y apparaît comme la nervure centrale du refoulement propre à l'Islam. Face à un dérèglement profond de la relation entre le réel et les formes symboliques que trahissent les extrémismes, l'analyse conduit alors vers des questions demeurées impensées, telle l'affirmation coranique selon laquelle Dieu n'est pas le père.

  • "La France. Nous allons y passer environ 700 000 heures chacun, y respirons 15 000 litres d'air par jour, y laissons deux enfants après 4000 à 6000 étreintes. Nous y travaillons peu ou prou 70 000 heures après avoir fait, de plus en plus souvent, 30 000 heures d'études. Nous y perdons nos parents vers 63 ans quand depuis 10 ans déjà nos petits-enfants viennent pour les vacances. Plus de 4 milliards d'humains se sont connectés sur internet depuis 10 ans. 6 milliards de téléphones portables ont été vendus sur la planète. C'est cette Humanité en train de faire terre commune qui est passionnante et explosive. Car ce monde est vivant, créatif, changeant tellement vite que souvent on n'y comprend plus rien et qu'on se croit perdu. Mais il y a un fil, de nouveaux liens. Cherchons." Jean Viard

    Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au CNRS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Nouveau portrait de la France (2012).

  • Quand le tic-tac de l'Avent se remet en route, on voudrait s'épargner le calvaire d'une crise intérieure qui vire à l'épreuve familiale. Il est toutefois difficile de prétendre se tenir à l'écart d'une fête qui nous rappelle qu'on n'est rien sans les autres, ni la force qu'on tire des siens. Faisant feu de tous les bois conceptuels (philosophie, histoire, psychanalyse, anthropologie, littérature, cinéma, séries télévisées), ce livre décrypte les états d'âme et les tourments qui refont chroniquement surface aux dernières heures grises de l'année. Il n'a pas pour but de défendre Noël, ni d'en instruire le procès à charge, pas plus que d'en moquer le folklore ou d'en proclamer l'obsolescence. Il ne milite ni pour sa sanctuarisation culturelle, ni pour son bannissement de nos coutumes. Il cherche à penser cette drôle de fête, qui ne laisse personne indifférent, ni indemne. Celle qui, sous presque toutes les latitudes, mobilise les individus et coagule les générations comme aucune autre. Pour le meilleur et pour le pire. Souvent dans la joie, mais pas toujours dans la bonne humeur. Sur fond de retrouvailles, mais jamais sans conflit, ni tension. Et pour cause : Noël est la mesure intranquille de tous nos liens avec les vivants et les morts.

  • Qui ne s'est pas senti piégé, à un moment ou à un autre, à l'intérieur de sa propre famille ? Qui n'a eu l'impression d'être écrasé par une réalité sur laquelle il n'avait pas de prise ? Cet ouvrage éclaire d'une lumière nouvelle ces situations, que nous connaissons tous - mon fils refuse d'étudier ; je n'arrive ni à changer mon couple ni à partir ; dois-je révéler un secret qui me pèse ? et si c'est le cas, comment ? Ce n'est pas la réalité en tant que telle qui nous piège, mais une représentation de cette réalité, qui s'est construite au cours des années et des événements. Chacun joue son rôle à lui dans ce scénario familial : si je parviens à modifier mon propre rôle, peut-être pourrais-je changer l'ensemble de la pièce... Mais comment parvenir à ce changement ?

  • Tous les parents sont confrontés à des questions et dilemmes éducatifs complexes : doit-on faire preuve d'autorité ? Qu'est-ce que c'est "agir pour le bien" de son enfant ? Comment lui donner confiance en lui ? Comment le soutenir lorsqu'il se trompe et le responsabiliser ?

    Dans ce guide pratique inspiré par les ateliers de parents qu'elle anime, Agnès Dutheil nous propose de nous approprier les principes et outils de la psychologie positive. Créer notre mission de famille, établir une démocratie familiale, se recentrer sur les valeurs que nous voulons transmettre à nos enfants sont autant de moyens de les guider vers l'autonomie. En cultivant l'amour, la bienveillance, la confiance et l'empathie, nous leur faisons le plus beau des cadeaux, celui de devenir les adultes épanouis de demain.


    "Tout parent devrait lire cet ouvrage, écrit autant avec le coeur qu'avec la raison"
    Jacques Lecomte

  • En un peu plus de vingt années, l'environnement médiatique et technologique des familles s'est sensiblement modifié. Les enfants grandissent désormais dans un monde d'écrans. En effet, chaque unité familiale est équipée de matériels technologiques de formats divers, aux nombreuses fonctionnalités, interconnectables, fixes et nomades, utilisables par chacun, quel que soit son âge. La sur-stimulation audiovisuelle précoce et la surexposition aux écrans sont source d'inquiétudes et objets fréquents de débats.

    Dans l'enquête menée de façon indépendante auprès de professionnels de l'enfance, l'auteur scrute les conséquences d'un trop-plein d'écrans pour la santé, le développement et le bien-être des moins de 16 ans. Son objectif est de considérer avec lucidité les problèmes de tous ordres occasionnés par les écrans - y compris les enjeux de l'économie du numérique et le pouvoir financier des grandes firmes impliquées dans ce vaste marché - pour mieux les prévenir. C'est seulement à cette condition que nous pourrons entrer avec les enfants et adolescents dans un usage profitable des écrans numériques.

  • Comment vivaient les hommes, les femmes et surtout les enfants au Moyen Âge ? Commençons par la chambre à coucher, très utilisée même durant la journée pour prendre ses repas, étudier ou recevoir de la visite. Comment était-elle meublée ? Et comment se protégeait-on du froid, principal ennemi des nuits paisibles ? Pourquoi les nouveau-nés étaient-ils emmaillotés dans leurs langes comme de petites momies et pourquoi les miniatures les représentent-elles si souvent vêtus de rouge ? Quelles étaient les chances de survie d'un nourrisson victime du manque d'hygiène, de l'inattention des nourrices et des forfaits du démon toujours aux aguets ? Comment apprenait-on à lire et à écrire ? Comment les enfants s'amusaient-ils quand les textes et l'iconographie ne font état que de quelques jouets ? Quelle était la vie des petites filles confiées au monastère dès leur plus jeune âge ?

    Avec plus de 200 illustrations (tableaux, fresques, retables, miniatures), Chiara Frugoni nous offre une plongée dans la vie de famille au Moyen Âge. Grâce à sa profonde connaissance de la période, elle attire notre attention sur les éléments significatifs - souvent insolites - des images et des textes médiévaux, nous permettant de reconstituer ce monde lointain où les enfants avaient une vie bien différente de celle de nos jeunes contemporains.

  • Au début du XXe siècle, en Grande-Bretagne, pays qui se veut un modèle démocratique, les femmes sont privées du droit de vote et celles qui le revendiquent sont réprimées. À Manchester et dans les villes cotonnières du nord de l'Angleterre, des ouvrières se mobilisent : ce sont les suffragistes radicales. Leur combat pour le suffrage s'inscrit dans celui, plus vaste pour la cause des femmes : pour de meilleures conditions de travail et l'égalité des salaires ; pour le droit à l'éducation et au divorce ; pour l'émancipation ouvrière et le socialisme. Leur militantisme lui-même est un combat, avec « une main liée dans le dos », quand il faut en même temps élever une famille et gagner sa vie. Quand la guerre éclate, les suffragistes radicales sont antimilitaristes et pacifistes.

    Jill Liddington (née en 1946) et Jill Norris (1949_1985), historiennes féministes britanniques.

  • Alors que les sociétés occidentales accordent une attention renforcée au développement, au bien-être et aux droits des enfants ainsi qu'aux mesures préventives au nom de leur intérêt supérieur, cet ouvrage contribue aux débats scientifiques et sociaux sur les modes de vie des jeunes enfants (jusqu'à 6 ans) au sein de leur famille.

    Il présente des recherches sur les pratiques corporelles, nutritionnelles, sanitaires, langagières, numériques ou encore culturelles au sein des familles. Il développe notamment les effets structurants de la position sociale des familles dans leurs quotidiens et leurs styles éducatifs, la place et le rôle de chaque parent.

    Les analyses des socialisations familiales et de leurs effets sur les modes de vie des enfants sont conduites à partir de situations variées et d'approches pluridisciplinaires. Elles donnent une vision élargie des socialisations enfantines précoces et de l'impact des inégalités sociales, économiques, territoriales, culturelles et genrées dans le champ de la petite enfance.

    Voir aussi : Espaces de socialisation extrafamiliale dans la petite enfance

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