• Il est quatre heures du matin dans la gare de Peterborough, en Angleterre. Un renard solitaire trotte sur les voies tandis que le silence est parfois rompu par le lent crissement d'un train de marchandises. Un homme se croyant seul se dirige vers une partie isolée de la gare, au bord du quai numéro 7, et se jette sur les rails. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il est observé par Lisa Evans, ou plutôt par son fantôme : elle aussi est décédée au même endroit, dix-huit mois plus tôt.
    Deux décès en dix-huit mois : pourraient-ils être liés ? Personne n'est plus désespéré de comprendre ce qui les relie que Lisa Evans elle-même. Après tout, elle a été la première des deux à mourir. Et elle est bien décidée à comprendre ce qui a poussé cet inconnu à commettre l'irréparable.
    Quai numéro 7 décrit la mécanique implacable qui peut faire basculer les vies dans la tragédie, et transformer l'amour en une relation d'emprise et de manipulation. Louise Doughty explore les zones d'ombre présentes au coeur de nos vies.

  • « Elle dépose sur la table une boîte de chocolats Laura Secord remplie de photos, elle veut me montrer Émilie dans sa longue robe noire. Une robe de religieuse, que sa grand-mère avait revêtue dès l'âge de trente ans. Elle rit, "L'âge où les femmes devenaient vieilles". Je calcule. Émilie est morte à quatre-vingt-treize ans, elle s'est sentie vieille pendant plus de soixante ans. J'en frémis.
    Soudain, comme si elle venait d'avoir une illumination, elle se lève, se dirige à petits pas vers sa chambre. Elle revient aussitôt avec trois albums tout neufs. "J'ai décidé de vous remettre à chacun les photos de votre enfance. Le moment est venu." Le coeur me serre, je comprends bien ce qu'elle veut dire. Elle me tend un album à la couverture multicolore, tout en dégradés. Des teintes claires ou sombres, joyeuses ou sérieuses, audacieuses ou discrètes. Comme elle, ma mère. "C'est pour toi", dit-elle simplement. »

    Quelques mois après la mort de sa mère, Louise Dupré entreprend un récit de deuil pour tenter de saisir qui était la femme qu'elle a appelée maman.

    Un livre qui se lit passionnément.

  • Voici un livre consacré aux femmes, originaires du Poitou et des Charentes, qui ont connu une destinée exceptionnelle. Certaines sont des gloires nationales : Aliénor d'Aquitaine, reine de France puis reine d'Angleterre ; Marguerite d'Angoulême, « la perle des Valois », reine de Navarre et femme de lettres ; Madame de Montespan et Madame de Maintenon, favorites du « Roi Soleil ». D'autres furent célèbres en leur temps : Adélaïde, épouse d'Hugues Capet, reine de France en 987 ; Ala ou Agnès de Poitou, impératrice d'Allemagne en 1043 ; Éléonore Desmier d'Olbreuse, la « Grand-mère de l'Europe » Ce livre fait revivre plusieurs femmes, un peu oubliées dans les livres d'histoire, mais qui forcent l'admiration : Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne puis carmélite ; les Dames des Roches et leur salon littéraire au XVIe siècle ; Henriette Aymer de la Chevalerie et la « Grand Maison » ; Léodile Béra dite André Léo romancière, journaliste, féministe et communarde aux côtés de Louise Michel ; Yvonne Brothier, cantatrice internationale... Et aussi deux Résistantes - Édith Augustin et Hélène Nebout - patriotes exemplaires ; des Saintes et des Abbesses du Moyen Âge ; Jeanne des Anges, la « possédée du diable » et Marie Besnard « la bonne dame de Loudun » Ce livre, qui rappelle la légende de la fée Mélusine, évoque aussi les femmes de lettres célèbres du XXe siècle : Claire Sainte-Soline et Marguerite Gurgand, originaires du pays mellois, Geneviève Fauconnier née à Barbezieux, prix « Fémina » pour son roman « Claude » exemple unique en France d'un frère - Henri - et d'une soeur - Geneviève - obtenant coup sur coup le « Goncourt » en 1930 et le « Fémina » en 1933 !

  • « Les rideaux de l'ambulance sont ouverts. La ville se frottera bientôt contre les fenêtres de la voiture. Nous quittons le périphérique. Encore quelques mètres de cet asphalte gansé de barrières... Surgissent alors les vieux immeubles. Soudés le s uns aux autres, ils remontent les larges avenues. Ils ont fardé leurs façades mais je connais cette tribu de caillasse ; elle n'aura pas torché ses arrière-cours. En contrebas, deux fleuves affouillent des lits d'argile. Sur la place au goudron rouge, un roi, impatient de colporter la nouvelle, chevauche sans étrier. Dans le haut de la ville, après avoir excité portes et volets, des courants d'air font gémir les traboules. Lyon a lâché sa rumeur comme elle aurait libéré les chiens : je suis de retour. À l'intérieur de l'ambulance, allongée sur un brancard, je m'abandonne au baiser de la ville. Une goutte de sueur glisse sur ma tempe droite, une autre agace mon cou. Ce sang impur sent l'oignon. » Accident ? Suicide ? Qu'est-il arrivé à Roxane de Saint-Romain ? Autour de ce corps paralysé, la famille fait cercle jusqu'à l'étouffement. Dans cette meute, depuis des générations, ce sont les sorcières, et non pas les fées qui se penchent sur les berceaux.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il a dit demain dès l'aube... j'ai compris le crépuscule.


    Épuisé, on ne l'est jamais naturellement, mais par l'accumulation de défaites, petites ou plus grandes. Pile ou face ! Pile, je m'en sors, face, je sombre.


    L'île des Hébrides lointaines se défait un matin et à jamais. On la quitte, pauvre et exsangue, sans se retourner et pour qu'elle ne nous épuise pas davantage. Atterrée...


    Atterrée, comme l'est Fanette qui vient y chercher des clés, perdues il y a si longtemps par sa famille déshabitée de l'intérieur. Atterrée comme Louise dans un premier temps, qui refusera pourtant la désaffection.


    En deux récits courts qui parlent de cheminement vrai, l'auteur épuise à son tour l'accablement et prend la route avec nous pour que nous gardions les yeux qui brillent. Toujours !

  • Il est peu de premier livre dont, si vite, je me sois senti aussi proche. Je comprends mal ordinairement l'angoisse des villes et des brumes froides. L'angoisse de Bruxelles, il me semble, c'est d'avoir envie de fuir Bruxelles. Au contraire, pour l'angoisse en plein soleil qui fait le sujet de L'Erreur, je la comprends mieux, car il n'y a pas de fuite possible ; elle n'est pas nostalgie, mais impossibilité. Si l'âme défaille à Gênes, à midi, elle veut en même temps demeurer sous ce ciel. Dès lors c'est l'affrontement, sans complaisance. Le sujet de L'Erreur est justement cet affrontement et comment un homme, né pour vivre, peut trouver au-delà d'une certaine mort une deuxième vie. Il n'est pas, à mon sens, de sujet plus grand. La langue fière et droite, à peine distante, de Daniel, ajoute encore au beau secret de ce livre, qui n'est pas de ceux qu'on choisit mais plutôt de ceux, rares, qui choisissent leurs lecteurs.

  • Près d'une carrière, Laurent se bat à mains nues avec la mort. Au coeur du XVIIe siècle, Claude Degueltes, poète de son état, périt sur le bûcher, par amour pour sa cousine et par haine de tout pouvoir, et Heinrich von Astel est égorgé par des chiens, au bord d'une fosse. Autant de destins, autant de nouvelles venues d'Europe à travers les temps. Même dans la splendeur du jour, chaque personnage de ce livre s'abandonne à ses démons familiers, à sa nuit intérieure peuplée d'abeilles, de faucons ou de fleurs. Leurs histoires s'achèvent sur l'immobilité des corps et le mystère d'un regard.

  • L'une et l'autre

    Collectif

    Ces romancières ont une oeuvre et un lectorat fidèle. Elles sont habitées par la passion des
    mots et ont chacune une voix puissante et singulière. Elles ont choisi des auteures qui leur
    sont proches, et racontent ces vies de femmes habitées par la création.
    En creux, on devine à travers ces héroïnes un peu d'elles-mêmes et beaucoup des femmes
    en général, leur rapport à la liberté, le choix d'être mère, l'amour. Collectif littéraire,
    L'une & l'autre est aussi un livre sur les femmes d'hier, d'aujourd'hui et de demain.
    Chacun des textes constituent un tout, mené avec brio. Les formes sont libres et variées.
    Du récit personnel au portrait, de l'exercice de mémoire, à la lettre adressée " à l'amie ",
    /> chacun des textes dresse en miroir le portrait de son auteure.
    Pour la rentrée littéraire de janvier, un livre qui célèbre l'écriture au féminin.

  • Retrace la vie d'un homme ordinaire, sa jeunesse en pensionnat, son travail d'employé de commerce dans un grand magasin, La Belle Saison, ses amours et sa guerre de 14.

  • Personne ne sait comment Antoine de Saint-Exupéry a passé, il y a cinquante ans, sa dernière nuit sur la terre avant de s'envoler de Corse, au matin du 31 juillet 1944, seul à bord de son Lightning pour justifier de son courage et pour une ultime mission de guerre dont il n'est jamais revenu. Grâce à des recoupements récents, Michel Lhospice a pu tirer le fil d'une hypothèse qui permet d'éclaircir ce mystère et d'imaginer les dernières heures du héros passées en compagnie d'une amie retrouvée par hasard et qui a pris pour lui l'allure du destin. Pilote de guerre vieillissant, homme de lettres célèbre aux choix politiques controversés, déçu de l'amour et de la vie, la mort mystique de ce héros émouvant et pathétique explique autant que son existence trépidante et son oeuvre humaniste pourquoi Saint-Exupéry, devenu le plus connu des écrivains français contemporains, a atteint aujourd'hui les dimensions d'un mythe. Comme dans un film, le roman d'une vie à l'étonnante densité met en scène, entre fiction et réalité, des personnages connus qui revivent leurs propres souvenirs et des témoins hors du commun d'une époque tourmentée allant d'une guerre à l'autre.

  • Il n'y a pas si longtemps, les moulins faisaient partie du décor : on en voyait partout - sur les collines où le vent faisait tourner leurs ailes, au bord de l'eau pour ceux qui utilisaient la force hydraulique. Un paysage sans moulins ni meuniers aurait paru désertique. Seul le descendant d'une longue dynastie meunière pouvait évoquer ces temps révolus. Marcel Gouzène, fils, petit-fils et arrière-petit-fils de meunier, a gardé de sa longue ascendance meunière force anecdotes et souvenirs. C'est ce récit qu'il a confié un jour à Jean-Louis Quereillahc, à charge pour lui « d'en tirer quelque chose ». En acceptant la tâche proposée, Jean-Louis Quereillahc n'a pas cherché à faire oeuvre littéraire encore moins à romancer. Il a voulu au contraire respecter le style et le caractère de cet ouvrage, afin de lui conserver toute son authenticité. C'est donc un témoignage sans enjolivures que nous donne ici l'un des derniers témoins de la meunerie d'antan. On n'imagine guère aujourd'hui la position importante qu'occupaient les meuniers dans les sociétés rurales d'autrefois, où ils formaient une véritable aristocratie. Pourtant, on les disait voleurs et cette accusation fit longtemps partie de leur folklore. À l'époque en effet, on payait en nature le meunier, qui avait parfois tendance à prélever plus que son dû... Ce qu'on n'imagine pas non plus, c'est la dureté du travail de meunier, l'exténuant effort physique pour soulever dans la journée les sacs de blé - et la nuit, le sommeil précaire, car un bon meunier ne devait dormir que d'un oeil et se réveiller à intervalles réguliers pour régler sa meule (d'où la fameuse chanson : « Meunier, tu dors, ton moulin va trop vite... »). On referme ce livre avec la nostalgie d'un monde à jamais disparu, qui ne revit plus que dans les contes pour enfants.

  • La maison est grande, silencieuse. L'enfant est assise auprès de la forme immobile. La nuit tombe. La rivière, au pied des falaises, se devine à la ligne argentée des peupliers. Est-ce l'enfant qui veille sur l'adulte ? Ou bien est-ce la mère qui, dans son sommeil, enveloppe la petite fille de son amour insondable, aussi profond que son mutisme ? L'enfant joue et grandit au creux de cette tendresse. Main dans la main, mère et fille se promènent sur les sentiers d'herbe, écoutent les bruits du soir et vont tous les jours rendre visite à la vieille Louise au visage fripé et aux mains débordant de cadeaux surprise. Mais pourquoi la mère abandonne-t-elle l'enfant chaque après-midi ?

  • Charles Devambez fut l'un de ces pionniers qui partirent au bout du monde par des bateaux qui naviguaient pendant des mois... C'était en Australie qu'il avait résolu de s'installer, mais des circonstances fortuites le conduisirent en Nouvelle-Calédonie. Une propriété de dix mille hectares, des kilomètres de barrières, du bétail quasi sauvage travaillé par des stockmen, des plantations et une maison de style colonial au pied du pic Ouitchambo. Mais avant d'en arriver là, Charles Devambez a dû lutter pour faire sa place dans un pays où la brousse pousse plus vite que les caféiers. Voilà ce que nous raconte Geneviève Dufour-Devambez, qui n'est autre que sa petite fille, née à Nouméa, et qui a passé une partie de son enfance au Ouitchambo.

  • Nous sommes en 1856. Moineau et Marco ont 12 ans. Leurs vies d'enfants, rythmées jusque-là par l'école et les jeux dans leur village de Saint Clément des Levées, vont être bouleversées. Les deux garçons embarquent comme apprentis mariniers sur les gabares de la Loire. Suivez au fil de l'eau l'apprentissage de Moineau et Marco. D'Angers à Nantes, de Tours à Orléans, réussiront-ils à déjouer les pièges que leur tendent fleuves et canaux. Une histoire vraie, suivie d'un dossier sur le travail et la vie des mariniers de la Loire au XIXe siècle.

  • est une alternance irrégulière de contes aigres-doux et de chroniques saisonnières qui permettent de ne pas oublier ou de redécouvrir un passé rural citadin et une histoire régionaliste. Le légende s'y mêle à la réalité. Les thèmes qui y sont traités, s'ils présentent une certaine parenté, sont entièrement différents de ceux évoqués dans « Glanes au fil des Saisons » (Prix de littérature régionaliste de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, 1979), mais on y retrouve la verve et l'imagination, la passion de la recherche de Gabrielle Sueur-Hébert, qui n'a qu'un souci : vous divertir. E.B.

  • Un récit singulier : cela commence comme un roman policier, l'enterrement d'un homme sans histoires, honorablement connu, mais le cercueil est vide. Le passé de cet homme défile alors au quotidien. Une vie simple, tout entière dominée par la passion du jeu. Ce jeu aussi important dans l'éveil que le rêve dans le sommeil. C'est d'abord, à la communale, l'impressionnant événement qui affirme une vocation ; c'est ensuite l'invraisemblable, au régiment, qui fait basculer le destin ; c'est enfin ce clin d'oeil de la providence qui survient alors qu'on n'attend plus rien. Scènes de la vie scolaire, tendres découvertes de l'adolescence, scènes désopilantes de la vie militaire, moments étonnants vécus sous l'Occupation, puis au Débarquement. Avec ce regard sur toutes choses que donne le recul du temps. Étrange histoire qui se termine par des obsèques sans cadavre, bien que d'apparence normales. Secret révélé. Vécu ou imaginaire ? Vécu, il y a prescription. Imaginaire, ce sera vrai demain.

  • Joseph mourra des suites de sa chute de cheval. Louise épousera le méchant Pierre de Bérengassier. Cet aristocrate pervers poursuivra de sa haine Gaspard qui, lui, ne pense qu'à faire l'amour et la révolution. Y a-t-il activités plus agréables quand l'on a vingt ans ? Le décor : le port de Marseille en 1789, un charroi perpétuel y règne. Dans cette animation gaie, colorée, cosmopolite, des jeunes gens à peine sortis de l'enfance inventent une nouvelle loi, celle de l'insurrection. « Les Infortunes de Gaspard » aurait pu s'intituler les « Bonnes Fortunes de Gaspard » si la vertu ne s'en était pas mêlée et l'on sait à quel point il est difficile de confondre les choses de l'amour et l'honnêteté, même dans une révolution. C'est un roman parfois libertin, parfois tendre, conduit à un rythme rapide dans les traces de son héros, Gaspard, un enragé au coeur ardent.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce dossier [...] témoigne de la difficulté insistante qu'il y a à nommer, en France et en français, tout un champ d'études qu'on désigne dans une bonne partie du monde comme gender studies. Si de telles études ne sont pas absentes de l'univers intellectuel et universitaire français, elles ont certainement mis plus de temps à y conquérir, en même temps qu'un nom, une légitimité et une visibilité.

  • On oublie parfois que les hautes vallées alpines sont le cadre de vie quotidien d'hommes et de femmes avant d'être un lieu de découvertes et de détente pour de nombreux visiteurs. Une de ces « autochtones » nous livre ici ses impressions sur une saison d'été : en s'occupant de son jardin, Céleste Fournier, queyrassine de souche et d'âme, voit et entend beaucoup de choses. Elle a tiré de ses observations sept chroniques tendres et ironiques, qui sont autant de réflexions sur l'évolution de la société montagnarde. Au-delà de la description savoureuse des us et coutumes des vacanciers et de leurs hôtes, c'est le profond bouleversement qu'opère le tourisme sur un pays d'accueil qui est évoqué dans Un été en Queyras. Nul besoin d'être visiteur ou habitant du Queyras pour apprécier ces chroniques ; elles toucheront tous ceux qui ont la curiosité de partir découvrir d'autres horizons... et ceux qui les accueillent.

  • 1837-1900 - Les Charrier, enfants de petits paysans, sont obligés de quitter la terre familiale. Gagés chez les autres, ou trimant sur leur borderie, ils affronteront crânement misère, intolérance, méchanceté, humiliation ou sorcellerie pour essayer de retrouver le bien ancestral... Ainsi, sous la plume de Mme Chevalier, vont vivre plusieurs générations au pays de la Petite Église, en ce pays « dissident » où les bouches sont closes mais les coeurs grands ouverts, où les yeux sont noirs mais les âmes limpides. Encore un témoignage sur la vie paysanne, direz-vous ! Mais l'authenticité de celui-ci le rend bouleversant : l'auteur, Jeanine Picard-Chevalier, paysanne à la retraite, s'est nourrie d'une tradition orale familiale très riche, remontant jusqu'aux guerres de Vendée. Il faut dire que le pays, entre Vendée et Deux-Sèvres, fut au coeur de la « Guerre de Géants » et des problèmes politiques et religieux qu'elle engendra. À travers ce document d'une rare qualité ethnographique, c'est tout le Bocage Bas Poitevin qui se livre à vous, dans sa rudesse physique, sa profondeur religieuse et la richesse de sa langue et ses traditions. J.-R.

  • Analyse les différents procédés romanesques et l'atmosphère de mystère dans l'oeuvre. L'auteur décortique ensuite chaque noeud autour duquel chaque mystère flotte : l'autre, la personne, le mal, l'invisible.

  • Martine Gérardin a apparemment tout pour être heureuse : une vie confortable, une famille qu'elle aime et des amis fidèles. Certes, son époux n'est pas des plus attentionnés et sa petite Sidoine ne vit que pour son père mais est-il encore temps de changer la situation lorsqu'on l'a laissée s'enliser inexorablement ? Alors qu'elle se pose brusquement toutes ces questions le jour de ses quarante ans, son mari est mystérieusement assassiné au cours de sa soirée d'anniversaire. Commence tout à coup pour elle un long et difficile chemin. Réapprendre à se battre, régler les problèmes de l'entreprise familiale, réinstaurer des rapports harmonieux avec sa fille, ne sont pas une mince affaire. D'autant plus qu'elle découvre, au fur et à mesure que les jours passent, un monde trouble de trahisons insoupçonnées et que sa propre fille mène son enquête, au péril de sa vie...

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