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  • Les auteurs analysent, précisément et exemples à l'appui, les heurts que les relations nouées entre parents et enfants subissent lorsqu'ils se confrontent aux expériences de pertes et de ruptures brutales (deuils, divorces, violences, etc.) ou de séparations plus ordinaires. Celles-ci nous enseignent que le développement de chacun dépend également des séparations qu'il traverse, si douloureuses soient-elles. Il s'agit d'examiner les « conditions de possibilité du devenir Sujet » à travers les épreuves de séparations successives et multiples, aux divers âges de la vie, de l'enfance à l'adolescence, mais aussi à l'âge adulte jusqu'à la fin de la vie.

    L'ouvrage approfondit la question de différents points de vue, sans dogmatisme ni prêt à penser, et fournit quelques pistes concrètes utiles aux intervenants sociaux.

  • Déracinement, nouvelles configurations familiales, implication plus grande des pères, omniprésence des écrans... Les familles évoluent, tout comme leur manière d'élever leurs enfants et les demandes qu'elles adressent aux professionnels du soutien à la parentalité. Ces changements se nourrissent de l'histoire culturelle, politique et économique de leur pays d'origine, mais aussi de leur histoire familiale. Ce qui est transmis aux enfants se transforme et crée du nouveau. Comment comprendre le sens de ces créations et en repérer les effets ?

    A l'occasion des 50 ans de la Fnepe (Fédération nationale des écoles des parents et des éducateurs), cet ouvrage collectif témoigne de l'inventivité dont font preuve les parents d'aujourd'hui dans l'appropriation et la transformation de la parentalité et de celle, indispensable, des professionnels qui les accompagnent. Il offre des perspectives très stimulantes.

  • En un peu plus de vingt années, l'environnement médiatique et technologique des familles s'est sensiblement modifié. Les enfants grandissent désormais dans un monde d'écrans. En effet, chaque unité familiale est équipée de matériels technologiques de formats divers, aux nombreuses fonctionnalités, interconnectables, fixes et nomades, utilisables par chacun, quel que soit son âge. La sur-stimulation audiovisuelle précoce et la surexposition aux écrans sont source d'inquiétudes et objets fréquents de débats.

    Dans l'enquête menée de façon indépendante auprès de professionnels de l'enfance, l'auteur scrute les conséquences d'un trop-plein d'écrans pour la santé, le développement et le bien-être des moins de 16 ans. Son objectif est de considérer avec lucidité les problèmes de tous ordres occasionnés par les écrans - y compris les enjeux de l'économie du numérique et le pouvoir financier des grandes firmes impliquées dans ce vaste marché - pour mieux les prévenir. C'est seulement à cette condition que nous pourrons entrer avec les enfants et adolescents dans un usage profitable des écrans numériques.

  • Alors que les sociétés occidentales accordent une attention renforcée au développement, au bien-être et aux droits des enfants ainsi qu'aux mesures préventives au nom de leur intérêt supérieur, cet ouvrage contribue aux débats scientifiques et sociaux sur les modes de vie des jeunes enfants (jusqu'à 6 ans) au sein de leur famille.

    Il présente des recherches sur les pratiques corporelles, nutritionnelles, sanitaires, langagières, numériques ou encore culturelles au sein des familles. Il développe notamment les effets structurants de la position sociale des familles dans leurs quotidiens et leurs styles éducatifs, la place et le rôle de chaque parent.

    Les analyses des socialisations familiales et de leurs effets sur les modes de vie des enfants sont conduites à partir de situations variées et d'approches pluridisciplinaires. Elles donnent une vision élargie des socialisations enfantines précoces et de l'impact des inégalités sociales, économiques, territoriales, culturelles et genrées dans le champ de la petite enfance.

    Voir aussi : Espaces de socialisation extrafamiliale dans la petite enfance

  • L'isolement des parents, la réduction de la famille élargie, les confrontations culturelles, la nouvelle place des soignants dans l'intimité des parents, induisent, imposent, des manières plus collectives de soin auprès du bébé et de sa famille.

    Le bébé est trop souvent envisagé au regard des seules relations avec sa mère. Sans nier cet aspect, cet ouvrage aborde le bébé dans sa famille et l'influence des évolutions sociétales qui pèsent sur ses parents et leur « nouvelle solitude ». L'originalité de cet ouvrage consiste ainsi à montrer comment une telle évolution s'accompagne d'une créativité sans précédent dans l'invention de nouveaux dispositifs de soin au quotidien chez lui, à la crèche, en centre parental, en PMI, à l'hôpital, etc.

  • L'art prolonge l'enfance et l'adolescence, période où la culture est particulièrement investie. Le goût pour les jeux vidéo et les références pop, notamment numériques, se sont imposés et laissent supposer que les héros de séries ou les super-héros sont entrés dans notre vie, comme de nouveaux amis ou des membres substitutifs de notre famille interne. Séries, cinéma, peinture, jeu vidéo, bande dessinée, livre ou autre flash mob, la pop culture ne se décline pas seulement en fonction de son média, elle a modifié notre façon de vivre.

    L'auteur explore la possibilité d'un voyage associatif à partir de son expérience clinique et d'artistes qui ont laissé une empreinte souvent essentielle. Des peintres modernes au Street Art, d'Arcimboldo, Iron Man aux transhumanistes en passant par Michaël Jackson et certains de ses patients, il s'attache à créer un décalage en subvertissant le réel.

    Cet entrelacs entre la culture et la clinique pose sans cesse de nouvelles questions voire de nouveaux défis quant à la compréhension de l'humain au contact de la modernité.

  • Dans un récit vivant et actuel, l'équipe d'un hôpital de jour témoigne du quotidien, de l'intime, de la rencontre et de l'échange d'une clinique engagée. En suivant la temporalité d'une journée ordinaire, s'y expose une pratique qui allie éducation, pédagogie et thérapeutique, non pas « contre » une pathologie, mais avec l'enfant en souffrance psychique et sa famille.

    Tous les acteurs - éducateurs, infirmière, institutrices, assistante sociale, secrétaire, pédiatre, psychologues, pédopsychiatres, directeurs, psychanalystes, psychomotriciens et cuisinière - racontent leur idée du soin qui s'inscrit dans une expérience collective et plurielle de quarante ans, fière de ses résultats thérapeutiques au long cours.

    Cet essai de transmission vise à rendre de l'espoir aux enfants, aux familles et aux professionnels à partir des valeurs humanistes orientées par la psychanalyse et la psychothérapie institutionnelle d'aujourd'hui, loin d'une psychiatrie dogmatique et culpabilisante qui, associée à une baisse constante des dotations budgétaires, remet en cause tout l'édifice institutionnel du soin psychique destiné aux enfants.

  • De nombreuses modifications sociales et sociétales dans le domaine de la sexualité, de la conjugalité et de la parentalité se sont produites au cours de ces dernières années. Cet ouvrage explore ces changements et leurs conséquences en termes de santé en proposant quelques réponses à la question : que peut la prévention ?

    Les missions de PMI et de planification familiale concernent la promotion et la protection de la santé de la mère et de l'enfance. En quelques décennies, le rapport à la sexualité s'est métamorphosé, la conjugalité et le désir d'enfant connaissent des mutations anthropologiques fondamentales, les relations femmes-hommes, la/les familles et la fonction parentale ont connu des transformations majeures. La technologie bouleverse les conditions de la procréation. Ces nouveaux ordres et désordres interrogent les dimensions de permanence et d'évolution des enjeux professionnels et sociétaux pour répondre aux exigences de la prévention.

  • Comment l'enfant (et l'adolescent) devient-il un sujet, acteur de sa vie, pour habiter le lien social avec ses contemporains ? Comment le néolibéralisme, de mutation en mutation, affecte-t-il les conditions requises pour ce processus anthropologique ?

    À partir de l'évolution des symptômes de l'enfant, de sa place dans la société, de l'accueil qui lui est réservé, l'auteur, en tant que praticien de la psychanalyse, chercheur, enseignant et militant (politique, syndical, associatif), s'interroge sur la logique qui préside à ces mutations et qui produit des mauvais traitements à l'égard de l'enfance. Il explore les solutions que les sujets formatés par l'idéologie de l'époque trouvent pour se loger dans le monde. Il en vient ainsi à dessiner quelques perspectives cliniques nouvelles.

    Dans cette réflexion, la psychanalyse constitue à la fois un appareil de lecture et un « poumon artificiel », et le désir de l'analyste, une chance pour la singularité de chaque analysant. L'éthique de la psychanalyse, parce qu'elle est au service de cette singularité, appelle à livrer la bataille politique pour l'enfant.

  • « La question du genre et de la parentalité a bouleversé notre société en profondeur. Le carcan de plusieurs millénaires de patriarcat monothéiste a cédé - non seulement dans les lois, mais dans les manières de vivre et de respirer enfin. Les positions de `père' et de `mère' ne sont pas liées au sexe anatomique, mais à des fonctions. Une mère console de son propre ravage. Un père est ce personnage douteux qui punit, que l'on voue aux gémonies, mais que l'on en aime pas moins à mort. Le seul critère de ces fonctions est l'amour, qu'un homme ou une femme veulent donner, et les familles patriarcales normopathes en sont souvent bien dépourvues, ultra pathogènes qu'elles sont.

    Quant à la question du genre, elle aurait dû être limpide depuis longtemps, au moins depuis les thèses de Freud sur la bisexualité, dont il ne s'est jamais départi. Nous sommes divisés par plusieurs genres, et nous en choisissons un, selon notre histoire, non sans une certaine variabilité selon les âges de la vie, ou même les heures de la journée.

    Sur ces questions essentielles, une majorité de psychanalystes a fermé les yeux : il est temps de les ouvrir. Le désir inconscient poursuit sa route. Les psychanalystes qui ne porteraient pas `un regard neuf' sur ces réalités feraient de leur pratique la norme d'un temps révolu. » Gérard Pommier

  • Fidèle à  sa vision globale et intégrative, au carrefour des cultures française et nord-américaine,  Michel Lemay s'attache non seulement à décrire les manifestations psychopathologiques de l'enfant et de l'adolescent  mais à les repenser dans une perspective de dynamisme psychique où sont prises en compte tant les forces que les difficultés du sujet.

    Bien qu'étant la suite logique du premier tome paru en mars 2014, ce volume s'intéressant aux aléas du développement infantile peut se lire séparément. Avec sa longue expérience et son ouverture d'esprit, Michel Lemay aborde les perturbations psychiques de l'enfance sans s'enfermer dans des classifications ou des partis pris théoriques ou idéologiques. Son objectif est pragmatique : offrir aux praticiens de la santé mentale des repères pour proposer des démarches thérapeutiques qui tiennent réellement compte des forces et des limites d'un sujet présentant à un moment donné de son évolution des manifestations qualifiées de symptômes, voire de syndromes dont les étiologies sont si difficiles à cerner.

  • Comment Pistoia, cette ville de Toscane, a-t-elle réussi à créer un système municipal intégré de la petite enfance, réunissant crèches, écoles maternelles et autres structures d'accueil ?

    À l'aide de nombreux exemples et illustrations, les auteures décrivent cette culture éducative commune, ancrée dans la tradition de l'éducation nouvelle et riche de multiples sources d'inspiration. Lieux de rencontre et d'échange, d'expérimentation et de création, ouverts sur la ville et la nature, les structures de l'enfance sont pensées comme de beaux espaces qui, à l'écoute de chaque enfant et de sa famille, contribuent à la qualité de vie de la communauté tout entière.

    A destination de tous les acteurs impliqués dans l'accueil et l'éducation de jeunes enfants, cet ouvrage expose les fondements politiques, éthiques et esthétiques de cette approche en évolution permanente, qui donne de la valeur aux six premières années de la vie, à l'alliance avec les familles, aux actions territoriales, à l'inclusion de tous et à l'engagement des professionnels dans la recherche. Les situations et les outils décrits invitent à partager et à développer largement cette culture de l'hospitalité et de la participation.

  • La sensibilité du soignant : valeur ajoutée du soin en réanimation ? La philosophie comme outil pour aborder la dimension éthique de la réalité des soins.

    L'auteur fait discuter la réalité du soin avec les pensées philosophiques, parfois avec audace ou ambition, mais surtout sans prétention. L'objectif est de rendre visible ce qui se vit dans l'ombre, de montrer et comprendre la rugosité mais aussi et surtout la richesse du soin. En réanimation, parce que la technique occupe une large place, cette part du soin qui n'offre aucune visibilité, doit être valorisée. En tant que cadre infirmier, l'auteur s'y engage aux côtés de son équipe, et s'attarde sur les petites choses au plus près des réalités du soin.

  • Handicap et mort, ce thème est encore, à double titre, tabou. Pourtant cette question est essentielle, fondamentale. Chaque soignant y est confronté, notamment dans les situations de handicap lourd, de maladie évolutive, dégénérative, dans le travail auprès des sujets en fin de vie, mais aussi partout dans le quotidien des pratiques.

    La question de la mort est envisagée à tous les âges de la vie, et dans des contextes divers. Depuis le deuil périnatal jusqu'à la fin de vie des sujets vieillissants. Depuis la « condamnation à mort » que représentent certains handicaps, certaines maladies génétiques, jusqu'aux handicaps provoqués par des actes suicidaires. Les auteurs parlent de l'approche individuelle, institutionnelle, familiale, groupale, sociétale de la mort. Ils rendent compte de la manière dont le sujet en situation de handicap et son entourage - familial, fraternel, institutionnel - sont convoqués par la question de la mort, réelle, imaginée ou fantasmée.

    Ce livre est issu du 12e séminaire interuniversitaire international sur la clinique du handicap (SIICLHA).

  • Tous les jours, de très nombreux parents confient leur enfant à des professionnels dans des crèches collectives, des haltes-garderies, chez des assistantes maternelles, dans des écoles maternelles. Tous les matins, ces professionnels accueillent les enfants et leurs parents. Échanges d'informations minimales ou véritables dialogues, ces relations quotidiennes ont une importance capitale. Quelle en est la nature ? Quels en sont les enjeux ? Leur qualité peut-elle garantir la place et le rôle de chacun auprès de l'enfant ? Dans quelles conditions ces rencontres peuvent-elles être un véritable soutien aux parents dans les liens qu'ils tissent avec leur petit ?

    Travailler auprès d'un enfant qui n'est pas le sien peut générer de la confusion dans les rôles, les places et les affects. Construire la confiance avec les parents constitue une exigence professionnelle pour les clarifier.

    Cette nouvelle édition s'appuie sur la recherche-action conduite par les auteurs avec huit équipes d'accueil de jeunes enfants. Elle développe les questions et les analyses générées au regard de l'évolution actuelle du champ de la petite enfance : mutations familiales et leurs retentissements sur  le «  devenir parent », changements dans l'organisation de l'accueil des jeunes enfants dans les différents lieux et leurs effets sur la qualité du travail des professionnels.

  • Que se passe-t-il dans une séance psychanalytique avec un enfant, avec la famille ? L'auteur développe ses outils de travail que sont les concepts et les modes d'écriture (transcription des séances notamment) pour répondre à cette question. Les concepts sont définis dans leur contexte théorique et appliqués à la pratique dans la séance et dans l'écriture de la séance. Comment les utiliser ? En séance même, leur connaissance donne à la fois les moyens différentiels de situer la (les) structure(s) de l'enfant en jeu (psychotique, névrotique...) et d'en tenir compte dans le maniement du transfert. Les modalités spécifiques de la structuration de l'enfant apparaissent dans l'écriture de la séance qui pointe les accidents du discours comme éléments cliniques et trans-férentiels significatifs.

  • Que serait un « non » qui ferait autorité pour l'enfant ? L'autorité n'est pas la pratique d'un pouvoir mais elle témoigne de la disparité de places et met en oeuvre la référence à une instance tierce.

    Cet ouvrage s'attache à préciser les exigences inhérentes à l'altérité des places liées à l'exercice de l'autorité. Il illustre les difficultés rencontrées par tous ceux qui doivent occuper une place en référence à l'autorité : parents, enseignants, éducateurs, juges, médecins, etc. En effet, l'autorité de ceux-ci ne fait plus consensus dans la vie sociale. Et chacun doit trouver en son for intérieur ce qui assurerait la légitimité de sa parole et l'assise de son identité. Comment l'enfant s'y retrouve-t-il ?

  • Des groupes comme agents thérapeutiques La thérapie multifamiliale (TMF) consiste à rassembler plusieurs familles autour d'une pathologie donnée dans un contexte thérapeutique. Elle constitue un outil thérapeutique novateur qui mérite d'être mieux connu des thérapeutes familiaux et des professionnels de santé mentale et physique : très appréciée des familles, elle s'avère particulièrement efficace avec certaines pathologies psychiatriques et somatiques. Cet ouvrage rassemble des expériences internationales de thérapie multifamiliale relevant de théories et de pratiques plurielles et issues de contextes cliniques et culturels également très divers (hôpitaux, cliniques, PMI, cabinets de généralistes, écoles, foyers, prisons...). Se refusant à tout dogmatisme, il donne aux cliniciens francophones désireux de se lancer dans l'expérience multifamiliale le cadre et les outils de base pour le faire.

    Solange Cook-Darzens est docteur en psychologie, thérapeute familiale, psychologue référente de l'Unité des troubles des conduites alimentaires du service de pédopsychiatrie de l'hôpital Robert Debré à Paris.

  • Une plongée dans l'espace émotionnel des enfants séparés de leur famille.

    Avec ce deuxième tome, Mária Vincze poursuit son récit et son analyse du vécu d'enfants élevés à l'Institut Pikler (dit Lóczy) et de leur accompagnement individuel au quotidien. Elle montre le souci des nurses de s'adapter à chaque enfant en questionnant au besoin le fonctionnement institutionnel. Aujourd'hui qu'elle n'est plus, que Lóczy n'est plus, tout au moins sous la forme originelle de la pouponnière créée par Emmi Pikler, cet ouvrage transmet cette ouverture d'esprit, cet enseignement, cette pensée, son originalité profonde et son ancrage éthique permanent.

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    Du fait des migrations et des déplacements de population, du développement des unions mixtes, nombreux sont les enfants qui sont aujourd'hui confrontés à plusieurs langues dans leur univers quotidien. Ce multilinguisme peut devenir pour eux une richesse mais, dans tous les cas, il génère des difficultés singulières. Entre leur langue maternelle et celle du pays d'accueil, comment  peuvent-ils se repérer  pour saisir leur place et s'essayer à parler ?

    Dans un environnement multilingue, leur malaise peut s'exprimer suivant des modalités complexes où se nouent les enjeux de leur place au sein de la famille, le rapport de la famille à la langue du pays d'accueil ainsi que la tonalité de ce rapport. La précarité de l'intégration des parents ou celle de leur relation intime peut peser sur les enjeux de l'acquisition d'une langue étrangère par l'enfant, dès l'accès à la socialisation à l'école maternelle, puis sur son intérêt pour les apprentissages scolaires de la lecture et de l'écriture.

    Les symptômes de l'enfant, à l'origine d'une demande de consultation, croisent les questions intimes dont l'expression peut emprunter à la langue étrangère des lettres qui n'existent pas dans sa langue maternelle, les difficultés d'acculturation et les problématiques familiales potentiellement masquées par les freins linguistiques ou culturels.

    Cet ouvrage, à partir d'une large gamme d'exemples cliniques et pédagogiques, offre des instruments de compréhension aux praticiens, éducateurs, enseignants, parents, psychanalystes, qui rencontrent dans leur vie professionnelle le multilinguisme, les impasses et les créations qu'il peut générer chez l'enfant.

     

    Mise en vente le 20 août 2015.

  • Cet ouvrage, élaboré collectivement et avec la participation des enfants et des jeunes, propose une vision d'acteurs de la société civile pédagogique, panoptique et exhaustive pour servir de référence, non seulement à l'ONU, mais plus largement aux institutions publiques, aux organisations, associations et professionnels de l'enfance et à l'ensemble des citoyens, dans la perspective d'une amélioration effective de la situation de tous les enfants en France au regard de leurs droits.

  • Le reste du père qui survit, après la dissolution de sa fonction théologique et idéologique, est seulement un acte singulier, une incarnation de l'alliance possible entre Loi et désir, un geste éthique de responsabilité par rapport à son propre désir.

    Dans ce livre la version symbolique du Père est questionnée parce que le temps de sa gloire (structuraliste) a expiré. Il s'agit pour l'auteur de penser au père en tant que reste et non en tant qu'Idéal normatif, comme un acte singulier et non comme un pur symbole, comme incarnation et non comme fonction signifiante, comme témoignage éthique et non comme principe premier, comme rencontre contingente et non comme Nom, comme responsabilité éthique et non comme garantie ontologique.

  • Préface de Bernard Penot, ancien interne des hôpitaux de Paris, membre titulaire de la Société Psychanalytique de Paris, médecin-directeur du Cerep-Montsouris (Paris XIVème).

    Les auteurs de ce livre retracent les fils qui guident leurs pratiques dans le champ de la psychothérapie des psychoses au sein du Chien Vert , un Service de santé mentale dont la pratique s'inscrit dans le champ de la psychiatrie ambulatoire. Ils expliquent comment ils essayent de se tenir au plus près de l'expérience psychotique pour en saisir les mouvements annulés, les retraits angoissés, les paniques morcelantes, les rages dissolvantes et comment par cette saisie un processus, lentement, se construit avec la famille, les parents, l'entourage, les autres intervenants. Ils montrent également combien les acquis d'expérience s'effritent, les théories sont mises à mal, l'éprouvé d'impuissance est toujours au rendez-vous et la confusion incontournable. L'élaboration commune en équipe est alors un allié précieux comme est précieuse la sédimentation théorique qu'elle produit.

    Docteur en psychologie (Université catholique de Louvain), Lina Balestriere est présidente de l'Ecole belge de psychanalyse. Elle est membre de l'Interassociatif européen de psychanalyse. Elle codirige le service de santé mentale Le Chien Vert à Bruxelles (Service de psychiatrie UCL) et est formatrice au Centre de formation aux cliniques psychanalytiques (UCL). Elle exerce à Bruxelles.

  • Ce livre témoigne d'une expérience originale en Protection maternelle et infantile où médecins et psychanalystes travaillent ensemble auprès d'enfants et de leurs familles, tant dans les consultations que dans la formation et la réflexion.

    Dans les consultations en binôme médecin-psychanalyste ouvertes dès les années 1980, le corps de l'enfant, corps vivant, corps parlant et parfois corps souffrant, est au centre de l'attention. L'écoute de ce qui se dit dans les mots est doublée d'une attention intense à ce qui se montre dans le corps.  Dans ce travail exigeant auprès de familles en grande difficulté sociale, se conjuguent ainsi acte analytique et acte médical. Au-delà de la reconnaissance de l'enfant et de sa souffrance, il s'agit de laisser venir une parole qui le traverse. L'inconscient qui surgit au cours des consultations est parfois tellement bouleversant qu'il peut saisir violemment chacun dans son histoire. Prendre de l'écart, prendre le temps, accueillir, contenir, est souvent périlleux, sur un fil, tant la douleur transgénérationnelle peut être intense.

    À partir de nombreux exemples cliniques, les auteurs rendent compte concrètement de la place que la psychanalyse peut tenir dans un service public ouvert à tous, de son apport dans le domaine de la prévention précoce « prévenante », quand il existe une vraie confiance entre les professionnels de la santé, de l'éducation et du secteur médico-social sur un même territoire.

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