• Le mot "collège" ne doit pas tromper. Il s'agit de collèges universitaires médiévaux dont l'importance dans l'histoire de France a été considérable : ces établissements s'inséraient dans un mouvement européen qui souhaitait permettre à de "pauvres clercs" d'étudier, en leur offrant le gîte et le couvert. Grâce à l'impulsion décisive donnée par le pape d'Avignon Innocent VI et plusieurs dignitaires de la Curie, leur succès fut net dès le milieu du XIVe siècle. Le mouvement de création de collèges se poursuivit durant le XVe siècle et ils finirent par regrouper un nombre non négligeable d'étudiants. Dotés de statuts, d'une maison, de rentes et de bénéfices destinés à assurer des bourses, d'un encadrement spirituel avec bibliothèque et chapelle, ils eurent en commun d'évoluer vers une relative autonomie : la communauté recrutait ses condisciples et élisait en son sein un responsable de la discipline et de la gestion. Les boursiers devaient supporter un long séjour et une sévère discipline, mais ces sacrifices ne furent pas inutiles : l'examen de leurs carrières démontre que les collèges de juristes des universités de Cahors et Toulouse ont bien produit une élite au service de l'Église et de l'État. Cette étude très complète apporte donc un éclairage inédit sur un aspect essentiel de l'histoire de France et, parallèlement, sur un pan méconnu de l'histoire des idées.

  • Les dates de deux réformes monastiques, 816 et 934, encadrent le propos de ce livre. Entre ces deux dates, l'empire carolingien a changé de visage, la région étudiée est passée du statut de coeur d'un empire à celui de région disputée entre les deux principales entité politiques, la Francie de l'Est et la Francie de l'Ouest, avec pour arbitres les grandes familles aristocratiques qui étendent leurs emprises sur les sièges épiscopaux et les communautés religieuses. Dans leur processus et leurs motivations, les deux réformes de 816 et de 934 se ressemblent peu. La première, initiée par l'empereur Louis le Pieux et son conseiller Benoît d'Aniane, doit s'appliquer à tous les monastères de l'Empire carolingien. Elle est guidée par un souci d'uniformisation et d'efficacité de la prière des moines. La seconde, appuyée par l'évêque de Metz Adalbéron Ier, grand aristocrate lotharingien, est menée à l'initiative de clercs et de moines pieux des diocèses de Metz, Toul et Verdun, regroupés dans l'ancien monastère de Gorze sous la direction d'Einold et de Jean de Vandières. Cependant, à l'origine des deux réformes s'exprime la même volonté de restaurer la vie monastique par l'observance de la règle de Saint Benoit de Nursie et la remise en ordre du temporel monastique. Le présent ouvrage est né d'une interrogation sur la notion de réforme, en particulier dans le milieu monastique, et sur son corollaire, la notion de décadence, amplement invoquée par les réformateurs. Par-delà l'histoire de la réforme monastique en Lorraine carolingienne, l'ouvrage met en évidence la façon dont les communautés religieuses ont construit leur patrimoine et leur histoire, les relations étroites de ces communautés avec le pouvoir, royal, aristocratique ou épiscopal, ainsi que la façon dont ces communautés ont exercé leur fonction essentielle, celle de la prière et de la mémoire.

  • Après le succès remporté par le recueil de nouvelles « Crimes à la librairie », le directeur de la publication, Richard Migneault, comme un criminel non repenti, récidive. Il a invité dix-sept autres auteurs à investir un lieu de culture, de lecture et de recherche différent, pour y mettre en scène des crimes : la bibliothèque.

    François Barcelo, David Bélanger, Roxanne Bouchard, Laurent Chabin, Sylvie-Catherine De Vailly, Hervé Gagnon,
    Anna Raymonde Gazaille, Maxime Houde, Michel Jobin, Jacqueline Landry, Jean Lemieux, François Lévesque, André Marois, Maureen Martineau, Maryse Rouy, Francine Ruel, Martin Winckler.

    Tous ces écrivains fabuleux ont relevé le défi : ils nous ouvrent leur imaginaire, nous entraînent dans leurs intrigues et nous
    régalent de leurs styles singuliers. Ils nous convient à les suivre dans des endroits où les crimes sont improbables : bibliothèque d'un sous-sol d'église, d'une école secondaire, d'une municipalité, voire même d'une communauté religieuse... Que ces bibliothèques soient situées au Québec, au Moyen-Orient, à Venise ou dans le Far West, munissez-vous de votre carte d'abonné et armez-vous de courage, car la bibliothécaire vous y attend en ténébreuse compagnie...

  • Le fonctionnement de l'Église à travers ses institutions, son action, ses finances Comment sont choisis les évêques ? Où va l'argent de la quête ? Besoin d'adresses pour trouver une association catholique qui s'occupe des personnes âgées, des sans-abris, des malades ?
    Tiré de l'encyclopédie de référence Théo, ce livre donne toutes les informations pour comprendre et connaître l'Église catholique d'aujourd'hui.

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