• Objet d'un large consensus parmi les protagonistes de la Révolution tranquille, la gratuité scolaire est aujourd'hui généralement considérée comme une proposition politique marginale, voire utopique. Portée par des milliers de personnes au printemps 2012, cette revendication est souvent jugée irréaliste dans le contexte budgétaire actuel. Comment a pu s'opérer un tel glissement? Avec la marchandisation grandissante des universités, la gratuité des études supérieures n'a pourtant jamais été aussi pertinente. C'est ce que cherchent à démontrer les auteur.e.s rassemblé.e.s dans cet ouvrage, chacun.e livrant son plaidoyer selon sa génération, son domaine et sa sensibilité. Unissant leurs voix, ils et elles rappellent qu'instaurer la gratuité scolaire, c'est permettre à tous et toutes d'être libres d'apprendre. La gratuité scolaire a bien sûr à voir avec l'accessibilité aux études. Mais il y a plus. «Ouvrir une école, c'est fermer une prison», disait Victor Hugo. Se donner l'éducation, c'est aussi se donner la chance de construire une société plus juste, plus libre; c'est encourager la diffusion de la culture, c'est faire avancer l'égalité des sexes, c'est introduire un peu de gratuité dans une société où l'inestimable a trop souvent un prix... Ainsi, bien que le réalisme économique d'une telle mesure y soit démontré, ce livre veut surtout poser «l'idée de la gratuité» comme un principe fondamental, à défendre en soi.En guise d'épilogue, l'intellectuel étastunien Noam Chomsky décrit d'ailleurs ce qui attend le Québec s'il s'entête à reproduire les erreurs de ses voisins du Sud en matière d'éducation supérieure. Il rappelle du même souffle la nécessité de lutter pour une éducation libre et publique. Ces vibrants plaidoyers pour la gratuité scolaire constituent un formidable antidote aux discours d'austérité ambiants. Un pavé dans la mare qui nous invite à aller à contre-courant du «chacun pour soi», en faisant le choix d'une éducation émancipatrice et démocratique.

  • «Le défi de changer les choses»... C'est ainsi que Paul Gérin-Lajoie, figure phare de la Révolution tranquille, résume son engagement public. Mais si c'était plus...Jeune avocat brillant, il veut contribuer à l'éveil du Québec d'après-guerre. Lettré, formé dans les grandes universités, ce citadin milite, puis se met au service d'une population rurale pour articuler ce rêve de façon concrète. Élu, il disposera des ressources qui lui permettront d'être porteur du changement souhaité. Et toujours, la parole est présente, expression de la foi en des façons meilleures de faire et de la capacité de convaincre. Cet ouvrage regroupe quelques-uns des discours les plus significatifs de Paul Gérin-Lajoie, illustrant les grands jalons de son action, entre 1948 et 1969: dans le monde de l'éducation. Là sera son plus grand combat, son engagement continu; par rapport à la place du Québec dans le Canada au moment où les positions d'un gouvernement fédéral centralisateur et d'un Québec autonomiste s'affrontent; en lien avec la vie politique et partisane dans une formation émergente; à la base de la définition de l'action internationale autonome d'un État fédéré, le Québec, et d'institutions multilatérales, aujourd'hui la Francophonie.

    Plus qu'un florilège, cette anthologie est un fil d'Ariane permettant une meilleure compréhension de la Révolution tranquille - définie comme dans aucun autre ouvrage - et de l'un de ses acteurs les plus influents, véritable porteur d'innovation sociale.

  • À qui profitent les ressources du Québec ? Qui contrôle nos forêts, nos mines et les produits de nos terres agricoles ? Qui choisit la voie qu'empruntera notre développement hydro-électrique ? Qui décide du sort de nos réserves d'eau potable ? Si, depuis la Révolution tranquille, nous sommes vraiment «maîtres chez nous», d'où vient ce sentiment que nos ressources sont encore pillées?

    Dépossession répond à ces questions persistantes, attaquant l'idée - chère à l'imaginaire québécois - selon laquelle le projet de souveraineté économique des années 1960-1970 est accompli. L'histoire ici retracée est celle d'une perversion, d'une corruption au sens propre du terme. Est-il en effet possible que la Révolution tranquille ait contenu en germes le néolibéralisme que l'on connaît aujourd'hui ?

    Parcourant l'histoire de l'agriculture, de la forêt, des mines, de l'énergie et de l'eau, cet ouvrage met à nu les racines du malaise profond qui perdure depuis plus de quarante ans lorsqu'il est question de nos ressources naturelles. Il sera suivi d'un deuxième tome sur les services publics.

  • Il n'y a pas eu qu'une Révolution tranquille... Les années 1960 ont bouleversé et transformé la société québécoise de fond en comble. Ces changements dans les domaines politiques, sociaux et administratifs eurent un écho au Manitoba français, alors qu'une longue période de réflexion et de débats vigoureux vint opérer des changements tout aussi profonds dans cette petite société apparemment isolée du Québec, mais soumise aux mêmes pressions démographiques et idéologiques. Le mouvement vers le renouveau du leadership de la communauté franco-manitobaine et surtout la laïcisation de ses institutions y furent particulièrement prononcés. Le présent essai trace l'histoire transformatrice de cette période.

  • À quoi cela rimait d'être Franco-Ontarien dans les années 40, 50, 60 ou 70 ? Où en est le Franco-Ontarien typique d'aujourd'hui ? Aux prises avec un malaise identitaire qui perdure depuis des décennies, le Franco-Ontarien sait-il vraiment, de nos jours, sur quel pied danser ? Portés par leur désir de combler les individus, les propagandistes de la Charte des droits et libertés de la personne les ont-ils, au bout du compte, dépouillés de l'essentiel, c'est-à-dire de leur identité ? Les minoritaires francophones de l'Ontario en ont-ils fait les frais ? Autant de questions que soulève Elmer Smith, un Franco-Ontarien unique mais représentatif de sa génération, voire de celles qui lui ont succédé.

    Témoin éclairé de la Révolution tranquille, l'auteur fait état, en rétrospective, de la problématique du Franco-Ontarien, cet être social hybride tiraillé et ballotté, issu d'un métissage culturel et d'une identité tronquée.

    Un Franco-Ontarien parmi tant d'autres expose une vision lucide et propose une issue sereine à la complexité et à l'ambiguïté de cette problématique identitaire, en une sorte de testament - véritable visage du Franco-Ontarien qu'il a toujours été - que nous lègue l'auteur octogénaire.

  • Jusqu'à la Révolution tranquille les religieuses enseignantes ont façonné l'histoire du Québec. Après leur retrait des écoles, elles ont continué à s'insérer dans la trame sociale à travers de nombreuses oeuvres de charité, y offrant le témoignage d'un mode de vie pétri de spiritualité et d'humanisme. À travers l'histoire emblématique des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, ce livre dresse un portrait instructif d'une congrégation avant 1960 et esquisse les effets du Concile Vatican II au Québec. Il met également en valeur l'essor du féminisme chez les soeurs et lève le voile sur cette profonde mutation qui apporte la preuve d'un dynamisme incomparable et la pérennité d'un riche patrimoine.
    Détenteur d'un doctorat en histoire, Dominique Laperle enseigne au département de didactique de l'Université de Montréal et à l'Institut de pastorale du Collège universitaire dominicain. Chercheur associé à la chaire Jean-Marie Roger Tillard sur la vie religieuse, il travaille sur la réception du concile Vatican II dans les congrégations féminines et sur les attentes qu'il y a fait naître.

  • L'année 2012 a vu émerger sur la scène politique québécoise un mouvement étudiant combatif, déterminé et uni. Or le Printemps érable, loin d'être un phénomène de génération spontanée, est le fruit d'une longue histoire dont les racines plongent jusqu'aux premiers jours de la Révolution tranquille. Au croisement des influences des partis politiques, des groupes révolutionnaires et des syndicats, depuis plus d'un demi-siècle, le milieu étudiant a su à la fois faire entendre ses revendications, et développer ses propres stratégies et pratiques. Cet ouvrage raconte les multiples élans et conflits qui ont marqué le mouvement: les bras de fer engagés avec les autorités, mais aussi les rapports de force et tensions entre et au sein des associations nationales. Puisant dans de nombreuses archives et nourri d'une vingtaine d'entrevues, l'auteur nous fait découvrir l'étoffe de l'un des plus redoutables mouvements sociaux d'Amérique du Nord.

  • Dans les années 1960, le Québec s'est largement émancipé de la tutelle de l'Église catholique et s'est modernisé à plusieurs égards. Cette phase de développement était nécessaire. Néanmoins, plusieurs décennies plus tard, le Québec est aux prises avec des enjeux identitaires, sociaux et spirituels qu'il peine à bien gérer. Pour affronter les défis contemporains, il est peut-être temps d'en finir avec la défiance envers notre héritage chrétien et de puiser de nouveau à la source vive de l'Évangile. Dans un essai court, accessible et respectueux de toutes les postures philosophiques, Dominique Boisvert s'adresse à ses compatriotes, tant croyants que non-croyants, afin de leur témoigner sa conviction que la société québécoise gagnerait à renouer, avec les adaptations qui s'imposent, à ce qu'il y a de plus fort et décapant dans son héritage chrétien : l'Évangile.

  • Relations

    Cette anthologie rassemble des textes représentatifs de l'engagement de la revue dans son époque, depuis sa fondation en 1941. Regroupés autour des grands enjeux qui ont marqué chacune des périodes de l'histoire du Québec depuis la Seconde Guerre mondiale, chacun de ces textes raconte une histoire, celle des luttes sociales, des débats et des espérances qui ont animé le Québec depuis plus de 75 ans. On pourra y lire, pour ne nommer qu'eux, Fernand Dumont, Paul Arès, Gregory Baum, Renée Dupuis, Nicole Laurin, Bernard Émond.

  • L'État québécois sert-il vraiment le bien commun ? Les institutions publiques héritées de la Révolution tranquille permettent-elles une réelle prise en charge démocratique de notre destin collectif ? Si nous sommes vraiment « maîtres chez nous », pourquoi nos institutions sont-elles contrôlées par une élite de technocrates et de personnes issues du monde des affaires ?

    Le second tome de Dépossession conteste l'idée selon laquelle le projet de libération nationale des années 1960-1970 aurait porté ses fruits et démontre que la configuration néolibérale de nos institutions publiques remonte aux origines de celles-ci. En retraçant l'histoire des services de santé et des services sociaux, des écoles, des universités, de la fiscalité et des régimes de retraite, ce livre révèle les fondements de la crise qui met à mal la légitimité de notre système public.

  • Certains débats reviennent dans l'actualité québécoise avec une régularité déconcertante, comme si nous étions condamnés à les revivre éternellement. Faut-il privatiser la Société des alcools ? Quel peut bien être le rôle de l'État dans la gestion des jeux de hasard ? Et pourquoi le gouvernement aurait-il le monopole de la vente de cannabis ? Avec Du vin et des jeux, Simon Tremblay-Pepin et Bertrand Schepper-Valiquette proposent de reconstituer l'histoire de ces sociétés d'État afin de comprendre leur mission et de cerner les problèmes qui ont mené à la crise de légitimité qu'elles traversent depuis leur création. Cette étude nous plonge au coeur de l'histoire économique et sociale du Québec, du duplessisme à nos jours, et offre une lecture sans complaisance de la Révolution tranquille.

  • Pierre Vadeboncoeur et Pierre Elliott Trudeau ont été d'inséparables copains de l'école primaire jusqu'à l'université, pour ensuite devenir collaborateurs à la revue Cité libre et camarades de luttes contre le duplessisme. Cette bonne entente a duré jusqu'à ce qu'ils s'affrontent dans les années 1960 sur l'avenir de la nation québécoise. L'un étant souverainiste et socialiste, l'autre, le fédéraliste que l'on connaît. Pourtant, l'affection qui les liait ne s'est jamais démentie, la véritable amitié s'éprouvant bien plus dans la possibilité d'un désaccord que dans le confort des affinités faciles.

    La correspondance rassemblée dans ce livre, dont plusieurs lettres couvrent la période des années 1940 et 1950, donne à voir une grande amitié tout en documentant un pan entier de notre histoire.

  • On a longtemps défini la période allant de la fin de la Deuxième Guerre mondiale à la Révolution tranquille sous l'angle d'un certain monolithisme idéologique : le « duplessisme » et le clérico-nationalisme semblaient dominer la vie intellectuelle, politique, sociale et économique québécoise. Or, dans le milieu des groupes d'affaires francophones, les débats font rage.
    La corporatiste Association professionnelle des industriels (API) et la libérale Chambre de commerce de Montréal (CCDM) interviennent activement sur la place à accorder à l'État fédéral et provincial ou au syndicalisme ouvrier. Elles participent à la Commission royale d'enquête sur les problèmes constitutionnels (commission Tremblay) dans les années 1950 puis à l'idée phare de planification économique mise en branle par le gouvernement de Jean Lesage. Ce faisant, elles influencent les fonctionnaires et technocrates provinciaux dans les années 1960 afin de favoriser l'épanouissement de la classe d'affaires francophone au Québec.
    Ce livre nous plonge dans les discours contrastés des dirigeants économiques qui contribuent à l'édification du Québec moderne, avant que les valeurs néo-libérales des années 1980 ne tendent à uniformiser le discours patronal.

  • Ce livre nous amène sur les bancs de l´école d´avant la Révolution tranquille. Cent ans d´histoire sont racontés à travers la présentation du patrimoine scolaire du Québec, comme les images religieuses placées dans les cahiers ou encore la fameuse strappe servant à châtier les élèves. Une lecture fascinante, à travers une galerie de photos étonnantes!

  • Trois siècles. Trois femmes. Trois « soeurs » qui n´ont en réalité aucun lien de parenté. Seul le premier livre sur les plantes du Canada, le Canadensium Plantarum Historia, les unit à travers le temps et donne un sens à leurs destins marginaux.
    La première, Maggie, quitte la France en 1659 pour échapper à la malédiction et s´établit dans le Nouveau Monde. La seconde, dite La Muette, vit à l´époque de la Rébellion des Patriotes. Abandonnée par sa famille, elle travaillera comme fille engagée avant de fuir, avec son compagnon d´infortune, sur une goélette vers la baie des Chaleurs. La troisième, Maudelaine, vit la période d´après la Révolution tranquille - les communes, l´émancipation des femmes, la Crise d´octobre - et renoue avec ses racines profondes.

  • Profondément affaiblie et divisée, apparemment réduite à l'impuissance et à l'insignifiance politiques, la gauche québécoise serait-elle en voie de disparition ?
    Cette question s'impose d'emblée compte tenu du décalage ahurissant existant entre la réalité socio-économique désastreuse de notre société et sa traduction, totalement déformée, sur le plan politique institutionnel. Comment expliquer cette contradiction et surtout comment la dépasser ?
    Cette question sert de fil conducteur à la réflexion de Jacques Pelletier dans le premier chapitre de cet essai qui traite également de quelques enjeux majeurs dans la conjoncture intellectuelle du Québec actuel : le « révisionnisme » dans l'interprétation de cette société et de son évolution depuis l'après-guerre, le statut et la fonction de l'intellectuel dans le monde moderne, le rôle de la recherche dans la nouvelle « économie du savoir ».
    Ces problèmes sont abordés à travers la figure de quelques auteurs marquants de notre temps, dont Hermann Broch, André Laurendeau et Pierre Vallières. Chacun à sa manière, ces écrivains et intellectuels se sont confrontés à l'époque, tentant de la comprendre, mais aussi et surtout de la transformer.

  • Un ouvrage de synthèse unique sur l'histoire du loisir au Québec. Du loisir familial et communautaire du Québec rural traditionnel au loisir moderne organisé (chasse et pêche, parcs et réserves, tourisme, sports, activités culturelles, mass média, etc.), l'auteur explique comment, par suite de la Révolution tranquille, les organisations qui ont vu le jour ont permis que se développent les différents types de loisirs, que des programmes de formation soient mis au service des personnels et que les milieux éducatifs s'y intéressent. En outre, l'implication de plus en plus importante de l'État dans les orientations et l'élaboration des politiques est expliquée en détails. Le lecteur trouvera donc une analyse exhaustive expliquant les tendances actuelles en loisir.

  • «There's class warfare, all right, but it's my class, the rich class, that's making war. And we're winning.»

    «Bien sûr qu'il y a une lutte des classes, mais ç'est ma classe, la classe des riches, qui la mène. Et nous la gagnons. »

    Warren Buffet

    Dans ce dossier extrait de la revue Liberté 302, nous nous demandons si le dessin d'une société découpée entre prolétaires et bourgeois peut en effet paraître aujourd'hui obsolète, il est peut-être prématuré, si ce n'est trompeur, d'affirmer que les tensions et la violence qui caractérisaient les rapports de classes au dix-neuvième siècle ne sont plus que des reliques du passé. Quant à la classe moyenne, la seule que l'on ose encore considérer comme une classe et nommer ainsi, elle semble désormais contenir en son sein pratiquement tout et son contraire. C'est sans doute pourquoi on ne se prive pas d'annoncer, à plus ou moins long terme, son éventuelle disparition.

    Avec des textes de Alain Deneault (auteur, entre autres, de Gouvernance, Noir Canada et Off Shore), Éric Pineault (sociologue, professeur à l'UQAM et chroniqueur à l'émission Médium Large), Julia Posca (doctorante en sociologie à l'UQAM) qui discuteront sur le statut de la classe moyenne de Gabriel Nadeau-Dubois et de Jean Pichette, ainsi qu'une entrevue avec Louis Roy, Le syndicalisme désemparé

  • Cette nouvelle parution de Voix et images nous propose un réexamen de « La révolution littéraire des années 1940 au Québec ». Voulant éclairer autrement le récit officiel, ce dossier cherche à déterminer les interactions qui existent entre le centre et la marge, entre les oeuvres reconnues et les discours trop souvent délaissés par la critique. En tenant compte des productions populaires et médiatiques, les articles réunis ici proposent une saisie inédite des bouleversements de la décennie 1940, marquée par la Seconde Guerre mondiale, le déploiement des grands journaux et de la presse spécialisée, l'essor de la radio, etc. En somme, ce dossier souhaite faire voir la complexité du choc qui provoque l'exceptionnelle ébullition des années 1940 et qui offre l'occasion de saisir la façon dont le littéraire fait sens de l'ensemble de la société de l'époque, où à la fois le pôle littéraire, le pôle médiatique, le marché, la critique savante et les institutions acquièrent d'un coup une maturité sans précédent.

  • Dans la foulée des enlèvements de James Richard Cross et de Pierre Laporte par le Front de libération du Québec, le gouvernement du Canada décrète le 16 octobre 1970 la Loi des mesures de guerre. Michel Chartrand, Pierre Vallières, Charles Gagnon, Robert

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