Flammarion

  • Mentine adore dépasser les limites, surtout celles de ses parents !
    -9,5 ! a hurlé papa avec une tête de serial killer. Ma fille a sauté deux classes, a le QI d'Einstein et elle n'obtient pas la moyenne à son passage en troisième ! Dans ces conditions ce sera donnant donnant. Une année scolaire pourrie égale un été pourri.
    C'est comme ça que j'ai été privée de mon stage de surf et de mes copines. La sentence et tombée : mon père me condamnait à deux mois d'exil dans le Larzac. J'allais me retrouver sous la flotte à bouffer du fromage de chèvre dans un horrible sweet en polaire.

  • - 50%

    Ici, lorsque quelqu'un disparaît, on dit simplement qu'il s'est évaporé, personne ne le recherche, ni la police parce qu'il n'y a pas de crime, ni la famille parce qu'elle est déshonorée. Partir sans donner d'explication, c'est précisément ce que Kaze a fait cette nuit-là. Comment peut-on s'évaporer si facilement ? Et pour quelles raisons ?
    C'est ce qu'aimerait comprendre Richard B. en accompagnant Yukiko au Japon pour retrouver son père, Kaze. Pour cette femme qu'il aime encore, il mènera l'enquête dans un Japon parallèle, celui du quartier des travailleurs pauvres de San'ya à Tokyo et des camps de réfugiés autour de Sendai. Mais, au fait : pourquoi rechercher celui qui a voulu disparaître ? Les évaporés se lit à la fois comme un roman policier, une quête existentielle et un roman d'amour. D'une façon sensible et poétique, il nous parle du Japon contemporain, de Fukushima et des yakuzas, mais aussi du mystère que l'on est les uns pour les autres, du chagrin amoureux et de notre désir, parfois, de prendre la fuite.

  • « Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution », écrit Albert Einstein en exil. Eduard a vingt ans au début des années 1930 quand sa mère, Mileva, le conduit à l'asile. Le fils d'Einstein finira ses jours parmi les fous, délaissé de tous, dans le plus total dénuement.
    Trois destins s'entrecroisent dans ce roman, sur fond de tragédie du siècle et d'épopée d'un géant. Laurent Seksik dévoile un drame de l'intime où résonnent la douleur d'une mère, les faiblesses des grands hommes et la voix du fils oublié.

  • Fleur de Lis et Fleur de Neige sont nées le même jour, à la même heure, dans une province reculée de la Chine du XIXe siècle. Alors que la famille de Fleur de Neige est de la plus haute noblesse, celle de Fleur de Lis n'a connu que la misère ; mais la grande beauté de cette dernière et la perfection de ses pieds lui permettent de devenir la laotong («âme soeur») de Fleur de Neige.
    Les deux jeunes filles partagent tout, du supplice des pieds bandés à la réclusion, du nu shu, langage secret inventé par les femmes, à leurs mariages arrangés. Leur amitié, teintée d'une fascination réciproque, grandit au fil des années. Jusqu'au jour où Fleur de Lis découvre que Fleur de Neige l'a trahie. L'amour qui les lie cède alors la place à une jalousie que rien ni personne ne saura arrêter.
    Fleur de Neige est un merveilleux voyage dans le temps qui nous fait revivre la tradition ancestrale de l'éducation des jeunes filles dans la Chine impériale. Best-seller traduit dans 23 pays, ce roman chargé de lyrisme et d'émotion pénètre l'une des plus mystérieuses relations humaines : l'amitié féminine.

  • Fatimzahra vit au Maroc. Un été, elle arrive en France pour faire la connaissance de son neveu qui vient de naître. Elle décide de s'inscrire pour un mois à l'école française en attendant son retour au pays. Ces semaines
    vont changer sa vie...

    "Kanza s'agite dans tous les sens, elle sera bientôt grand-mère. Sa fille aînée Hayat vient de téléphoner de France. Elle va accoucher d'un instant à l'autre !
    Kanza secoue Fatimzahra : "Réveille-toi habibati, réveille-toi !
    Tu vas bientôt être tante !"

  • Ursule Mirouët

    Honoré de Balzac

    À la mort du docteur Minoret, ses héritiers présomptifs mettent tout en oeuvre pour déposséder et anéantir la jeune femme qu'il a adoptée et à qui il a légué sa fortune. Empiégée dans les mailles du filet familial, l'innocente et pieuse Ursule finira-t-elle par goûter le bonheur d'être et d'avoir ?...
    Paru en 1842, Ursule Mirouët est « le chef-d'oeuvre de la peinture de moeurs », selon Balzac : l'auteur y donne à voir dans toute sa hideur, exacerbée par le huis clos provincial, la pulsion de cupidité. Mais c'est aussi un roman énigmatique, qui, brusquement, fait basculer le lecteur au royaume de l'inquiétante étrangeté. Dans cette troublante histoire de revenus et de revenants, qui se noue et se dénoue par le miracle de songes prémonitoires et de visions surnaturelles, les hommes croient mener la partie alors qu'ils sont sous l'influence d'une force qui les dépasse. Entre les petits trafics de la terre et les vastes intentions du Ciel, les ponts ne sont pas coupés : mêlant réalisme et fantastique, matérialisme et spiritualité, Balzac apparaît ici, plus que jamais, comme un penseur de l'Unité.

  • Si la religion est omniprésente dans la réflexion de Freud, l'Islam en est absent. On mesure à ce constat la richesse de la perspective ouverte ici : mettre au jour les refoulements constitutifs de la religion islamique.

    Partant de la crise contemporaine de l'islam et de son symptôme le plus visible qu'est l'islamisme, ce livre entreprend d'explorer les origines de l'islam.Pour interpréter cette "césure du sujet de la tradition" qui prend la forme d'un désespoir de masse, Fethi Benslema relit les txtes fondateurs, gardé par un long règne d'interdit de penser.

    L'altérité féminine y apparaît comme la nervure centrale du refoulement propre à l'Islam. Face à un dérèglement profond de la relation entre le réel et les formes symboliques que trahissent les extrémismes, l'analyse conduit alors vers des questions demeurées impensées, telle l'affirmation coranique selon laquelle Dieu n'est pas le père.

  • Ben est contraint et forcé par sa nouvelle prof de français d'écrire son journal intime.
    L'angoisse : que va-t-il pouvoir raconter ??? Va-t-il parler de Arianna qu'il a rencontrée à l'École du cirque et qui le fait autant rougir ? Ou alors de sa vie trépidante avec Lukas et M. Demirel ? Décidé à ne pas divulguer ses secrets, Ben met en place un super-stratagème et s'invente une autre vie en s'inspirant très fortement de celle de sa soeur Line. Mais cela va lui jouer des tours et l'amener à se poser quelques questions...
    Avis personnel : Attention, dans ce journal, la vie PALPITANTE et les secrets EXTRAORDINAIRES de Ben ! Je le conseille à tous les lecteurs curieux, de 11 à 111 ans...

  • Quelle prise en charge pour l'enfant autiste ? Les parents, qui bien souvent ne connaissent ni les principes ni les effets des trois approches dominantes de l'autisme, sont tragiquement démunis face à cette question.
    Aujourd'hui, le comportementalisme tient le haut du pavé. Avec lui, on espère obtenir - et on obtient quelquefois - une adaptation minimale à l'espace social ordinaire : prise des repas, hygiène corporelle, utilisation des transports, conduite dans les lieux publics. Mais au prix de quelle violence ? de quelle dénaturation de l'enfant ? À l'inverse, le « non-agir » initié dans les Cévennes, il y a près d'un demi-siècle, par Fernand Deligny défend l'idée que les autistes, représentants d'une humanité primitive, doivent être, comme les peuples premiers, respectés dans ce qu'ils sont et préservés du monde « civilisé », au risque d'être laissés à leur condition native.

    La psychanalyse, repensée, réinventée, libérée des pratiques obsolètes, propose une troisième voie. Substituant une clinique du regard à celle de l'écoute et donnant la priorité à l'accueil et au « tissage » quotidien, elle entreprend d'amener l'autiste non pas à nous mais à lui-même, afin de faire apparaître, à terme, un enfant qui ne soit pas seulement présentable, montrable, mais, comme les autres, « rêvable » par ses parents.
    Telle est assurément la sortie de l'autisme - respectueuse de l'enfant - qu'on est en droit d'attendre aujourd'hui.

    Création Studio Flammarion Couverture : Photo © iStockphoto / Marcin Pawinski

  • « Je suis une personne simple qui a eu une vie compliquée. Un tel aveu pourra surprendre, il n'en est pas moins vrai. Mes aspirations m'ont toujours poussée vers une existence discrète, consacrée à ma famille et au souci des autres, alors que la vie prenait plaisir à me placer sous les projecteurs de l'actualité. Longtemps je m'en suis accommodée, mais je restais légèrement en retrait. D'où quelques maladresses et de nombreux malentendus. J'ai regretté les premières et souffert des seconds. Mais au final, est-il si surprenant qu'on se soit beaucoup trompé sur mon compte alors que, moi-même, je ne savais plus toujours qui j'étais ? »

    Pour la première fois, Cécilia Attias nous livre le récit de sa vie hors du commun. De son enfance heureuse à son premier mariage avec Jacques Martin, de sa rencontre avec Nicolas Sarkozy et leur vie dans les palais de la République à sa séparation d'avec l'ancien président pour épouser Richard Attias et courir le monde afin d'aider les autres, elle n'omet rien.
    Et parce que l'image d'une personne correspond rarement à sa réalité - surtout quand les médias s'en emparent -, le lecteur découvrira ici un être qu'il ne soupçonnait pas : une femme de coeur et de décisions, guidée par ses valeurs autant que par son goût de la liberté.
    Dans ce livre élégant et passionné, celle qui s'est révélée sur la scène internationale en obtenant de Kadhafi la libération des infirmières bulgares prouve que la plus noble des qualités est l'indépendance de ton, comme d'esprit.

  • Angleterre, 1968. L'année où Paris est descendue dans la rue, où Martin Luther King a perdu la vie à cause d'un rêve, et où Eleanor Maud Portman, surnommée Elly, est née. Le monde de la jeune Elly est façonné par ceux qui l'habitent : ses parents, aimants mais distraits ; son frère et fidèle allié, Joe ; sa meilleure amie Jenny, au langage fleuri et à la persistante odeur de friture ; mais aussi un dandy vieillissant amateur de claquettes, ou un sosie de Shirley Bassey ; et enfin, bien sûr, un lapin modestement baptisé Dieu. Aux confluents de Little Miss Sunshine et des Cendres d'Angela, Sarah Winman signe un premier roman universel qui a déjà ravi plus d'un million de lecteurs de par le monde. L'amitié, l'amour fraternel, mais surtout la puissance magique des souvenirs d'enfance sont ici traités avec délicatesse, grâce et humour.
    « Merveilleusement décalé... La voix narrative de Winman est d'une vérité magnifique, empreinte de la clarté pragmatique de l'enfance. Un superbe premier roman. » The Times
    « Envoûtant... Une voix impossible à oublier. » Daily Mail

  • Vous pensiez que tout était réglé au Château des Oliviers ? Détrompez-vous. Enfouis dans l'ombre de l'oubli, de lourds secrets cherchent la lumière, bientôt ils vont tout bouleverser autour d'eux. Pour le moment, Estelle Laborie est heureuse. Dans deux jours, toute la famille se réunit pour fêter les 20 ans de Bianca, l'aînée de ses petits-enfants, et pour assister à l'ouverture au public de la Villa Romaine que les dernières fouilles ont exhumée sur le domaine. Tout s'annonce donc pour le mieux. Mais les Dieux en ont décidé autrement. Confrontée au choc des générations, victime d'ennemis insoupçonnables, Estelle ignore encore qu'elle devra aussi faire face à ses plus anciens fantômes, car il faut d'abord rejoindre le Passé pour comprendre le Présent...

    20 ans après son triomphe au petit écran et en librairie, Le Château des Oliviers, la saga culte de Frédérique Hébrard, est de retour, avec une suite inédite des aventures d'Estelle Laborie. Saveur supplémentaire, La Belle Romaine, coécrite avec deux de ses enfants, Catherine Velle, romancière, et François Velle, scénariste, confirme ses liens avec la Provence, sa tradition, ses mystères et ses sortilèges.

    Création Studio Flammarion Couverture : Photomontage original d'après : © Creativ Studio Heinemann / Getty Images ; © Franckreporter / Vetta / Getty Images ; © Cultura / Walter Zerla/ StockImage / Getty Images

  • Quelle famille ! Avec six connétables, treize maréchaux de France, cette illustre lignée s'honore de noms aussi prestigieux qu'Anne de Montmorency, le prince de Condé, Turenne ou encore le maréchal de Luxembourg. Ministres, grands capitaines, ducs et pairs de France, ces fidèles serviteurs de la Couronne ont joué un rôle de premier plan dans l'histoire de France. Daniel Dessert raconte ici l'étonnante destinée de ce lignage hors norme qui parvient à se maintenir au pouvoir près de mille ans, mu par un véritable instinct politique combiné à des mariages toujours plus habiles et consanguins. Chaque union apporte son lustre, assoit la puissance Montmorency. Témoins de leur splendeur à son apogée, les somptueuses demeures d'Écouen et de Chantilly...
    Mais comme toute famille, elle est traversée de profondes disputes et nourrit en son sein de mauvais éléments, à l'instar de Gilles de Rais. Parfois même, l'orgueil de l'un des membres les couvre d'opprobre. Ainsi Henri II est condamné à mort pour avoir défié Richelieu. Mais à chaque fois, après chaque défaite, le sursaut. C'est leur force qui les rend unique. Leur chute n'est plus loin à la veille de la Révolution. La fin des Montmorency concordera avec l'avènement du pouvoir républicain, comme si leur lignage ne pouvait survivre à un régime qu'ils avaient soutenu depuis des temps immémoriaux.

  • Saxe, ex-Allemagne de l'Est, au lendemain de la réunification. Maria Bergmann, seize ans, a quitté la maison de sa mère divorcée pour venir vivre dans la ferme familiale de son petit ami Johannes Brendel. Tout en séchant le lycée pour lire Dostoïevski, elle se rend utile et s'intègre à cette famille qui l'accueille à bras ouverts. Jusqu'au jour où, dans ce monde presque idyllique, Maria tombe éperdument amoureuse de Henner, fermier solitaire, aussi brutal qu'il est cultivé, de vingt ans son aîné. Ils vivent en secret une passion torride. En un an, tout bascule, comme l'Allemagne alentour, et aucun des deux amants n'en sortira indemne. Dans une langue à la fois pudique et crue, Daniela Krien trace les frontières d'un nouveau monde à l'intensité et à la sensualité aussi stupéfiantes que le choc culturel des retrouvailles entre Allemands de l'Est et de l'Ouest.

    Création Studio Flammarion En couverture : © Andrea Hübner, www.quadratiges.de http://www.quadratiges.de

  • Dès l'âge de neuf ans, après la mort de ses parents Georges et Maï Politzer, Michel Politzer a vu s'effacer la mémoire de son enfance. Qui furent ses parents ? Comment György, ce lycéen révolté qui participe à 16 ans le fusil à la main à la révolution des Conseils hongrois de 1919, devient-il Georges, un brillant agrégé de philosophie propulsé au centre de la vie intellectuelle parisienne ? Comment cet admirateur de Descartes rencontre-t-il ensuite sa future épouse, Maï, qui vénère Pascal, dans un train du pays basque ? Quelle fut la vie de ces deux militants communistes et résistants, dévorée par l'étude, l'action et la rédaction d'une oeuvre philosophique singulière ? Une vie qui valut à Georges de tomber sous les balles nazies en 1942, et à Maï de ne jamais revenir du camp d'Auschwitz.
    Grâce à quelques photos et à de rares témoignages qui lui ont permis de retrouver une partie de sa famille restée dans l'ombre, après un voyage dans la Hongrie natale de Georges, Michel Politzer recompose le portrait de ses parents, héros d'une génération d'intellectuels engagés. Son récit des origines est le fruit d'une bouleversante enquête.

  • Ras le bol ! Sandra n'en peut plus : son mari qui la trompe depuis plus d'un an, ses deux adolescentes gâtées, son métier d'avocate qui l'use et, en fin de compte, le sens de sa vie, qui ressemble à tout, sauf à celle dont elle rêvait.Un matin comme les autres, toujours pressée, elle est happée par le rétroviseur d'un bus. Quelques jours plus tard, elle sort du coma et décide de se faire passer pour amnésique. Quel meilleur alibi pour tout effacer, et repartir à zéro en ouvrant la porte d'un nouveau destin ? Pour son premier roman, Philippe Amar signe dans un style vif une histoire joyeuse, sensible et pleine de rebondissements.

  • La vieillesse, aujourd'hui, s'appelle la retraite. Dans le cas de René, celle-ci est même « anticipée ». Dur moment pour lui, d'autant que sa femme Jacquotte se montre de plus en plus autoritaire. Heureusement René va connaître le plaisir de séduire et d'aimer, de même que Tanbelle, la soeur de Jacquotte, grande coquette malgré les infidélités de son vieil amant... Cependant que Mamour, leur mère octogénaire, découvre les bonheurs d'une complicité amicale avec son petit-fils Christophe. L'amour qui dure ou s'essouffle, le temps qui passe, la jeunesse au coeur... Les lecteurs de Mademoiselle, s'il vous plaît, ou des chroniques de Claude Sarraute dans Le Monde, retrouveront ici le sourire, la tendresse, l'attention aussi à la vie « ordinaire », qui ont fait son succès.

  • « Avec les boulets et les fardeaux intimes, il y a plusieurs solutions. En général on se contente de les traîner : on souffre tout seul et ça n'avance à rien. Ou alors on peut grimper dessus, pour au moins être vu. Il y a enfin la possibilité de les renvoyer à la figure de l'agresseur : c'est lourd et ça fait mal à tous les protagonistes, mais c'est efficace... »Comment s'en sortir quand on est un petit garçon dans une famille apparemment très ordinaire, mais que son père est un tyran domestique et qu'un monde s'écroule autour de soi ?Un père violent, une époque qui l'est aussi, et l'Histoire qui s'en mêle : tout concourait à démolir le narrateur... à moins qu'il n'arrive à se montrer plus résistant qu'eux.

  • La mouflette

    Françoise Dorin

    « Ophélie, ma petite fille, mon coup de tonnerre, ma catastrophe, mon innocente... Je t'en supplie, calme-toi ! Il y a quatre-vingt-dix minutes que tu es réveillée ! Quatre-vingt-dix minutes que ton corps de grenouille émet des rugissements de lionne ! Quatre-vingt-dix minutes que [...] je m'évertue à te plaire. »
    Quand Paule apprend que sa fille, évaporée depuis cinq ans, est mère depuis six mois et qu'elle lui envoie son beau-frère en guise de cigogne pour lui léguer la petite, c'est toute une vie qui bascule. C'est d'abord Barth, le compagnon, frivole et viril à souhait, qui ne supporte pas cette nouvelle donne et abandonne la jeune grand-mère avec cette mouflette bien braillarde !
    C'est aussi le passé, qui resurgit sous la forme d'un prince charmant... Mais bientôt, minuit sonne et la réalité reprend ses droits. À un détail près : la réalité, c'est la vie, et la vie a souvent plus d'imagination que nous...

  • Cadichon, Gribouille, Mme Mac Miche, le général Dourakine...
    ces personnages, parmi d'autres créatures de la comtesse de Ségur, née Rostopchine, captivèrent des générations de "petites filles modèles". Les romans où ils apparaissent sont désormais des classiques, et pas seulement de la littérature dite "enfantine".
    Hortense Dufour, hantée dès l'enfance par les fameux volumes rouge et or, a voulu savoir qui était l'auteur d'Un bon Petit Diable et de Pauvre Blaise. Allant aux sources, correspondances et mémoires, elle raconte l'existence plus noire que rose de Sophie, au "regard tartare-mandchou".
    Fille du général Rostopchine, l'incendiaire de Moscou, et de Catherine Protassov, catholique convaincue, elle grandit dans une Russie aux moeurs féroces. À Paris, elle épouse Eugène de Ségur. Ils auront huit enfant et des malheurs. Sa carrière littéraire, de 1855 à 1872, sera comme une consolation.
    En relisant des livres tant aimés, Hortense Dufour a aussi éprouvé à nouveau des peurs et des plaisirs anciens. La force de sa biographie vient de là: la recherche n'y étouffe jamais l'émotion. La passion de la romancière anime une figure jusque-là figée ou méconnue.

  • « Ceci est une histoire vraie et, comme dans toutes les histoires vraies, il y a des secrets. Toutes les familles ont un secret. Le monde se divise simplement entre ceux qui savent tout ou partie du secret et ceux qui croient qu'ils n'en ont pas. Il y a ceux qui savent et ceux qui croient. »

  • « Nous comptons, si je sais compter sur mes doigts, cinq Daudet qui ont tous du talent comme un seul Alphonse Daudet, et cela me semble vraiment extraordinaire. » Un siècle plus tard, la remarque de la romancière Rachilde laisse rêveur. Cinq Daudet ? L'auteur de La Chèvre de M. Seguin et de Tartarin de Tarascon ne serait donc pas le seul à avoir connu la gloire ? En racontant l'histoire des Daudet, Stéphane Giocanti scrute le mystère d'une famille dont tous les membres ou presque, pendant deux générations, jouèrent un rôle dans la vie littéraire française. Aux côtés d'Alphonse, bohème provençal et parisien, il dévoile la présence de Julia, sa femme, écrivain admirée par Edmond de Goncourt, et celle d'Ernest, son frère aîné, qui fut un historien de renom. À la génération suivante, ce sont les deux fi ls d'Alphonse, Léon et Lucien, qui se fi rent un prénom. Le premier fut écrivain et homme politique, compagnon royaliste de Maurras et mémorialiste truculent de la IIIe République. Le second fut l'opposé : dandy, poète, et amant de Proust et de Cocteau. Le roman de la famille Daudet est aussi l'occasion de vivre avec les milieux littéraires, artistiques et politiques de son temps ; pendant près d'un siècle, de la bohème insouciante du Second Empire jusqu'au début du régime de Vichy, d'un temps lointain, révolu, jusqu'à une époque plus proche, plus violente, dont l'empreinte dure aujourd'hui encore.

    Création Studio Flammarion : Illustration originale d'après des photos : © Rue des Archives / Varma ;© Rue des Archives / PVDE ; © Rue des Archives / RDA ; © Photo Josse / Leemage ; © Collection Basile / DR / Opale.

  • Ah ! qu'ils l'ont attendu, les enfants du clan Pasquier, cet âge adulte qui se profile devant eux ! Ils rêvent de pouvoir s'émanciper de ce père irresponsable et fantasque qui a gâché leur enfance, meurtri leur adolescence et réduit la vie de leur mère, la brave Lucie, à un douloureux enfer domestique.
    Les voici donc, aux premières années du jeune XXe siècle, dont ils attendent le meilleur sans présager le pire. Pour Joseph, l'affaire est entendue et ses premiers millions gagnés ont fait de lui un homme cynique et retors. Pour Laurent, l'espoir de voir la Science rendre le monde meilleur l'empêche de chercher pour lui-même les réconforts de l'amour. Pour Cécile, la pianiste surdouée, la gloire est à portée de main quand l'Amérique commence de lui faire les yeux doux ; pour Suzanne, l'apprentissage du théâtre se fait sous la houlette de la glorieuse Sarah Bernhardt ; et pour Ferdinand, la médiocrité semble déjà régir une existence sans passion ni volonté...

    Les trois volumes réunis dans ce livre - La Nuit de la Saint-Jean, Le Désert de Bièvres et Les Maîtres - nous font plonger au coeur des aventures du clan Pasquier, qui s'apprête à affronter le monde des adultes. Avec plus d'espoir et d'appétit que de lucidité.

  • Le génie de Blaise Pascal, comme les espaces infinis, reste effrayant. Des biographes et des exégètes innombrables ont tourné autour, en évoquant le mathématiciens prodige et l'inventeur de la première machine à calculer. Ils ont élevé aussi une statue intimidante au polémiste des Provinciales et au théologien des Pensées. L'homme, avec ses passions, ses doutes, a fini par être enfermé dans les contours d'une image pieuse.
    Romancier attiré par les vertiges de l'âme, Alain Vircondelet revient au Pascal de chair souffrante et d'intelligence inquiète. Le vrai pascal. Il le montre déchiré entre les salons et Port-Royal. Il évoque de l'intérieur ses conversions, faisant de la "Nuit de feu" le centre de la tragédie pascalienne, sa source et son achèvement.
    Il innove surtout en traçant un double portrait de Blaise et de sa soeur Jacqueline. Il se rejoignent, ici, enfin unis par leurs contradictions et leurs excès. C'est un amour fou où elle entraine son frère, le sauve et le perd. Personne, depuis Julien Green, n'avait, comme Vircondelet, approché le mystère d'une telle aventure, un roman où tout est vrai.

    Page du mémorial de Blaise Pascal
    Photo Bulloz

empty