• De Boston à Bagdad, l'histoire d'une génération à la croisée des chemins, entre engagement et complaisance. Un soir d'été, Mickey Montauk et son meilleur ami Halifax Corderoy, deux hipsters de Seattle, organisent une de leurs fameuses soirées de débauche des " Encylopédistes " pendant lesquelles tout est permis. La fête doit marquer la fin de leurs vacances et annoncer le prochain chapitre de leur vie : leur emménagement à Boston pour terminer leur cursus universitaire. Mais le monde en a décidé autrement. Montauk, réserviste, apprend que son unité est appelée à combattre à Bagdad à la fin de l'été ; Corderoy, lui, est confronté à un dilemme moral lorsque sa petite amie se retrouve à la rue : peut-il vraiment l'abandonner alors qu'elle a besoin de lui ? Le temps passe, et les deux complices se heurtent à la réalité de leurs nouvelles vies. L'un lutte pour préserver ses hommes pris dans une guerre de plus en plus violente et irrationnelle, tandis que l'autre perd peu à peu ses illusions. Tout sépare désormais les deux amis. Mais ils restent en contact par le biais d'un article Wikipédia sur eux-mêmes qu'ils amendent régulièrement. Au fil du temps, cette page à la drôlerie irrévérencieuse deviendra profondément poétique et tragique.

  • Internet est un formidable outil d´accès à la connaissance, grâce aux moteurs de recherche, aux encyclopédies, à de nombreux sites scientifiques ou culturels ; pourtant, en France notamment, des voix s´élèvent pour critiquer cet Internet de la connaissance. Sans verser dans l´angélisme, la technophilie aveugle et moins encore le transhumanisme, cet ouvrage analyse ces postures de critique et, quand elles existent, les alternatives proposées. Ainsi, qu´est-il advenu du projet « bibliothèque numérique européenne », censé contrer Google Livres, et Google lui-même ? De même, comment peut-on expliquer les diatribes anti-Wikipedia qui apparaissent régulièrement dans la presse ? Et ce alors que nos concitoyens utilisent massivement ces outils : faisons confiance en nos pairs internautes, capables d´apprendre sur Internet et d´y exercer leur discernement. Finalement, de manière plus générale, le livre examine si certaines positions de défense exacerbée des droits d´auteurs ou de conservation des données publiques (comme l´iconographie muséale, ou les émissions culturelles de radio) ne nuisent pas, en France, à la diffusion numérique de la connaissance, avec un effet inverse à l´objectif de rayonnement culturel français.

  • Longtemps, le nom de Paul Otlet (1868-1944) a sombré dans l'oubli, ainsi que les mots de Palais Mondial, de Mundaneum ou de Cité Mondiale. C'est comme si cette fascinante utopie avait disparu sans laisser de traces. L'aventure dura pourtant plus d'un demi-siècle, mobilisant des énergies considérables et suscitant le concours de personnalités prestigieuses.Prolongement des rêves encyclopédiques des XVIIIe et XIXe siècles, aux accents parfois grandioses et parfois dérisoires, l'aventure du Belge Paul Otlet touche à l'histoire du livre et des bibliothèques comme à celles des institutions internationales et du mouvement pacifiste. À travers le rôle joué par Hendrik Andersen et Le Corbusier, elle constitue aussi une page importante de l'urbanisme moderne. Dans cette passionnante biographie, Françoise Levie retrace l'histoire d'une utopie qui aurait pu réussir, d'une grande intuition qui finit par se changer en obsession, d'un rêve de Paix universelle qui bascula dans le délire. L'histoire d'un apparent échec, et d'une victoire posthume pour le moins inattendue Car l'intérêt pour Paul Otlet n'a cessé de grandir ces dernières années, particulièrement aux États-Unis, où il est considéré comme un précurseur d'Internet et de Wikipedia et où son oeuvre est comparée au « Web oublié du temps » (New York Times).

    Née en 1940, Françoise Levie est une réalisatrice et autrice belge. Elle a notamment publié Étienne-Gaspard Robertson, la vie d'un Fantasmagore et Jean Ray, l'archange du fantastique. Une de ses expériences filmographiques les plus marquantes fut la réalisation, en 2002, d'un documentaire sur Paul Otlet, fondateur du Mundaneum et précurseur d'Internet : L'homme qui voulait classer le monde. Le film a reçu le Prix de la Science en 2002 au IVe Festival Internacional de Divulgaçao Cientifica (Portugal) et le Prix du jury en 2006 à l'International Science Film Festival (Athènes, Grèce). Le livre L'homme qui voulait classer le monde prolonge et approfondit les recherches réalisées pour le film.

  • The ways in which the Internet is managed and controlled -often labeled as Internet Governance- are usually considered as standing on four main pillars: Technology, Market Laws, State Regulation and Uses. Nevertheless, its specific features, the consequences of the plurality of norms it involves and of the decision-making processes it entails are rarely addressed in a comprehensive analysis. This book explores the Internet´s functioning both as a practical-intellectual experience and a political challenge. By means of several case studies, it proposes a substantial and reflexive treatment of multileveled, formal or informal Internet Politics. The book´s overall endeavor is to outline an understanding of what is -or may be- a "digital common good". The authors are members of a European academic team gathered by the Vox Internet research program´s meetings. They adopt a multi-disciplinary approach, embedding technological innovation in the field of social sciences (communication studies, sociology, law, political science and philosophy).

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