Flammarion

  • Le jeune Axel n'a pas l'âme d'un aventurier. Il apprécie de mener une vie paisible, aux côtés de sa fiancée Graüben. Mais quand son oncle, le professeur Lidenbrock, découvre qu'il existe un chemin conduisant au centre de la Terre, rien ne peut détourner le célèbre savant de cette expédition. Et voici Axel entraîné malgré lui dans une folle équipée : l'ascension d'un volcan actif n'en sera que la première étape, et la moins dangereuse...
    De galeries labyrinthiques en cavernes immenses, des flots d'un océan souterrain à ceux d'une rivière de lave, nos héros sont témoins de sidérants spectacles. Sous la plume de Verne, même les fossiles reprennent vie : champignons géants, forêt préhistorique et dinosaures marins peuplent ce voyage, extraordinaire entre tous.

    + Étude de l'oeuvre
    o explications de texte
    o points de grammaire
    + Parcours : « Science et fiction »
    o qu'est-ce que l'homme ?
    o la catabase
    + Cahier photos
    + Histoire des arts
    + Sujets de bac technologique.

  • Asseoir la connaissance sur des fondements solides et trouver le moyen d'agir au mieux : tels sont les buts avoués de Descartes lorsqu'il publie, en 1637, le Discours de la méthode. Le lecteur y trouvera, entre autres, une méthode pour bien conduire sa raison, un échantillon de morale, ainsi qu'une introduction à la métaphysique. C'est au cours de ce cheminement intellectuel, et alors qu'il met en doute toutes ses certitudes, que Descartes accède à une première vérité : je pense, donc je suis - vérité célébrissime qui a fait du Discours l'un des ouvrages de philosophie les plus connus au monde.

    En GF PHILO', le texte de l'uvre est donné à lire, dans son intégralité, sur la page de droite. En regard, des extraits tirés d'autres oeuvres viennent l'éclairer, le questionner, le prolonger.

  • La bête humaine

    Emile Zola

    Des Batignolles à Auteuil, un mécanicien de locomotive erre, le couteau en main, hanté par une idée fixe : tuer une femme... Dans le train qui mène au Havre, un couple poignarde sauvagement un notable du régime impérial, avant de le jeter sur la voie. À la Croix-de-Maufras, lieu-dit reculé, un garde-barrière empoisonne son épouse, dans l'espoir de s'emparer de son magot.
    La Bête humaine n'est pas seulement le grand roman ferroviaire du maître du naturalisme : c'est aussi son grand roman du crime - un Dahlia noir signé Zola, où chaque personnage semble être tour à tour le traqueur et la proie. En 1888, au moment d'entamer ce qui allait devenir l'un des volumes les plus célèbres du cycle des Rougon-Macquart, Zola écrit : «Je voudrais quelque chose d'hallucinant, d'effroyable [...], qui reste à jamais dans la mémoire, qui donne un cauchemar à toute la France.»

    Dossier :
    1. Généalogie d'un criminel
    2. La symbolique du chemin de fer
    3. La réception du roman au XIXe siècle
    4. La Bête humaine et la pulsion de mort.

  • « Tout L'Assommoir peut se résumer dans cette phrase Fermez les cabarets, ouvrez les écoles », écrivait Zola en 1877.
    Afin d'atteindre son idéal - travailler, manger à sa faim et avoir toujours un endroit où dormir -, Gervaise, honnête blanchisseuse installée dans le quartier de la Goutte-d'Or, livre bataille à l'alambic du café voisin.
    Triomphera-t-elle de la « machine à soûler » les travailleurs ?
    Accusé de « bas-fondmanie » par les antinaturalistes, attaqué aussi par les républicains, qui lui reprochèrent d'avoir représenté le peuple sous des dehors hideux, Zola a voulu, dans le septième roman des Rougon-Macquart, « peindre la déchéance fatale d'une famille ouvrière, dans le milieu empesté de nos faubourgs ».
    Roman sur les ouvriers parisiens du Second Empire, L'Assommoir a la langue et l'odeur de la misère.

  • « Qu'est-ce qu'un paradis qu'on achète au prix de son salut éternel ? »

    Dans Les Paradis artificiels (1860), qui se composent de deux volets, Le Poème du haschisch et Un mangeur d'opium, Baudelaire philosophe sur les effets du haschisch et traduit, en les éclairant d'une lueur tragique, les Confessions d'un mangeur d'opium anglais de Thomas De Quincey, publiées quarante ans plus tôt. Comme dans son oeuvre poétique, l'auteur des Fleurs du Mal y explore le « goût de l'infini » qui pousse constamment l'homme à la recherche de l'idéal. Objet hybride, qui tient à la fois de la traduction, de l'essai, du conte et du poème, Les Paradis artificiels sont une méditation sur la volonté et l'imagination, sur les sombres tentations qui déchirent l'âme humaine, et par-dessus tout sur la puissance rédemptrice de l'art.

    Dossier
    1. L'opium et le haschisch dans la littérature romantique
    2. Les Paradis artificiels et leurs lecteurs.

  • Toute science, admet-on, commence par détacher un objet en le rendant indépendant des sujets et des situations.
    Mais cette conception étroite de la connaissance scientifique laisse subsister des zones d'ombre. La conscience n'est pas un objet. Elle est ce sans quoi rien ne pourrait être pris pour objet. La conscience n'est pas détachable des sujets, car elle s'identifie à ce qui est vécu par un sujet. De façon analogue, en physique quantique, un phénomène n'est pas dissociable de son contexte expérimental, car il s'identifie à ce qui se manifeste à grande échelle au laboratoire.
    Que faire pour ne pas laisser ces cas extrêmes de côté? Généraliser la méthode scientifique. Ne plus la borner à définir et à caractériser des objets, mais l'étendre à la coordination directe des expériences. Telle est la révolution de pensée qu'il faut accomplir pour résoudre, ou plutôt dissoudre, deux questions-limites de la science : le problème de l'origine de la conscience et le paradoxe du chat de Schrdinger en physique quantique.

  • "Ce livre est écrit pour tous ceux qui aiment à se rendre compte des choses qui les entourent, et qui seraient heureux d'acquérir sans fatigue une notion élémentaire et exacte de l'univers.
    N'est-il pas agréable d'exercer notre esprit dans la contemplation des grands spectacles de la nature ? N'est-il pas utile de savoir au moins sur quoi nous marchons, quelle place nous occupons dans l'infini, quel est ce soleil dont les rayons bienfaisants entretiennent la vie terrestre, quel est ce ciel qui nous environne, quelles sont ces nombreuses étoiles qui pendant la nuit obscure répandent dans l'espace leur silencieuse lumière ? Cette connaissance élémentaire de l'univers, sans laquelle nous végéterions comme les plantes, dans l'ignorance et l'indifférence des causes dont nous subissons perpétuellement les effets, nous pouvons l'acquérir, non seulement sans peine, mais encore avec un plaisir toujours grandissant."

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