• Un élève officier de l'armée austro-hongroise, aspirant écrivain, adresse ses tentatives poétiques à Rainer Maria Rilke et sollicite son avis. De 1903 à 1908, en quelque dix lettres, le jeune homme, alors à la croisée des chemins, hésitant entre la voie toute tracée de la carrière militaire et la solitude aventureuse de la vie d'écrivain, confie à son aîné admiré ses doutes, ses souffrances, ses émois sentimentaux, ses interrogations sur l'amour et la sexualité, sa difficulté de créer et d'exister. Le poète lui répond. Une correspondance s'engage. Refusant d'emblée le rôle de critique, Rilke ne dira rien sur ses vers, mais il exposera ce qu'implique pour lui le fait d'écrire, de vivre en poète et de vivre tout court.

    /> Publié pour la première fois dans son intégralité, cet échange intime ne permet pas seulement de découvrir enfin le contrechamp de lettres qui furent le bréviaire de générations entières, il donne au texte de Rilke une puissance et une portée nouvelles, et invite à repenser la radicalité de son engagement esthétique, mais aussi la modernité frappante de sa vision de la femme.

    Édition établie par Erich Unglaub.

  • "Les parties blanches de barbes jusque-là entièrement noires rendaient mélancoliques le paysage humain de cette matinée, comme les premières feuilles jaunes des arbres alors qu'on croyait encore pouvoir compter sur un long été, et qu'avant d'avoir commencé d'en profiter on voit que c'est déjà l'automne. Alors moi qui depuis mon enfance, vivant au jour le jour et ayant reçu d'ailleurs de moi-même et des autres une impression définitive, je m'aperçus pour la première fois, d'après les métamorphoses qui s'étaient produites dans tous ces gens, du temps qui avait passé pour eux, ce qui me bouleversa par la révélation qu'il avait passé aussi pour moi. Et indifférente en elle-même, leur vieillesse me désolait en m'avertissant des approches de la mienne."

  • L'Europe ne sait plus où elle va. Les Européens ne se reconnaissent plus dans l'Union, au point que la plupart d'entre eux se replient sur leurs nations respectives. S'ils veulent un avenir, ils doivent se proclamer citoyens d'une République européenne. Qu'ils fassent comme les Français en 1789 : une révolution, non au sens d'un renversement du pouvoir établi au profit d'un autre, ni de la victoire d'une classe sociale sur une autre, mais un acte "politique", né de la décision des uns et des autres d'exercer leur liberté en commun, ce dont le capitalisme les prive.Avec la primauté du politique sur l'économique, sera aboli "l'assujettissement de la vie sociale à l'accroissement sans fin du capital", tandis que la République pourra satisfaire les besoins et désirs essentiels de chacun.

    Éminent sinologue, Jean François Billeter a dirigé le département de langue et littérature chinoises de l'université de Genève. Il a publié plusieurs ouvrages aux éditions Allia, dont Leçons sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Un paradigme et Esquisses. En 2013, il a reçu le prix culturel de la Fondation Leenaards. En 2017, il a publié Une rencontre à Pékin et Une autre Aurélia, couronnés du prix Michel-Dentan, du prix Roger Caillois de l'essai et du prix Psychologies magazine.

  • Une prison dorée
    À 19 ans, Natasha Leonova mourait littéralement de faim dans les rues de Moscou lorsqu'elle fut sauvée par Vladimir Stanislas, l'homme le plus riche de Russie. Un miracle pour la jeune femme qui depuis vit aux côtés de ce grand amateur d'art dans un luxe inouï, avec pour seule contrepartie de plaire à Vladimir, de satisfaire ses moindres désirs, et surtout de ne poser aucune question.
    À Saint-Paul-de-Vence, dans le célèbre restaurant décoré des tableaux de Lorenzo Luca, Vladimir est captivé par une oeuvre que la veuve du peintre refuse obstinément de lui vendre. Pour sa part, le fils de Lorenzo, Théo, artiste lui-même, rencontre pour la première fois la délicieuse Natasha. L'attraction entre les jeunes gens est immédiate.
    Durant des semaines, étourdi de désir pour cette femme inaccessible, Théo peint sans relâche le portrait de Natasha. Quant à Vladimir, il se jure d'obtenir le tableau de Lorenzo, à n'importe quel prix. Natasha, elle, qui ne peut se permettre aucun faux pas, commence à rêver de l'impossible : un monde où elle serait totalement libre.

  • La philosophie n'est pas une discipline abstraite et intellectuelle, réservée aux seuls spécialistes. Bien au contraire, depuis Socrate, elle vise à éclairer notre existence de manière aussi indispensable que salutaire, en s'adressant à chacun de nous, tels que nous sommes, avec nos engagements et nos aveuglements, nos désirs et nos peurs. Retrouver la dimension méditative de la philosophie, allier l'art de l'attention à l'art du questionnement, voilà le chemin qu'ouvre ce livre unique et précieux. Les grandes questions de la philosophie ne sont plus alors des haltes imposées sur l'autoroute de la culture générale, mais des expériences fondatrices, personnelles et universelles à la fois.

  • Le complexe de Cendrillon désigne la tendance à se sacrifi er ou à étouffer ses désirs pour obéir à ceux des autres. Comme l'héroïne du conte de Perrault, nous renonçons trop souvent à exister. Nous restons près de la cheminée, ensevelissant nos aspirations et nos besoins profonds. Il peut s'agir de mettre notre vie de côté pour soutenir un proche, tout prendre en charge au sein d'une famille, renoncer à nos rêves ou à nos convictions pour être accepté et aimé...

     

    Cendrillon n'est-elle pas plutôt l'emblème du désir qui s'affirme ? Son retrait près de l'âtre correspond à une introspection féconde, une épreuve que les hommes comme les femmes doivent traverser pour révéler la force qui les anime, ainsi que la sensibilité, la créativité, la générosité qui font d'eux des êtres uniques.

     

    En éclairant d'une lumière nouvelle ces phases bénéfi ques de repli existentiel, Saverio Tomasella nous invite à trouver l'audace de vivre, pour ne plus nous laisser dicter notre destin.

  • Exercice n°00 :
    Ce livre est-il fait pour vous ?

    Parmi les propositions ci-dessous, cochez celles qui vous correspondent.


    Votre couple traverse une petite période de routine.

    Vous n'osez pas (et ne savez pas comment) exprimer vos désirs.

    La sexualité vous semble être une affaire de performance.

    Vous n'etes pas très à l'aise avec votre corps ?

    Vous êtes prêt pour un renouveau orgasmique.

    Vous aimeriez discuter de sexe plus librement avec votre moitié.

    Plus vous pensez à l'orgasme, plus il s'éloigne.

    Vous laisser aller à vos sensations sans vous préoccuper de votre partenaire n'est pas simple.

    Le kama-sutra... compliqué, non ?

    Quand ça ralentit, vous aimez...


    Moins de 2 réponses : ce livre ne vous concerne pas.

    2 à 5 réponses : vous aimeriez avoir plus de sensations, de plaisir et de joie dans votre sexualité. Sans parler d'une nouvelle conception libératrice de l'orgasme.

    6 à 10 réponses : vous n'êtes pas assez connecté à votre corps et à ce que vous ressentez car trop focalisé sur vos attentes et celles de votre partenaire. En apprenant à lâcher votre mental, ces 50 exercices vous permettront de libérer vos désirs, vos sensations et votre plaisir.

  • Dans La belle échappée, Nicholson Baker crée un univers parallèle au sein duquel les visiteurs occasionnels peuvent, moyennant un tarif élevé, assouvir leurs plus extravagants désirs. Le point de départ de son nouveau roman tient en effet au fait qu'un certain nombre de personnes ordinaires, moyennement satisfaites de leurs sorts, disparaissent par des portes - sèche-linge, tunnel, trou de golf, etc - et se retrouvent dans un parc à thème baptisé La belle échappée.
    Le livre s'ouvre sur la découverte par la jeune Shandee, d'un avant-bras appartenant à un dénommé Dave. Ce membre autonome a des exigences - il demande à être entretenu et nourri - mais procure aussi des avantages : il peut apporter une satisfaction sexuelle, et il ne reste pas du tout indifférent à la souplesse et à la douceur du corps de Shandee. On apprend assez vite que l'apparition du bras de Dave est le fruit d'une amputation temporaire et volontaire acceptée par ce dernier en échange de son entrée dans La belle échappée, une " sex resort " très coûteuse mais où tous les fantasmes féminins et masculins sont stimulés, sinon assouvis. Les moyens d'accès à cet univers parallèle sont divers : certains y parviennent en cherchant à se débarrasser de tatouages encombrants, d'autres en répondant à une petite annonce, d'autres encore en s'introduisant dans le sèche-linge d'une laverie automatique, en pénétrant à l'intérieur d'une sculpture en bois (un corps de femme) créée par une artiste japonaise.
    À l'inverse de la plupart des grandes multinationales, L'échappée belle est dirigée par une certaine Lila dont la devise est " mon plaisir est votre plaisir ". Chaque chapitre conte ainsi une expérience différente, illustrant le caractère étrange, surprenant et divers de la libido humaine. Au fil des pages, on découvre l'éventail des divertissements proposés par l'établissement, dont les " masturbateaux ", le " berceau-vulve ", les " levrettes alignées " et cette " salle de velours " où les compositeurs Borodine et Rimski-Korsakov pratiquent un massage de pied à l'aide de leurs génitoires. Certains hommes acceptent aussi de se faire temporairement couper la tête et de servir sexuellement des femmes. Il est donc logique que le récit se termine par une grande fête dont l'un des buts est de remettre ensemble les membres (phallus, mains, têtes...) avec les corps respectifs qui avaient été privés de ces appendices. C'est ainsi que la jeune Shandee du début fait la connaissance de Dave au grand complet : le bras de Dave retrouve le reste du jeune homme et le désir de ce dernier pour Shandee est immédiat.

  • La vie de couple fait toujours rêver. Dans une société hostile, le couple répond à un besoin de douceur et de réconfort. Pourtant vivre à deux n´a jamais été si compliqué. Pourquoi est-ce si difficile de se rencontrer et de s´investir ? De résister à l´usure ? D´aimer malgré la déception ?  Dans un passionnant dialogue, Rose-Marie Charest et Jean-Claude Kaufmann, une psychologue, un sociologue, une femme, un homme, une Canadienne, un Français, nous livrent une réflexion originale et les clés essentielles pour comprendre le couple d´aujourd´hui, ce « troisième territoire » créé à deux.  Rose-Marie Charest, psychologue clinicienne, présidente de l´Ordre des psychologues du Québec, est une communicatrice réputée, notamment sur la vie amoureuse.  Jean-Claude Kaufmann, sociologue, directeur de recherches au CNRS, est l´auteur de nombreux livres sur le couple et la vie quotidienne, qui ont connu un large succès.

  • Grande couronne Nouv.

    Nous sommes en France, à la fin des années 1990. Dans une ville de banlieue pavillonnaire, une adolescente regarde passer les trains qui filent vers la capitale. Elle a des projets plein la tête : partir, devenir hôtesse de l'air ou avocate et surtout, plus urgent, s'acheter des vêtements de marque. Mais comment faire quand on n'a pas assez d'argent de poche et que la vie dont on rêvait se révèle être un champ de cactus ?
    Pour le moment, sa famille vacille et ses repères sont chamboulés. En très peu de temps, sans renoncer à ses désirs, elle devra tout apprendre : comment classer ses pensées, tenir tête à ses copines, assumer des responsabilités trop grandes pour elle et vivre ses premières expériences sexuelles.
    Si l'adolescence est une ligne de crête menant à l'âge adulte, l'attachante héroïne de Grande Couronne s'y tient en équilibriste, oscillant entre le trivial et le terrible. Mais elle a une arme : une vision au laser grâce à laquelle elle dresse un tableau de son époque et de ses émotions aussi drolatique qu'impitoyable.

  • Chez soi

    Mona Chollet

    • Lizzie
    • 15 Octobre 2020

    La maison, le chez-soi : de ce sujet, on a souvent l'impression qu'il n'y a rien à dire. Pourtant, la maison est aussi une base arrière où l'on peut se protéger, refaire ses forces, se souvenir de ses désirs, résister à l'éparpillement et à la dissolution. Un bel essai, intelligent et sensible, par l'auteure de Beauté fatale. Le foyer, un lieu de repli frileux où l'on s'avachit devant la télévision en pyjama informe ? Sans doute. Mais aussi, dans une époque dure et désorientée, une base arrière où l'on peut se protéger, refaire ses forces, se souvenir de ses désirs. Dans l'ardeur que l'on met à se blottir chez soi ou à rêver de l'habitation idéale s'exprime ce qu'il nous reste de vitalité, de foi en l'avenir.
    Ce livre voudrait dire la sagesse des casaniers, injustement dénigrés. Mais il explore aussi la façon dont ce monde que l'on croyait fuir revient par la fenêtre. Difficultés à trouver un logement abordable, ou à profiter de son chez-soi dans l'état de " famine temporelle " qui nous caractérise. Ramifications passionnantes de la simple question " Qui fait le ménage ? ", persistance du modèle du bonheur familial, alors même que l'on rencontre des modes de vie bien plus inventifs...
    Autant de préoccupations à la fois intimes et collectives, passées ici en revue comme on range et nettoie un intérieur empoussiéré : pour tenter d'y voir plus clair, et de se sentir mieux.
    Prix essai des lecteurs de L'Hebdo 2015

  • Changer de vie ? C'est possible ! Pour Sonia et Paul-Marcel, voyager en van afin de combler leur irrépressible envie de liberté s'est imposé comme une évidence. Un jour, ils ont quitté leur boulot, mis la clé sous la porte et se sont donné la permission de rêver durant une année sur les routes de l'Amérique.

    Un couple dans le van raconte cette traversée intime du nord vers le sud, jalonnée
    d'endroits et de paysages magnifiques. Imprégnés de d'une générosité toute latine qui
    les a bouleversés, nos deux gringos confient leurs réflexions face au couple, au travail, à
    la consommation, à l'environnement et à notre mode de vie occidental. Ce récit à la
    découverte du monde, écrit dans un va-et-vient avec les « ongles un peu noircis »,
    témoigne d'un formidable élan vers « l'autre », profond révélateur d'identité.

    Un couple dans le van est aussi une ode à ce qui est le plus précieux et qu'on oublie, comme l'eau, quelque chose à manger, la sécurité, un toit, la confiance en soi, une bonne suspension, des rencontres, des amis, et surtout prendre le temps de vivre l'instant présent, tout simplement.

  • Générations

    Marie Berchoud

    Peut-on faire bouger sa vie en partant vivre au loin ? À trente ans d'écart, autrement dit une génération, deux jeunes couples relèvent le défi. Pourquoi quitter son chez soi, ses amis, ses habitudes ? Pour le travail, mais ce n'est pas tout. Ne s'agirait-il pas de rebattre les cartes de sa vie, conjurer son enfance, et aussi éprouver ses amours, avec ses désirs ?

    Laura et Serguei sont partis travailler au Maroc en 1981, ils ont alors vingt-trois ans. En 2010, Ahmed et Léa partent à leur tour en stage international de master, dans la même ville que leurs prédécesseurs, Khouribga, ville de fièvre et de mines, dont la famille d'Ahmed est originaire. L'identité est alors une donnée vive : qui suis-je, moi d'ici et de là-bas ?

    Quand Léa et Ahmed partent dans leur belle petite DS moderne, Laura se met à raconter cette année de jeunesse vécue à Khouribga, ce sont alors des échanges avec les deux jeunes stagiaires au fil du récit, par tous les moyens que la technologie offre, mail, skype, wattsapp, etc. Quelles vies seront transformées ? Peut-on comprendre et se comprendre en racontant ? Peut-on aussi faire la paix avec son enfance, sa lignée, ses amours ? Telles sont les interrogations que ce récit soulève. Les lectrices et lecteurs en feront du neuf...

  • Cette édition des poèmes de Rino Morin Rossignol, rassemblés sous le titre Le temps des signes, repose sur celles des recueils Les boas ne touchent pas aux lettres d'amour et La rupture des gestes, parus aux Éditions Perce-Neige (1988) et aux Éditions d'Acadie (1994).

    Morin Rossignol fut le témoin de la répression policière contre les gais dans l'Ouest de Montréal, puis de leur migration vers l'Est, dans ce qui allait devenir le Village. Sa poésie emprunte une route parsemée d'écueils - la misère sexuelle, l'abandon, la solitude - dont les plus terrifiants furent l'apparition du sida et l'hécatombe qui s'ensuivit.

    Avec courage et dignité, malgré l'adversité, le poète a sublimé les tensions de cet état d'être-gai dans un monde hétérosexué à la fois menaçant et fascinant. Ses poèmes sont la manifestation littéraire de la résilience dans ce qu'elle a de plus surprenant et de merveilleux.

  • La Danse sauvage explore les rêves et les désirs que suscitent les contraintes et les intempéries de la vie; ce sont des amours qui se cherchent, qui se trouvent parfois et qui souvent se déchirent. Guillaume, qui n'arrive pas à garder un emploi, veut monter un orchestre et faire le tour du monde; Lydia est strip-teaseuse en attendant de pouvoir vivre de son art; Charly, pour sa part, se pense au-dessus de la situation et croit avoir trouvé la solution à ses problèmes financiers en se lançant dans le commerce de la drogue...

  • Sexe, drogue, alcool, argent, travail, amour Les personnages excentriques et colorés de ces douze nouvelles sont tous des affamés de plaisirs. Sils se laissent parfois emporter par la démesure de leurs appétits, cest dans lespoir dassouvir leurs soifs et datteindre une sorte de paix où tout désir serait enfin comblé. Avec subtilité et une rare puissance dévocation, Bill Gaston explore dans ces histoires imprévisibles, hallucinantes parfois, les facettes troubles des désirs et des passions.

    Un recueil lumineux, sensuel, attirant et troublant.

    Il y a moins de monde au sommet du mont Désirs, parce que lendroit est sauvage et venteux et quon nest pas capable dy rester longtemps. Les plantes y sont à limpérieux maximum de leur floraison, une seconde avant que commence le déclin. Les humains y sont au summum de la passion. Sils font lamour, ils sont à deux doigts de lorgasme. Ou bien ils claquent derrière eux la dernière porte de leur divorce ou ils sont sur le point de tuer quelquun. Ils frôlent lillumination spirituelle. Renards aux yeux exorbités à un pouce dattraper le lièvre. Frissons du saumon sur le point déjecter ses ufs. Le sommet du mont Désirs est ce qui se rapproche le plus du paradis. Il faut du travail pour y arriver et sen voir refuser laccès est une douleur atroce.

  • Feue

    Lessard Ariane

    « Feue » est une spirale étourdissante, qui se déploie autour d'une famille brisée.
    Il y a d'abord l'énigmatique Virginia, sa mère possiblement disparue, sa soeur Laura et son père dipsomane, puis toute la faune d'un village en coulisses, occupée au commerce d'obscures tractations.
    Dans cette fiction à plusieurs voix, Ariane Lessard propose une première oeuvre romanesque à la narration déconcertante. Son écriture puissante révèle tour à tour la violence et la fragilité qui logent dans le coeur des êtres humains.
    Hypnotisés, les lecteurs sont les témoins des tressaillements de cette communauté isolée, malade de sa propre loi et de ses désirs de vengeance et de liberté.

  • Une maison se raconte. L'histoire commence alors que Sandrine - c´est le nom de notre narratrice « extraordinaire » -, est mise en vente : Pierre et Janine qui habitent Saskatoon depuis leur arrivée au Canada, songent à gagner la côte ouest après trente années passées dans la Prairie saskatchewanaise. Les images du passé resurgissent alors et c´est sur le ton d´une tendre complicité que Sandrine raconte leur arrivée, concordant avec leur découverte du Nouveau Monde et de ses gigantesques espaces, la naissance des enfants du couple en passant par la transformation de Sandrine et son agrandissement.

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