Mon Petit Editeur

  • « Il était une fois un monsieur qui vivait avec une madame. Dans un autre pays vivait une madame qui vivait avec un autre monsieur. Ils ne se connaissaient aucun des quatre et tout allait bien. Enfin, presque bien. (...)» Neuf courtes nouvelles sur des amours contrariées pour des «Je t'aime» écrits la larme à l'oeil à des absentes encore trop présentes. Amours d'hommes, amours de femmes, amour de vie...

  • 1989. Le poète vient de subir une séparation douloureuse. Sa recherche du bonheur va l'amener à goûter quelques fruits dont il nous livre ici la saveur avec humour, tendresse, ironie ou gravité, mais toujours avec gourmandise, dans un langage poétique, chantant et délicieux. Quand il quitte Cannes pour aller poser ses valises à Blesle, son jardin secret est desséché. Trouvera-t-il le fruit dans lequel croquer avec délice le reste de sa vie ?

  • Coup bas

    Harry Williams Green

    Je l'ai tout de suite senti parce que le sol a été ébranlé, le sable a frémi, mes ennemis m'ont cerné de plus près et ils ont jeté sur moi des regards de feu parce que leur colère s'était enflammée. On aurait dit des lions avides de déchirer. Et au bizarre déclic qui m'est parvenu, j'ai su que les paris étaient ouverts pour savoir lequel des otages condamnés passeraient le premier l'arme à gauche.

  • Eau de là...

    Isabelle Argence

    « Tout s'arrange... même mal ! » "Juin 2010, rendez-vous est pris chez un notaire pour céder sa part de la maison. Elle arrêtait la prise de tout médicament, et expliquait au psychiatre du CMP local qu'elle aimerait aussi ne plus venir tous les mois... en visite de courtoisie. Il ne l'aidait en rien, assez débordé, peu disponible, fatigué. Sympathique mais inutile. Elle en avait assez d'écouter ses problèmes de manque de personnel et de pénurie de temps : nous manquons tous de temps. Le sien était rémunéré, au détriment de celui de ses patientes : à qui profite cette forme de crime ? Il lui disait que la France manquait de psychiatres, elle se demandait si la France n'était pas plutôt peuplée de fous, dont une bonne part s'ignorait ?"

  • Je reprends le travail ce début de septembre avec beaucoup de surprise. À mon grand étonnement, ma compagnie d'assurance ne reconduit pas mon contrat pour motif de sinistre grave ayant causé la destruction partielle de l'immeuble et entraîné le décès d'une personne. Dans le langage courant des compagnies d'assurance, je suis une personne à risque car d'après eux j'ai ce qu'on appelle la poisse. C'est le mot exact utilisé par les professionnels du secteur. "Ce qui est un comble pour quelqu'un dont le nom en arabe signifie la chance". Il y a de quoi être en colère surtout lorsque je pense que ma responsabilité n'est en rien engagée. Le poisseux chez les assureurs est considéré comme un malade contagieux, indésirable, qu'il faut écarter. ! Ce nouvel événement va me plonger à nouveau dans la déprime. C'est bien entendu le premier, le deuxième, le troisième, le énième verre de bière que je bois. C'est la lâcheté et la faiblesse. Au lieu de me ressaisir et faire face aux aléas de la vie, je me perds. Où sont le courage et la lucidité ? Je ne suis qu'un pusillanime qui se cache derrière son verre. Quel exemple suis-je pour ma femme, mes enfants, mes parents et mes amis ? La grandeur d'un homme se mesure à sa capacité à résister et à sa volonté de changer une situation en sa faveur. Je suis le contraire de tout ça. Un heureux événement comme un mauvais sont des prétextes pour boire. La facilité pour se justifier. Un acte irresponsable.

  • La société Éclipse Corporation dirige le monde. Pour le public, elle est le seul fournisseur de produit de haute technologie et de pharmacologie de qualité. Mais dans l'ombre, elle organise la réduction de la population mondiale. Son arme: un virus du nom d'Ebala.

  • Cité d'urgence est une histoire simple, tellement simple qu'il devient difficile d'abandonner la lecture. Un roman express rédigé en trente-trois jours qui se lit comme une nouvelle ou un scénario. Tout ici va très vite. L'histoire se déroule à la fin des années cinquante dans le nord de Paris et vous fait partager la vie d'une famille de la cité d'urgence. Autour de personnages truculents et authentiques, « Cité d'urgence » synthétise une époque où tout est possible. Un récit souvent drôle, parfois poignant et dramatique, emportant le lecteur dans un rythme endiablé jusqu'à un final qui vire au noir. Revigorant !

  • Le docteur Pierre Bertrand, médecin psychiatre psychothérapeute, décide d'envoyer des mails à son ami et confrère, le docteur Brice Martin, médecin généraliste. Une courte correspondance entre eux ne laisse aucun doute sur leurs intentions et sur leurs actes passés concernant leur patiente, Camille Arnaud. Comment va réagir Camille Arnaud ? Sera-t-elle sauvée en quittant ces deux médecins ? Clémentine Séverin, assistante sociale, a déjà écrit plusieurs récits et recueils de nouvelles, fondés sur des faits réels. « Relais mortels » est un roman, mais ne s'inspire-t-il pas d'une sombre réalité ?

  • Sous les initiales « M.C » se cache un peintre à succès au caractère bien trempé. Nul ne sait vraiment d'où il vient et qui il est, pas même l'exubérant Vladimir, facteur de son état qui partage la location de l'atelier qui les abrite. Le fragile équilibre sur lequel tient la cohabitation de ces deux fortes personnalités se trouve menacé par l'arrivée d'une journaliste rigide et d'une photographe stagiaire en apparence assez naïve.

  • Un vieux pasteur à la retraite, un luthier et une musicienne vont croiser leur route et trouver chacun une réponse existentielle à leurs blessures passées. Musique, théologie et conflits intérieurs trouvent leur résolution par la découverte du retour nécessaire à la compréhension de sa propre origine car « la vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu'en avant » (Sren Kierkegaard). Chacun, à sa manière, va retrouver la source de ses origines pour y découvrir l'amour et des raisons de vivre ou de mourir. Entremêlé au romanesque de la vie des trois personnages principaux, l'auteur tente au travers du voyage initiatique de l'héroïne d'aborder les textes bibliques de la création du monde, des questions de la vie et de la mort, de la souffrance et du sens de la vie.

  • La radiologue de service vient me voir dans la cabine où je me rhabille. - Monsieur, des foies, j'en ai vu des milliers et je me permets de diverger avec mes confrères. Étant donné vos antécédents : hépatite C et abus d'alcool, j'estime que votre nodule est « boarderline » et je vous conseille vivement de vous le faire enlever par radio fréquence. Et vous serez guéri. Je traverse le parking de l'hôpital en ayant l'impression que le sol se dérobe sous mes pieds. Un cancer du foie ! Mais non, ils déconnent. Ce n'est pas possible. Je n'ai de douleurs nulle part. Allons, pas d'affolement. Tout va bien.

  • C'était comme si un entonnoir venait de se poser sur sa vie, plus Christian montait pour s'en échapper, plus l'orifice devenait étroit. Jamais il ne désespéra : il regardait la lumière... tout là-haut. Lorsqu'il déboucha à l'air libre ce fut une épiphanie : Après le cancer il n'y a pas UNE vie, mais LA vie Plus belle encore parce que devenue plus précieuse. L'auteur a vécu cette aventure, comme il l'a pu, comme un humain qui s'accroche à la lumière...

  • Depuis plusieurs décennies, le monde est confronté à la diminution croissante du taux de natalité. La France n'est pas épargnée. Le pays a en revanche la particularité d'être gouverné par des médecins. C'est dans ce contexte que le Docteur Bres Madeleine, une généraliste elle-même stérile, travaille dans l'ombre sur la baisse des naissances. Elle est sur le point de découvrir la cause de cette baisse lorsqu'une grave maladie la terrasse. Le médecin n'est plus qu'un patient parmi d'autres. Quoique. Elle est aussi l'épouse du célèbre Professeur Ange Javert, un chirurgien avant-gardiste lancé à corps perdu dans l'élection présidentielle dont il est donné grand favori. Malgré son état, et grâce à la complicité d'une soignante, Bres décide de raconter sa vie et d'en révéler des éléments gardés bien secrètement. Ceux-ci pourraient être très embarrassants pour la carrière de son mari... Car médecine et pouvoir font-ils toujours bon ménage ?

  • Totem sans tabou

    Pauline

    Cet ouvrage prend la forme d'une longue lettre retraçant le parcours - pour le moins atypique - d'une jeune femme devenue psychologue clinicienne. De nombreux éléments psychopathologiques comme l'anorexie, la dépression, l'alcoolisme, ou encore les relations fusionnelles parents-enfants, sont abordés tout au long du récit. L'objectif de l'auteur n'est pas d'analyser les événements présentés, mais bien de les adresser, de les conter à son père qu'elle n'a jamais pu voir ni même entendre. Le pouvoir de l'écriture prend ici tout son sens : en plus de contenir certaines angoisses, l'auteur trouve symboliquement un moyen de parler à son père. Le titre - "Totem sans tabou" - est incontestablement un clin d'oeil au célèbre et passionnant ouvrage de Sigmund Freud, "Totem et tabou". Cette longue lettre prend un caractère sacré (telle est l'une des caractéristiques du totem) pour l'auteur, car elle permet enfin un lien, une rencontre père-fille au cours de laquelle l'auteur s'accorde le droit de soulever tous les sujets, y compris ceux qui restaient tabous depuis plusieurs années.

  • Martin voulait gravir la montagne. On lui expliqua plusieurs fois qu'une route, pensée et réalisée par des spécialistes et autres scientifiques, la contournait tout à fait bien. Mais rien ne le faisait changer d'avis. Son père lui dit même, pour la survie de son fils, que s'il s'essayait un jour à la gravir, Martin en mourrait.

  • Cleugue est un scientifique qui fait de la recherche sur l'intelligence artificielle. Confronté au désespoir d'un drame familial, il tente d'utiliser sa passion de la science pour apporter une solution inédite au-delà du monde connu. Ce récit moderne est le fruit des échanges que l'auteur eut avec son jeune fils en répondant à ses questions sur les sciences. Du réel à l'imaginaire naquit l'histoire de Cleugue. L'auteur, intéressé par les découvertes scientifiques, émet une hypothèse sur l'émergence de la conscience, où la solidarité, les limites de la médecine et les intérêts financiers se confondent. La part prépondérante des dialogues de ce roman expriment l'envie du regain d'humanisme des personnages.

  • Pas de deux : entrée de ballet dansée par deux personnes... Alma et Samuel, Alma et Elie, Alma et Noé. Une danse en trois mouvements, comme un voyage initiatique, une quête des origines, au rythme des passions de la danseuse et de ses partenaires.

  • Elle s'engagea sous les arbres. Aussitôt, elle se sentit mieux. Au bout de quelques mètres, elle per-çut un bruissement de feuilles écrasées, derrière elle. Quelque chose effleura sa nuque et elle frissonna, incapable de se retourner. Puis un souffle chaud contre son oreille gauche. Kalim? Le souffle se fit brûlant. Ce n'était pas Kalim. L'haleine de Kalim était fraîche et parfumée. Alors que celle-ci... Dans son dos, la présence enfla et s'abattit. Marie voulut crier, et vomir. Le câble métallique se lova autour de son cou. Marie se déchira un doigt à l'acier du câble, enfoncé dans sa chair. « J'avais mis du verni à ongles pour la première fois... » Elle n'eut pas le temps de penser à tout ce qu'elle n'avait pas encore pu faire pour la première fois.

  • Septembre 2008 : à l'aulne de mes trente-six ans, après une banale visite de médecine du travail, on me découvre un cancer du sein. Pendant toute l'année de traitements, après chaque étape médicale, j'ai correspondu par e-mail avec ma famille et mes amis rassemblés dans une liste de diffusion qui n'a cessé de s'élargir. Destiné à les informer de mon état de santé physique et moral de façon très pratique, ce témoignage a constitué une véritable thérapie, pour eux comme pour moi - un anti-tue-moral (jeu de mots pour lequel je remercie Béatrice de Reynal). Ainsi est né le « Bulamel », pour « BULletin de santé A Marie-Eve Laporte ». Son ambition est d'accompagner les malades et leur entourage, en les informant et les aidant à garder le moral au beau fixe, pour prendre du recul par rapport aux petites misères de la vie quotidienne et rebondir.

  • "Je m'appelle Stéphane. J'ai quarante et un ans et quelques kilos de trop comme beaucoup d'hommes de mon âge ayant cessé un peu trop tôt toute activité sportive sans pour autant arrêter les bonnes bouffes bien arrosées. J'ai les cheveux mi-longs et châtains, enfin, j'avais les cheveux châtains ! La grisaille du temps entreprend depuis quelques années déjà son empreinte. Je les tire en arrière afin de cacher au mieux une calvitie naissante sur le sommet du crâne. Je suis marié depuis dix-neuf ans à Patricia, une jolie rousse. Lorsque je rentre le soir, je feins de m'intéresser à ce qu'elle me raconte. Patricia est secrétaire commerciale dans une petite agence immobilière. Elle me parle de ses tracas au bureau, de M. et Mme Untel satisfaits de son accueil, de son patron, un homme d'une cinquantaine d'années largement trop imbu de sa personne, de ses collègues, parfaits agents immobiliers aux manières un peu trop pompeuses à mon goût. Je l'écoute patiemment, je hoche parfois la tête pour montrer mon assentiment mais en fait, je ne suis déjà plus avec elle. Je n'aime pas cette hypocrisie qui me gagne. Je voudrais l'attraper violemment par le bras, la secouer et lui crier le fond de mes pensées. « Putain, réveille-toi Patricia ! Réveille-toi ! Tu n'vois pas que je n't'aime plus ! Tu n'vois pas que notre couple est mort ! » Mais je me tais..."

  • Ne pouvant plus surmonter les tendances suicidaires répétitives, la narratrice consulte un psychiatre psychothérapeute, le docteur V., sur recommandation du docteur B., son médecin traitant. Elle est en proie à un étrange sentiment vis-à-vis de madame F.C., psychologue psychanalyste avec laquelle elle avait suivi une psychothérapie psychanalytique douze ans plus tôt, pendant cinq ans. Pourquoi la narratrice ressent-elle une telle dépendance envers cette psychologue psychanalyste et éprouve-t-elle le besoin constant de la contacter à travers de longues et régulières lettres ?

  • Le fracas d'un amour, par la grâce de l'écriture, se transforme en une quête éminemment poignante. Avec ce premier roman, Benjamin Gara signe une oeuvre magistrale, tant par sa narration que par l'ampleur de son projet romanesque : à partir des décombres d'un amour vécu, perdu, transformé, il crée une langue nouvelle. Dès les premières pages, l'effet tourbillon, un des motifs majeurs du roman, se met en place. Nous voilà pris dans les entrelacs des émois d'un homme, toujours pressé, qui va apprendre, au fil de son histoire, le temps vécu, le temps perdu, le temps retrouvé. En chemin, il trébuche, nous faisant parfois rire aux éclats, mais c'est un bon bougre, un peu lâche bien sûr, souvent à côté de la plaque. Rêveur nonchalant ou roi de l'esquive, il ne pourra pas s'échapper de lui-même. C'est à corps perdu, littéralement, qu'il se jette dans cette aventure romanesque, avec toute l'acuité d'un innocent qui va faire imploser sa vie au nom d'un amour fou. Mais ne nous trompons pas, il ne s'agit nullement ici d'un règlement de compte avec l'objet perdu. C'est, ô combien, plus malicieux et bien plus profond... Benjamin Gara aime la langue. Elle devient, sous sa plume, l'intimité absolue qui fait de nous tout à la fois lui, elle, la terre, l'amour, le verbe. Lorsque qu'un amour arabe le rencontre, ce n'est pas uniquement une femme qu'il retrouve : une sonorité arabe éclot aussi dans l'entrelacement de son écriture... Nadia Meflah

  • C'est bizarre, enfin pour l'instant tout est bizarre, la dame qui a répondu au téléphone m'a dit : - Je vous envoie tout de suite une équipe. Je ne suis pas sûr qu'elle ait compris la gravité de la situation. Je ne suis pas sûr de la comprendre. Depuis une demi-heure j'attends. Remarque, ça m'a permis de faire le tour de ma défunte pour tout bien observer et débuter mon deuil. Première observation : Jacqueline est aussi moche, vivante que morte. Là, je me suis dit que j'étais immonde, j'ai culpabilisé et j'ai réalisé. Les plus belles années de ma vie étaient étalées sur le parquet, comme un gâteau de semoule sur un coulis de framboise. Je n'ai pas crié, je ne me suis pas effondré, j'ai fini ma bière, et là, les vieux réflexes de gendarme refirent surface. Je n'ai pas touché le corps, rien touché d'autre que, du bout des doigts, l'extrémité basse de la porte du frigo pour prendre une autre bière. Le corps de Jacqueline est étendu face contre sol, le manche de pioche semble l'avoir frappé de dos. - Un traître en plus !

  • Quatre présidents. Quatre continents. Un super ordinateur en régisseur de la planète. Une démographie à son seuil critique et un ennemi invisible. Tous ces ingrédients, aux résonances de la société actuelle, constituent cette aventure aux prémices du vingt-sixième siècle, dans un monde aseptisé et sur-informatisé. Ce livre, le troisième de l'auteur, est une odyssée fantastique d'anticipation qui dénonce avec pertinence les dangers d'une science sans limite qui ne respecte pas les lois de la nature. Riche en rebondissements, cet ouvrage forcera le lecteur à réfléchir. Inquiet de l'avenir que se construit l'humanité, Jean Ribot, en partant des conclusions actuelles, a construit un monde futuriste où 50% des humains ne sont que des clones et où la planète est sous le contrôle d'un ordinateur central qui élit ses dirigeants. « La Moitié de la Terre » est un roman de science-fiction, mais des allusions et résonances le rattachent à notre société actuelle, ce qui lui donne une dimension supplémentaire. Ses considérations sur les libertés individuelles dans notre société sont un atout incontestable du livre.

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