Littérature générale

  • L'une et l'autre

    Collectif

    Ces romancières ont une oeuvre et un lectorat fidèle. Elles sont habitées par la passion des
    mots et ont chacune une voix puissante et singulière. Elles ont choisi des auteures qui leur
    sont proches, et racontent ces vies de femmes habitées par la création.
    En creux, on devine à travers ces héroïnes un peu d'elles-mêmes et beaucoup des femmes
    en général, leur rapport à la liberté, le choix d'être mère, l'amour. Collectif littéraire,
    L'une & l'autre est aussi un livre sur les femmes d'hier, d'aujourd'hui et de demain.
    Chacun des textes constituent un tout, mené avec brio. Les formes sont libres et variées.
    Du récit personnel au portrait, de l'exercice de mémoire, à la lettre adressée " à l'amie ",
    /> chacun des textes dresse en miroir le portrait de son auteure.
    Pour la rentrée littéraire de janvier, un livre qui célèbre l'écriture au féminin.

  • Marie Miguet-Ollagnier réunit dans Les Voisinages du moi sept études portant sur des oeuvres ayant un rapport oblique avec le projet autobiographique. De même que René Char s'est senti le voisin de Van Gogh et a chanté ce qui le reliait au peintre de la Provence, de même les auteurs étudiés se sont réclamés d'une famille charnelle ou spirituelle. Ils ont pu choisir de se dire à travers un personnage admiré de leur famille (Hélène Cixous, Serge Doubrovsky), ils se sont adressés à l'hagiographie, aux mythes gréco-latins (Claude Louis-Combet) ou judéo-chrétiens (Jean-Baptiste Niel), ils ont trouvé des émissaires dans la littérature et la peinture (Michel Butor, Claude Simon). Se montrant tour à tour du dedans (je) ou du dehors (il, elle, S.), ils se sont avancés masqués. Le voisinage s'est parfois dilué dans un paysage brumeux, celui dont Marguerite Duras n'a cessé d'estomper les contours.

  • Maître Julien Kernas habite la ville de N. ; Maître Kernas est avocat. Maître Kernas vit. Maître Kernas a une maîtresse, Anne Gauthier. Dans la ville de N., Maître Kernas est un jeune avocat comme tous les autres jeunes avocats... ou presque. Derrière le personnage de Maître Kernas vit Julien, l'autre, celui qui ne peut plus compter sur Caty, sa mère, ni sur Jeannot, tous deux disparus, elle après lui, pour toujours. Maître Julien Kernas dans sa chair d'homme, protégé par sa robe d'avocat, a une mission à accomplir : il l'accomplira. Dans la ville de N., le palais de justice ressemble aux palais des autres villes avec à droite la Cour, à gauche le tribunal, ses colonnes et son fronton de temple grec version Louis Philippe. Les robes rouges, les robes noires, les simarres et les hermines des juges, des procureurs et des avocats s'y mêlent en un ballet bien réglé sur fond de plaidoiries et de condamnations. Dans les coulisses les dévotions judiciaires se poursuivent mais c'est d'autres comptes que l'on solde avec, à fleur de regard, des rancunes et des envies, des haines et des amours silencieuses et autrement sanglantes. Superbe et tragique plongée dans le monde apparemment ordonné de la justice, « L'audience solennelle » c'est également le regard d'un homme lucide face à la vie, à la mort, avec ses réflexions, son courage, ses abandons, sa force, sa soif de vérité.

  • Publié en 1974 sous le titre Mémoires d'une liseuse de draps par Jean-Jacques Pauvert, ce roman, signé Belen, fut aussitôt interdit par la censure et privé de diffusion. Était-ce l'inceste, la zoophilie ou le vent libertaire gonflant les voiles du Sperma sur lequel vogue l'héroïne, qui dérangea les censeurs ? Nous ne le saurons jamais. Un quart de siècle plus tard, légèrement revisité par son auteur, voici donc ce roman qui n'a rien perdu de sa drôlerie et de sa joyeuse provocation envers les âmes bien pensantes.

  • Ce roman se situe sur un double plan, psychologique et moral. A première vue, c'est l'histoire d'un « cas » psychiatrique, d'une phobie - celle de la rouille - poussée jusqu'à ses limites extrêmes et dramatiques. Mais, en filigrane, se pose le douloureux problème de la pitié et de ses ambiguïtés. On lit ce livre comme un roman policier « psychologique » et le lecteur envoûté se sent la proie d'un malaise sans cesse grandissant...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • À vingt-neuf ans, s'écartant de la voie toute tracée, Stanislas Levigne abandonne sa situation. Le voici dans Paris lancé à sa propre poursuite, explorant les conditions de chômeur ou d'écrivain, d'homosexuel ou de juif, en tirant inlassablement systèmes et fictions. Mais abandonner une situation, est-ce vraiment en finir avec la société ? Combattre sa propre lâcheté, est-ce une manière de triompher de la morale ? Et rompre avec le monde, en apparence, n'est-ce pas le plus sûr moyen de fortifier son monde intérieur le plus oppressant, c'est-à-dire celui qu'il s'agissait précisément de fuir ? Bref, au-delà de la peinture de certains milieux à la mode et du feuilleton de la mauvaise conscience, les interrogations fondamentales de Stanislas Levigne se retournent contre lui-même et le renvoient à l'espoir et à ce parti pris du refus qui caractérisent les révoltés.

  • Philippe Macrobe, professeur d'université, directeur d'une revue d'avant-garde, pape de l'intelligentsia parisienne, a eu, comme Picasso, ses époques. Rien de ce qui est nouveau ne lui échappe. Sa vie brillante sera bientôt bouleversée par la visite d'Elissa, la fille réincarnée de Rubens, qui vient lui demander de rédiger les Mémoires de son oncle Marcel Salicorne, le satrape planétaire - milliardaire bien connu. Philippe Macrobe refuse d'abord. Par dignité. Il finit par accepter, devient ainsi un nègre et parcourra le monde à la suite de l'infatigable homme d'affaires. Le narrateur s'introduira bientôt dans sa propre fiction, essaiera d'intervenir dans le destin de ses personnages, entraînant ainsi tout son monde - le lecteur y compris - dans un tourbillon d'événements fantastiques et cauchemardesques. Satire des milieux de l'édition et des modes intellectuelles, cette singulière épopée contient aussi une description saisissante du monde d'aujourd'hui : un immense bazar où tout s'achète ou se vend. Ce roman virulent, qui ne perd jamais le sens du comique - un comique parfois douloureux - rejoint, par-delà les parodies des jargons contemporains, le langage cru et l'émerveillement de l'enfance.

  • Un roman sur fond de scandales politiques, d'amours clandestines, d'injustice, mais aussi de courage et d'abnégation. L'action se situe en 1853 au moment où l'Irlande cherche toujours à secouer le terrible joug anglais.

  • Pourquoi la belle danseuse Marina Muichkine s'est-elle donné la mort ? C'est la question que se posent les policiers, les journalistes, les parents, les amis. Et surtout son frère, Louis, qui a passé la soirée de la veille auprès d'elle et n'a rien deviné. Pour tous Marina était quelqu'un qui avait « réussi ». « En pleine jeunesse, en pleine ascension... » On ne comprend pas. On s'interroge. À chacun son explication. Mais pour Louis, la quête est plus profonde. Hagarde et précise. Noire et blanche. Comme cette nuit où Marina, née Myriam Zandler, a accompli son geste. Remontant aux sources de leur enfance partagée, cherchant désespérément une lumière, Louis revit cette nuit dont le mystère ne fera que s'épaissir. À l'aube, Louis aura quand même découvert une vérité. S'il ne s'est pas tué cette nuit, c'est qu'il choisit de vivre.

  • On a le devoir de tromper sa femme si elle préfère le tennis et - qui plus est - le considère comme une promotion sociale. D'où l'histoire d'amour d'Alfred, un modeste conservateur de musée, spécialiste d'ex-voto, en mission en Italie, et de Marina, une toute jeune photographe de trattoria. Pas de Venise programmée ; le charme de cette idylle tiendra justement au plaisir intime d'approcher les vrais habitants : fabricants de cadres dorés, pêcheurs ou boutiquiers, tout ce monde des quartiers populaires ou les piazette demeurent des cours de récréation. Il faut un père envoûtant, retiré dans son île de Burano où il remâche sa gloire engloutie en construisant des voiliers en bouteilles, et une mère qui ne cède rien de sa séduction à sa fille pour que la trame s'épaississe. Barques de Chioggia ou Fanny naïves : heureusement que les couleurs vives éclairent l'ombre des aveux.

  • Marina, trente-cinq ans, ex-commentatrice de télévision et journaliste de talent célèbre par la dureté de ses interventions, refuse d'interviewer Alexis Reynard le baroudeur. Pourquoi ? Parce que Marina le connaît déjà. Elle l'avait épousé en sortant de Sciences Po et quitté deux ans après : le seul plaisir de son mari était de courir le monde. Elle enquête maintenant sur lui. Acceptera-t-elle le défi ? Marina et Alexis, deux êtres d'exception, vont s'affronter au cours d'un duel dont eux seuls connaissent les règles : découvrir un passé d'incompréhension et prendre leur revanche. La force singulière de ce roman met à jour l'angoisse de certaines stars de la télévision avec férocité, drôlerie et émotion.

  • Séparée des siens, retenue prisonnière dans une oasis de rêve en plein coeur du Grand désert Saharien, Marina n'a d'autre choix que de se plier à la volonté de son ravisseur : le trop séduisant Prince Khélim Ben Farak, au charme ensorcelant, qui veut la faire sienne à tout prix ! Mais Marina est bien décidée à ne pas capituler sans combattre. Dans l'atmosphère envoûtante de l'Orient aux senteurs capiteuses où les brûle-parfum le disputent au musc et à l'ambre, elle se livre, alanguie en apparence, aux douces mains de la petite Yasmina. Perdue dans ce sanctuaire inviolable, disparaissant sous la gaze, la soie et les pierreries, la jeune femme engage une terrible partie de bras de fer contre le puissant Seigneur des sables...

  • Une société dorée, des hommes et des femmes qui vivent en dehors de toute loi avec la plus désarmante candeur. Mais un être étrange apparaît et tout change. Est-ce un envoyé du destin, un ange maléfique qui, malgré lui, sème la mort et la tempête, allume le feu du ciel ? Ou chacun, simplement, projette-t-il en lui ses rêves les plus secrets ? Soudain, les masques se déchirent et ces êtres retrouvent leur véritable dimension. Un roman « fellinesque », qui ne possède pas de clés, sauf peut-être celles de la réalité quotidienne.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce récit est conté avec un ton juste, une façon optimiste et réaliste, pleine de finesse, de poser les problèmes de la retraite, en un mot un talent qui lui ralliera à coup sûr un vaste public.

  • À travers une histoire dont les points de départ sont Venise et la solitude de la narratrice qui raconte la vie de Marina Blue, il s'agissait de tout transformer en fragments d'espace. La mémoire, espace du souvenir, le voyage, espace d'action et de pensée, le Temps, espace en voie de disparition, la création artistique, espace sacré, Venise, espace de détérioration, les êtres, espace de vie et de mort, sont autant de moyens d'investigation d'un monde sensible. Marina est l'arpenteur de ses espaces. Elle part à la recherche de l'un ou de l'autre. Elle voyage entre Tropiques et Équateur, à destination d'une Afrique plurielle, lieu de ressourcement aux origines, de nostalgie, de la Chine, lieu de méditation, d'énigmes, de Venise, lieu de retrouvailles. Tous ces points du globe sont autant de points intimes où elle retrouve séquence après séquence le scénario de sa vie, la candeur enfantine, l'émotion africaine et une certaine désolation esthétique ou amoureuse. Mais elle comprend qu'il existe deux façons de trouver son véritable espace, la création et l'amour, seuls capables de recréer la mémoire. Faute de pouvoir s'accomplir à travers la pratique du dessin et sa liaison avec Octave, elle cherchera un ailleurs, l'espace fuite, autrement dit l'Exil. Régine, double féminin ou soeur jumelle, observe l'errance de Marina sur toutes les latitudes.

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